vendredi 13 mars 2026

Perio, The sharp bones of my sleep. LP (2025)

Ce bon Eric Deleporte ne pouvait pas savoir que son album sorti en octobre dernier The sharp bones of my sleep allait me marquer à vie. J'ai reçu son dernier disque en date début février juste avant le retrait éclair de mon père vers les plaines éternelles. Certes je l'avais acheté principalement pour ce morceau magnifiquement triste The last goodbye, mais je ne me doutais pas tant que ça qu'il allait prendre une autre dimension quelques jours plus tard. The last goodbye... "Bastard !" Les forces parallèles devaient agir dans l'ombre c'est évident d'autant que dans le patronyme Pério se dissimule un peu le mot "père". Ouais je sais ma transversale part direct en touche car elle est grassement tirée par les cheveux mais j'aurais quand même pu anticiper l'action. Passe décisive de Perio à mon endroit quoiqu'il en soit. Et ça fait but. Pleine lunette.
Trêve de pathos, l'album ne plairait pas à malto snr j'en suis convaincu. Peu importe. Je m'écouterai du speed ensuite mais cet album restera à part qu'il le veuille ou non. 
De Pério j'avais passé il y a un bon moment le venimeux Lopsided EP sorti chez Lithium en 97. Pas la même cuvée, ici il y a clairement eu maturation depuis tout ce temps, une lapalissade. Cet album qui m'a pris par surprise, (je n'en avais pas du tout eu vent à sa sortie et je ne sais même plus par quel media j'en ai pris connaissance) trouve pourtant sa source dans du festif à la Michael Head & The Red Elastic Band et monte d'entrée avec l'ensoleillé Graffiti palace avant de glisser rapidement vers l'ubac et s'y complaire langoureusement. Album extraordinairement beau en ce qui me concerne. 
- Ya feckin' beauty
Sorti chez Objet Disque qui figurait déjà sur Haar brut avec l'album de Rémi Parson.



la culbute, à chacun son tour

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