Affichage des articles dont le libellé est Shelflife. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Shelflife. Afficher tous les articles

samedi 17 octobre 2026

V/A, Picnic Basket (A Shelflife International Pop Compilation) CD (2001)

Compilation internationale de haute volée qui peut figurer sur ce blog car au sein de cette superbe sélection de Shelflife Records, le label américain de Portland, se cache en fin de peloton un petit groupe français, la mouche dans la soupe à vrai dire hihi : Lysa Gora, le groupe préféré de Michel de Z & Zoé (je plaisante, Michel !) qui avait sorti à contre-courant cet unique album en 1997 (perso je l'aime beaucoup). 

Participent à ce chouette pique-nique une bande de Grecs (Impossible Tymes, One Night Suzan, Starblind, Kissamatic Lovebubbles), des Espagnols (La Pequeña Suiza), des Japonais (Chain Letter, Flower Bellcow), des Australiens (The Pearly Gatecrashers), une escouade d'Américains (The Maybellines, The Skywriters, Jarond, Sushi, The Melody Unit), des Brésiliens (Postal Blue), des Péruviens (Resplandor), des Anglais (PO!, Pinkie), des Gallois (Southville) et des Toulousains (Lysa Gora) qui sont donc miraculeusement parvenus à s'introduire dans cette garden party. On a toujours besoin d'un pique-assiettes et tant mieux pour eux et tant mieux pour moi puisque le morceau était inédit. Quoi de plus naturel qu'une petite tâche de graisse sur une nappe très "poprette" repassée délicatement par tous ces groupes vraiment au top de leurs mélodies. 
Cette compilation est largement digne des compilations Sarah Records qui furent probablement une inspiration pour beaucoup de ces combos. 

Bref, un superbe cd à faire écouter dans toutes les bonnes écoles pop. 

Pastèque party !



non, pas de saucisses de Toulouse



jeudi 27 août 2026

My Raining Stars, Toy Club. CD (2026)

Saluons le retour de My Raining Stars, l'écrin de l'Auxerrois Thierry Haliniak et de sa belle pop à guitares avec ce quatrième album, Toy club, un an seulement après Momentum. 
Le disque marque les retrouvailles entre deux amis de 35 ans : Thierry Haliniak et Didier Frahier, qui formèrent ensemble le groupe Nothing To Be Done au début des années 90 à Lyon. Thierry se dévoile un peu plus dans ce bel entretien avec Jason Barnard de The Strange Brew. Une lecture très intéressante (in English). 

Didier, alias E-grand, avait déjà aidé à l'enregistrement du tout premier album de My Raining Stars en 2008, From St Saviour to Quickwell. Pour Toy Club Thierry a écrit et composé les morceaux, (certains comme Fine datent des années 90), en a proposé des versions dénudées à Didier afin qu'il les arrange et les mixe à son goût avec ses propres guitares, en en respectant la structure. L'Auxerrois a ensuite loué une nouvelle fois les services de Casper Iskov pour ajouter basse et batterie, puis il s'est fait plaisir en engageant l'un de ses artistes préférés (à un tarif raisonnable dit-il), Mark Gardener de Ride, le fameux groupe d'Oxford, afin qu'il s'occupe de la masteristation de l'album !
Le résultat est brillant, l'album est une nouvelle réussite qui reflète avec sincérité l'amour que portent ces musiciens de talent à l'indie pop britannique. My Raining Stars a le don de la mélodie et un ton attachant si irrésistible. Le disque contribue grandement à ma bande-son de cet été pour le meilleur et pour le pire. 
Il est sorti le 10 juillet (250 copies) chez le label Too Good To Be True (d'Emmanuel Foricher que j'ai eu la surprise et le plaisir de revoir au Glas-Goes Pop festival à Glasgow il y a deux semaines !), encore en collaboration avec les Américains Shelflife, puisque la liaison Brest-Portland fonctionne plutôt pas mal entre les deux maisons de disques.  

Comme le temps file, commence même à nous rattraper (j'écris nous car je suis dans le même bateau semble t-il, - force à toi Thierry -), il n'a plus de temps à perdre. Vu qu'il compose régulièrement depuis trente ans, l'ami Haliniak a un stock conséquent de démos en gestation donc on espère une nouvelle livraison et pourquoi un album pop-électro de My Raining Stars comme il l'évoque dans l'entretien chez The Strange Brew ? On l'a vu brillamment à l'oeuvre dans l'album des garçons sur la piste de danse, Meyverlin, donc tout est possible et on a déjà l'eau à la bouche. 

Mais ne brûlons pas les étapes et apprécions d'abord cet album Toy Club, dont le titre rend rommage à cette boite lyonnaise qui a abrité la rencontre entre Thierry et Didier et qui fut l'antre de prédilection de l'Icaunais au cours de ses années dans la cité des Gones. Le clip video du premier single Fine réalisé par Maud Anyways témoigne de cette époque charnière de la vie de Thierry au cours de laquelle il est même monté sur scène figurez-vous, alors qu'il répète aujourd'hui à qui veut l'entendre que cela ne l'intéresse plus. 
Too bad, il fallait être au Toy Club. 

les deux gars


Article dans L'Yonne Républicaine (piqué chez Thierry Haliniak)

Fine


tant qu'à faire, un petit bonus sur ma chaine tutube pour les curieux :
Nothing To Be Done (extraits de la compil K7 "Des Gens Simples" (1994) d'Ora Pro Nobis)



vendredi 23 mai 2025

My Raining Stars, Momentum. Digipack (2025)

Une petite douceur à vous écouter ce weekend : le dernier album de My Raining Stars, qui est l'élégance incarnée. Sorti il y a deux mois, je l'ai tout de suite récupéré, et il était donc grand temps que je le signale sur le blog mais j'attendais le... momentum, justement.  
En premier lieu, le beau design du digipack caresse l'oeil dans le sens du sourcil et surtout le cd en rotation flatte l'ouïe illico. Le sentiment est partagé par de nombreux webzines reconnus, qu'ils soient francophones ou anglophones. Addict Culture, The Big Take Over, Indieforbunnies, J'aime Beaucoup Ce Que Vous Faites ont salué ce bel album avec enthousiasme et les éloges sont mérités.
L'album carillonne comme du Haliniak pur jus, c'est à dire un cocktail d'indie pop digne de nos nineties adorées. L'Icaunais ne cache d'ailleurs pas ses influences et pourquoi le ferait-il ? L'album ne débute t-il pas comme du meilleur Oasis 2.0 pour ensuite taquiner The Charlatans, Inspiral Carpets, Slowdive et compagnie ? Mais fi des comparaisons car Thierry a fait ses preuves depuis un moment maintenant : plusieurs disques de My Raining Stars, deux albums avec Meyverlin et maintenant Tales of Moon, un nouveau projet qui vient tout juste d'émerger avec Maud Anyways et Olivier Boutry (Ask The Light, Shoreline Stories). Il est bien dans le momentum et il a raison d'en profiter et d'en faire profiter.

MRS s'inscrit avec brillance dans le sillage de ses illustres prédécesseurs british, soit, mais il trace bien le sien plus qu'il ne suit celui des anciennes gloires. Les suiveurs c'est nous. Qualifier les sincères compos de My Raining Stars de plongée en apnée dans les années 90 serait réducteur : l'album est résolument moderne, voire intemporel. Quoi de plus intemporel que de saisir sa guitare et exposer avec talent ses émotions en pinçant délicatement les cordes (sensibles) de l'instrument ? L'album est dédié à des êtres chers et Thierry explique son cheminement dans cet excellent entretien (en anglais) du zine The Big Take Over. 
Le disque est publié par le toujours aussi dynamique et pertinent label brestois Too Good To Be True qui sort perle sur perle ces derniers temps. Shelflife Records distribue aussi le disque, de l'autre côté de l'Atlantique. 

Agréable écoute à tous et bon weekend. 
 
Into the wild with Rab the dog


samedi 10 mai 2025

V/A, Whirl-wheels, an international pop compilation CD (1996)

Compilation internationale d'indie-pop, la toute première production du label Shelflife de Portland, Oregon, label qui s'est rapidement imposé comme une référence dans ce domaine musical, déjà vu sur Haar brut avec les disques de My Raining Stars et de River. 
Trois groupes français sur vingt-trois au programme. Un peu le prétexte de la présence sur le blog de ce cd promo non destiné à la vente mais qu'il serait criminel de laisser dans l'ombre. Trois groupes français disais-je : Clair avec un chouette inédit Kiss me 'till my lips bleed, Les Autres qui jouent un morceau extrait de leur album Le retour à la Lune (1994) l'excellent Outside my Ken et Star Screwer, groupe rennais que je ne connaissais pas et qui apparemment n'a rien sorti d'autre.
Aux côtés des Froggies, deux Australiens (The Cat's Miaow et The Singing Bush), quatre Japonais (Johnny Dee, The Penelopes, Psychagogo, Sugar Plant), cinq Espagnols (Moving Pictures, Penelope Trip, La Buena Vida, Minema, et Club 8), les Américains The Autocollants, deux Grecs (Next Time Passions, One Night Suzan) et les inévitables Anglais : The Crooner, Peru, They Go Boom!!, The Lovelies, Boyracer, Eggplant.
Un petit livret se joint au cd distribué dans une pochette plastique, avec quelques infos sur les groupes. 
Une très belle compilation qui collectionne les perles et The Cat's Miaow se charge de placer la barre très haute dès le premier morceau. J'adore aussi Alberto Caeiro. Les chansons des groupes espagnols sont simplement magicas, les Nippons Johnny Dee ne sont pas en reste avec le joli Here comes another day, enchainé par cette sublime anglaise Candy que j'aurais pu serrer en fac ou au Duc Etienne (raté ! ce fut Dawn) et le magnifique World of Jason. Loveless de Minema est tout aussi merveilleux.
En bicicleta se déguste comme une petite descente sur deux roues, à vitesse mesurée direction la playa de Crammond, sous le soleil de ce début de mois de mai écossais. Juste parfait. 





la France ! 



lundi 29 juillet 2024

River, Poseidon's girlfriend EP 7"(1999)

River est Fabrice Hervé. Originaire de Nantes, il a joué notamment dans le groupe noisy pop shoegaze Nos Etés Trop Courts avec Jimmy Arfosea de Les Autres, Gérôme Guibert (Crash) et Pascal Roscamp (Crash, le label Cindie). Puis il entame une carrière solo en 1997 sous le nom de River dans un style beaucoup moins bruyant et nettement influencé par les groupes du label de Bristol, Sarah Records, comme il est facile de le constater à l'écoute de ce Poseidon's girlfriend, qui est son troisième 45t. La page Discogs de River montre qu'il fut un compositeur prolifique et sortit ses oeuvres chez plusieurs labels, dont celle-ci chez Shelflife (Portland, Oregon). 
Fabrice a accordé un entretien très complet au blog Cloudberry Cake Proselytism V.3 donc je recommande cette lecture (in english). Et tiens, je découvre aussi que ce blog américain a découvert Haar brut récemment... J'en reparlerai une autre fois car le dit blog a aussi un label pop, Cloudberry Records dont je possède un EP. 

Pour l'heure voici la petite pop orchestrale et inventive de River. Trois jolis morceaux chantés en anglais avec l'inévitable accent français par la voix androgyne de Fabrice Hervé. Les titres ont été enregistrés en 4 pistes en 98. 

très jolie pochette

inserts

 

samedi 23 mars 2024

My Raining Stars, 89 memories. CD (2022)

Un album exutoire dixit Thierry Haliniak le musicien tennisman derrière ce merveilleux album 89 memories. Football et music pop on connaissait, tennis c'est moins évident. Mais le propos n'est pas là. 
Album qui remue à la lecture de la belle interview du dessus. Et si le sport permet d'expulser, de se vider, la musique remplit. En suivant les titres des morceaux qui sont autant de questions, d'incompréhension, de désespoir, de beaux souvenirs, je m'y retrouve complètement ayant moi aussi perdu mon frère ainé trop tôt. Une justesse confondante, autant de phases que l'on traverse en pareil désarroi. 
Les mélodies finissent de m'achever. Du bonheur. My Raining Stars se définit comme un métissage de Sarah Records et Creation, autant dire qu'au départ on ne pouvait que s'entendre. Et surtout moi, écouter. Guitares claires et carillonnantes, basses à la New Order, quelques touches d'Oasis (la marotte de Thierry). C'est la vie qui transpire de ces mélodies irrésistibles. 
Pour l'album Thierry s'est adjoint les services de Casper Iskov, un musicien Danois surdoué qui a ajouté sa batterie, ainsi que basse et guitares sur certains morceaux. 
My Raining Stars n'en était pas à son premier essai puisque le premier album From St Saviour to Quickwell de 2008 avait eu les faveurs de Jean-Daniel Beauvallet ! De toute façon j'ose espérer que vous visiterez la page bandcamp, sinon tant pis pour vous. L'album est sorti chez les Américains Shelflife et les Espagnols Discos de Kirlian.

Le tennis... il y a belle lurette que je ne m'y intéresse plus comme avant. Mon premier souvenir remonte à notre télé en noir et blanc rue du Télégraphe dans le 20ème à Paris. Un match de Manuel Orantès (peut-être contre Adriano Panatta?), à Roland-Garros. Mon second souvenir impérissable, c'est ce type dont je kiffais grave le nom : Hans Gildemeister... un Chilien (tiens donc, lol) qui avait la particularité de tout jouer à deux mains, revers et coup droit. 

My Raining Stars avec ses deux mains et ses cordes signait il y a deux ans un ace de toute beauté avec cet album. Pop française à la britannique, la meilleure équipe du monde.
Maintenant Auxerre est sur la carte d'Haar brut et c'est bien. Thierry Haliniak, je vais en reparler dès demain avec Meyverlin...

dans la lignée des Smiths, The Brilliant Corners ou Belle & Sebastian. superbe.