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mercredi 17 juin 2026

V/A, Aujourd'hui... comme hier... CD (2003)

Compilation de reprises de standards oi! punk des années 80 principalement. La reprise peut être un exercice périlleux, surtout pour l'auditeur en fait, a fortiori lorsque 95% des titres originaux font figures d'archi-favoris du dit auditeur. Ils ne s'en sortent pas trop mal les bougres, à part un ou deux qui massacrent la leur, mais je ne jouerai pas la poucave. Aucune cover ne dépasse l'original toutefois même si Negative IQ reprend Raff avec brio dans un duel 100% limougeaud. 
En fait, le titre qui ressort à mon avis est une adaptation plus qu'une reprise mais assez géniale il faut l'avouer : on passe de Juin 40 à 11 Septembre sans sourciller ! Vraiment excellente idée des Boum Bomos, groupe punk humoristique de Nancy, et surtout du label messin Worst. En parlant d'adaptation la classique, magnifique et mondialement connue Rock Connexion de Laurent Voulzy par les Kro Men ouvre le bal comme de juste car c'est mérité. 


livret et explications







vendredi 20 mars 2026

V/A, Kids on the street LP (1993)

Les légendaires punks anglais Blitz, de New Mills dans le Derbyshire, ouvrent le bal de cette compilation du label Bird Records, label de Metz et de Laurent Hees l’ancien batteur de Charge 69, le plus fameux groupe punk de Moselle.
Beck’s Pistols, groupe de punk oi! allemand formé en 1979 déboule ensuite. Anecdote : suite à une injonction de la brasserie Becks Beer, le groupe n'a pas été autorisé à continuer d'utiliser son nom et a été rebaptisé Pöbel und Gesocks au début des années 1990.
En troisième position, Skinkorps, les Rouennais (St Etienne du Rouvray pour être précis), la seule raison pour laquelle j’avais acheté ce skeud vu que je ne connaissais pas du tout ce morceau inédit à l'époque. C'était pour pallier à ma collection.
Ensuite c'est Red Alert, encore des vieux de la vieille ces Nordistes anglais de Sunderland, avec un morceau issu de leur second album (1992, après la reformation du groupe), à des années lumières à mon goût du meilleur de Red Alert, c'est à dire celui des années 80. 
L’inévitable groupe basque dans une compile punk internationale est Zakarrak et jouent un des meilleurs titres de ce disque, l'excellent Desengaño. 
Ce sont encore des Rosbifs derrière, Straw Dogs avec un morceau à priori exclusif à cette compilation et enfin second titre de Blitz, un de ses plus percutants, Never surrender.

La face B commence avec un nouveau morceau relativement négligeable et surtout encore à rallonge (plus de 5 minutes celui-ci, contre 4 et des brouettes pour celui de la première face !), toujours extrait du deuxieme album de Red Alert. 
Bruisers prennent le relais, groupe de Portsmouth mais le Portsmouth de l'autre côté de l'Atlantique dans le New Hampshire, USA et son Independence day (l'explosif et génial Intimidation aurait été cent fois mieux). 
Retour en Europe avec le classique Skinheads des Parisiens West Side Boys (je pourrais peut-être les mettre sur le blog tiens, puisque j'ai deux albums de ces tondus).
Puis c’est à nouveau Blitz qui revient une troisième fois ! Alors autant j’adore Blitz et particulièrement ce titre d’ailleurs, Someone's gonna die tonight oi! oi! oi!, autant il est vraiment bizarre en 1993 de passer ces trois morceaux qui datent alors de plus de dix ans. Il n’y avait pas mieux ou plus original à faire ?? 1993 c’est l’année de la sortie du Best of Blitz, c’est peut-être pour cette raison mais quand même... J'avais pécho ce Best of donc retrouver encore du Blitz dans cette compilation, bof... Mais comme je l'écrivais plus haut, c'est pour Skinkorps que je l'avais prise. 
L’Italien de service dans les années 90 c’était souvent le groupe de Savona, Klasse Kriminale, donc andiamo avec ce plutôt bon morceau, issu de leur quatrième album intitulé I Ragazzi Sono Innocenti (1993).
La chanson en clôture de cet album est atypique puisqu’il s’agit d’une reprise de 1971 du chanteur folk gallois Dafydd Iwan par le groupe Anhrefn (qui veut dire désordre en Gallois) originaire de Bangor au nord du pays, chantée dans la langue originale évidemment. 

pochette de Chester, à l'image de la compilation : à boire et à manger





vendredi 30 mai 2025

Oi Boys, S/T LP (2021)

J'avais envie de souligner la belle performance du FC Metz, remonté en Ligue 1 hier soir après sa victoire à l'extérieur contre le Stade de Reims en barrage retour. J'ai toujours eu une affection pour ce club, fameux pour son chouette maillot grenat, connu pour avoir refuser de signer... Michel Platini (la boulette), avoir pulvérisé le Barça au Camp Nou 4-1 en UEFA, et qui fut quand même le premier club français à faire venir dans ses rangs un joueur... écossais !! Eric Black, en 1986 en provenance d'Aberdeen. La classe. 
J'étais hyper envieux car je le connaissais bien, étant passionné par le football british. Black fit même des débuts fulgurants en claquant but sur but (16 en 19 matches !), mais il accumula ensuite les blessures qui contrarièrent sa carrière messine et sa carrière de joueur, tout court. A Metz maintenant de ne pas faire l'ascenseur la saison prochaine.  
C'est Makhno le Rockeur des Terroirs et régional de l'étape qui doit être content. 

Et donc voici Oi Boys, autre gloire de la ville de Metz : un duo constitué de Valentin Moser et Matthieu Pellerin, qui a fait sensation en 2021 en sortant cet album éponyme de synth punk bien froid, bien tendu et pourtant salué par tous. C'était limite la hype du moment. Philippe Lavergne qui s'intéresse à tout m'en avait même parlé, en pensant me les faire découvrir. Mais non, je connaissais déjà.  
Textes noirs, musique industrielle, le climat est pour le moins hostile et il m'a fallu pas mal d'écoutes avant d'intégrer le disque à mon patrimoine. Il ne sera jamais mon disque de chevet, mais je suis bien content de le posséder et donc de pouvoir le passer sur Haar brut. Je ne suis d'ordinaire pas trop fan de groupes à formule, celle qui fait qu'on ne parvient pas à détacher un morceau d'un autre. L'album est tellement homogène que c'est tout ou rien. 
Je ne l'ai pas acheté en ligne celui-là vu qu'il était (est toujours) en téléchargement libre mais dès que j'ai vu le skeud l'été dernier à Nîmes, je l'ai pris sans réfléchir. Sorti d'abord en K7 puis en vinyle (pressé quatre fois, chaque fois sold out) et en CD. Les labels qui ont participé à l'album et ses déclinaisons sont bien connus ici : La Face Cachée, Hidden Bay Records, Dans Le Vide, MALOKA, Kanal Hysterik, Amour Entre Chien Et Loup, Neutral Records, Dirty Slap Records, General Strike, Trauma Social. 





mercredi 19 juin 2024

Garbage Collector, 1988 LP (1988) (2021)

Longwy, jadis grand pôle sidérurgique de l'Est de la France, a vu l’ensemble de ses usines disparaître dans les années 1980. L’annonce des plans de fermeture donna alors lieu à de très violentes émeutes dans la ville (1979 et 1984 notamment). De Longwy sur le blog on connaissait déjà les punks de No Class, mais ils ne furent les seuls héritiers de ce climat cataclysmique à fort taux de chômage : Garbage Collector est créé en 1987 et sera un groupe précurseur méconnu de la musique bruitiste française (la noise !). 
Bien trop en avance sur leur époque, en France en tout cas, Armelle (voix), David (percussions), Franck (voix, basse), Moh' (voix, guitare), Philippe (batterie) et Steph (voix, guitare) délivrent, hurlent, leur frustration de cette ville (vie) décomposée et montent un mur du son terrifiant, quasi martial et brut de solfège. Tout dans l'énergie, la spontanéité et sans aucune posture. Cette violence sonique assez rare est commentée ou chantée tour à tour par la voix claire d'Armelle ou les chants d'outre-tombe de ses comparses Franck, Moh' ou Steph.
Ambiance vraiment angoissante et sauvage dans ce seul album de Garbage Collector, méchamment irrespirable mais impossible d'en sortir. On reste sous hypnose, un album incroyable. Il aurait juste été intéressant d'avoir accès aux textes, car pas facile de tout comprendre dans ce tumulte avant-gardiste forcené. 
Peu importe, le disque sera plébiscité à l'étranger ! Par John Robb (ex journaliste de Sounds et chanteur post-punk DIY de The Membranes), la presse US et anglo-saxonne, Sonic Youth et Jello Biafra dont on aperçoit une demande écrite pour recevoir le disque sur la pochette intérieure de l'album. Les fanzines en France seront également nombreux à saluer la performance du groupe et lors de ses concerts déjantés. 
Pourtant, après cet album hargneux et essentiel, aux frontières de l'industriel et sorti chez les labels nancéens Permis de Construire et State of Mind, Garbage Collector ne livrera un CD EP qu'en 1993, quasiment posthume et puis plus rien.   
Je vous invite à lire une très bonne chronique dans le webzine Benzine écrite lors la réédition de cet album (2021) remasterisé par Replica, label de Metz, qui a travaillé avec Franck sur le nouveau master.
On retrouve par ailleurs Franck et David dans Tuscaloosa dont j'avais publié l'EP On a wire. 

welcome to Longwy
verso original vs. réédition

pochette intérieure

labels originaux v. réédition

mardi 14 mars 2023

Rassoudok. Sex, Droogs and Rock'n'Roll EP (2004)

Orange Mécanique (Clockwork Orange) en a fasciné plus d'un et voici un bon exemple avec les bien- nommés Rassoudok, groupe de Metz, qui démarrent le disque en direct du Korova Milk Bar. Musique oi! assez old school dans l'ensemble au sein de laquelle émergent des soli de guitare très rock'n'roll dans Emeute urbaine et Pervers ce qui les fait sortir un peu du lot des autres groupes du genre que beaucoup pourraient qualifier, à juste titre souvent, de bourrins. Au final, les thèmes sont classiques et les mélodies accrocheuses, un bon pt'it 45t sorti en 500ex chez Sparte Records et Rudeboi. Notons aussi en prime l'extrait du mythique C'est arrivé près de vous... 




Alex, ses Droogs et le "filthy dirty old drunkie" (qui en v.o. est irlandais, comme par hasard...)

samedi 29 octobre 2022

D-Prime 97, L'un contre l'autre (1999)

Avec cet unique cd, les punks messins de D-Prime 97 délivrent un album direct et sans fioritures. Des morceaux street punk plutôt mid-tempo alternant les phases calmes et les enchainements rapides bien accrocheurs. Parano est un titre énorme qui a des airs de classique des années 80 et qui donne une super grosse pêche. Et j'avoue que je suis toujours client lorsqu'il y a des choeurs primaires dans les morceaux, des Ooooh - Ooooh et des Oi! Oi! ça me fait toujours kiffer. 
Il me semble qu'ils utilisent une boite à rythme tout le long de l'album (?) mais je n'en suis pas certain, car la programmation serait alors assez chiadée. Les crédits n'annoncent toutefois qu'un trio: Fred au chant, Alex à la basse et Damien à la gratte. Et nul trace d'un batteur, même invité. Bref, je ne suis pas un expert, les vrais décèleront la vérité. *
Un bon album de rentre-dedans, auquel il ne manque pas grand-chose pour être vraiment excellent: un peu plus de technique probablement afin d'ajouter quelques ponts à la guitare sur certains morceaux. Sorti chez Combat Rock, le label de Caps, de Montigny les Metz.
Je n'ai malheureusement pas plus d'information* sur le groupe si ce n'est que Damien le guitariste est décédé en 2018 malheureusement. Repose en paix l'ami. 

* Un grand MERCI à Makhno pour l'apport de l'interview que j'ajoute plus bas, et qui nous en dit plus sur le groupe (et sur la boite à rythme!)

Rest in Peace Damien (à droite)




extrait de No Government, n°41-42 (Février 1999)