haar /hɑːr/ brouillard froid et humide venant de la mer sur la côte est de l'Ecosse. Haar brut, fourre-tout estampillé rock mais pas que. Mes disques. (https://adambulleyphotography.com/)
jeudi 11 décembre 2025
V/A, Mon grand frère est un rocker LP (1987)
samedi 28 janvier 2023
Gilles Tandy, Ostende 7" (1987)
On l'avait découvert dans La colère monte, Gilles Tandy est épaulé par des Dogs en pleine forme. Ce 45t ne déroge pas à la règle, la face A Ostende sommeille promeut d'ailleurs l'album, avec la musique de Dominique Laboubée. Mais ce qui nous intéresse ici est la face B, John Wayne. Morceau hyper tonique de Tony Truand avec ce titre énigmatique. Autant la légende d'Hollywood est vilipendée sans détours par l'excellent fumant 45t de 1981 des Stains (futurs M.D.C) "John Wayne was a nazi" autant là, j'avoue que l'explication de texte est énigmatique. Pourquoi John Wayne ? seul Tandy a la réponse.
John Wayne est un de mes héros de jeunesse. Indissociable de John Ford, ils signent 3 films cultes que je regarde avec un bonheur intact encore aujourd'hui: en 1. The Searchers (La Prisonnière du désert), en 2. The Quiet Man (L'homme tranquille), en 3. The Horse Soldiers (Les Cavaliers). Légendaires. Par contre j'ai bien compris depuis longtemps que le Marion Robert Morrison n'était pas un individu que je respecterais aujourd'hui. Too bad, c'est trop tard, je l'aimerai toujours en cowboy ou en boxeur irlandais. Bon il ne peut pas être pire que l'autre John Wayne, le Gacy Jr, qu'a chanté Sufjan Stevens dans son album Illinoise qui est un incontournable dans une bonne discothèque. Un morceau juste fabuleux .
Toujours est-il que cette face B est énorme et que ce titre de Gilles Tandy est l'un de ses meilleurs. Indispensable même. Et non, c'est pas ça la guerre.
mercredi 23 novembre 2022
Gilles Tandy, La colère monte (1986)
Après des thérapies de groupe via les Olivensteins, Les Gloires Locales et Les Rythmeurs, Gilles Tandy en hibernation depuis 1983 livre son album solo La colère monte en 86. Enfin, solo il faut le dire vite car à force de voir son frère Eric et les Dogs pratiquement tous les jours, il sort rapidement de la torpeur dans laquelle il se larvait paresseusement. Et autant être dans un groupe à gérer les égos des uns et les goûts des autres ne lui convenait plus du tout, autant avec les Dogs ses amis de toujours, le travail se simplifiait tout seul et chacun restant à sa place, la conception de l'album fut limpide.
Eric Tandy le frangin lui écrit les textes sur mesure*, les trois Dogs, Dominique Laboubée au mixage, Tony Truand à la guitare, Hubert Urvoy de Portzampac le bassiste, tous deux sous pseudonymes (pour éviter les problèmes de contrat avec Epic), et deux Métal Urbain (!) qui se sont greffés à la bande: Charles Hurbier aux machines et Eric Débris à l'enregistrement du disque. Quid de Gilles Tandy* ? Le chant, son rythme de chant typique (le flow !) qui ne varie pas d'un iota par rapport à ses trois premiers groupes et dont je n'ai jamais été très friand pour écrire franchement. Peut-être le petit bémol de cet album réussi musicalement. Un comble certes, mais on ne se refait pas. Cela ne vous empêchera pas d'écouter, d'apprécier et de télécharger ce bon album.
Ce sera le dernier disque enregistré par Hubert avec les Dogs avant qu'il ne quitte le groupe. A noter aussi une bonne reprise de Dutronc.
*Disponibilité à toute heure au crédit de Gilles, quand même.
















