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dimanche 8 décembre 2024

Vera Clouzot, S/T CD (1996)

J'avais passé le second album de Vera Clouzot en début d'année, The moon when the cherries are ripe de 1998. Aujourd'hui voici le premier, éponyme, sorti deux ans plus tôt. L'absence de batterie ne se fait pas sentir, elle est compensée par une myriade d'instruments dont certains assez méconnus (métallophone, mandoloncelle, dulcimer), mais aussi contrebasse, violon, trompette, etc. Le trio lillois Pierre, Nicolas et Richard est donc bien accompagné et comme pour l'autre disque c'est la mélancolie et l'acoustique qui donnent le la. C'est de rigueur en automne. 
Vera Clouzot est un groupe intimiste qui joue de la musique folk, expérimentale, un peu à part dans la scène lilloise. Ils se disaient sans étiquette et bien incapables de se définir eux-mêmes. Ils montèrent une association L'Oreille relative qui leur servit de structure de support au groupe et ils parvinrent aussi à jouer en concert à Londres, Paris, Rouen, Rennes ou Nice. 
Dans ce disque on connait déjà Betty et Same as yesterday qui figurent également dans la compilation Acoustique des Belles Promesses du label XIII Bis Records.  
Au final cet album dispose d'une production parfaite et d'arrangements qui mettent bien en valeur chaque instrument et apporte un peu de lumière dans ces journées de fin d'année bien raccourcies et bien sombres au nord de l'Europe. Vous me voyez venir, ... un disque du dimanche. La voilà l'étiquette à coller sur les albums de Vera Clouzot. 




extraits du livret


dimanche 10 mars 2024

Vera Clouzot, The moon when the cherries are ripe (1998)

Véra Clouzot fut une actrice française d'origine brésilienne, épouse du réalisateur Henri-Georges Clouzot qui la fit jouer dans trois de ses films au cours des années 50 : Le salaire de la peur, Les diaboliques, Les maudits.
C'est après avoir vu Les diaboliques dans lequel Clouzot donne la réplique à Simone Signoret que Pierre Laplace, jeune enseignant à Lille, décide que ce sera le nom de son futur groupe. Lors de sa première année de formation, à 23 ans, il rencontre Richard Hughye au lycée, un élève de 15 ans particulièrement doué et qui a des goûts musicaux et artistiques intéressants, ce qui fait qu'ils parlent musique après les cours. Richard est en train d'apprendre la guitare et à la fin de l'année scolaire, ils commencent à jouer ensemble, mais sans projet sérieux en tête. 
Quelque temps plus tard, Richard fait la connaissance de Nicolas Fahy, un autre élève, qui joue du violoncelle depuis l'âge de sept ans. À plusieurs reprises, ils font des improvisations avec seulement leur deux instruments. 
Début 1993, le trio décide d'écrire des chansons ensemble, devenant ainsi le groupe Vera Clouzot. Pierre a 24 ans, Richard et Nicolas, 16. Ils signent un premier album sobrement appelé Vera Clouzot en 1996 puis The moon when the cherries are ripe en 1998, tous deux autoproduits par le groupe, et enregistrés en anglais en hommage à leurs influences musicales, la lo-fi américaine de Mark Eitzel et ses groupes, The Red House Painters et Smog.
Avec ce second album, c'est un peu le retour de l'album du dimanche sur Haar brut. Lent et envoûtant au possible, brûlant mais apaisant, mené de mains de maîtres par la voix de Pierre, les deux guitares (lui et Richard), et le violoncelle de Nicolas qui fait toute la différence. Du velours.
L'album est enregistré à Wattignies par Maurice Delahaye, la belle pochette signée Fabienne Moreau. 

Sur cette page bandcamp, vous trouverez à prix libre (gratos donc) un enregistrement en concert au Biplan à Lille, à l'occasion de la sortie de leur troisième album, Kachina, en 2000, avec cette fois la présence d'un batteur, Peter Orins.

Vera Clouzot étaient déjà en écoute sur Haar brut puisqu'ils avaient participé à la compilation Les Belles Promesses - collection "Acoustique" publiée sur le blog en 2022. 

frère coyote...