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mardi 6 août 2024

Newell mûle sa mère. CD (1998)

Newell mûle sa mère, le deuxième et dernier album de Newell. "mûle sa mère ??" Une expression complètement inventée et qui a été amenée par Martial Solis le batteur (aujourd'hui gérant de Total Heaven, le fameux disquaire à Bordeaux). 
- Il entendait un groupe de personnes parler à la sortie d'un concert et l'un deux a dit: "le batteur, il mûle sa mère". Ça m'a beaucoup plu, et comme on ne fait vraiment pas dans la dentelle non plus, je me suis dit que ça ferait un bon titre. (Yvan Loiseau dans Langue pendue n°10). 
D'ailleurs l'album justifie l'expression fantasque car il démarre carrément en trombe et ne ralentira quasiment pas sa course, consistant parfois en un déluge sonore pas toujours évident à écouter. 
Le disque contient deux morceaux déjà connus joués en version différente (Sheep issue de la compilation Never get plugged (Subtitled another way to cook) de 1995 et Alix de l'EP 7" éponyme de 1997), et également deux reprises (The Spinanes et Bugbear). 
Sur cet album Newell s'amusent aussi à faire tourner les instruments ce qui donne Martial Solis (batterie), Jérôme Vermorel (batterie, guitare), Pascal Roscamp (guitare, basse), Yvan Loiseau (chant, guitare, basse). 
Pascal amène des morceaux alors que d'habitude c'est Yvan qui s'y colle puisque Newell est en premier lieu sa création. Il trouvera par la suite un boulot qui lui plaira et qui lui prendra tout son temps. Ajouté à cela la perte de leur local de répétition : Newell tirera sa révérence, en silence. 



yummy ?

elle est créditée ici la 14 


lundi 10 avril 2023

The Little Rabbits, Dans les faux puits rouges et gris (1991)

Ce groupe je l'ai découvert avec la compil Contresens (1991), un de plus, et pourtant celui-ci j'ai mis du temps à m'y intéresser la faute au titre dans la compilation: The daily train, un titre "faible" du disque à mon modeste avis. 
Quelle erreur ! 
Il aura fallu que je tombe sur Karen la reprise d'un de mes groupes fétiches, les Australiens de The Go-Betweens pour qu'enfin je me penche sur The Little Rabbits et ce premier album au titre un peu farfelu. Un disque majeur de cette pop française qui a sévi dans les nineties. Une collection de mélodies juste magnifiques. Un premier morceau sympa puis soudain l'emballement : The days she cries ! Et ensuite les ballades irrésistibles s'enchainent, produites par Paco Rodriguez de Gamine, un coup de délire avec Philippe Katerine en invité, deux reprises bien senties, du Jazz Butcher et des mes Aussies préférés. Le coup de grâce pour moi sera Non cè domani, morceau génial en italien surtout que derrière arrive la fameuse Karen. Mention spéciale aussi au très baggy Bad days, très Stone Rosien. 

Le groupe s'est formé à La Gaubretière en Vendée et a sans doute inspiré un gars du même terroir, Newell que l'on connait bien sur Haar brut ? Plus d'infos sur leur site non-officiel. Le village a aussi hébergé l'illustre Philippe Katerine.
C'est Pâques, le weekend des oeufs, des poules et des petits lapins en chocolat, profitons-en.







jeudi 16 juin 2022

Newell - Amiral Recrosial (1996)

Pochette un peu loufoque de Newell déjà rencontré sur le blog avec cet éphèbe à chaine en or qui s'asperge de déodorant et se fout de la couche d'ozone. Le nom de l'album est une private joke avec Stéphane Recrosio (Acetate Zero, et le label Orgasm Records) qu'Yvan Loiseau, l'homme derrière Newell, appelle Amiral ! Pochette réalisée par Stéphane "Fafane" Bodin (Sonneville), bassiste de Newell *.
 
Je vous laisse maintenant de la lecture avec la chronique en ligne des Inrocks par Frédéric Valion: 
"Un singulier personnage que cet Amiral rose clair, posant torse, poils et aisselles au vent sur une pochette qu’on imagine tout de suite inspirée par celle du premier Smiths. A la différence près que chez les Bordelais de Newell, les références lorgnent plus vers le porno soft de François Leterrier que vers Andy Warhol. Confirmation dès consultation du livret graffité comme une pissotière d’autoroute : au grand concours de clins d’œil aux codes visuels qui régissent l’emballage du produit discographique (de l’esthétique homo-érotique chère à Morrissey aux petites manies polaroï-domestiques du lo-fi), Newell possède les paupières les plus rapides du Sud-Ouest. Mais des paupières gonflées par l’effort à force de passer par le hublot tous les dogmes du genre, poussant chaque idée jusqu’au bout pour mieux en déshabiller la fragilité bancale.
Une démarche finalement pas si éloignée de celle de Diabologum. 
Tout sourire et plus festifs que leurs cousins toulousains le jour (L’Oisiveté et sa pop aquaboniste ou Mes amis, un prélude rugueux au Brian de Dalcan), les visages se tordent la nuit venue (Pissed off, La Repartie en écho au Mieux vaut se taire du Diabologum), à l’affût derrière les murs qui se rapprochent dangereusement (Lifetime redécouvrant Antonin Artaud et cette reprise métallo-fi et discoïde du Sidewalking de Jesus & Mary Chain). Pas étonnant lorsqu’on apprend qu’au fond des cellules capitonnées de la maison Newell tournent en continu les disques des frangins Ween, de Truman’s Water ou de Chris Knox."

* source: le fanzine Langue Pendue n°10

canicule pour lui aussi visiblement


 la reprise de "Sidewalking" des fabuleux Ecossais The Jesus & Mary Chain en sucrerie



mardi 29 mars 2022

Newell, Les gens sérieux... m'ennuient! EP (1993)

Comme l'explique l'insert, "Newell est, avant d'être un groupe, un personnage, Yvan Loiseau, multi-instrumentiste talentueux fignolant ses chansons (faussement) introspectives, teintées de larsens ou dénudées à l'acoustique. Entouré ici de deux batteurs (Martial Jesus et Eric Piffeteau), il a peaufiné ses pop-songs, les arrangeant à coups de percussions, de distorsions et de bidouillages pas très catholiques qui ont quelque peu effrayés l'ingénieur du son. Zenith of the moron behaviour, quel morceau. Newell qui a commencé comme roadie des Garçons Ordinaires (Yvan était en classe de première avec Alban, pour la petite histoire) vient de La Gaubretière, en Vendée, non loin de La Roche-sur-Yon ou de Nantes.

les gens sérieux...

... m'ennuient! (tel cet auto-collant du distributeur Elefant Records, impossible à ôter sans tout déchirer, et qui masque la 2ème partie du titre...)


sorti par Cornflake Zoos et son reconnaissable petit dinosaure