Affichage des articles dont le libellé est Genève. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Genève. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2025

Faute de Frappe, Toucher rectal EP 7" (2007)

Faute de Frappe est un groupe de Genève. Il signe en 2007 son premier disque et qu'y puis-je s'il s'appelle Toucher rectal ? Comme redouté il part moyen dans les premières secondes dont on se serait bien passées (un conseil jeune padawan, baisse le volume) mais ils rétablissent direct le contact avec la basse qui suinte proprement derrière, les guitares nerveuses et limpides, le tempo au cordeau bien balancé. 
Paroles à la con mais pas tant que ça, le mec beugle mais ce qu'il faut, chant à deux voix sur certains passages, les choeurs qui vont bien, un peu de "oi! oi!", que peut-on leur reprocher sur cet EP à part la pochette ?  Allez en chipotant, plus de trois minutes pour chaque morceau ouais peut-être un peu long pour de la oi! Un morceau ça va, quatre c'est limite. Des Suisses qui mentionnent le Panthéon c'est assez curieux aussi. Il faudra que j'demande à mon pote valaisan ce qu'il en pense.
Rude Boys Unity Records le label et le qui est qui qui fait quoi est sur l'insert. 

Excellent EP qui laisse sur le cul. Play loud !

cette pochette c'est comme un tirage de coupe du monde de rubi ou de fotballe : du fion

les trombinoscopes, j'adore




samedi 17 mai 2025

Technycolor, Non, je ne regrette rien - Technycolor 1979-1981 LP (2015)

La transparence est de mise sur Haar brut. Toujours. 
Pour présenter ce disque du groupe suisse Technycolor, j'ai utilisé l'article du regretté Mythkoz, je l'ai passé à la moulinette chatgpt (faut vivre avec son temps), et ça donne ce qui suit plus bas. Pratique, je devrais faire ça plus souvent en fait, mais n'abusons pas des saloperies qui rendent serviles. 
Mon excuse bidon : j'ai pas mal bossé le potager de malta en fin de matinée, maintenant je me tape une belle ampoule sur le bas du pouce, j'ai déjeuné tranquillos, - quand même, hein -, pris un digeo, puis j'ai maté la finale de la Cup avec quelques binouzes dans le cornet. Bref je me sentais un peu faiblard pour scribouiller un article moi-même, mais j'avais envie de garder le rythme des publications. J'ai le vent en poupe, profitons-en. 
Encore merci infiniment Mythkoz pour tous tes articles. Déjà dit, mais ça me fait plaisir de me répéter.

J'ai ripé mon disque et pris les photos moi-même, faut pas non plus déconner. On est pas chez ... , non, rien.

Ce disque je l'ai trouvé à Rome chez le super disquaire Hellnation il y a quelques années (je n'ai pas la date en tête mais avant 2015, fatalement). Le nom Technycolor me disait quelque chose, j'ai vu les titres en français, et aussi Bunker, Tot 77, j'avais ça en téléchargement c'était certain et j'ai donc pécho. J'ai aussi récupéré un joli repress vert d'un album K7 de oi! italienne de 1982, Guerriglia Urbana. Bien content de mon coup j'étais, sous le cagnard romain.
Tiens cet article m'a appris que la chanson Non, je ne regrette rien a été co-écrite par Charles Dumont (mais si : "u-ne chan-son, c'est trois fois rien une chanson...) 
Jeune, je trouvais que c'était la ringardise dans tout sa splendeur. Aujourd'hui ? Pareil ! 

Genève, mai 1979. Cinq allumés montent un groupe : Ford Rouge (aka Leo Zouridis) hurle dans le micro, Victor Chon (Jean Périllat) et Ray Cif (Pascal Dizerens) balancent les guitares, 
Yves "Steric" Penet pose sa basse, et Fred Laser (Jean-Luc Veuthey) cogne la batterie. Une seule règle : jouer fort, jouer vite.
Après à peine un mois de répètes, ils balancent leur premier set le 9 juin au Centre de Loisirs de Carouge, puis partagent l'affiche avec les Rednecks au New Morning de Genève.
Décembre 79, leur premier single "Bunker / Tot 77" sort sur le mythique Another Swiss Label. Deux titres bruts, tendus, marqués au fer rouge.
Début 80, Ray Cif quitte le navire, remplacé par Xénia Diakonoff à l’orgue Farfisa, qui apporte une touche psyché-cold inattendue.
Le reste ? Condensé dans "Non, je ne regrette rien", une compile qui crache leur single, des raretés et du live sans filet. Punk suisse pur jus.

Sorti chez Static Age.




extraits du livret, photos à la va-vite avant la F.A.Cup



dimanche 4 septembre 2022

Jean Bart, Egoiste dans un corps en solo (1993)

Passer du coq à l'âne c'est un peu ma spécialité donc après le punk rural de Radical voici la pop citadine et intime du Suisse Italien francophone Massimo Marchini alias Jean Bart et son rare premier album de 1993, auto-produit et pressé à 500 ex puis finalement re-pressé et distribué par PIAS.

Jean Bart fut de suite gratifié du titre de "Dominique A helvète", l'album faisant immanquablement penser au génial et minimaliste La Fossette paru l'année d'avant. Ces deux albums sont des indispensables aux discothèques en tous genres qui se respectent. Point, à la ligne.
Ce premier disque de Jean Bart fleure bon le travail nocturne, isolé de tous dans son bunker anti atomique genevois, comme si l'ermite allait déranger les voisins avec ses bricolages intimes. Il a commencé à enregistrer quelques titres sur des cassettes et l'une d'elles a atterri chez Jean-Jacques Burnel qui a aussitôt accepté de le produire. La suite dans les Inrocks (à lire aussi plus bas): "Nous avons fait le tour des maisons de disques, certaines étaient intéressées mais les choses avaient du mal à se concrétiser. J'ai préféré tout laissé tomber, y compris l'idée d'un producteur, pour finalement faire mon disque tout seul dans ma cave avec huit pistes maximum (un titre a été improvisé sur un parking avec le bruit ambiant de la pluie) et juste quelques instruments peu perfectionnés."

L'été se termine, l'automne n'est plus très loin et la pluie tombe sans discontinuer depuis ce matin. Pas trop de lumière, les gouttes qui clapotent doucement sur les carreaux : atmosphère rêvée pour se replonger in vitro au sein d'égoiste dans un corps en solo. 

swiss dandy


Christophe Conte dans Les Inrocks n°50, Novembre 1993