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vendredi 13 mars 2026

Perio, The sharp bones of my sleep. LP (2025)

Ce bon Eric Deleporte ne pouvait pas savoir que son album sorti en octobre dernier The sharp bones of my sleep allait me marquer à vie. J'ai reçu son dernier disque en date début février juste avant le retrait éclair de mon père vers les plaines éternelles. Certes je l'avais acheté principalement pour ce morceau magnifiquement triste The last goodbye, mais je ne me doutais pas tant que ça qu'il allait prendre une autre dimension quelques jours plus tard. The last goodbye... "Bastard !" Les forces parallèles devaient agir dans l'ombre c'est évident d'autant que dans le patronyme Pério se dissimule un peu le mot "père". Ouais je sais ma transversale part direct en touche car elle est grassement tirée par les cheveux mais j'aurais quand même pu anticiper l'action. Passe décisive de Perio à mon endroit quoiqu'il en soit. Et ça fait but. Pleine lunette.
Trêve de pathos, l'album ne plairait pas à malto snr j'en suis convaincu. Peu importe. Je m'écouterai du speed ensuite mais cet album restera à part qu'il le veuille ou non. 
De Pério j'avais passé il y a un bon moment le venimeux Lopsided EP sorti chez Lithium en 97. Pas la même cuvée, ici il y a clairement eu maturation depuis tout ce temps, une lapalissade. Cet album qui m'a pris par surprise, (je n'en avais pas du tout eu vent à sa sortie et je ne sais même plus par quel media j'en ai pris connaissance) trouve pourtant sa source dans du festif à la Michael Head & The Red Elastic Band et monte d'entrée avec l'ensoleillé Graffiti palace avant de glisser rapidement vers l'ubac et s'y complaire langoureusement. Album particulièrement beau et émouvant en ce qui me concerne. 
- Ya feckin' beauty. 
Sorti chez Objet Disque qui figurait déjà sur Haar brut avec l'album de Rémi Parson.

et j'adore cette pochette kaki

la culbute, à chacun son tour

jeudi 14 septembre 2023

Rémi Parson, Précipitations (2015)

Si vous étiez passé à côté en 2015 voici de quoi vous tirer les oreilles, tout en délicatesse. Car après le hardcore il s'agit de souffler, mais pas sur les braises. Inutile de ranimer le feu, passons à autre chose, aujourd'hui est un jour nouveau.

J'avais dû découvrir cet album de Rémi Parson par hasard, au gré de pérégrinations virtuelles en quête de trésors cachés, je ne me souviens plus. Cet album délicat de pop synthétique se cachait au nord de Londres, la ville dans laquelle vivait alors ce natif de Montauban* depuis une dizaine d'années (il réside à Paris aujourd'hui si j'en crois sa page bandcamp pour son dernier album). 
Avant de se lancer en solo, il a joué dans divers groupes: un groupe montalbanais A Place for Parks, puis Electrophönvintage avant de traverser la Manche et créer avec Delphine Bost The Sunny Street. Delphine participe aussi à Précipitations.
J'ai trouvé un article très sympa avec une interview de Rémi (en anglais) sur ce blog. 

Une guitare, un Casio, un ordinateur, de l'inspiration et du talent, une ambiance mélancolique et de jolis textes empreints de nostalgie, il n'en fallait pas plus pour me charmer.  
L'album n'a été tiré qu'à 200 exemplaires, sorti chez Objet Disque, label de Montreuil (93) et aujourd'hui sold out.



pochette semi-dépliante



cd-r avec le vinyle


Note: Tous les albums que je présenterai qui sont aussi sur bandcamp auront le player mobile de bandcamp comme ci-dessus et non plus celui d'Archives.org, sauf exception. J'ai déjà mis à jour les précédents articles concernés, sauf oubli. 
Donc si le téléchargement est gratuit comme c'est le cas ici, c'est tout bon pour vous. Sinon il faudra mettre la main à la poche et sortir une pièce ou se contenter d'écouter.