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mercredi 5 février 2025

Warum Joe, Au milieu de ta forme LP (2003) (2021)

Après une pause de dix années Warum Joe réapparut soudainement en 2003 avec cet album Au milieu de ta forme qui contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, les montre au sommet de leur art. On y retrouve leur traditionnel électro-punk fait de guitares saturées, de boîtes à rythme, claviers synthétiques, chant cadencé et martial, choeurs à foison : la formule Warum Joe est peut-être toujours la même mais je définirais pourtant cet album comme le plus incisif, tant sur le plan musical que lyrique. Les textes sont parmi leurs plus grinçants et les saturations de guitares un poil plus crades que dans les albums précédents, contribuant à la puissance mordante du propos. Comme quoi dix ans d'hibernation les a fait ressortir au top de leur forme plutôt qu'au milieu.
Ballroom au Ritz, Babel web, Black is back, Utah Bitch, Grozny bar, Mon goal sont des titres phare, sans parler évidemment de Cob Killer, super adaptation de Sonic reducer des Dead Boys. 
La pochette, comme toujours avec Warum Joe, est un régal visuel. Smap Records le label de Rouen qui ressort méthodiquement leurs albums a publié ce repress en 2021 et je l'ai chopé immédiatement. Et là encore en 2025 le groupe vient de sortir un nouveau disque toujours chez Smap records, la compilation Horas Extraordinarias avec encore une pochette bien stylée.
  
Au milieu de ta forme en LP est initialement le fruit du label stéphanois tranzophobia en co-production avec NRV Productions (2003) et ressortira en CD en 2005 chez Crash Disques. Par conséquent, j'en profite lâchement pour proposer la playlist du Forez, ce qui devrait vous arranger puisqu'elle est... gratos. 
Il n'empêche qu'un disque pareil, qu'une pochette pareille, ça s'achète. Je vous assure que des triplettes Warum Joe mises sous verre et en exhibition dans une pièce, c'est la classe.  

mon repress de Smap Records
au bas de sa forme lui par contre. Il est malbarre



mardi 20 février 2024

V/A, New Rose 83 LP (1983)

Seconde compilation de New Rose Records, comme évoquée précédemment. Je n'en avais pas un souvenir impérissable car de mémoire il manquait les éclairs français qui illuminaient New Rose 82 mais je dois mûrir car aux réécoutes d'usage je trouve cette compilation homogène et très correcte, composée d'enregistrements inédits : les vétérans punk nord-irlandais Outcasts (Belfast), les Ricains Willie Alexander (Philadelphie), The Count (Joseph A. Viglione) et The Real Kids (tous deux de Boston) en face A déroulent leur rock assez classique (une touche de folie en plus chez The Count) sur la face A. 
En face B, ravi de redécouvrir le groupe belge new wave Polyphonic Size (Bruxelles) que j'avais complètement oublié et qui font un peu figure d'OVNI sur cet album, deux titres vivaces des Snipers (Dijon) dont une reprise de Count Five, deux Warum Joe (Paris) au meilleur de leur forme et Johnny Thunders (New-York) reprend le hit écrit par Lee Hazlewood qui a offert l'éternité à Nancy Sinatra. 



inner sleve, catalogue au verso et noir complet au recto pour habiller la pochette découpée comme le volume 1



mercredi 7 février 2024

V/A, New Rose 82 LP (1982)

La compilation New Rose de 1982, celle qui contient deux des meilleurs titres (emblématiques) de La Souris Déglinguée, Rock'nroll vengeance et surtout le fabuleux Jeunes seigneurs, qui était prévu pour le premier album et qui finalement n'y figurera pas ! New Rose se le gardera comme inédit sur cette compilation. Le morceau revivra en 1987 lorsqu'une nouvelle version - extraordinaire - verra le jour dans la compil de Boucherie Productions, Mon grand frère est un rocker, que j'extirperai de mes bacs et publierai certainement un jour prochain. 
Des inédits (à l'époque) il y en a dans ce disque comme Ambiance répétitive de Charles de Goal, Les colonels de Bogota et Les collines de la potence de Warum Joe, Gypsy Woman des sacro-Saints australiens de feu Chris Bailey ainsi que Call it mine. Le dernier morceau inédit étant celui de Willie Loco Alexander Close enough. A noter la reprise par les Troggs de Peggy Sue, reprise écrite a priori par Jerry Allison (The Crickets) et Norman Petty mais aussi attribué à Charles Hardin Holey aka Buddy Holly (The Crickets). 
D'autres standards figurent sur cet album et non des moindres, celui du Gun Club Sex beat qui n'est plus à présenter, de même que le génial Little pretty things des Troggs. Et que dire de l'incontournable Datcha, le morceau qui m'a fait découvrir et aimer Warum Joe. Un pur morceau d'anthologie. 
Charles de Goal essaie valeureusement de se hisser au niveau des deux autres français avec un brio certain, mais ce sera une médaille de bronze pour eux. Leur heure de gloire sera pour plus tard. 

Une face française, une face anglophone sur cette compilation, prétexte du blog pour passer l'espace d'un disque à l'internationale.
Ce skeud je l'avais enregistré sur K7 mi-80's suite à un emprunt à la formidable discothèque de prêt de Beaubreuil à Limoges et je l'ai ensuite acheté sur Ebay début 2000. Les labels du disques étaient complètement foutus car le disque appartenait à une certaine Radio Soleil (?) et l'un des mecs de la radio avait rafistolé les rondelles puisque le label de la face A a été incorrectement attribué à la face B du disque et vice-versa. (voir plus bas). J'ai été obligé de rafistoler à mon tour. Et le vendeur qui ne l'avait pas précisé m'avait remboursé intégralement suite à ma plainte, donc je ne m'en tirais pas trop mal. 

Enfin, je ne peux publier ce classique sans évoquer la mémoire de Buddy Holly mort en 1959 (22 ans...), de Patrick Mathé le fondateur de New Rose décédé en 2018 à 69 ans, Chris Bailey en 2022 (65 ans), et finalement, tristement, Tai-Luc en décembre dernier 2023, j'en pleure encore (65 ans).
On ne vous oubliera jamais les gars, la preuve.   


le fameux rectangle blanc à droite... la coquille !

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pour les profanes, la pochette est découpée et le rose provient de la pochette intérieure


dimanche 5 mars 2023

Warum Joe, La 317e Sélection (1997)

Je profite de l'actualité avec les rééditions de leurs albums pour saluer Warum Joe que je continuerai d'appeler Ouaroum Djo jusqu'à ma mort, (j'ai pourtant fait Allemand en seconde langue mais rien n'y fait!...) Les rééditions étant principalement l'oeuvre de Smap Records, merci à eux, ça permet de combler les manques. Tiens par contre j'avais trouvé les originaux de Toccare la verita et Le goût de l'effort chez Elvis Shakespeare , dans la boutique sur Leith Walk. David le disquaire les avait même mis en expo sur son mur derrière le comptoir, et je ne m'en étais aperçu qu'en passant à la caisse avec mes trouvailles du moment. Quelle découverte cela avait été, j'étais remonté sur mon vélo avec une sacré banane qui illuminait ma gueule. D'ailleurs depuis, lorsque je rentre chez un disquaire je passe toujours d'abord un moment à observer autour de moi avant de plonger dans les bacs. 

Présent dans le paysage punk rock depuis 1981 sous le nom de Warum Joe, il s'agit d'un groupe un peu unique qui ne tournait pas beaucoup et faisait des disques pour leur plaisir uniquement. Un son unique et reconnaissable aussi, très froid et minimaliste, saccadé avec cette boite à rythme, ses synthés glacés et ses guitares saturées. Des textes clamés plus que chantés, de premier ordre surtout, cyniques, politiques, poétiques. Les textes sont dans le livret et il faut s'en régaler. J'avais eu un mega coup de foudre pour le légendaire Datcha la première fois que je l'avais écouté chez des amis à Paris, en extrait de la compil New Rose de 82 que j'ai récupérée ensuite.

Le post précédent concernait un best of, je persiste et signe donc avec ce cd de Warum Joe sorti chez Last Call Records, label héritier de New Rose, créé également par Patrick Mathé : La 317e Sélection! J'adore le titre, référence au roman/film de Pierre Schoendoerffer (1963/65). Et je ne parle même pas des visuels, de toutes leurs pochettes de disques géniales plus généralement, que j'affiche régulièrement sur le mur pour le plaisir des yeux. 

il y en a un qui va avoir mal à l'atterrissage




les textes