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jeudi 18 septembre 2025

Rixe, Tir groupé EP 7" (2024)

Je ne l'avais pas vu venir ce dernier EP de Rixe l'année dernière, et encore moins la venue d'une boite à rythme au coeur de leur oi! classique des années 10. Franchement une réussite et à mon goût ce disque est le meilleur du groupe skin parisien qui a à son actif depuis 2015, cinq EP désormais. Je les avais découvert dès le début et ils nous avaient habitués à sortir un 4 titres tous les ans, le dernier datant de 2018, puis ce fut un hiatus de six années. Il faut reconnaitre que les keums du trio, Victor Lapprend (basse, chant), Thomas DS (guitare, chant) et Maxime Smadja (batterie, chant) se démultiplient dans un nombre incalculable de projets et ce silence n'était finalement pas vraiment étonnant. On aurait pu croire que Rixe c'était fini mais en 2024 le groupe était bien back with a bang ! 
Ce Tir Groupé de Rixe façon Métal Urbain ou Karnage dépote comme jamais. Il suffit de comparer La clé II avec La clé de l'EP Act IV (voir plus bas) pour se faire une idée claire de l'évolution. 

Rixe a sorti tous ses disques, dont Collection qui regroupe les trois premiers EP, chez le label londonien localisé à Hackney, La Vida Es Un Mus et qui comme son nom l'indique est orchestré par un Espagnol : Francisco Arranda dit Paco. 



insert poster






vendredi 20 septembre 2024

The Sunny Street, Hidden for decades CD (2011)

Un jour, Rémi Parson et Delphine Bost ont décidé d'emprunter les gros pas d'Antoine Berretto (Lino Ventura) et de quitter Montauban. On sait que ce n'est jamais une bonne idée si on a vu le film culte de Georges Lautner Ne nous fâchons pas (1966)...
Et pourtant si, car ce départ (pour Londres en l'occurrence) sera la genèse du groupe The Sunny Street. Ils signent un premier album They hurt you everyday (2007) fort de leur enthousiasme de se trouver en Angleterre, dans un nouvel endroit inspirant et excitant. 
L'album suivant sera plus douloureux. Il leur faudra trois années pour enregistrer Hidden for decades (entre 2007 et 2010), l'album sortira finalement en 2011 chez le label madrilène Plastilina Records. 
Il est absolument de toute beauté et m'emporte loin grâce aux fines compositions qui brillent de mille feux. Mes oreilles en pétillent de bonheur à chaque écoute. La voix et le chant de Delphine me font penser à la divine Alison Statton et c'est peu dire qu'elle a le don de m'envoûter. Ils reprennent All the way de New Order et il existe même une vidéo de concert dans laquelle ils jouent ce morceau. D'autres clips du groupe sont également dispo sur tutube. 
Leurs compositions originales si l'on en croit le texte présent dans le digipack ont fait couler des larmes sur le chemin parfois, des doutes souvent. La grisaille et la pluie londoniennes ont peut-être eu raison de nos Sudistes, à un moment donné. On y échappe rarement, mais on ne vient jamais non plus en Grande-Bretagne pour bronzer finalement. Le résultat peut être magique, Hidden for decades en est la douce preuve avec ses bijoux en pagaille ! De l'indie pop parfaite qui fait errer ou sautiller, les deux parfois. Laissons-nous bercer par la grâce tiens, cela fait un bien fou. 

Je possède aussi un superbe split EP de The Sunny Street partagé avec un groupe scandinave nommé Kuryakin, que je publierai bientôt.
J'ai déjà posté un album de Rémi Parson, Précipitations (2015) et un 45t de leur groupe montalbanais, Electrophönvintage (2000). 






samedi 3 décembre 2022

Electric Manchakou, S/T (2011)

Quitte à rester dans les E et dans les Electric, autant gratifier le blog de pure électricité avec ce groupe originaire de Sète émigré à Londres et qui scandaleusement est passé au travers et n'a pas eu la reconnaissance qu'il méritait ! Il aura fallu encore le travail admirable de Mémoire Neuve pour remettre les pendules à l'heure. A l'heure, mais en remontant le temps: les titres, qui sont leurs principaux enregistrements, sont présentés dans l'ordre chronologique inverse en commençant par Tonite enregistré à Londres en 1991 pour s'achever sur My name is Manchacou enregistré à Paris en 1985. Un son brut et des riffs stoogiens en veux tu en voilà. C'est simple c'est une tuerie.
Electric Manchakou, avec un nom pareil et une musique telle que la leur, aurait du mettre la France du rock à genoux. Ils se contenteront des lecteurs de ce blog s'il y en a. En parlant de lecture, la pochette intérieure et l'insert retracent l'historique de ces unknown heroes.
recto verso très classe


historique et arbre généalogique
belles rondelles bien carrées