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mardi 5 mai 2026

D.Stop, Nouvelles du front. Mini-LP (1983) (RE 2014)

Attention on ne parle pas du déboucheur liquide ici, mais du groupe qui a vu le jour à Orléans en 1981, son premier nom de baptême était d'ailleurs Brigades Jaunes et la première formation un quatuor. Le groupe issu du mouvement punk orléanais se rebaptise finalement D.Stop et perd en route un de ses membres pour ne rester qu'en trio en juillet 1982. Ils enregistrent leur premier disque en autoproduction, un 45t intitulé Traitement de Choc (que je n'ai qu'en numérique). D.Stop est alors composé de Jean-Christophe "Klod Lelook" Goleau (synthés), Phil Lethon (basse, guitare) et Pascal-André "Sonny Brailleur" Fauchard (chant). 
Le groupe prend clairement le sillage de Métal Urbain avec un certain brio et ils seront aussi logiquement assimilés à Warum Joe même s'ils se défendent d'avoir commencé avant les Parisiens qui furent simplement plus rapides qu'eux à trouver un label ! (cf extrait fanzine plus bas) 
Grâce au 45t ils ont de bons retour dans la presse et sont même encensés par le magazine Best qui est alors une référence nationale en matière de rock. 
Puis ils se tournent davantage vers le minimalisme froid, laissent tomber les guitares et du même coup Phil Lethon en chemin l'été suivant, en juillet 1983. D.Stop n'est donc plus qu'un duo qui change à moitié d'identité : Klod Lelook devient Ross Darnell, Sonny Brailleur restant lui-même. Ils enregistrent dans la foulée un mini-album 6 titres de tekno punk comme ils le définissent au verso de la pochette, à Paris au DB Studio. Le disque sort chez Romance Records en 500 exemplaires : Nouvelles du front. Suivra une K7 2x2 titres autoproduite, D.Stop vivant.
Toujours en évolution au niveau musical, le binôme cessera les activités de D.Stop en 1984 pour tenter sous un autre nom une nouvelle aventure, plus conforme à leurs nouvelles aspirations, qui sera à mon avis leur summum et pourtant jamais enregistré à l'époque. Suite au prochain épisode, à ne surtout pas rater...

Infrastition a publié une intégrale de leurs morceaux en 2008 en double CD/DVD (disque épuisé).
D.Stop est enfin considéré comme l'un des groupes cultes les plus intéressants et les plus sous-estimés de la new-wave/cold wave française. En 2014 Desire Records represse le 30cm en 300 copies (ma version) et récidive en 2015 avec le 45t sous la forme d'un 10 pouces, enrichi par les titres de la cassette.

j'aime beaucoup cette pochette, très classe

l'insert

repress d'un beau rouge sang

fanzine Inquiétude n°2, Janvier 1984

samedi 2 mars 2024

Les Coronados, N'importe quoi (1984)

J'ai été assez fou pour ignorer les Coronados au début, car lorsque mes émissions préférées sur la radio libre en passaient, je n'étais franchement pas impressionné par tout ce barouf. Temps révolu depuis un bail fort heureusement, un jour j'ai vu la lumière. Il a été réédité récemment chez le chouette label niçois Mono-Tone Records et je vous invite à vous le procurer si vous ne l'avez pas mais ce soir, en préparant un succulent repas de sausages and potato mash (saucisses purée pour être clair) avec du gravy à base de Bisto (indescriptible par contre),  j'écoutais ce premier album (l'original), ultra connu ultra téléchargé, mais vu que je passe mes disques sur ce blog, qu'il était prêt depuis des lustres, ici est sa place, maintenant. 
N'importe quoi



 

mercredi 7 décembre 2022

Les Injectés, La fille du croquemort (1984)

Après le 45t que j'avais proposé en juin voici enfin l'unique et très bon album des Carpentrassiens Les Injectés paru en 1984 chez Romance Records (qui sortira aussi la même année le mini album des Coronados). Chant principalement en français (à deux exceptions près: l'excellent ¿Mongolito? en espagnol et Grey is the colour of today en anglais), et album enregistré sous la tutelle de Jean-William Thoury, créateur et parolier de Bijou. Les textes parlons-en peu car ils ne volent pas très haut mais c'est loin d'être gênant car je me souviens avoir été happé par la mélodie et le clavier du deuxième morceau Pour une fille comme toi, limite Stranglers en version ralentie, avant ensuite d'amorcer une très belle accélération avec Pandora. J'ai toujours plaisir à réécouter ce album qui n'a pas trop vieilli au contraire de cette pochette de Jean-Claude Claeys, illustrateur de romans noirs. Drôle de choix que cette pochette encore que "drôle" ne soit vraiment pas le qualificatif adéquat. 

A noter la énième reprise de These boots are made for walkin' de Lee Hazlewood. "Classique" qui personnellement m'a toujours ennuyé.