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mercredi 28 octobre 2026

The Brigades, 1er 45t (1982)

Disque trouvé lors d'une visite chez EscriDiscos à Madrid, un super disquaire petit par la taille mais grand par le choix dans les bacs chez qui j'avais fait quelques belles emplettes punk oi! françaises (entre autres) et que je conseille à tous si vous avez l'occase de séjourner dans la capitale espagnole. La découverte s'était produite quelques heures après la visite du Musée Reina Sofía afin de me poser au moins une fois dans ma vie face à l'impressionnant Guernica de Picasso. Une jolie coïncidence de dénicher ensuite le premier 45 tours des Brigades dont le nom est inspiré par les fameuses Brigades Internationales créées pendant la Guerre d'Espagne (1936-1939). 
J'ai écrit sur le groupe pas mal de fois dans ce blog donc il suffira de coller les morceaux pour un peu d'histoire sur ce combo punk historique français. 
Deux excellents titres composent ce mythique single, le premier disque de leur propre label Rock Radicals Records, surtout Jobless generation et son intro qui a des petits airs de Joy Division je trouve. Un classique incontournable. 



insert


j'avais eu de la chance, le lendemain la boutique était fermée "por motivos personales"

le ptit sac local qui va bien pour la collection, toujours sympa.

vendredi 23 octobre 2026

La Souris Déglinguée, International Raya Fan Club Sélection 80 84. LP + CD (1989)

L'échec commercial de La cité des anges, le quatrième album de La Souris Déglinguée a provoqué un séisme au sein de la famille LSD : Hervé Philippe dit Hervé Parker, membre historique et coordinateur du groupe (manager, quoi), parallèlement employé chez le label Celluloid qui a produit l'album, étant ainsi mis en porte à faux par cette situation, a quitté le groupe en 1985 avec pertes et fracas (pour être clair, il leur a montré son cul).
Toutefois l'amitié n'étant pas un vain mot au sein de la tribu lysergique, il renoue avec ses vieux amis de LSD et c'est lui qui produit, deux albums plus tard, cette compilation ici présente parue en 1989, toujours sous l'étendard Celluloid puisqu'Hervé travaille toujours chez eux. Le LP et la K7 rassemblent neuf titres (dix sur le CD) mais un seul vrai inédit, la chouette reprise du Velvet There She Goes Again, enregistrée au Studio Garage pendant les sessions de La cité des anges en 1984. 
La cover est chantée par Sylvain "Chieng Mai" Fabre, qui fut le premier chanteur en 1976, lorsque La Souris n'existait pas encore vraiment, et donc lui aussi est issu du canal historique du groupe. J'adore cette reprise, et son côté amateur fait tout son charme mais c'est peut-être la raison de sa non-figuration sur l'album Les enfants du Velvet (1985). Ou tout simplement l'ignorance de son existence ? Le mépris ? Jugée "pas assez new wave" ai-je lu dans le bouquin sur LSD, probablement par dépit. Cela restera en travers de la gorge de Tai-Luc, fan de Lou Reed et du Velvet Underground devant l'éternel, au même titre qu'Etienne et les beaux-bies de l'époque. 
Je n'ai jamais acheté cet album (du moins toujours pas, il faudrait un hasard ou un coup de sang j'imagine, je l'ai en mp3 pas de soucis, mais ne l'écoute jamais), par contre j'écoute toujours en disque vinyle ou disque laser ou mp3 via l'iPod There she goes again de La Souris Déglinguée. 
En parlant de contrariété, l'album International Raya Fan Club fut une sortie pas vraiment du goût de Jean-Pierre le guitariste qui ne la cautionnera d'ailleurs jamais car tout à fait dispensable selon lui. Les fans et moi-même objecterons bien entendu car à ce moment-là tout était bon à prendre chez La Souris Déglinguée et je trouve un intérêt dans ces versions de morceaux connus mixés différemment. J'avais même acheté le compact disc pour la présence d'un dixième titre : l'International fan club, "sans assistance ordinateur". Je ne suis pas très objectif en ce qui concerne La Souris, sans pourtant avoir jamais été un fan hardcore non plus : il ne m'en reste plus bézef à présenter en fait. 
(à suivre, à la prochaine prise de LSD).

pochette signée Mickson, comme pour "la Cité des anges"

Sylvain Evil dead chiang Hmai (clope) et Hervé Parker (casquette)




LP + CD

jeudi 15 octobre 2026

Cortège, Pleurer les anges. Maxi 45t (1999)

Cortège s'est formé en 1996 avec Mickael (guitare et chant), Antoine (basse), Boul (batterie), et Fred (guitare). Les deux premiers jouaient auparavant dans un groupe oi!, Action Dissidente, pas très regardant sur ses fréquentations si j'en crois l'insert de l'album Inédits démos et Plus que je possède en plus de leur 45t (donc il semblerait que moi non plus parfois), ils s'en dédouanent toutefois dans un numéro de l'irréprochable et légendaire zine No Governement (qui, en aparté, fête cette année ses 40 ans (+1) par un numéro spécial !) :
- On a fait une erreur majeure, celle du label*, mais à part ça on n'a jamais fait de RAC". 
Ils oublient quelques concerts douteux mais bon, la jurisprudence Skinkorps toussa... 
Et je m'affranchis aussi tiens, il n'y a pas de raison, en ne publiant pas Action Dissidente même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat en fait. L'autre binôme, Boul et Fred, évoluait dans un groupe punk nommé Les Rats Morts dont je n'ai jamais entendu parler, et aussi un groupe anarcho punk (pour Fred), nom pas précisé. 

Je ne suis pas fan du premier morceau de ce maxi mais ensuite Cortège déroule un street punk de bonne facture. Un chant parfois moyen (tendance irritant même avec des petites vagues inutiles en fin de vers sur certains titres - avis personnel bien entendu) mais d'excellentes guitares. J'avais acheté ce maxi pour Mercenaire qui est le pinnacle du disque pour moi, talonné de près par Moonstomp. Deux titres déjà présents dans leur premier mini-album de 1996, Pas de temps à perdre. Je me contente du numérique, je n'ai pas le cd. 
Ce maxi Pleurer les anges, sorti chez Motorock Records et Crânes Blasés, s'achève dans la bière à la buvette, quoi de plus naturel, et sur un rythme ska fort sympathique. Exemple typique d'un bon groupe de deuxième division, bien ancré dans la première moitié du classement mais sans espoir de viser plus haut. Le Championship ou la Ligue 2 a son attrait, faut pas croire.   

Bettie Page ou pas, j'aurais interverti le recto verso...

insert

Mesdames, bonsoir...


* Empire Records, un label RAC (Rock against communism, pour les profanes)

vendredi 9 octobre 2026

V/A, La Force dans la Oi ! EP 7" (2012)

Compilation quatre titres d'UVPR sortie en 2012 ce qui signifie qu'il s'agit de la première apparition de Lion's Law sur disque. Le groupe savait-il déjà qu'il allait devenir une véritable machine de guerre de la oi! française avec ses dizaines de disques et ses centaines de concerts à travers le monde ? Peut-être pas mais le refrain du morceau Lionheart avait quand même déjà une sacrée allure d'hymne. Il me semble bien qu'ils l'ont joué lorsqu'ils sont passés à Glasgow en avril dernier mais j'avoue que ma mémoire n'est pas hyper fiable. 
Le titre que j'affectionne surtout dans cette mini-compile est celui des Lillois Larcin avec leur Mauvaise habitude qui sonne carrément années 80, j'adore. D'ailleurs je pourrais presque pompeusement me sentir dans le viseur des paroles puisque pendant une période j'ai laissé tomber la oi! dans laquelle je ne me retrouvais plus, sans jamais chercher à proposer quelque alternative que ce soit...
L'association Maraboots / Jenny Woo fonctionne au poil je trouve, la présence d'un saxophone contribue beaucoup également à la qualité du morceau Jamais. Je reconnais ne pas savoir grand chose de Jenny Woo, égérie canadienne de la oi! et du label allemand Randale Records, qui tourne dans le monde entier depuis plus de vingt ans pourtant. Je ne possède qu'un cd promo sept titres d'elle et je ne l'écoute jamais... Je me le passerai dans la journée, tiens *. Pour plus d'infos sur la Canadienne, ici est un bon début (entretien en anglais). 
Enfin, le dernier morceau de La Force dans la Oi ! est signé The Fanatiques de Saint-Etienne qui sonnent aussi un peu années 80, d'ailleurs le refrain de No turning back me fait succinctement penser à du Drei Oklok (Les petits vauriens).  

Disque très soigné donc (UVPR, quoi), tant dans les morceaux que dans la présentation : pochette stylée et amusante (je tiens à souligner pour les amis des animaux que Penny le coq qui prend le métro n'a pas été blessé pendant le shooting... !) et insert quatre volets de qualité qui présente cette jeune garde oi ! de l'Hexagone dans les années 10. 
Le volume deux et ses nouvelles recrues paraitra deux ans plus tard. 

* je l'ai écouté : pas mal du tout. Au moins j'en ai un. 

cocoricoi !








samedi 3 octobre 2026

V/A, Punk Rock never sounded so wrong EP 45t (1998)

Punk Rock never sounded so wrong... 
Well, il est certain que le Crève salope de The Splash Four (Paris) dégueule un peu sur les bords mais il faut bien avouer que l'original ne fait pas dans la dentelle non plus. Weak (La Rochelle) par exemple nous gratifient d'une super reprise de Gay boy de The Queers, le meilleur titre des quatre de ce disque pour moi. Trois reprises et un original des Guzzlers (La Rochelle) qui n'ont pas souhaité faire comme tout le monde semble t-il. Weak et Guzzlers, deux groupes que l'on connait ici avec The Popular Music Series donc welcome back ! The Splash Four itou. Il n'y a guère que T.V. Killers (Bordeaux) qui font leur première apparition sur le blog.
Après la jolie pop de salon hier, du bon vieux garage punk aujourd'hui avec grattes qui crissent et batteuses qui tamponnent, il faut bien remettre les mains dans le cambouis après une nuitée un chouia bourgeoise. 
Mini-compile sortie chez le label breton Thee Knights of Trashe Records (Lorient). 
Petit disque, gros bronx. 



insert































jeudi 1 octobre 2026

Ypérite, S/T EP 45t (2011)

Ypérite est un quartet punk rock de Paris fondé en 2006 par Benoit Maître "Ben Spizz". Il est composé ici de Benoit (chant), Marc (guitare), Olivier (basse) et J.C. (Batterie). Pas beaucoup d'info à part que Benoit a créé la galerie de street art Le Lavo//Matic dans le 13e à Paname. Il a également écrit un livre rock que je n'ai pas lu, Lucie Pressing. J'ai dû passer 15 000 fois devant cette pochette intéressante sans la prendre, la 15 001ème fut la bonne. J'ai bien fait même si je ne jouerai certes pas ce disque 15 000 fois dans ma vie future. Les quatre morceaux sont pêchus, du bon rock punkifié. 
Le 45 tours est sorti chez Close Up dont on ne sait toujours pas vraiment s'il est encore en activité finalement ? 





samedi 26 septembre 2026

Kim, Aba Gama. Double LP (2023)

Kim, le gars qui lorsqu'on le suit donne le tournis par son activité débordante, mais c'est normal la musique c'est sa vie et c'est une lutte autant qu'un art de tous les instants.
Aba Gama est un album qu'il faut écouter tourner sur la platine pour se rendre compte ici de l'exploit, car les morceaux s'enchainent les uns après les autres sans aucune pause entre les plages, ce que bandcamp ne parvient pas à refléter proprement. 
Autant je ne suis pas spécialement fan des avatars de Kim Giani et de ses parodies autant dès qu'il revêt sa propre peau, il parvient toujours à m'épater. Aba Gama à mon avis le résume de manière pertinente, par son énergie souvent faite de simplicité, de complexité parfois aussi, mais de diversité surtout. Une humanité géniale, ouf! elle existe bien toujours.  
Les trois premiers morceaux de la face A par exemple me sont purement insupportables, je n'ai ni peur ni gêne à l'exprimer car les répétitions sont vraiment fatigantes mais une fois l'obstacle franchi, place à l'écclectisme épanoui de Kim : pop, new wave, électro, limite rock progressif même (!) avec Lonely, les titres s'enchainent avec facilité et brio, uniquement perturbés par le premier changement de face, puis de disque, puis de dernière face. La magie ou la faiblesse du vinyle, c'est selon.
La chronique chez Benzine Mag traduit quasiment à la lettre mon sentiment sur ce disque. Je vous recommande cette chouette lecture plutôt que la mienne d'ailleurs. 

Les tubes sont légion sur ce double LP blanc, en anglais, arabe, russe, allemand, italien, espagnol et autre langue étrangère. 
Quand soudain apparait la fragile mais vertigineuse Valérie, l'irrésistible, l'imparable petit chef d'oeuvre pop qui illumine l'album de ses feux pour l'éternité, on a envie de la protéger, impossible de ne pas succomber à son charme, sa douceur, sa beauté. La pop song parfaite en onzième position sur l'album, par timidité sans doute, mais on l'aime aussi pour ça.
Postal del pueblo de l'Herbe, The song from the backshop sont du même tonneau, celui de l'équipe de Camulodunum dans Astérix chez les Bretons, qui contient la potion magique : attaque classique avec des passes comme s'il en pleuvait et l'essai au bout, des tubes destinés aux medias nationaux. Et pourtant rien..., aucune couverture c'est désarmant, à n'y rien comprendre (on fait semblant, hein). Kim y va même de son "Dub incroyable" c'est dire si la palette est large avant de repartir sur un délire psychédélique en français assez simpliste; mais J'aime assez Jay Mascis moi aussi, j'ai vu Dinosaur Jr à The Venue à Edimbourg lorsque Mascis s'était rabiboché avec Lou Barlow, donc j'adhère encore davantage. 
Wonderful sunset a des airs d'Alan Vega et All the things I've done un petit côté The Strokes, Doux l'indigo se suffit à lui-même et fi de ces références, le morceau final éponyme est une célébration à la Kim. Sept minutes de plaisir artisanales et à la fin de l'écoute de cet album on se dit qu'on a fait un sacré beau voyage. 
Aba Gama est un disque au long cours, plusieurs écoutes seront peut-être nécessaires pour se rendre compte au final de l'ampleur du concept et de l'indispensabilité d'avoir l'oeuvre dans sa discothèque.
Pour se procurer le disque, s'il reste des copies sur les 150 pressées, il faudra contacter Kim directement sur sa page bandcamp ou facebook, ou peut-être Michel qui se signale ici de temps en temps, du label Z & Zoé Records qui eut l'idée de génie de sortir ce double album. 

Kim "Au coeur du temps" Giani


pochette dépliée façon cache-cache. Achetez le disque...! 




jeudi 17 septembre 2026

Rita Mitsouko, Restez avec moi 7" (1984)

Au péril de la vie du blog je me fends de mon petit hommage à Catherine Ringer et Fred Chichin dont le duo s'est certainement reformé quelque part maintenant. On n'est jamais vraiment sûr avec la mort mais on espère. A chacun son credo c'est comme ça, lalalalala. 
Qu'est-ce que j'ai pu l'écouter Dans la steppe, dans mon appart rikiki de la rue Monge au 6ème sans ascenseur. Mon premier appart. J'y étais souvent dans un état second certes, et dès que je mettais Dans la steppe il y en avait pour un moment. Un morceau qui m'a transporté très loin, je m'y suis vu tellement de fois dans la steppe immense et gelée à courir comme un mort de froid qu'une seule écoute n'était jamais suffisante, replay direct, encore et encore... Encore maintenant en fait.
Il m'accompagnera le moment venu ce titre des Rita. S'il faut n'en choisir qu'un c'est clairement celui-là.
- malta, un de plus sur la liste ! (s'il n'y figure pas déjà d'ailleurs)

Si tu ne cours pas c'est le froid qui t'endormira...Tu vivras jusqu'à ce que le soleil soit couché.... Peut-être qu'après tout le village n'est pas si loin... Et tu vois déjà briller ces lumières dans ton esprit... et ta femme qui sent si bon.... Ne pleures pas, il ne faut pas, car l'eau de tes yeux gèlera... il faut croire jusqu'à la mort que l'inespéré viendra encore.... ne perds pas tout espoir il ne resterait plus qu'à t'asseoir... et sois sûr que l'inespéré peut arriver... sois sûr sois sûr...l'inattendu peut venir... 
Je ressens toujours autant d'émotion lorsque je l'écoute à nouveau, même sobre (plus ou moins). Et une seule écoute ne suffit toujours jamais. Cette basse, ce texte...  
La magie de certaines face B. 

Si les ayants-droits veulent que je vire le disque, pas de soucis et désolé. Il fallait que Dans la steppe passe sur Haar brut. 









































* Je ne tiens pas les comptes chez les maltese, comme par hasard

samedi 12 septembre 2026

Kromozom 4, Rien ne sert de gâcher de la bande, il faut faire cuire son steak à point ! Split LP/Heimatlos (1987)(RE 2013)

Versant hardcore fun du split 33 tours avec Heimatlos, entrepris par les gugusses de Kromozom 4, qui est au départ le side project de deux membres de R.A.S. : Gaz et Taki. Il prendra vraiment forme à la séparation non seulement de R.A.S. mais aussi à celle quasi simultanée de L'Infanterie Sauvage puisqu'Arno le bassiste de L'Infanterie se joindra au duo. Gilles complètera la formation, ce qui donne Gaz au chant, Taki à la guitare, Arno dit Nanor à la basse et Gilles aka Mardeloges (pour Maréchal des Logis son grade pendant son service militaire) à la batterie. Kromozom 4 conçu comme un groupe canular à la base peut enfin décoller. Philippe "Nounours" Roizès qui se serait bien vu au chant sera finalement propulsé manager du groupe. Comme pour Heimatlos, Philippe y est encore allé de sa prose et a écrit les mémoires du groupe sur la pochette intérieure et encore une fois on se délecte de toutes les histoires relatives au groupe et à la création de ce disque. 
Nanor quitte le groupe en 1986 par saturation des concerts mais restera toujours dans les parages, Denis le bassiste des Vampires le remplace sous le pseudo Nydeu. Puis c'est au tour de Taki de quitter Kromozom pour se consacrer au métier de comédien. Nydeu prend la guitare et... Nanor revient à la basse ! C'est donc cette formation qui joue sur les deux splits avec Heimatlos, le 45 et ce 33. Parallèlement Arnaud formera Maudits Systèmes (davantage dans mes cordes) avec son pote Zad et Gilles "Mardeloges". 
La fin de Kromozom 4 sera pour 1988 et elle sera un peu amère. Nounours a vraiment envie de passer à l'acte c'est à dire de chanter et de proposer ses propres textes qui n'ont vraiment rien à voir avec l'humour potache et la gouaille de Gaz. Philippe propose à Gaz de partager le micro avec lui ce que l'ancien choriste d'R.A.S. ne trouve pas forcément pertinent. Après un concert à Beaune avec tentative à deux chanteurs, la rupture est consommée, Kromozom 4 ne peut pas continuer ainsi et le groupe s'arrête. Au contraire de cette face d'album qui elle  ne cesse jamais : Son arme secrète ? le fameux locked groove du disque vinyle ! Comme vous pourrez le constater en écoutant la reprise d'Heimatos intitulée pour l'occasion La fraktion de seconde nécessaire de Léon Zyklon, encore plus brève que l'originale donc ! Il fallait bien un sillon sans fin pour compenser celle du groupe, que j'ai fatalement dû abréger lors du rip, sinon ben.... j'y serai encore. J'ai aussi les deux autres LP de Kromozom 4 sortis en 2019 donc l'affaire n'est pas encore définitivement pliée. 

Pour Denis Ferré "Nydeu", paix à son âme. Il nous a quitté en octobre l'année dernière... 

pochette bien sympa, à l'image du groupe
pavé de lecture numéro deux 
insert original, merci à Dominique pour la tof