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mercredi 15 avril 2026

Trotskids, A mort!... A fond!!... LP (1986)

Histoire de trainer un peu au rayon des déceptions, l'album qui se pose là est celui des kids-qui-trottent. Qui crottent serait plus juste parce qu'il faut aimer le pipi caca cucul, les crottes de nez les pustules le vomi, j'en passe et des meilleures. Alors que j'adore leur premier maxi 45t qui reste une référence, ce premier et unique album de Trotskids enregistré à Londres (pas impressionné par la production) fut une déception énorme. Je devais avoir mûri sans doute, je ne suis pas du genre prude mais la gauloiserie ça me faire rire cinq minutes...

Je ne me souviens pas avoir été au jus d'un quelconque album des ex-Rennais lorsque je l'ai vu sur l'étagère chez New Rose, c'était une sacré surprise ! Et comme il ne pouvait pas y avoir trente-six mille Trotskids, j'avais pris direct forcément, conforté ensuite par la photo au verso et malgré un la pochette la plus hideuse qui soit, deux la tracklist qui sentait le gravos à plein nez, et trois le prix du disque, 75 francs, un peu reuche pour un album des Trotskids. Mais je ne pouvais pas passer à côté même si le skeud partait avec de telles casseroles au cul. D'ailleurs il commençait sans vaseline avec L'amour anal en guise d'introduction... 
On pourra toujours me rétorquer que ces textes aussi subtils qu'un sketch de Bigard incarnent l'irrévérence absolue, mais outre les paroles ras-le-pubis c'est l'énergie oi! du maxi qui a bel et bien disparu au profit d'un punk rock moyennement lubrifié. Je vais vous épargner le passage en revue un par un des morceaux, inutile d'ajouter ma bave à ce monticule d'inepties gratuites.  
Pourtant dans l'ensemble, avec le recul de la maturation désormais à son paroxysme (40 ans plus tard, en gros), ce disque sorti chez Terminal Records passe aujourd'hui beaucoup mieux qu'en 86-87 ! Je m'attendais à pire et à souffrir au moment du rip ! Ceci étant avoué, je ne l'écouterai pas plus souvent qu'avant pour autant, faut pas non plus exagérer. 

Au niveau du personnel, Oliv le guitariste a quitté Trotskids en 1985, après la maquette 4 fois en 10 minutes!!... et son remplaçant sera Laurent Figus dit Gus, ex-gratteux de Sherwood Pogo. Ce qui explique la filiation évidente entre le morceau Way out de Sherwood (dans la K7 démo Tout reste à faire) et la Blanche de Trotskids (enfin un morceau sérieux). Merci Xav pour ce petit coup de projecteur qui m'avait échappé et pour cause.  
Pour info l'instrumental Horizon sans nuage et La chanson du dernier obstructeur de siphons ne font qu'un sur le vinyle mais j'ai décidé de les séparer (because playlist).
Sans rancune Trotskids, je vous aime quand même. D'ailleurs j'ai acheté la complète cd lorsqu'elle est sortie il y a quelques années, hein !

pochette, bon pff, que dire... ? 

c'est bien eux !

saine lecture


la touche latine, avec doigté 


mardi 30 juillet 2024

M.S.T. , P.U.C. mini LP(1989)

Coup d'accélérateur brutal avec du punk hardcore tendance métal, autant dire que ce genre de disque j'en ai pas des masses. Et c'est justement la raison pour laquelle je me suis risqué à le prendre cet album de M.S.T. lorsque je suis tombé dessus chez le libraire/disquaire La Licorne, à Avignon. Je me souvenais pourtant que je préfère de loin la 1ère démo K7 (1986) et surtout ce super morceau Enfants de rien. Le groupe vient juste de se former la même année par l'intermédiaire de Jeannot le batteur et est alors composé de Fayot (guitare), Crazy (chant), Gil (basse) et Jeannot (batterie). Le style de zik est alors plutôt punk rapide et l'un des morceaux révèle la signification du patronyme M.S.T. qui en ce milieu d'années 80 n'augure rien de bon puisque le SIDA déferle sur le monde. M.S.T. = Moi Sur Toi. 
La 2ème K7 démo parue en 1987 est un peu plus pêchue, tendance hardcore et le line-up a changé : Fayot (guitare, chant), Amédée (basse), Jeannot (batterie). 
En 88 sort un 45t chez Terminal Records, Scrunch!, dans lequel se glissent de façon significative des pointes de métal qui seront confirmées dans l'album 7t P.U.C. (pour politically unclear) toujours chez Terminal Records. La formation sur ces deux disques est la suivante: Mickey Maouss (chant), Teuf (lead guitar), Amédée (basse), Jeannot (batterie), Bouss (guitare rythmique).
Ils sortiront un second album, Regeneration en 1991, franchement métal, et écoutable (ou plutôt inécoutable selon moi, mais chacun voit midi à sa porte, hein!) sur la page soundcloud de Mickey.  

j'ai toujours trouvé cette pochette assez classe


insert



samedi 10 février 2024

BB Doc, L'heure de la mort EP 7" (1986)

Premier 45t de BB Doc, groupe de Paris fondé en 1985 par Pierre Favre alias Pierrot Sapu (chant), Bernard "Drunk" D'Alençon (guitare), Henri "Riton" Escudier (basse), Kim (guitare) et Roland (batterie). Le disque sort chez Terminal Records et son petit succès les amènera dans l'écurie Boucherie Productions. 
Sapu (Docteur Destroy) deviendra même le chanteur des Garçons-Bouchers après la défection d'Eric Blitz. 
Oi!, punk, rock alternatif, une pente un peu descendante si vous voulez mon avis. Ce 45t n'était pas dégueu et j'avais même acheté le deuxième que je publierai aussi, mais j'ai vite laissé choir. La suite n'étant point ma pinte de bière.







dimanche 26 février 2023

Les Garçons Bouchers, La bière EP (1986)

J'avais rien prévu pour ce dimanche (trop occupé par le France-Ecosse et OM-PSG) et puis j'apprends que François Hadji-Lazaro a passé l'arme à gauche ! Merde. Le "Gros François" comme on disait bêtement à l'époque. Instigateur des Garçons-Bouchers, Pigalle, Los Carayos, Boucherie Productions et plus généralement du rock dit alternatif en France. Même si je n'ai plus vraiment tout suivi après le 1er album des Bouchers, j'ai quand même toujours gardé une petite oreille sur ses oeuvres. 

Lorsque j'ai entendu La bière pour la première fois à la radio (RTF) et ce blaze Les Garçons Bouchers je pensais que c'était encore un bon gros groupe de neusks, mais non. (La Bière vient quand même de La France défigurée de Colditz pour rappel, cf le chanteur Eric Liszt). Fort de cette impression, l'album m'avait vraiment déçu quand je l'avais acheté à sa sortie même si Fortes têtes est un titre puissant que j'aime bien. Je posterai l'album certainement.

Rest in Peace François. Berceuse n'en est que plus pertinente: "Dors mon p'tit keupon, dors mon p'tit rocker, dors mon p'tit skinhead..."