Quelques années après leur excellent
1er simple le groupe Les Freluquets se scinde : Rodolphe Vassails quitte Perpignan pour Paris, suivi un peu plus tard de Philippe Lavergne. A Lutèce, ils recrutent Guy Pinero alias Stoyan Crisan au chant, Denis Colson à la guitare et Patrice Rul à la basse. Ils sont signés par le label Rosebud et enregistrent leur 1er album. L'article défini devant le nom du groupe disparait, peut-être afin de marquer la transition Catalogne/Ile-de-France* et le titre phare La débauche passe souvent chez Bernard Lenoir "L'Inrockuptible" sur France-Inter. Les critiques sont excellentes et le groupe enchaine les concerts. La scène pop indé française semble décoller, le succès à portée de textes et de mélodies sincères. Tous les membres du groupe participent à l'écriture des morceaux et l'on remarquera dans les crédits qu'ils ont tous leur(s) morceau(x) dans l'album. Les ingrédients sont donc réunis pour passer à la postérité.
Je les découvre seulement un an plus tard dans la compil
Contresens (1991) et je tombe ensuite miraculeusement sur le CD des Freluquets chez Boulinier boulevard St Michel à Paris, à un prix dérisoire dans les bacs soldés des occases. Un sacrilège mais qui fait bien mon affaire, vu que ma fiche de paie à Gibert Jeune ne me permet pas beaucoup d'excès. L'album ne me quittera plus, et le morceau
Les Portes deviendra un morceau culte de ma discothèque**. Appropriation absolue du texte de Stoyan, des amours perdues, un classique de la vie. Je récupérerai le LP quelques années plus tard à ma plus grande joie. Ne manque que la K7, qui contient un bonus instrumental de L'oubli. Je publie ici le rip de mon LP + les 2 bonus du CD, un instrumental de
Love story (piste 10) et une version alternative de
L'oubli (piste 11). (design Christophe Lavergne).
* supputation de ma part** avec Chanson du Nord sur leur 2ème album Discorama (l'occasion d'un prochain billet comme on dit dans la blogosphère)
le LP
le CD
le f qui rappelle bougrement celui des légendaires Pale Fountains
la K7 (pas à moi, photos Discogs)
Les Inrocks n°24 Juillet-Août 1990, article + chronique dithyrambique de Stéphane Deschamps, à juste titre