jeudi 15 octobre 2026

Cortège, Pleurer les anges. Maxi 45t (1999)

Cortège s'est formé en 1996 avec Mickael (guitare et chant), Antoine (basse), Boul (batterie), et Fred (guitare). Les deux premiers jouaient auparavant dans un groupe oi!, Action Dissidente, pas très regardant sur ses fréquentations si j'en crois l'insert de l'album Inédits démos et Plus que je possède en plus de leur 45t (donc il semblerait que moi non plus parfois), ils s'en dédouanent toutefois dans un numéro de l'irréprochable et légendaire zine No Governement (qui, en aparté, fête cette année ses 40 ans (+1) par un numéro spécial !) :
- On a fait une erreur majeure, celle du label*, mais à part ça on n'a jamais fait de RAC". 
Ils oublient quelques concerts douteux mais bon, la jurisprudence Skinkorps toussa... 
Et je m'affranchis aussi tiens, il n'y a pas de raison, en ne publiant pas Action Dissidente même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat en fait. L'autre binôme, Boul et Fred, évoluait dans un groupe punk nommé Les Rats Morts dont je n'ai jamais entendu parler, et aussi un groupe anarcho punk (pour Fred), nom pas précisé. 

Je ne suis pas fan du premier morceau de ce maxi mais ensuite Cortège déroule un street punk de bonne facture. Un chant parfois moyen (tendance irritant même avec des petites vagues inutiles en fin de vers sur certains titres - avis personnel bien entendu) mais d'excellentes guitares. J'avais acheté ce maxi pour Mercenaire qui est le pinnacle du disque pour moi, talonné de près par Moonstomp. Deux titres déjà présents dans leur premier mini-album de 1996, Pas de temps à perdre. Je me contente du numérique, je n'ai pas le cd. 
Ce maxi Pleurer les anges, sorti chez Motorock Records et Crânes Blasés, s'achève dans la bière à la buvette, quoi de plus naturel, et sur un rythme ska fort sympathique. Exemple typique d'un bon groupe de deuxième division, bien ancré dans la première moitié du classement mais sans espoir de viser plus haut. Le Championship ou la Ligue 2 a son attrait, faut pas croire.   

Bettie Page ou pas, j'aurais interverti le recto verso...

insert

Mesdames, bonsoir...


* Empire Records, un label RAC (Rock against communism, pour les profanes)

mardi 13 octobre 2026

Wunderbach, Pas de références LP (1984)

Pas de références est le deuxième album studio de Wunderbach, sorti en 1984. Forts du succès de leur mini-LP l'année précédente, ils sont conviés par Hervé Philippe le manager de La Souris Déglinguée transformé pour l'occasion en conseiller artistique de venir faire un tour au studio Garage pour enregistrer les morceaux. Pas forcément l'idée du siècle car le son produit par le Garage laisse toujours autant à désirer... Toutefois les musiciens sont bons, les textes sont bons, l'énergie dégagée est furieuse et contagieuse et l'album deviendra un classique du rock français, une référence pour beaucoup.
Pourtant Wunderbach splitera après cet album... pour finalement se reformer vingt et un ans plus tard (!) à l'occasion de la réédition en vinyle de la compilation 82/84. Il en profitera pour signer deux autres albums chez Dirty Punk Records : Increvables (2011) et tout récemment en co-production avec Combat Rock, Actionnaires de la Raya (2024).

Wunderbach, Pas de références : Kiki (chant), Marc "Marco" Laurent (chant), Manuel "Manu" Castillo (guitares, vocaux), Jean-Baptiste Rouault (guitare), Albert Zennou (basse), Jean-François "Cambouis" Juvanon (batterie).

pochette bien sympa, mais le verso pas simple à déchiffrer




vendredi 9 octobre 2026

V/A, La Force dans la Oi ! EP 7" (2012)

Compilation quatre titres d'UVPR sortie en 2012 ce qui signifie qu'il s'agit de la première apparition de Lion's Law sur disque. Le groupe savait-il déjà qu'il allait devenir une véritable machine de guerre de la oi! française avec ses dizaines de disques et ses centaines de concerts à travers le monde ? Peut-être pas mais le refrain du morceau Lionheart avait quand même déjà une sacrée allure d'hymne. Il me semble bien qu'ils l'ont joué lorsqu'ils sont passés à Glasgow en avril dernier mais j'avoue que ma mémoire n'est pas hyper fiable. 
Le titre que j'affectionne surtout dans cette mini-compile est celui des Lillois Larcin avec leur Mauvaise habitude qui sonne carrément années 80, j'adore. D'ailleurs je pourrais presque pompeusement me sentir dans le viseur des paroles puisque pendant une période j'ai laissé tomber la oi! dans laquelle je ne me retrouvais plus, sans jamais chercher à proposer quelque alternative que ce soit...
L'association Maraboots / Jenny Woo fonctionne au poil je trouve, la présence d'un saxophone contribue beaucoup également à la qualité du morceau Jamais. Je reconnais ne pas savoir grand chose de Jenny Woo, égérie canadienne de la oi! et du label allemand Randale Records, qui tourne dans le monde entier depuis plus de vingt ans pourtant. Je ne possède qu'un cd promo sept titres d'elle et je ne l'écoute jamais... Je me le passerai dans la journée, tiens *. Pour plus d'infos sur la Canadienne, ici est un bon début (entretien en anglais). 
Enfin, le dernier morceau de La Force dans la Oi ! est signé The Fanatiques de Saint-Etienne qui sonnent aussi un peu années 80, d'ailleurs le refrain de No turning back me fait succinctement penser à du Drei Oklok (Les petits vauriens).  

Disque très soigné donc (UVPR, quoi), tant dans les morceaux que dans la présentation : pochette stylée et amusante (je tiens à souligner pour les amis des animaux que Penny le coq qui prend le métro n'a pas été blessé pendant le shooting... !) et insert quatre volets de qualité qui présente cette jeune garde oi ! de l'Hexagone dans les années 10. 
Le volume deux et ses nouvelles recrues paraitra deux ans plus tard. 

* je l'ai écouté : pas mal du tout. Au moins j'en ai un. 

cocoricoi !








mercredi 7 octobre 2026

Fandor, J'ai patienté toute ma vie CD (2018)

On retourne à Bordeaux pour retrouver ce vieil ami Fandor avec son album de 2018, J'ai patienté toute ma vie, encore un fruit de la Z & Zoé connexion. Ce disque achèvera de compléter la collection Laurent Barnaud... jusqu'au prochain album, qui serait actuellement en préparation d'après ce que j'ai cru lire ! 
Le temps pressait donc, il fallait que je mette enfin à jour le blog sur la discographie de Laurent. C'est chose faite aujourd'hui.
Ce bel album je l'avais mentionné l'année dernière, lors du passage du 45 tours Such a big wave (2014) sur ces pages. On retrouve ce titre parmi les morceaux du cd, qui ont été enregistrés entre 2014 et 2018. Et toujours cette formule entre indiepop, folk et shoegaze qui fonctionne parfaitement, les guitares alternant les cavalcades dans les landes du Sud-Ouest, les rêveries en bord de mer et les ballades jouées sur la plage autour d'un feu de camp. Des plaisirs simples.
Bonne écoute ! 


samedi 3 octobre 2026

V/A, Punk Rock never sounded so wrong EP 45t (1998)

Punk Rock never sounded so wrong... 
Well, il est certain que le Crève salope de The Splash Four (Paris) dégueule un peu sur les bords mais il faut bien avouer que l'original ne fait pas dans la dentelle non plus. Weak (La Rochelle) par exemple nous gratifient d'une super reprise de Gay boy de The Queers, le meilleur titre des quatre de ce disque pour moi. Trois reprises et un original des Guzzlers (La Rochelle) qui n'ont pas souhaité faire comme tout le monde semble t-il. Weak et Guzzlers, deux groupes que l'on connait ici avec The Popular Music Series donc welcome back ! The Splash Four itou. Il n'y a guère que T.V. Killers (Bordeaux) qui font leur première apparition sur le blog.
Après la jolie pop de salon hier, du bon vieux garage punk aujourd'hui avec grattes qui crissent et batteuses qui tamponnent, il faut bien remettre les mains dans le cambouis après une nuitée un chouia bourgeoise. 
Mini-compile sortie chez le label breton Thee Knights of Trashe Records (Lorient). 
Petit disque, gros bronx. 



insert































vendredi 2 octobre 2026

Feutre, Les grands ensembles CD (2026)

Retour de Feutre, cinq ans après Nos rencontres (2021) avec ce second album, Les Grands Ensembles, sorti il y a quelques jours sur le label Les Disques Maladroits dont je reparlerai un autre jour. 
Paradoxalement les premiers membres du groupe bordelais ne le sont plus (ensemble) : Michaël Korchia le fondateur bassiste et multi-instrumentiste qui signe toutes les musiques s'est entouré d'une nouvelle voix, Elsa Leroyer, autrice de la plupart des mélodies vocales, et d'un nouveau guitariste, Jérôme Excoffier, qui mettent leur talent au service de cette indiepop nourrie aux sucs de la pop baroque des sixties et des seventies.
La belle pochette donne d'emblée le ton, baignée dans ces orangés rétro et chaleureux qui réveillent en moi le souvenir... du papier peint chez mes grands-parents maternels, rue de Fécamp (Paris 12ème) ! Son immeuble kitsch aux allures d’orgue monumental me rappelle les briques de cette résidence, de ce grand ensemble. A chacun le sien, MK c'était Sarcelles. Dès la prise en main du disque donc et avant même que la musique ne s'échappe de l'album, un air familier et agréable se dégage. 
L'indocile ne déçoit pas et ouvre royalement la voie à une musique pop à guitares, élégante, riche d'arrangements modernes qui va nous accompagner tout au long de cet album. Mais c'est sur du funk que le coït suprême aura lieu, en compagnie du couple Elsa et Adam, le morceau le plus sexy de l'album avec son texte coquin, son groove irrésistible et sa chaleur moite qui confirme que Feutre sait décidément jouer de la belle pop de chambre. 
Le reste de l'album oscille gracieusement entre pop scintillante qui semble tout droit sortie de l'univers de Felt (le nom Feutre est un clin d'oeil au groupe de Lawrence, je le rappelle) et musique populaire rétro-futuriste nichée quelque part entre les mélodies arrondies et les machines rêveuses de Stereolab. Notons aussi la belle réactualisation en français de Gold mine, un titre phare de Mumbly l'un des premiers groupe de Michaël, repris dans cet album façon western.
Feutre joue donc sur du velours, ce qui n’a rien d’une surprise tant Michaël revendique le concept depuis longtemps. Mais si la formule est familière, le plaisir demeure assurément intact. J'avais écrit précédemment que Nos rencontres me paraissait être le meilleur disque de Michaël Korchia, c'était sans compter Les grands ensembles. 

superbe