vendredi 9 octobre 2026

V/A, La Force dans la Oi ! EP 7" (2012)

Compilation quatre titres d'UVPR sortie en 2012 ce qui signifie qu'il s'agit de la première apparition de Lion's Law sur disque. Le groupe savait-il déjà qu'il allait devenir une véritable machine de guerre de la oi! française avec ses dizaines de disques et ses centaines de concerts à travers le monde ? Peut-être pas mais le refrain du morceau Lionheart avait quand même déjà une sacrée allure d'hymne. Il me semble bien qu'ils l'ont joué lorsqu'ils sont passés à Glasgow en avril dernier mais j'avoue que ma mémoire n'est pas hyper fiable. 
Le titre que j'affectionne surtout dans cette mini-compile est celui des Lillois Larcin avec leur Mauvaise habitude qui sonne carrément années 80, j'adore. D'ailleurs je pourrais presque pompeusement me sentir dans le viseur des paroles puisque pendant une période j'ai laissé tomber la oi! dans laquelle je ne me retrouvais plus, sans jamais chercher à proposer quelque alternative que ce soit...
L'association Maraboots / Jenny Woo fonctionne au poil je trouve, la présence d'un saxophone contribue beaucoup également à la qualité du morceau Jamais. Je reconnais ne pas savoir grand chose de Jenny Woo, égérie canadienne de la oi! et du label allemand Randale Records, qui tourne dans le monde entier depuis plus de vingt ans pourtant. Je ne possède qu'un cd promo sept titres d'elle et je ne l'écoute jamais... Je me le passerai dans la journée, tiens *. Pour plus d'infos sur la Canadienne, ici est un bon début (entretien en anglais). 
Enfin, le dernier morceau de La Force dans la Oi ! est signé The Fanatiques de Saint-Etienne qui sonnent aussi un peu années 80, d'ailleurs le refrain de No turning back me fait succinctement penser à du Drei Oklok (Les petits vauriens).  

Disque très soigné donc (UVPR, quoi), tant dans les morceaux que dans la présentation : pochette stylée et amusante (je tiens à souligner pour les amis des animaux que Penny le coq qui prend le métro n'a pas été blessé pendant le shooting... !) et insert quatre volets de qualité qui présente cette jeune garde oi ! de l'Hexagone dans les années 10. 
Le volume deux et ses nouvelles recrues paraitra deux ans plus tard. 

* je l'ai écouté : pas mal du tout. Au moins j'en ai un. 

cocoricoi !








mercredi 7 octobre 2026

Fandor, J'ai patienté toute ma vie CD (2018)

On retourne à Bordeaux pour retrouver ce vieil ami Fandor avec son album de 2018, J'ai patienté toute ma vie, encore un fruit de la Z & Zoé connexion. Ce disque achèvera de compléter la collection Laurent Barnaud... jusqu'au prochain album, qui serait actuellement en préparation d'après ce que j'ai cru lire ! 
Le temps pressait donc, il fallait que je mette enfin à jour le blog sur la discographie de Laurent. C'est chose faite aujourd'hui.
Ce bel album je l'avais mentionné l'année dernière, lors du passage du 45 tours Such a big wave (2014) sur ces pages. On retrouve ce titre parmi les morceaux du cd, qui ont été enregistrés entre 2014 et 2018. Et toujours cette formule entre indiepop, folk et shoegaze qui fonctionne parfaitement, les guitares alternant les cavalcades dans les landes du Sud-Ouest, les rêveries en bord de mer et les ballades jouées sur la plage autour d'un feu de camp. Des plaisirs simples.
Bonne écoute ! 


samedi 3 octobre 2026

V/A, Punk Rock never sounded so wrong EP 45t (1998)

Punk Rock never sounded so wrong... 
Well, il est certain que le Crève salope de The Splash Four (Paris) dégueule un peu sur les bords mais il faut bien avouer que l'original ne fait pas dans la dentelle non plus. Weak (La Rochelle) par exemple nous gratifient d'une super reprise de Gay boy de The Queers, le meilleur titre des quatre de ce disque pour moi. Trois reprises et un original des Guzzlers (La Rochelle) qui n'ont pas souhaité faire comme tout le monde semble t-il. Weak et Guzzlers, deux groupes que l'on connait ici avec The Popular Music Series donc welcome back ! The Splash Four itou. Il n'y a guère que T.V. Killers (Bordeaux) qui font leur première apparition sur le blog.
Après la jolie pop de salon hier, du bon vieux garage punk aujourd'hui avec grattes qui crissent et batteuses qui tamponnent, il faut bien remettre les mains dans le cambouis après une nuitée un chouia bourgeoise. 
Mini-compile sortie chez le label breton Thee Knights of Trashe Records (Lorient). 
Petit disque, gros bronx. 



insert































vendredi 2 octobre 2026

Feutre, Les grands ensembles CD (2026)

Retour de Feutre, cinq ans après Nos rencontres (2021) avec ce second album, Les Grands Ensembles, sorti il y a quelques jours sur le label Les Disques Maladroits dont je reparlerai un autre jour. 
Paradoxalement les premiers membres du groupe bordelais ne le sont plus (ensemble) : Michaël Korchia le fondateur bassiste et multi-instrumentiste qui signe toutes les musiques s'est entouré d'une nouvelle voix, Elsa Leroyer, autrice de la plupart des mélodies vocales, et d'un nouveau guitariste, Jérôme Excoffier, qui mettent leur talent au service de cette indiepop nourrie aux sucs de la pop baroque des sixties et des seventies.
La belle pochette donne d'emblée le ton, baignée dans ces orangés rétro et chaleureux qui réveillent en moi le souvenir... du papier peint chez mes grands-parents maternels, rue de Fécamp (Paris 12ème) ! Son immeuble kitsch aux allures d’orgue monumental me rappelle les briques de cette résidence, de ce grand ensemble. A chacun le sien, MK c'était Sarcelles. Dès la prise en main du disque donc et avant même que la musique ne s'échappe de l'album, un air familier et agréable se dégage. 
L'indocile ne déçoit pas et ouvre royalement la voie à une musique pop à guitares, élégante, riche d'arrangements modernes qui va nous accompagner tout au long de cet album. Mais c'est sur du funk que le coït suprême aura lieu, en compagnie du couple Elsa et Adam, le morceau le plus sexy de l'album avec son texte coquin, son groove irrésistible et sa chaleur moite qui confirme que Feutre sait décidément jouer de la belle pop de chambre. 
Le reste de l'album oscille gracieusement entre pop scintillante qui semble tout droit sortie de l'univers de Felt (le nom Feutre est un clin d'oeil au groupe de Lawrence, je le rappelle) et musique populaire rétro-futuriste nichée quelque part entre les mélodies arrondies et les machines rêveuses de Stereolab. Notons aussi la belle réactualisation en français de Gold mine, un titre phare de Mumbly l'un des premiers groupe de Michaël, repris dans cet album façon western.
Feutre joue donc sur du velours, ce qui n’a rien d’une surprise tant Michaël revendique le concept depuis longtemps. Mais si la formule est familière, le plaisir demeure assurément intact. J'avais écrit précédemment que Nos rencontres me paraissait être le meilleur disque de Michaël Korchia, c'était sans compter Les grands ensembles. 

superbe


jeudi 1 octobre 2026

Ypérite, S/T EP 45t (2011)

Ypérite est un quartet punk rock de Paris fondé en 2006 par Benoit Maître "Ben Spizz". Il est composé ici de Benoit (chant), Marc (guitare), Olivier (basse) et J.C. (Batterie). Pas beaucoup d'info à part que Benoit a créé la galerie de street art Le Lavo//Matic dans le 13e à Paname. Il a également écrit un livre rock que je n'ai pas lu, Lucie Pressing. J'ai dû passer 15 000 fois devant cette pochette intéressante sans la prendre, la 15 001ème fut la bonne. J'ai bien fait même si je ne jouerai certes pas ce disque 15 000 fois dans ma vie future. Les quatre morceaux sont pêchus, du bon rock punkifié. 
Le 45 tours est sorti chez Close Up dont on ne sait toujours pas vraiment s'il est encore en activité finalement ? 





samedi 26 septembre 2026

Kim, Aba Gama. Double LP (2023)

Kim, le gars qui lorsqu'on le suit donne le tournis par son activité débordante, mais c'est normal la musique c'est sa vie et c'est une lutte autant qu'un art de tous les instants.
Aba Gama est un album qu'il faut écouter tourner sur la platine pour se rendre compte ici de l'exploit, car les morceaux s'enchainent les uns après les autres sans aucune pause entre les plages, ce que bandcamp ne parvient pas à refléter proprement. 
Autant je ne suis pas spécialement fan des avatars de Kim Giani et de ses parodies autant dès qu'il revêt sa propre peau, il parvient toujours à m'épater. Aba Gama à mon avis le résume de manière pertinente, par son énergie souvent faite de simplicité, de complexité parfois aussi, mais de diversité surtout. Une humanité géniale, ouf! elle existe bien toujours.  
Les trois premiers morceaux de la face A par exemple me sont purement insupportables, je n'ai ni peur ni gêne à l'exprimer car les répétitions sont vraiment fatigantes mais une fois l'obstacle franchi, place à l'écclectisme épanoui de Kim : pop, new wave, électro, limite rock progressif même (!) avec Lonely, les titres s'enchainent avec facilité et brio, uniquement perturbés par le premier changement de face, puis de disque, puis de dernière face. La magie ou la faiblesse du vinyle, c'est selon.
La chronique chez Benzine Mag traduit quasiment à la lettre mon sentiment sur ce disque. Je vous recommande cette chouette lecture plutôt que la mienne d'ailleurs. 

Les tubes sont légion sur ce double LP blanc, en anglais, arabe, russe, allemand, italien, espagnol et autre langue étrangère. 
Quand soudain apparait la fragile mais vertigineuse Valérie, l'irrésistible, l'imparable petit chef d'oeuvre pop qui illumine l'album de ses feux pour l'éternité, on a envie de la protéger, impossible de ne pas succomber à son charme, sa douceur, sa beauté. La pop song parfaite en onzième position sur l'album, par timidité sans doute, mais on l'aime aussi pour ça.
Postal del pueblo de l'Herbe, The song from the backshop sont du même tonneau, celui de l'équipe de Camulodunum dans Astérix chez les Bretons, qui contient la potion magique : attaque classique avec des passes comme s'il en pleuvait et l'essai au bout, des tubes destinés aux medias nationaux. Et pourtant rien..., aucune couverture c'est désarmant, à n'y rien comprendre (on fait semblant, hein). Kim y va même de son "Dub incroyable" c'est dire si la palette est large avant de repartir sur un délire psychédélique en français assez simpliste; mais J'aime assez Jay Mascis moi aussi, j'ai vu Dinosaur Jr à The Venue à Edimbourg lorsque Mascis s'était rabiboché avec Lou Barlow, donc j'adhère encore davantage. 
Wonderful sunset a des airs d'Alan Vega et All the things I've done un petit côté The Strokes, Doux l'indigo se suffit à lui-même et fi de ces références, le morceau final éponyme est une célébration à la Kim. Sept minutes de plaisir artisanales et à la fin de l'écoute de cet album on se dit qu'on a fait un sacré beau voyage. 
Aba Gama est un disque au long cours, plusieurs écoutes seront peut-être nécessaires pour se rendre compte au final de l'ampleur du concept et de l'indispensabilité d'avoir l'oeuvre dans sa discothèque.
Pour se procurer le disque, s'il reste des copies sur les 150 pressées, il faudra contacter Kim directement sur sa page bandcamp ou facebook, ou peut-être Michel qui se signale ici de temps en temps, du label Z & Zoé Records qui eut l'idée de génie de sortir ce double album. 

Kim "Au coeur du temps" Giani


pochette dépliée façon cache-cache. Achetez le disque...!