Le Klub des Sept était un collectif de hip hop indépendant composé de plusieurs acteurs du milieu, dans les années 2000. Evidemment n'étant pas du tout familier avec le dit milieu je n'irai pas plus loin que la nomination des membres du Klub : Fuzati (Klub des Loosers), à l’origine de ce projet et en grande partie à la production, tout comme Detect (Gravité Zéro/Klub des Loosers). Auxquels s'ajoutent Gerard Baste (Svinkels), Fredy K (ATK), Cyanure (Hustla/Gravité Zéro), James Delleck (Gravité Zéro / L’Atelier), et Le Jouage (Hustla/Gravité Zéro). Je n'en connais toujours aucun je ne vous le cache pas.
C'est un jeune collègue français rencontré au taf qui m'avait branché sur ce groupe et j'avais bien kiffé l'ambiance, mêlant le flow parfois lancinant parfois un peu plus percutant, les interludes égocentrées, et aussi l'humour (tantôt noir, tantôt potache) des textes, bref il s'agissait carrément d'un album qui ferait bonne figure chez moi et qui enrichirait ma maigre section hip hop plutôt composée de rap US
old school des années 90, genre agressif, et des noms classiques du rap français (NTM, IAM, Assassin, 2 Bal 2 Neg',
PM, etc...). Le style rap lo-fi et décalé de cet album à prendre au second degré me convenait tout aussi bien. En outre, ayant été un petit lecteur d'Enid Blyton dans mon enfance lambda (
Oui-Oui évidemment, oui oui, mais aussi les séries
Le Club des 5 surtout, et un peu
Le Clan des 7), Le Klub des 7 me lançait un clin d'oeil appuyé, forcément !
Le collectif a ensuite été tristement endeuillé par le décès de Fredy K (accident de moto) en 2007 mais a conservé son nom à la sortie du second et ultime album (que je n'ai qu'en numérique), La classe de musique (2009), tout aussi bon.
Ce croustillant premier album éponyme est sorti chez le label bordelais
Vicious Circle qui l'a réédité en vinyle en 2018 à l'occasion du
Disquaire Day.