mercredi 15 juillet 2026

Frustration / 8°6 Crew, Hommage à Camera Silens. Split 7" (2024)(RE 2026)

45 tours posthume du label Euthanasie dont l'original est sorti en 2024 sous la référence OSAKA1 et sous le nom explicite Euthanasie pour moi aussi. 
David1904 l'a distribué de façon confidentielle : une centaine d'exemplaires - 500 selon l'insert du repress, mais ça me parait trop pour être autant passé inaperçu ? - envoyée au compte-gouttes à ses amis et à quelques disquaires/labels (j'avais bien repéré un jour la note de Born Bad qui en annonçait une dizaine dans sa boutique le jour d'après mais évidemment je n'allais pas faire l'aller-retour pour ça, j'espérais avec conviction pouvoir le dénicher en ligne. En vain). Fort gracieusement UVPR l'a repressé cette année avec une couverture différente et je le présente aujourd'hui pour les jeunes qui n'auraient pas eu vent de cette sortie.
Frustration, nom de groupe qui vient à point nommé après ce piètre match hier de l'EDF (les footballeurs pas les électriciens, encore qu'une bonne décharge de jus dans les chaussettes aurait peut-être pu ranimer quelques espoirs) adapte en face A le premier des deux textes oubliés de Camera Silens et récupérés par David : Histoire d'un soir dans son style post-punk caractéristique. Une froide réussite percutante.
Davantage de chaleur sur l'autre versant de la rondelle avec 8°6 Crew qui attèle au titre En cavale un skinhead reggae non moins typique du groupe. 
Deux morceaux de qualité et belle initiative comme souvent du label nantais de pouvoir nous donner l'opportunité de les poser sur la platine. Espoirs déçus tout de même, pour paraphraser Camera Silens, de ne pas avoir pu mettre la main à temps sur l'original. 
Joli article-hommage d'un petit-cousin de David Berrué à lire sur son blog.

Petit David (R.I.P.) au milieu et Eric "Bidasse" Buffard au bout à droite, personnages découverts dans  l'indispensable "Camera Silens par Camera Silens". 


insert explicatif


l'original

mardi 14 juillet 2026

Les Cafards / Sadicomix, split 7" (1989)

Le bicentenaire de la Révolution française était l'occasion pour Les Cafards de se faire plaisir et sortir sur leur propre label Glubo & Co ce split 45t 100% Epinay-sur-Seine avec leurs camarades Sadicomix. Tirage limité à 1989 exemplaires seulement...  

En face A on écoute une magnifique version rub a dub d'Il reste encore des bastilles, le texte de Victor Hugo pour Gavroche, morceau que Les Cafards avaient aussi placé sur le premier album. Cette version "Special bicentenaire" du 45 a de loin ma préférence et démontre une fois de plus le talent des Cafards dans l'exercice reggae dub, j'aime beaucoup. 

La face B est un morceau punk de Sadicomix qui sous des airs de rigolos nous pondent un texte sacrément fort et révolutionnaire mais résolument anti-bicentenaire. Excellent morceau enregistré live au New York studio à Paris dans le 18ème. 

Espérons un feu d'artifice bleu blanc rouge ce soir à Arlington (Texas) en ce 14 juillet car de Bastille Day à Castille Day il n'y a qu'une consonne qui nous sépare, ce sera donc très très chaud même dans ce stade climatisé. Le feu sera sur le terrain mais espérons surtout qu'il s'arrête de brûler nos forêts, françaises comme espagnoles d'ailleurs. 



insert



dimanche 12 juillet 2026

Gypsophile, Apart in Alep EP CD (1997)

Tout premier disque de Gypsophile paru en 1997. Il permet de marquer une pause tranquille avant d'aborder la fureur des demi-finales avec les affiches promises dès qu'on tous vu le tirage et le tableau qui a suivi. Les Anglais et les Argentins vont pouvoir reprendre leurs petites hostilités autour des Malouines, Malvinas, la Main de Dieu, le rouge de Becks, les Espagnols vont espérer continuer leur série contre les Bleus et nous la France on va se battre contre le racisme crasse à notre égard qui devient une déferlante récurrente ces dernières années. On a beaucoup de bouches à fermer. Les paroles de celle de mon fils m'avait marquées un jour et rendues immensémment fier alors qu'il ne devait avoir que 5 ou 6 ans : il y avait une compétition sportive à l'écran et pour désigner le seul athlète noir au milieu des blancs il avait demandé qui était l'homme en vert. Une belle leçon et une bonne claque contre les mauvaises odeurs. 
Zéro mauvaise onde avec Gypsophile alias Guillaume Belhomme qui sort cet EP sur le beau label espagnol Elefant Records, aidé dans l'exécution de ses compositions par Fabrice, Watoo Watoo, et Manu, qui n'est autre que le regretté Emmanuel Lamour "Manu Love" des Garçons Ordinaires les précurseurs du blog. 
Un dimanche paisible.




samedi 11 juillet 2026

Baron Rouge, S/T. Mini-LP (1986)

Mini LP autoproduit de A à Z du groupe parisien Baron Rouge, groupe formé en 1982 par Jean-François (basse, chant) et Bob (guitares, choeurs), puis Marcaram (claviers, chant) et Hervé (batterie) ensuite. Bob quitte la bande en 84, remplacé à la gratte par Catastrof. Principales influences: Stranglers, Magazine, Métal Urbain pour les uns, The Clash et Hardcore américain pour les autres. Ce mélange donne un ensemble iconoclaste assez difficile à classer mais non point à écouter, d'autant que les textes sont particulièrement engagés (génocide arménien, antimilitarisme affirmé, anarchisme, mariage,...), teintés de références littéraires et d'humour. L'insert en est la preuve visuelle. 
Baron Rouge emprunte le surnom de Manfred von Richthofen non pas pour le glorifier mais pour dénoncer les horreurs de la guerre. J-F qui écrit la plupart des textes a milité avec des étudiants anarchistes et Marcaram (auteur des paroles de Haïastan et L'absinthe) des organisations libertaires. Les deux autres sont moins engagés. Le groupe sera ensuite présent sur un split La Voix des Gnomes présente (1987) que je n'ai qu'en numérique et a aussi participé à deux compilations : Le Soleil n'est pas pour nous (1986) et Névrose Tape I (1987). Disque acheté chez Undersounds à Limoges. 



insert


Est ce bien... raisonnable, n°1 Juin 1986

photo issue d'On a Faim, n°4 Juin 86


vendredi 10 juillet 2026

Theo Hakola, Hunger of a Thin Man. CD (1993)

Premier album solo du longiligne et affamé Theo Hakola paru chez Bondage en 1993. 
Musique country punk rock bien raide mais pourtant riche, ironique et iconique, à moitié chantée en Français. Bel exploit du natif de Spokane, nom qui lui va comme un gant puisque Spokane qui vient du nom d'une tribu indienne signifie Fils du soleil.  
Alors chez Hakola le soleil ne brille pas forcément de mille feux à la première écoute c'est certain, il faut même parfois bien écarter les nuages pour en apercevoir un rayon, mais une fois la chaleur captée elle nous ne quittera plus jamais. 
A lire plus bas la chronique de cet album chez Rock Sound en 1994, ainsi que cet extrait d'entretien sur son site
- Pourquoi décider de dissoudre Passion Fodder ?
- Humainement,  Passion Fodder était épuisé après six années très intenses avec beaucoup de plaisir et peu de confort. 
Au début, j’aurais pu l’appeler “Theo Hakola” mais j’avais encore envie de travailler derrière un nom de groupe. 
Par la suite, l’entente musicale et humaine est devenue telle qu’un groupe a bien pris corps. 
Mais avec le temps et les différents musicaux apparus au moment du quatrième album, c’est peu à peu redevenu mon bébé et lors de la dernière tournée, le split était entendu.
Il s’est fait assez proprement. Je vois, avec plaisir, tout le monde encore. 
Pascal Humbert, le bassiste, a joué sur mes deux premiers albums solo et pour mon bras droit, ô combien nécessaire, Bénédicte Villain, pas besoin de faire un dessin.

superbe pochette comme d'habitude



extrait du livret, du beau monde sur cet album

jeudi 9 juillet 2026

Piccolo et Saxo à Music City. LP (1972)

Un peu de légèreté et de diversité avec une de mes madeleines de Proust : le conte musical Piccolo et Saxo ! 
Ce disque-ci qui est le troisième volet appartenait à mes grands-parents paternels. Mes frères et moi l'écoutions donc rue de Wattignies à Paris dans le 12ème, surtout la première face car la seconde nous est toujours apparue comme un peu ennuyeuse. Disons que les instruments que nous préférions s'exprimaient en Face A. François Périer est le narrateur sur des textes de Jean Broussolle, et la musique est assurée par André Popp et son orchestre.   
Le premier épisode de cette série est sortie en 1957 et avait la simple vocation de faire reconnaître aux enfants les sons des instruments de musique sous la forme d'un conte. 
Piccolo et Saxo à Music City est résolument le plus moderne avec l'apparition de la musique électrique et électronique : la pop music. Je passerai peut-être plus tard les deux premiers, va savoir. 

ma préférée était la rouge...