dimanche 28 juin 2026

Navet Confit, Désolé Mouvement Geste LP (2024)

Lorsque j'ai réalisé le score affiché sur les stats du blog l'autre jour, je m'étais d'abord mis (pris) en (la) tête (afin) de diffuser un classique du punk rock français, puis j'ai cherché un disque, un titre, un nom de groupe en rapport avec le numéro de cet article et il ne m'en est venu qu'un à l'esprit et aux oreilles : Tapé dans le mille morceau illustre de crapauds parisiens que je ne ferai sans doute jamais figurer sur ce blog. Donc niet, pas de provocation inutile. 
Millième article sur Haar brut, la foule. Mille, 1000, bordel de merde. 
Je ne pensais certes pas en écrire autant, il faut croire que j'y ai pris goût. 

Le tout premier était consacré à ces merveilleux Des Garçons Ordinaires et mettait le shoegaze à l'honneur, et l'écoute cet après-midi du dixième album du Québecois Navet Confit s'est avérée être une évidence : l'élu au dossard 1000 ne sera pas un Français mais un cousin éloigné, Désolé Mouvement Geste de Jean-Philippe Fréchette alias Navet Confit et ses titres de chansons délicieusement à rallonge !
La première face est un chouette feu d'artifice et la seconde partie plus douce est envoûtante à souhait, le tout étant une guirlande de distorsions de guitares mais toujours irrésistiblement mélodiques et de textes très bien écrits et chaudement interprétés. Un petit bijou à écouter sans faim indéfiniment. Merci à Laurent Barnaud d'avoir mis un jour cet album sur ma route. L'objet est également magnifique : pochette avec recto verso de classe, et disque bleu turquoise transparent du plus bel effet, acheté chez Renégat Records, label rennais (disque édité en... 30 exemplaires ? Il en reste encore ? Fou...) et également dispo au Canada chez P572
L’auteur-compositeur, arrangeur, et réalisateur est LE secret rock le mieux gardé de la scène musicale québécoise. Avec plusieurs albums studio à son actif, de multiples réalisations et de bandes sonores, Jean-Philippe Fréchette, alias Navet Confit est, semble-t-il, condamné à une certaine forme de marginalité. Un artiste immensément talentueux qui mérite une meilleure reconnaissance de son éloquent travail. Un jour. Peut-être, était-il écrit dans Le Canal Auditif en 2022. Je vais étudier son cas c'est certain. 

Tout ça pour dire qu'hier j'ai quitté sans regrets le cagnard français et retrouvé la douceur de notre climat écossais qui n'a finalement pas de prix. Les articles devraient tomber de nouveau, comme un attaquant italien à ses plus beaux jours dans une surface de réparation au moindre contact. Ils jouent qui au prochain tour les Italiens ? OK je sors he he. 
Je me suis tout à coup fait un sketch à propos de ce millième, merci à Navet Confit d'avoir réglé la note à peine débarqué. Comme l'a toujours dit mon père : restons simples.

Bel article sur J-P Fréchette à lire ici, bonne lecture et bonne écoute.



une beauté ce disque


mercredi 17 juin 2026

V/A, Aujourd'hui... comme hier... CD (2003)

Compilation de reprises de standards oi! punk des années 80 principalement. La reprise peut être un exercice périlleux, surtout pour l'auditeur en fait, a fortiori lorsque 95% des titres originaux font figures d'archi-favoris du dit auditeur. Ils ne s'en sortent pas trop mal les bougres, à part un ou deux qui massacrent la leur, mais je ne jouerai pas la poucave. Aucune cover ne dépasse l'original toutefois même si Negative IQ reprend Raff avec brio dans un duel 100% limougeaud. 
En fait, le titre qui ressort à mon avis est une adaptation plus qu'une reprise mais assez géniale il faut l'avouer : on passe de Juin 40 à 11 Septembre sans sourciller ! Vraiment excellente idée des Boum Bomos, groupe punk humoristique de Nancy, et surtout du label messin Worst. En parlant d'adaptation la classique, magnifique et mondialement connue Rock Connexion de Laurent Voulzy par les Kro Men ouvre le bal comme de juste car c'est mérité. 


livret et explications







vendredi 12 juin 2026

Opera Multi Steel, Apparences de l'Invisible LP (2014)

Album acheté de façon opportuniste car je l'avais repéré chez Meidosem Records lorsque j'avais acquis Les Visiteurs du soir et puis je l'ai ensuite trouvé chez un vendeur à un prix dérisoire, une belle prise ma foi.  Enième album d'Opera Multi Steel qui compte une discographie longue comme le bras de Victor Wembanyama. Depuis plus d’une décennie, le groupe poursuit inlassablement sa route, semant derrière lui une moisson de disques avec une constance incroyable. OMS est un groupe vétéran de la scène new wave/cold wave française puisqu'ils se sont formés à Bourges en 1983 : Franck Lopez, son frère Patrick L. Robin, et Catherine Marie étant le trio originel auquel s'est joint Eric Milhiet à partir de  l'album A contresens en 1988. 
Apparences de l'invisible est un album absolument somptueux planant (perché ?) à haute altitude, flanqué de textes comme issus d'un songe oublié, aussi magnifiques que mystérieux ainsi que le laisse supposer le titre de cette oeuvre, qui nous immerge dans de la new wave ambiance médiévale avec melodica, flûtes et chant féminin, de la pop grégorienne éthérée, voire liturgique. Un album qui a des airs de pièce de musée, d'une classe froide et pure à couper le sifflet. 







jeudi 11 juin 2026

Les Rejects, Démo. CD-R (Date inconnue)

Attention ! Attention ! Ce mini-album cd n'existe que chez moi. Il s'agit d'une gravure DIY d'une démo chopée en ligne sur un site qui n'existe plus malheureusement. L'endroit se consacrait aux groupes de Mont-de-Marsan et j'y avais trouvé cette perle oi! mid-tempo qui m'avait fait fondre comme un eskimau glacé en plein cagnard. J'avais téléchargé Les Rejects et je les avais partagé sur Keponteam en 2018 si j'en crois mon disque externe et le forum. Le fichier était issu du site boomerang-records.fr qui proposait plein de morceaux en écoute, rock, garage, punk, oi! , instrumentaux, une petite mine de démos locales en tout genre. Pas sûr que j'ai pris autre chose que Les Rejects, je ne retrouve pas vraiment de trace. Je pensais sûrement avoir le temps, aah le temps...
J'avais donc compilé les titres de ces Montois rejetés et la pochette était présentée telle quelle sur le site. Un petit coup de technologie actuelle et j'ai enfin créé un skeud à leur mesure. S'ils passent par ici et qu'ils souhaitent me voir retirer leurs exploits, pas de soucis je m'exécuterai bien entendu. 
En attendant, je les ressucite d'entre les morts et prenez dans la tronche cette bonne tranche d'amateurisme convaincu. Evidemment la grande majorité va trouver ça mauvais he he, mais ce n'est pas une raison pour en dégoûter les autres. C'est comme les endives en salade, c'est cru avec un brin d'amertume, c'est raide comme le gourdin des Frères Tête-Dure, mais l'énergie brute elle est là ! Bonne basse et bonne batterie bien lourdes, ponts de guitares (hé ouais mon gars) et choeurs qui vont bien, le mec derrière son micro avec sa grosse voix de lourdingue il y croit et il nous y fait croire aussi parce qu'en plus on comprend la plupart des mots qu'il éructe. C'est du bourrin, de la oi! un peu martiale, j'adore. 
Je l'ai peut-être fabriqué ce cd mais techniquement je l'ai en disque alors hop ! il a sa place ici. Dans Haar brut, il y a brut. Et le haar, well... il faut avancer même si ça mouille et qu'on n'y voit rien. 
Au cas où des personnages de Mont-de-Marsan passent par ici et connaissent ce groupe, j'accueille les infomations avec joie. 




reality check

lundi 8 juin 2026

Fandor, L'enfance de l'art CD (2008)

Un moment tranquille et agréable à passer avec le deuxième album de Fandor intitulé L'enfance de l'art, sorti chez les amis de Z & Zoé Records le label d'Auch en 2008, soit dix ans après le tout premier LP Sparetime. Un souffle de nostalgie mis en musique et bricolé avec amour par le songwriter bordelais Laurent Barnaud dans lequel il évoque ses souvenirs d'enfance et des états d'âme que l'on a pu partager un jour ou l'autre nous aussi. Chouette album. 
- A quoi ça sert de revenir en arrière ? Comme Fandor dans le morceau La route bleue, une question que je me pose bien souvent...

dessins d'Emma





vendredi 5 juin 2026

Perio, Shine ep 7" (1995)

Eric Deleporte et Sarah Froning se sont rencontrés un soir de novembre 1990 dans une rue de Nantes. Sarah débarquait des USA avec une amie dans l'idée de s'immerger dans la langue française qu'elle avait étudiée au lycée et à l'université et aussi en quête d'aventures et de rencontres. Eric était de sortie avec son ami Dominique A. Leurs atomes s'accrochèrent et pendant cette période commune, le couple fonda donc Perio dont j'ai présenté la première année du blog le second single club sorti chez Lithium, Lopsided en 1997 et le dernier album d'Eric récemment, The sharp bones of my sleep, toujours sous l'alias Perio. 

Ce premier EP a été enregistré lors de la même session que Lopsided et constitua leur premier 45t, Shine ep. Deux très beaux titres originaux et une reprise de Liz Phair de qui j'avais adoré l'album Whip-smart en 1994. Le morceau titre de ce sept pouces figure en version acoustique sur le premier album de Perio Icy morning in Paris dont je parlerai une autre fois. Petits craquements à prévoir mais c'est ce qui fait vivre un disque vinyle.
L'EP a été enregistré au fameux Lutecia Gardening Studio de Jean-François Marvaud. Les deux morceaux sont écrits et chantés principalement par Sarah, Eric ajoutant sa voix et ses guitares. Sans oublier Christian "Ta luv' Q" Quermalet (de SwamJulianSwam) à la basse, Benjamin "Ben" Boguet (guitare, guitare wah), et le Max à la batterie ! 


l'intérieur déplié




Extraits des entretiens dans Langue Pendue n°11, Les années Lithium