J'avais donné rendez-vous à Laurent (Les BOF!, The No-Things) à la gare d'Edimbourg, Waverley station et c'était parti pour Glasgow Queens street, direction l'Ivory Blacks qu'aucun de nous deux ne connaissait d'ailleurs alors que c'est en fait juste en face du disquaire Missing Records ! Fallait le deviner.
Arrivés dans la salle, on se prend évidemment une binouze et on va jeter un oeil sur le merchandising des quatre groupes de la soirée : The Clench, Criminal Damage, Razortooth et Lion's Law, la tête d'affiche. On repère rapidement Tomoï au téléphone...
Et puis Wattie déboule, il nous repère (surtout le "look français" de Laurent, je le cite lol, moi il m'a pris pour un Scot, ce qui m'a assez plu je le reconnais). Bref on se présente, le Marseillais et le Parisien, Laurent fait péter ses connaissances du milieu de la oi! marseillaise et Wattie nous emmène en coulisses nous présenter un pote qui n'est autre que Christophe B ... le chef des Commandos Ultra 84 de l'OM, incroyable. Dans la loge (spartiate) je reconnais Olivier "Vovott" Votelet ex-Komintern Sect et à notre gauche dans son coin, nous tournant le dos, un type costaud rasé crâne tatoué toile d'araignée dont on devine qu'il n'a pas vingt ans non plus se chauffe les bras et les cuisses avec des altères, ignorant royalement le tintouin que font les Frenchies derrière lui. Bref on discute, les deux Marseillais causent du bled et de références qui m'échappent mais c'est cool Thomas nous rejoint ! Vraiment une joie d'être avec le batteur de Komintern, d'autant que Wattie et lui sont vraiment des types hyper sympas. Ils nous racontent des anecdotes de tournées on échange des petits selfies on se marre et enfin on remonte en salle car le gig vient de démarrer avec les Hispano-Polonais de Glasgow, The Clench.
Tomoï la légende et Wattie entre nous deux mais inutile de montrer ma chetron sur Haar brut (on aperçoit ma main c'est suffisant hehe). Je changerai les tofs peut-être un jour.
The Clench c'est du brutal, la salle se remplit lentement, tatouages à volonté, crânes zéra partout et une majorité de mecs de nos âges, voire plus pour certains. La nouvelle génération est là aussi mais les vieux sont en force. Laurent étant une "vedette" de la scène reconnait plusieurs keums et c'est toujours bien utile. Je retrouve à ma grande surprise une ancienne collègue (une Ecossaise francophone) qui en fait est une bird. C'est cool car on ne s'était pas vu depuis quelques années. Bref tout le monde est content.
Arrivent Criminal Damage ensuite et là je reconnais le mec de la loge. C'est Steve Potts le chanteur de ce groupe de Brighton fondé en 1982, une sommité dans le microcosme oi! du pays on dirait. Il fait rapidement tomber la chemise et force est de constater que le papy skinhead est en forme olympique et que c'est le dernier à qui j'irais chercher des noises, il déménage et donne des coups de pieds dans le vide toutes les trente secondes en braillant de sa voix gutturale. Au niveau zik, c'est un peu mieux, on sent l'expérience du groupe mais ça reste primitif.
Razortooth, deuxième groupe local de la soirée, prend la suite en trio et c'est nettement mieux, plus rapide, plus mélodique, le chant est enfin presque normal, pas trop forcé sur la voix surtout. Le batteur est en fait l'organisateur du concert, le mec de Two's Up Promotions.
Mais bon en réalité on attend tous Lion's Law qui déboule enfin avec une intro bien sentie et une entrée théâtrale du chanteur. En place en pôle position on est bons et c'est parti pour une cure de jouvence car soudain les rangs se sont méchamment ressérrés et ça décanille de partout. Un imprudent se fait dégommer son phone mais le coupable à tête chauve se jette pratiquement au sol pour lui trouver le portable au milieu des Doc Martens ! Viril mais super esprit, ça fait plaisir et ça rassure toujours étant donné la virulence des impacts. J'aimerais bien pour rigoler essayer de bouger le mastodonte à ma droite mais je me ravise lorsqu'un petit plastic gangster d'une vingtaine d'années s'y colle et rebondit quasiment sur le géant pour se retrouver tout penaud au sol, pour la seconde fois de la soirée. Pas de soucis on le relève. Deux petites nanas pas du tout lookées skin et plutôt menues se la donnent carrrément à fond au milieu des gaillards, impressionnantes les filles ! Elles feront valser le jeune une nouvelle fois mais il en redemandera toute la soirée le bougre.
J'avoue qu'à part Lafayette je ne (re)connais aucun titre, j'ai beau avoir quatre albums je ne les écoute pas très souvent et donc je suis un peu à l'ouest au niveau des morceaux. Peu importe car franchement c'est de la balle, on s'éclate comme des jeunes, Laurent est déchaîné et on se fait bouger de droite à gauche mais on le rend bien, on n'a rien perdu en fait !
Je reconnais soudain un titre, miracle ! Normal c'est une reprise et improbable celle-là (en fait elle est sur le dernier album que j'attends d'un jour à l'autre) : une chanson que j'adore : I ran d' A Flock of Seagulls, groupe new wave des années 80 !!! Et la reprise est énorme, il faut que je fasse une video pendant une accalmie, je ne peux pas passer à côté, c'est obligatoire ! Ils me colleront ce morceau dans la tête pendant une semaine.
I ran
Il a vraiment de la présence ce Victor il n'y a pas à dire, il fait le show au micro et les birds (mûres) du premier rang sont ravies. Il salue au micro en français la présence du Marseillais et du Parisien que nous sommes dans la salle, et on salue les copains en retour et personne n'a rien compris évidemment.
Le cessez-le-feu était prévu à 22h et il est 23h passées lorsque le set s'achève. On reprend nos esprit et on va claquer les bises, les poignées de main à Thomas, Wattie, Christophe et les autres parce qu'il faut vraiment les féliciter pour cette super soirée oi! et surtout il faut qu'on décanille car on ne dort pas comme eux dans l'Ibis d'à côté : le dernier train pour le Burgh est dans 30 minutes et si l'after fait hyper envie ben... non on va rentrer finalement. Mais c'était bien top, merci Lion's Law !












































