mardi 13 octobre 2026

Wunderbach, Pas de références LP (1984)

Pas de références est le deuxième album studio de Wunderbach, sorti en 1984. Forts du succès de leur mini-LP l'année précédente, ils sont conviés par Hervé Philippe le manager de La Souris Déglinguée transformé pour l'occasion en conseiller artistique de venir faire un tour au studio Garage pour enregistrer les morceaux. Pas forcément l'idée du siècle car le son produit par le Garage laisse toujours autant à désirer... Toutefois les musiciens sont bons, les textes sont bons, l'énergie dégagée est furieuse et contagieuse et l'album deviendra un classique du rock français, une référence pour beaucoup.
Pourtant Wunderbach splitera après cet album... pour finalement se reformer vingt et un ans plus tard (!) à l'occasion de la réédition en vinyle de la compilation 82/84. Il en profitera pour signer deux autres albums chez Dirty Punk Records : Increvables (2011) et tout récemment en co-production avec Combat Rock, Actionnaires de la Raya (2024).

Wunderbach, Pas de références : Kiki (chant), Marc "Marco" Laurent (chant), Manuel "Manu" Castillo (guitares, vocaux), Jean-Baptiste Rouault (guitare), Albert Zennou (basse), Jean-François "Cambouis" Juvanon (batterie).

pochette bien sympa, mais le verso pas simple à déchiffrer




vendredi 9 octobre 2026

V/A, La Force dans la Oi ! EP 7" (2012)

Compilation quatre titres d'UVPR sortie en 2012 ce qui signifie qu'il s'agit de la première apparition de Lion's Law sur disque. Le groupe savait-il déjà qu'il allait devenir une véritable machine de guerre de la oi! française avec ses dizaines de disques et ses centaines de concerts à travers le monde ? Peut-être pas mais le refrain du morceau Lionheart avait quand même déjà une sacrée allure d'hymne. Il me semble bien qu'ils l'ont joué lorsqu'ils sont passés à Glasgow en avril dernier mais j'avoue que ma mémoire n'est pas hyper fiable. 
Le titre que j'affectionne surtout dans cette mini-compile est celui des Lillois Larcin avec leur Mauvaise habitude qui sonne carrément années 80, j'adore. D'ailleurs je pourrais presque pompeusement me sentir dans le viseur des paroles puisque pendant une période j'ai laissé tomber la oi! dans laquelle je ne me retrouvais plus, sans jamais chercher à proposer quelque alternative que ce soit...
L'association Maraboots / Jenny Woo fonctionne au poil je trouve, la présence d'un saxophone contribue beaucoup également à la qualité du morceau Jamais. Je reconnais ne pas savoir grand chose de Jenny Woo, égérie canadienne de la oi! et du label allemand Randale Records, qui tourne dans le monde entier depuis plus de vingt ans pourtant. Je ne possède qu'un cd promo sept titres d'elle et je ne l'écoute jamais... Je me le passerai dans la journée, tiens *. Pour plus d'infos sur la Canadienne, ici est un bon début (entretien en anglais). 
Enfin, le dernier morceau de La Force dans la Oi ! est signé The Fanatiques de Saint-Etienne qui sonnent aussi un peu années 80, d'ailleurs le refrain de No turning back me fait succinctement penser à du Drei Oklok (Les petits vauriens).  

Disque très soigné donc (UVPR, quoi), tant dans les morceaux que dans la présentation : pochette stylée et amusante (je tiens à souligner pour les amis des animaux que Penny le coq qui prend le métro n'a pas été blessé pendant le shooting... !) et insert quatre volets de qualité qui présente cette jeune garde oi ! de l'Hexagone dans les années 10. 
Le volume deux et ses nouvelles recrues paraitra deux ans plus tard. 

* je l'ai écouté : pas mal du tout. Au moins j'en ai un. 

cocoricoi !








mercredi 7 octobre 2026

Fandor, J'ai patienté toute ma vie CD (2018)

On retourne à Bordeaux pour retrouver ce vieil ami Fandor avec son album de 2018, J'ai patienté toute ma vie, encore un fruit de la Z & Zoé connexion. Ce disque achèvera de compléter la collection Laurent Barnaud... jusqu'au prochain album, qui serait actuellement en préparation d'après ce que j'ai cru lire ! 
Le temps pressait donc, il fallait que je mette enfin à jour le blog sur la discographie de Laurent. C'est chose faite aujourd'hui.
Ce bel album je l'avais mentionné l'année dernière, lors du passage du 45 tours Such a big wave (2014) sur ces pages. On retrouve ce titre parmi les morceaux du cd, qui ont été enregistrés entre 2014 et 2018. Et toujours cette formule entre indiepop, folk et shoegaze qui fonctionne parfaitement, les guitares alternant les cavalcades dans les landes du Sud-Ouest, les rêveries en bord de mer et les ballades jouées sur la plage autour d'un feu de camp. Des plaisirs simples.
Bonne écoute ! 


samedi 3 octobre 2026

V/A, Punk Rock never sounded so wrong EP 45t (1998)

Punk Rock never sounded so wrong... 
Well, il est certain que le Crève salope de The Splash Four (Paris) dégueule un peu sur les bords mais il faut bien avouer que l'original ne fait pas dans la dentelle non plus. Weak (La Rochelle) par exemple nous gratifient d'une super reprise de Gay boy de The Queers, le meilleur titre des quatre de ce disque pour moi. Trois reprises et un original des Guzzlers (La Rochelle) qui n'ont pas souhaité faire comme tout le monde semble t-il. Weak et Guzzlers, deux groupes que l'on connait ici avec The Popular Music Series donc welcome back ! The Splash Four itou. Il n'y a guère que T.V. Killers (Bordeaux) qui font leur première apparition sur le blog.
Après la jolie pop de salon hier, du bon vieux garage punk aujourd'hui avec grattes qui crissent et batteuses qui tamponnent, il faut bien remettre les mains dans le cambouis après une nuitée un chouia bourgeoise. 
Mini-compile sortie chez le label breton Thee Knights of Trashe Records (Lorient). 
Petit disque, gros bronx. 



insert































vendredi 2 octobre 2026

Feutre, Les grands ensembles CD (2026)

Retour de Feutre, cinq ans après Nos rencontres (2021) avec ce second album, Les Grands Ensembles, sorti il y a quelques jours sur le label Les Disques Maladroits dont je reparlerai un autre jour. 
Paradoxalement les premiers membres du groupe bordelais ne le sont plus (ensemble) : Michaël Korchia le fondateur bassiste et multi-instrumentiste qui signe toutes les musiques s'est entouré d'une nouvelle voix, Elsa Leroyer, autrice de la plupart des mélodies vocales, et d'un nouveau guitariste, Jérôme Excoffier, qui mettent leur talent au service de cette indiepop nourrie aux sucs de la pop baroque des sixties et des seventies.
La belle pochette donne d'emblée le ton, baignée dans ces orangés rétro et chaleureux qui réveillent en moi le souvenir... du papier peint chez mes grands-parents maternels, rue de Fécamp (Paris 12ème) ! Son immeuble kitsch aux allures d’orgue monumental me rappelle les briques de cette résidence, de ce grand ensemble. A chacun le sien, MK c'était Sarcelles. Dès la prise en main du disque donc et avant même que la musique ne s'échappe de l'album, un air familier et agréable se dégage. 
L'indocile ne déçoit pas et ouvre royalement la voie à une musique pop à guitares, élégante, riche d'arrangements modernes qui va nous accompagner tout au long de cet album. Mais c'est sur du funk que le coït suprême aura lieu, en compagnie du couple Elsa et Adam, le morceau le plus sexy de l'album avec son texte coquin, son groove irrésistible et sa chaleur moite qui confirme que Feutre sait décidément jouer de la belle pop de chambre. 
Le reste de l'album oscille gracieusement entre pop scintillante qui semble tout droit sortie de l'univers de Felt (le nom Feutre est un clin d'oeil au groupe de Lawrence, je le rappelle) et musique populaire rétro-futuriste nichée quelque part entre les mélodies arrondies et les machines rêveuses de Stereolab. Notons aussi la belle réactualisation en français de Gold mine, un titre phare de Mumbly l'un des premiers groupe de Michaël, repris dans cet album façon western.
Feutre joue donc sur du velours, ce qui n’a rien d’une surprise tant Michaël revendique le concept depuis longtemps. Mais si la formule est familière, le plaisir demeure assurément intact. J'avais écrit précédemment que Nos rencontres me paraissait être le meilleur disque de Michaël Korchia, c'était sans compter Les grands ensembles. 

superbe


jeudi 1 octobre 2026

Ypérite, S/T EP 45t (2011)

Ypérite est un quartet punk rock de Paris fondé en 2006 par Benoit Maître "Ben Spizz". Il est composé ici de Benoit (chant), Marc (guitare), Olivier (basse) et J.C. (Batterie). Pas beaucoup d'info à part que Benoit a créé la galerie de street art Le Lavo//Matic dans le 13e à Paname. Il a également écrit un livre rock que je n'ai pas lu, Lucie Pressing. J'ai dû passer 15 000 fois devant cette pochette intéressante sans la prendre, la 15 001ème fut la bonne. J'ai bien fait même si je ne jouerai certes pas ce disque 15 000 fois dans ma vie future. Les quatre morceaux sont pêchus, du bon rock punkifié. 
Le 45 tours est sorti chez Close Up dont on ne sait toujours pas vraiment s'il est encore en activité finalement ?