samedi 7 novembre 2026

Pochettes #19, Les Coins Brillants de Bristol.

The Brilliant Corners sont de Bristol et pourtant j'ai longtemps cru qu'ils étaient Ecossais. J'ai acheté mon premier Brilliant Corners à Londres mais je ne me rappelle plus chez quel disquaire. Ce dont je me rappelle est que je ne connaissais pas grand chose de ce groupe alors, hormis que j'avais dû les écouter à la radio chez Lenoir probablement car le nom m'était familier. Mon achat fut grandement influencé par sa pochette sublime. C'était l'EP Why do you have to go out with him when you could go out with me. Le morceau-titre tirait aussi fortement la sonnette d'alarme. La pochette avec la dame à la casquette est aujourd'hui, je ne crois pas me tromper, l'une des préférées de malta de toute ma collection. The Brilliant Corners ont bien compris le pouvoir d'une pochette, photos ci-dessous à l'appui. Il me manque plein de disques du groupe mais l'occasion fera le larron, pas de prise de tête. 
L'album Joy ride est un peu spécial car j'ai tout de suite pris possession de la ligne I saw my brother die par la force des choses. Et de fil en aiguille, de chouettes morceaux en chouettes morceaux, sans qu'aucun ne me fasse pourtant jamais vraiment sauter au plafond, The Brilliant Corners sont devenus membres à part entière de ma famille musicale. Je me fais régulièrement ma série d'écoutes de ces albums et maxis et elle tombe ce soir entre les matches de rugby de Novembre, Galles - Japon je m'en cogne un peu. Pop songs de qualité, nerveuses, toujours assez tendues, parfaites pour se préparer à affronter les mighty Fidji, équipe qu'on adore toujours voir jouer.

West Side Story
malta aime la casquette, mais perso mon coeur balance pour la rose, une de mes pochettes préférées... hihi

"on rotation"






Haar brut, le blog. (2026)

Un petit article de rien du tout pour annoncer un nouveau venu sur le blog : j'ai ajouté un petit gadget sur le côté avec une sélection de publications passées qui arriveront au hasard sur la page pour le plaisir des yeux et des oreilles, sortir de l'oubli et se rappeler à votre bon souvenir. Fonctionnel sur la version web, sur le smartphone je n'en sais rien je ne regarde quasiment jamais le blog sur mon phone. Servira servira pas, j'm'en fous, ça habille.
Enjoy ! 

Et allez l'Ecosse contre les Blacks cet après-midi !

fumer c'est mal

vintage Scotland, maillot de mon frère aîné. Come on Scotland !!!




vendredi 6 novembre 2026

V/A, Oi! It's a world league ! LP + 7" (1992)

Je ne l'avais pas écoutée depuis un moment cette compilation, c'est con parce qu'elle est bien fournie et surtout bien foutue. 
L'objet d'abord : un combo 33t + 7 pouces vêtu d'une jolie pochette dessinée signée Alteau des Herberts et conçue par Marco "K.K." Balestrino (Klasse Kriminale), semi-dépliante avec les textes des chansons, toujours appréciables, et ici traduites en anglais, c'est cool. Pas mal d'autre prose, plus un poster et un flyer promo concernant le premier 45t d'Asociale, groupe lombard, j'y reviendrai. Le tout acheté il y a plusieurs années chez l'iconique disquaire romain Hellnation. J'étais plutôt satisfait de mes trouvailles d'autant que j'avais aussi chopé le skeud d'un groupe skin italien historique, Guerriglia Urbana. D'ailleurs, ce joli disque vert me permet de coller une année à l'achat puisqu'il venait de sortir et qu'il était tout neuf, c'était donc en 2017. Neuf ans, pas si vieux que ça. 

Le disque débute en anglais avec des vieux de la vieille, les légendaires Business et leur classique Saturday's heroes un morceau lié aux messes un peu spéciales qui entouraient les matches de football à Londres à cette époque, particulièrement West Ham United que supportait le chanteur Micky Fitz, décédé en 2016...  Le titre suivant évolue également le weekend et évoque les pérégrinations houblonnées des membres de l'inévitable groupe basque de service, une obligation pour une compile internationale punk oi! qui se respecte. Il en faut toujours un et le Pays Basque n'a jamais manqué de bandes punk oi! rebelles, de tout temps, et encore aujourd'hui. Ici c'est Zakarrak qui s'y collent avec leur très bon Fin de semana.
Les Italiens Klasse Kriminale reprennent en choeur le titre de la compilation dans leur langue et la suite est assurée en français par les Parisiens West Side Boys, dont je n'ai toujours pas passé de disques tiens, j'en ai plusieurs pourtant. 
Puis déboulent d'autres Italiens, Nodo, avec un chouette morceau qui envoie bien, oi! mid-tempo comme j'aime. Après les Transalpins, on fonce outre-Manche avec de nouveau des Anglais, Another's Man Poison, correct mais un ton en-dessous. Je ne les connais pas ceux-là à vrai dire. Ocho Bolas conclut la face et ce groupe chilien de Valparaiso (!) relève immédiatement le niveau. Je conseille une montée de son, c'est du bon avec la basse qui va bien.

Asociale (cf le flyer) entame la face B, des italiens de Côme. Côme... tiens tiens... ça me rappelle quelque chose cette semaine... une rouste je crois... ah oui... qui prend 1-9 prend un boeuf. Truffes de Lensois.
Anti-Heros sont américains et leur Election Day même s'il est d'actualité avec le cyclone électoral outre-atlantique qui vient d'envoyer l'autre guignol orange dans les cordes, le morceau reste assez moyen. 
Straw Dogs, des Angliches, sont bien plus teigneux et pêchus avec une dent contre la maréchaussée locale désarmée, on se demande bien pourquoi. 
Puis The Herberts reprennent à leur compte le riff de Work together de The Oppressed (je pousse peut-être un peu) avec les paroles combatives d'Action man. 
Le meilleur morceau pour moi est suédois, de Stockholm, l'oeuvre d'Agent Bulldog et ses Back street boys. Fameux. Je l'avais publié sur ma chaine YT et il a eu son petit succès. Et quitte à reparler des hommes en bleu autant s'adresser à l'original : A.C.A.B. des 4-Skins, slogan qui semble être à la mode en France en ce moment... 
Les Allemands Die Lokalatadore ferment la marche de l'album avec un titre punk oi! ska pas dégueu. 

Au tour du 45 tours maintenant, franchement les albums qui viennent avec un petit dixe en plus c'est toujours la classe. Même s'il est moyen on ne va pas se mentir. Il est composé d'un groupe anglais, Boisterous suivi d'Incivili, des Italiens (de La Spezia) en face A.
De l'autre côté on retrouve Plastic Gangsters qui joue une adaptation sympa en français du classique Crucified des ricains Iron Cross (un 45t sur ma wantlist). 
Le final est bof mais exotique, donc intéressant : Zona A, groupe provenant du plein centre de l'Europe, du pays que l'on appelait alors la Tchécoslovaquie. 

Réalisation du label italien de Marco K.K. Havin' A Laugh Records. 


Ecole Margerin assumée


pochette repliée
focus pour les bigleux

dépliée

33 et 45

flyer

le petit poster
















A propos de The Opressed, "Work together" est sur ce disque qui est l'un de mes premiers skeuds de Oi! . Acheté chez New Rose (75 Francs). Je connaissais deux-trois groupes dont Oi! Polloi et son morceau "Skinhead" que j'avais en K7. C'est pour ce morceau que j'avais acheté cette compile. L'ensemble fut une révélation, un de mes disques préférés. Quelle pochette!


mercredi 4 novembre 2026

Le Klub des 7, S/T CD (2006)

Le Klub des Sept était un collectif de hip hop indépendant composé de plusieurs acteurs du milieu, dans les années 2000. Evidemment n'étant pas du tout familier avec le dit milieu je n'irai pas plus loin que la nomination des membres du Klub : Fuzati (Klub des Loosers), à l’origine de ce projet et en grande partie à la production, tout comme Detect (Gravité Zéro/Klub des Loosers). Auxquels s'ajoutent Gerard Baste (Svinkels), Fredy K (ATK), Cyanure (Hustla/Gravité Zéro), James Delleck (Gravité Zéro / L’Atelier), et Le Jouage (Hustla/Gravité Zéro). Je n'en connais toujours aucun je ne vous le cache pas.   
C'est un jeune collègue français rencontré au taf qui m'avait branché sur ce groupe et j'avais bien kiffé l'ambiance, mêlant le flow parfois lancinant parfois un peu plus percutant, les interludes égocentrées, et aussi l'humour (tantôt noir, tantôt potache) des textes, bref il s'agissait carrément d'un album qui ferait bonne figure chez moi et qui enrichirait ma maigre section hip hop plutôt composée de rap US old school des années 90, genre agressif, et des noms classiques du rap français (NTM, IAM, Assassin, 2 Bal 2 Neg', PM, etc...). Le style rap lo-fi et décalé de cet album à prendre au second degré me convenait tout aussi bien. En outre, ayant été un petit lecteur d'Enid Blyton dans mon enfance lambda (Oui-Oui évidemment, oui oui, mais aussi les séries Le Club des 5 surtout, et un peu Le Clan des 7), Le Klub des 7 me lançait un clin d'oeil appuyé, forcément ! 

Le collectif a ensuite été tristement endeuillé par le décès de Fredy K (accident de moto) en 2007 mais a conservé son nom à la sortie du second et ultime album (que je n'ai qu'en numérique), La classe de musique (2009), tout aussi bon. 
Ce croustillant premier album éponyme est sorti chez le label bordelais Vicious Circle qui l'a réédité en vinyle en 2018 à l'occasion du Disquaire Day.

pochette-livret



dimanche 1 novembre 2026

Manu & les Coundouristes, Notes & observations. CD (2012)

Compact disc acheté un dimanche d'automne l'année dernière chez l'Oxfam Music Shop de Stockbridge, non loin de chez moi. J'ai vu que le disque était français, je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam mais comme il ne coûtait que trois livres Sterling, je l'ai pris en me disant qu'on ne sait jamais. J'aimais bien la pochette et l'objet digipack de manière plus générale, donc nous étions a priori faits l'un pour l'autre. 

Manu & les Coundouristes ne sont pas Français mais Belges et l'album est superbe. Ce fut un joli petit coup de foudre. Manu Coundouris mène la barque avec sa belle voix feutrée et sa guitare, Pascal Hauben joue de la basse, François Gaspard à la guitare et aux claviers, Fabian Hidalgo à la batterie. Pour les découvrir davantage et mettre un visage sur ces morceaux précieux plutôt pop rock intimistes, je vous invite à consulter leur page youtube qui comporte clips et quelques passages télé. D'abord en solo, Manu est rejoint par les Coundouristes en 2008 à Bruxelles et le quartet crée ensemble son propre univers, mélancolique et absurde à la fois, nous propose son observation du monde en douze chansons. Un cocktail délicieux, un de ces disques du dimanche dans lesquel j'aime parfois me réfugier. Mention spéciale pour Le cheval blanc.

Album autoproduit chez le label Elabeth et plus rien ensuite. Aucune séparation officielle n'a été médiatisée, toutefois le groupe semble s'être enfoui dans un profond sommeil. Définitif ? On dirait bien et c'est dommage. La page bandcamp reste quand même ouverte et l'album est toujours dispo. 








mercredi 28 octobre 2026

The Brigades, 1er 45t (1982)

Disque trouvé lors d'une visite chez EscriDiscos à Madrid, un super disquaire petit par la taille mais grand par le choix dans les bacs chez qui j'ai fait quelques belles emplettes punk oi! françaises (entre autres) et que je conseille à tous si vous avez l'occase de séjourner dans la capitale espagnole. La découverte s'est produite quelques heures après la visite du Musée Reina Sofía afin de me poser au moins une fois dans ma vie face à l'impressionnant Guernica de Picasso. Une jolie coïncidence de dénicher ensuite le premier 45 tours des Brigades dont le nom est inspiré par les fameuses Brigades Internationales créées pendant la Guerre d'Espagne (1936-1939). 
J'ai écrit sur le groupe pas mal de fois dans ce blog donc il suffira de coller les morceaux pour un peu d'histoire sur ce combo punk historique français. 
Deux excellents titres composent ce mythique single, le premier disque de leur propre label Rock Radicals Records, surtout Jobless generation et son intro un peu grave qui a de gros airs de Joy Division. Un petit classique incontournable. 



insert


le lendemain la boutique était fermée "por motivos personales"

le ptit sac local qui va bien pour la collection, toujours sympa.