mardi 4 août 2026

V/A, The Noise and the Melodies (The Pearl-Compilation) CD (1993)

Magnifique compilation internationale issue par le zine allemand Pearl-Zine, écrit par Thomas et Elke Overdick, localisé au nord du pays dans la deuxième plus grande ville d'outre-Rhin : Hambourg.  Comme son nom l'indique voici un ensemble à la fois bruitiste et mélodique, en parfaite homogénéité. Comme son origine ne l'indique pas la pochette nous présente l'escalier de... la rue du Calvaire vers la rue Gabrielle à Paris dans le 18ème !
Dans la liste, nous retrouvons quatre vieilles connaissances qui nous délivrent de superbes morceaux noisy pop : les Anglais de Derby Antiseptic Beauty, les Belges de Nivelles Mosaic Eyes, les Rennais Des Garçons Ordinaires et les Toulousains Lucievacarme.
Cette compilation regorge effectivement et littéralement de perles (pearl-compilation cqfd) ; je serais bien emmerdé si je devais établir un Tiercé gagnant. Je le parierais dans le désordre entre Lorelei (d'Arlington, USA), les locaux hambourgeois Die Sterne et Die Regierung (ces derniers commencent leur morceau chanté en allemand par un "c'est la guerre je pense" en français dans le texte), les Tchèques Ecstasy of St.Theresa de Prague, les formidables et regrettés Des Garçons Ordinaires. Ok, ce n'est plus un tiercé mais un Quinté+ ! 
C'est logique car honnêtement à part... allez... au maximum trois morceaux que j'aime un tantinet moins que les autres, ce qui ne fait pas pas bézèf sur 20 chansons, tous les membres du peloton, bien compact, jouent des titres de grande qualité. Qu'ils viennent d'Allemagne (Flowerpornoes de Duisbourg, Hip Young Things de Bielefeld, 18th Dye de Berlin, Allwissende Billardkugel et Red Letter Day tous deux de Hambourg), d'Angleterre (The Tony Head Experience du Somerset, Eva Luna de Liverpool, Ex-Love Parade), du Pays de Galles (les Cardiffians U Thant et Fflaps de Bangor - Menai Bridge pour être précis, qui chantent tous les deux en gallois), de Suède (Acid House Kings, probablement les plus connus de la compilation, en provenance de Stockholm), d'Espagne (les Madrilènes Usura), ou de Hong Kong (Adam Met Karl dont seul le titre n'est pas une exclusivité pour la compilation). Bonne écoute !

Hambourg-Montmartre en Super5  






samedi 1 août 2026

Les Héros, Elle a le nom d'un cocktail / Police call. 45t (1982)

Super 45 tours de ce groupe de rockers venus de Rambouillet, ah oui il y en a. Un trio sur lequel je ne vais pas m'attarder en commentaires car l'intarissable Claude Picard l'a déjà fait pour moi. Deux chouettes morceaux qui gagnaient à être connus. 
Là je suis plutôt occupé à rafistoler le blog qui est parti en vrille depuis la migration des serveurs d'Internet Archive. Mais vieux codes sont devenus obsolètes en gros. Je suis donc en train de ressusciter les playlist une à une. Je devrais m'en foutre après tout vu la tâche gargantuesque mais ce changement m'énerve quand même un peu. Il est possible que je ferme le blog occasionnellement, seuls les privilégiés y auront accès. Pour l'accès c'est simple, il faut une adresse gmail (ouais, désolé) et m'envoyer un message (surtout). Il n'y a pas de raison que je sois le seul emmerdé hein. Et cela fera chier l'IA aussi tiens. Wait and see

Fi de ces considérations dont la plupart se fout royalement. Voici ce petit cocktail punk rock à s'enquiller cul sec et en bonne quantité, sorti chez Spac Productions en 1982. Cette année-là et les autres qui suivirent je ne crois pas en avoir jamais entendu la moindre note. Il aura fallu l'efficace Bouloup pour réparer ce sortilège et c'est ainsi que ce disque trouva enfin sa place dans mes bacs. Je vais donc doublonner le Bouloup aujourd'hui, il m'en excusera. 





vendredi 31 juillet 2026

Snix, Quand le soleil se lèvera. LP (1986)

Wrong... était le titre du Maxi 45t de l'article précédent, ce n'était pas prémédité mais le titre colle parfaitement. Est-ce mal de publier un deuxième article sur Snix le groupe skin lillois des années 80, leur deuxième album en l'occurence ? Meh comme dirait mon fils, que j'interprète comme un bof. 
Il est très bien cet album, c'est même un de mes préférés dans la catégorie punk oi!, malgré ce chant, cette voix, qui en a rebutté plus d'un, pas de problème. Il est clair aussi que si le son avait été l'égal de celui du mini-lp Coeur de lion le disque aurait pris une autre dimension mais voilà c'est ainsi que Rock-O-Rama l'a produit. Label allemand contreversé également. Je n'ai pas acheté le bouquin sur le label mais il se pourrait que je le tente un jour. J'ai quelques disques d'eux, pas beaucoup. 
 
J'assume pleinement que le groupe soit qualifié d'ambigu par l'intelligentsia punk mais les morceaux de ce Quand le soleil se lèvera parlent d'eux-mêmes et sont aussi transparents que l'eau qui coule indéfinimment le long des ruisseaux des landes écossaises. Il pleut ici, yes. Je mets les paroles un peu plus bas car il n'est pas forcément facile de comprendre ce que Didier éructe dans le micro. J'en ai bavé de nombreuses années pour finalement découvrir que le texte de certains passages étaient tout autre ! Textes intéressants, mélodies bien chiadées voire vraiment excellentes, rien de perturbant bien au contraire. J'ai même acheté le picture-disc un jour, pour avoir le livret qui allait avec. C'est dire si ce disque compte pour moi au risque de surprendre. Ou pas. Le rip est celui du vinyle original, j'aurais pu riper un de leurs cds mais je voulais l'original acheté par correspondance à l'époque. Je ne vous décris pas la commande que j'avais faite ce jour-là mais lorsque le colis est arrivé à Limoges (de Brest...) il y avait du lourd, - dingue aussi c'est vrai. 
Snix c'est une partie de ma jeunesse et je ne cache aucun de leurs disques, au contraire de certains autres. Cette jeunesse qui me poursuit sans relâche et qui s'accroche comme un morback alors qu'elle n'a plus lieu d'être. La preuve en est que j'en suis à mon troisième décès familial en 2026. For fuck sake, man...
La mort, tiens... Le voyage sans retour de Snix est un sacré temps fort de l'album. Merveilleux morceau qui clôture un LP rempli de standards fantastiques en ce qui me concerne. 
J'essaie d'endiguer le nombre croissant de vues de ce blog comme je peux... On est de moins en moins entre nous, c'est ennuyeux.

Le Départ des Volontaires de 1792, sculpture de François Rude présente sur l'Arc de Triomphe


le picture-disc. Je ne mets pas le livret *

les paroles, extraites du livret

* Sur demande uniquement, par email

jeudi 30 juillet 2026

Jivaros Quartet, Wrong... Maxi 45t (1989)

Retour en Suisse, à La Chaux-De-Fond pour être précis, avec le Jivaros Quartet déjà présenté avec son beau mini LP Isolated songs and mud sculptures de 1988. Retour donc de la voix agréablement monocorde de Jérôme Ballmer, son ton mélancolique, les mélodies dépouillées et lancinantes de ce quartet helvétique à la "joie de vivre" singulière mais communicative ! N'est pas toujours gai-luron qui veut et alors ? 
Le maxi a été enregistré dans sa plus simple expression, sans artifice et en direct au Studio SDH de Jean-Louis Morgère en Normandie, au cours de la session de l'album Near the noise duquel le titre Wrong... est extrait et que je passerai un jour prochain puisque je le possède également en vinyle.  
La recette est toujours la même : ballades intimistes, minimalistes et un peu tristes mais ô combien prenantes. Disque sorti chez Loon Records une antenne de Danceteria, et Zap Zap Records a priori. 





mercredi 29 juillet 2026

E.T, e.p Maxi 45t (1983)

E.T pour Eric Tandy, pas pour l'idole Extra-Terrestre des années 80 qui pointait du doigt sa maison dans l'espace. Evidemment on a tous regardé le doigt
Sa maison à l'ainé des frères Tandy a toujours été son écriture, sans oublier le refuge Mélodies Massacre, le magasin de disques mythique de Lionel Herrmani à Rouen, dans lequel Eric a travaillé comme vendeur. 
Il forme ici un tandem avec Bruno Lecoeur ex-bassiste des Rythmeurs et ingénieur du son. Ils ont loué un 8 pistes pendant une semaine et ont enregistré le disque dans la cave de Bruno qui écrit la musique de ces quatre très bons morceaux. Eric Tandy en est le parolier et le chanteur. Il ne sait pas chanter il le dit lui-même mais on l'aurait deviné tout seul. Cette désinvolture passe pourtant très bien, j'y trouve même de l'élégance. C'est le style après tout et il donne à ce petit classique rouennais une envergure nationale. Sous le manteau cela va de soit.
Eric Tandy fut parolier des Dogs sur le 45t venant avec l'album Walking Shadow (le titre Trouble-Fête que je n'ai pas, donc pas la peine de cliquer sur le lien si vous cherchez ce morceau), des Olivensteins, de son frère Gilles, des Gloires Locales, Les Nouveaux Riches. 
Disque sorti chez New Rose et trouvé récemment à Annecy chez cet excellent petit disquaire que je recommande chaudement (surtout pour les bacs du fond) : Vinyl & Coffee.  

En outre, Smap Records a sorti un album d'Eric Tandy en 2015, Cafards bizarres




Nineteen n°13 (décembre 1984 Janvier 1985)

"(Tant de bombes) Sur la ville" en double sur la playlist... bug... comme si des bombes il n'y en avait pas assez, pff...

vendredi 24 juillet 2026

Pochettes #17, Et aussi les arbres

Humble hommage aux arbres qui brûlent un peu partout en Europe, en France certes mais même en Ecosse figurez-vous. Dans les Cairngorms, dans le Nord, pas si loin d'Aberdeen le feu s'est propagé depuis plusieurs jours, le vent incessant et changeant rendant la tâche ardue aux héroïques sauveteurs de l'impossible. Hommage également aux hommes qui combattent ces feux donc, mais hélas je ne crois pas posséder de pochettes de pompiers. ?
J'ai trouvé celles-ci en tout cas, dans les 33t et dans les cases internationales. Edit: Au niveau 45 et parce que j'y pense à l'instant, j'ai publié le split Frànçois & Ray Rumours Forest songs et sa jolie pochette mais il y en a certainement (forcément) d'autres. 
C'est sacré, un arbre.


la ref' du titre de l'article s'il y a des innocents qui n'avaient pas capté

"The sun, a small star" de The Servants, capable de m'arracher une larme de bonheur à chaque écoute 

(Camera Obscura à gauche, on lit mal le nom sur la tof)

en bas à droite The Bats (de Nouvelle-Zélande) que je vais aller voir à Glasgow le mois prochain et j'en suis tout chose, un de mes groupes préférés depuis les années 90, jamais vus en concert

The Essence à droite, à l'époque on en parlait comme des The Cure bataves (peut-être pas des arbres mais ça passe)

hein, quoi ?