Toutefois l'amitié n'étant pas un vain mot au sein de la tribu lysergique, il renoue avec ses vieux amis de LSD et c'est lui qui produit, deux albums plus tard, cette compilation ici présente parue en 1989, toujours sous l'étendard Celluloid puisqu'Hervé travaille toujours chez eux. Le LP et la K7 rassemblent neuf titres (dix sur le CD) mais un seul vrai inédit, la chouette reprise du Velvet There She Goes Again, enregistrée au Studio Garage pendant les sessions de La cité des anges en 1984.
La cover est chantée par Sylvain "Chieng Mai" Fabre, qui fut le premier chanteur en 1976, lorsque La Souris n'existait pas encore vraiment, et donc lui aussi est issu du canal historique du groupe. J'adore cette reprise, et son côté amateur fait tout son charme mais c'est peut-être la raison de sa non-figuration sur l'album Les enfants du Velvet (1985). Ou tout simplement l'ignorance de son existence ? Le mépris ? Jugée "pas assez new wave" ai-je lu dans le bouquin sur LSD, probablement par dépit. Cela restera en travers de la gorge de Tai-Luc, fan de Lou Reed et du Velvet Underground devant l'éternel, au même titre qu'Etienne et les beaux-bies de l'époque.
Je n'ai jamais acheté cet album (du moins toujours pas, il faudrait un hasard ou un coup de sang j'imagine, je l'ai en mp3 pas de soucis, mais ne l'écoute jamais), par contre j'écoute toujours en disque vinyle ou disque laser ou mp3 via l'iPod There she goes again de La Souris Déglinguée.
En parlant de contrariété, l'album International Raya Fan Club fut une sortie pas vraiment du goût de Jean-Pierre le guitariste qui ne la cautionnera d'ailleurs jamais car tout à fait dispensable selon lui. Les fans et moi-même objecterons bien entendu car à ce moment-là tout était bon à prendre chez La Souris Déglinguée et je trouve un intérêt dans ces versions de morceaux connus mixés différemment. J'avais même acheté le compact disc pour la présence d'un dixième titre : l'International fan club, "sans assistance ordinateur". Je ne suis pas très objectif en ce qui concerne La Souris, sans pourtant avoir jamais été un fan hardcore non plus : il ne m'en reste plus bézef à présenter en fait.
(à suivre, à la prochaine prise de LSD).

































