mercredi 2 septembre 2026

Les Co-Tizeurs, Putain d'usine EP 45t (2019)

Découvert chez Undersounds cette année à Limoges. Tout en discutant avec Raf je vois ce disque dans l'un des bacs à singles, la pochette et le nom du groupe me plaisant bien je demande à Raf qui ne se rappelait pas du son de ce groupe de le poser sur sa platine et si le premier titre au chant féminin ne m'a pas vraiment interpellé, Krevard m'a convaincu dès les premières notes et je n'avais pas besoin d'en écouter davantage, je l'ai pécho. J'ai bien fait car la seconde face est du même accabit, oi! classique ouvrière avec sa petite teinte de ska rude boy bien plaisante. Très bon petit disque.  
Les Co-Tizeurs sont Oliv (gratte/chant), Nico (basse), Double G (gratte/chant), Charlotte (chant sur Rêves déchus), Grosmath (batterie) et ils viennent de Lille. Ils ont leur page bandcamp, je n'ai même pas besoin de riper le skeud et il est en prix libre. Ce 45t est sorti en co-production Mad Association, Punkahontas, Anark'Oi, et Associal productions.  
Bonus Ep 2019, des morceaux enregistrés entre 2002 et 2005, à écouter aussi sur leur page BC. 



insert



mardi 1 septembre 2026

Impact, Coupable EP 7" (1998)

Comme je l'ai écrit il y a un an et un jour précisément lorsque j'ai publié un article sur Coeur de lion j'ai trouvé ces deux 45 tours d'Impact il y a quelques années à Toronto chez le disquaire Sonic Boom. J'avais été un peu déçu de ne trouver que ça au niveau punk oi! francophone mais je suppose que si je n'avais pas été indisposé lorsque nous sommes passés par Montréal j'en aurai dégotté d'autres. La ville est davantage appropriée pour ce genre de quête mais le destin en a décidé autrement. Impact vient justement de la banlieue de Montréal, Boucherville. Coupable est le troisième 45 du groupe, et y figure une adaptation du standard de Blitz Someone's gonna die. Il arrive que parfois la reprise dépasse l'original mais franchement ici aucune chance. Le disque est sorti sur le label américain de Seattle Vulture Rock Records. 
Ce n'est pas la rentrée puisque je ne suis jamais sorti mais on attaque Septembre avec impact frontal. Dommage tout de même qu'on n'entrave pas trop les paroles. Un insert aurait été bienvenu. 






samedi 29 août 2026

V/A, 25 A Silver Jubilee. CD (1998)

Des compiles pop internationales j'en ai des sympas, la dernière en date sur le blog The Noise and the Melodies a rencontré son petit succès donc en voici une nouvelle de 5 ans sa cadette : 25 A Silver Jubilee.
Présents dans cette superbe sélection éditée par le label allemand Meller Welle Produkte 24 morceaux, 16 groupes dont 3 Français (Watoo Watoo alors encore en région parisienne avant de filer à Bordeaux, Flying Nuns de Rennes et Nothing Else des Mureaux dans les Yvelines) qui nous jouent 6 morceaux, inédits pour les deux premiers groupes, quant à ceux de Nothing Else, ils figurent sur leur K7 Norma Jean died tonight de 1996 mais dont peu certainement ont entendu parler, pas moi en tout cas et je le regrette. On the way est vraiment chouette, un des meilleurs titres de la compilation. 

Et puisqu'on en est aux bijoux de l'album, le There's always one des Anglais de Farnham et Aldershot J.C. Regulator se pose là : une vraie petite frappe avec son côté amateur j'm'en foutiste qui ne paie pas de mine mais qui arrache tout avec les cavalcades de sa guitare carillonnante car les mecs sont carrément bons en fin de compte ! Masterpiece qui sent tellement bon nos années 90 pendant lesquelles on était les rois du monde. Morceau/groupe complètement inconnu de mes services à la base, c'était la plus belle découverte pour ma part. Le genre de chanson que je passe en boucle un moment si elle accroche la playlist de mon iPod. Trop heureux de la partager ici. J'ai trouvé des infos sur l'excellent Our Soundscene dédié aux groupes du sud-est de l'Angleterre (code postal GU, Woking et ses environs) qui en fait la part belle et permet de découvrir d'autres sons de J.C. Regulator. Yes !

Les morceaux d'Holsteins, Irlandais de Belfast, sont bien prenants ainsi que Ways of Stephen de l'Ile de Man, l'île d'un sprinteur extraordinaire, le CavThe Manx Missile : Mark Cavendish. Aparté Cyclisme qui me tient toujours à coeur. Some Rare Footage de Borehamwood en Angleterre nous gratifie aussi d'un super morceau avec leur Nothing but ourselves. Bref, du bon de la pop tantôt douce et rêveuse (Conspiracy, Pristines), tantôt nerveuse voire excitée (Tvuzk, Crayola Summer, Apocalypse Babys). Les Français sont au niveau, c'est ce qu'on attend d'eux et ils ne nous déçoivent pas : Watoo Watoo, Flying Nuns et Nothing Else portent haut l'étendard de la pop nationale. Et grâce à eux je me fais fort de vous proposer ce jubilé tout de bleu vêtu, la 25ème production de Meller Welle Produkte semble t-il. 

Les Allemands Glaring Surge avaient ouvert le bal en annonçant le niveau en ouverture du cd avec leurs deux très bons morceaux dont le truculent F.O. cool people
Les Néerlandais Four One & Only's concluent l'affaire de façon euphorique avec le direct Here am I qui donne envie de sauter en l'air comme un jeune concon dans sa cuisine en buvant de la bière tiède. C'est malin, maintenant il y en a partout. 



comment se faire remarquer avant l'interweb. MK roi de la com'





jeudi 27 août 2026

My Raining Stars, Toy Club. CD (2026)

Saluons le retour de My Raining Stars, l'écrin de l'Auxerrois Thierry Haliniak et de sa belle pop à guitares avec ce quatrième album, Toy club, un an seulement après Momentum
Le disque marque les retrouvailles entre deux amis de 35 ans : Thierry Haliniak et Didier Frahier, qui formèrent ensemble le groupe Nothing To Be Done au début des années 90 à Lyon. Thierry se dévoile un peu plus dans ce bel entretien avec Jason Barnard de The Strange Brew. Une lecture très intéressante (in English). 

Didier, alias E-grand, avait déjà aidé à l'enregistrement du tout premier album de My Raining Stars en 2008, From St Saviour to Quickwell. Pour Toy Club Thierry a écrit et composé les morceaux, (certains comme Fine datent des années 90), en a proposé des versions dénudées à Didier afin qu'il les arrange et les mixe à son goût avec ses propres guitares, en en respectant la structure. L'Auxerrois a ensuite loué une nouvelle fois les services de Casper Iskov pour ajouter basse et batterie, puis il s'est fait plaisir en engageant l'un de ses artistes préférés (à un tarif raisonnable dit-il), Mark Gardener de Ride, le fameux groupe d'Oxford, afin qu'il s'occupe de la masteristation de l'album !
Le résultat est brillant, l'album est une nouvelle réussite qui reflète avec sincérité l'amour que portent ces musiciens de talent à l'indie pop britannique. My Raining Stars a le don de la mélodie et un ton attachant si irrésistible. Le disque contribue grandement à ma bande-son de cet été pour le meilleur et pour le pire. 
Il est sorti le 10 juillet (250 copies) chez le label Too Good To Be True (d'Emmanuel Foricher que j'ai eu la surprise et le plaisir de revoir au Glas-Goes Pop festival à Glasgow il y a deux semaines !), encore en collaboration avec les Américains Shelflife, puisque la liaison Brest-Portland fonctionne plutôt pas mal entre les deux maisons de disques.  

Comme le temps file, commence même à nous rattraper (j'écris nous car je suis dans le même bateau semble t-il, - force à toi Thierry -), il n'a plus de temps à perdre. Vu qu'il compose régulièrement depuis trente ans, l'ami Haliniak a un stock conséquent de démos en gestation donc on espère une nouvelle livraison et pourquoi un album pop-électro de My Raining Stars comme il l'évoque dans l'entretien chez The Strange Brew ? On l'a vu brillamment à l'oeuvre dans l'album des garçons sur la piste de danse, Meyverlin, donc tout est possible et on a déjà l'eau à la bouche. 

Mais ne brûlons pas les étapes et apprécions d'abord cet album Toy Club, dont le titre rend rommage à cette boite lyonnaise qui a abrité la rencontre entre Thierry et Didier et qui fut l'antre de prédilection de l'Icaunais au cours de ses années dans la cité des Gones. Le clip video du premier single Fine réalisé par Maud Anyways témoigne de cette époque charnière de la vie de Thierry au cours de laquelle il est même monté sur scène figurez-vous, alors qu'il répète aujourd'hui à qui veut l'entendre que cela ne l'intéresse plus. 
Too bad, il fallait être au Toy Club. 

les deux gars


Article dans L'Yonne Républicaine (piqué chez Thierry Haliniak)

Fine


tant qu'à faire, un petit bonus sur ma chaine tutube pour les curieux :
Nothing To Be Done (extraits de la compil K7 "Des Gens Simples" (1994) d'Ora Pro Nobis)



mardi 25 août 2026

Superstar Disco Club, Welcome to The Superstar Disco Club. CD (1999)

Superstar Disco Club. Avoir un tel nom de baptême, être signé par un label anglais en plein raz de marée French Touch sur les Îles Britanniques et délivrer une musique parfois assourdissante, noyant ses mélodies sous un déluge de guitares, c'était assez gonflé. Brouillage de pistes complet même. Ici on connait leurs deux premiers 45tours Katia Movement #1 et Skyscraper Island donc l'étonnement n'est plus de mise et comme j'avais annoncé un article sur cet album pendant l'été, nous y voilà. On retrouve ces deux bons morceaux dans l'album.
Le label anglais en question c'est Ché Trading Limited qui officiait à Londres et finalement les sources d'inspiration des SDC se situaient plutôt du côté des Pixies ou My Bloody Valentine que Daft Punk ou Air, plagiant même ce côté parfois agaçant de la noisy pop expérimentale ponctuée de fins traits de génie mais souvent barrés par de grosses lignes pataudes, complètement foutraques, qui faussent un peu le rythme qu'on avait cru entrevoir. Le trio marseillais tourna avec les groupes qui étaient sur le label dont les plus connus : les Ecossais Mogwai (que j'ai vus dimanche tiens ! C'était à l'occasion des Edinburgh Summer Sessions, en plein air au Royal Highland Center) ou Yatsura, tous deux groupes de Glasgow. 
Lucky day 51et Escale Borely sont à mon goût les temps forts de l'album de ce groupe décalé et enthousiaste mais qui n'aura finalement sorti qu'un seul album. I wanna beer est rigolo dans la mesure où il fait un petit clin d'oeil au tout premier hit des Spice Girls ! 

Welcome to The Superstar Disco Club et sa franche touche sonique.






fans des Hammers, toujours un bon signe même pour des Marseillais. 
© photo: leur page FB



samedi 22 août 2026

EV, Dizehan. CD (2003)

Samedi soir, un peu de festif avec les Nantais EV déja Entendus et Vus sur ce blog avec Skorn leur chouette premier LP de 1987. Rappelez-vous, ces Nantais qui chantent en Finnois, en Breton et en Français, ça ne s'oublie pas. 
Festif mais pas tant que ça dans ce très beau Dizehan leur dernier album en date et ça remonte, 2003, car le morceau qui me prend aux tripes dans ce disque et qui me l'a fait acheter n'a rien d'hyper jouasse, c'est T'oublier, "cette mortelle ballade" comme ils disent. Bah, ce n'est sûrement que du vent qu'on se plait à humer quand on s'ennuie, à chercher des saveurs qui n'existent plus. Heureusement La route des reines ou Troit! fait tout oublier sauf le lever du petit doigt pour un festnoz à plein régime. Gaffe à l'auriculaire j'y tiens merde, il est fragile : je me le suis pété en tentant une roucoulette alors que le geste n'existait pas encore, ouais ok je fabule, je me le suis pété juste en jouant au hand ball comme une merde.
Je lisais qu'EV a fait plus de mille concerts, c'est assez fou. Je n'ai que ces deux albums mais je pense me pencher sur la question. L'album débute en grandes pompes et en finlandais et c'est franchement entrainant, on s'y croit dans une taverne de Finlande à renverser sa pinte sur son t-shirt comme un couillon parce qu'on s'est mis à danser instinctivement sur le rythme enjoué de Klaukkala. Mais tout le monde s'en fout, tout le monde rigole. Tahtoisin parait plus sérieux même sans comprendre les paroles, la traduc' dans le livret confirme. Festif mais pas tant que ça.  Vous lirez (ou pas). 
En tout cas un super album à mon avis. Je me l'écoute en boucle ce soir depuis tout à l'heure (cqfd pour l'article, c'était le moment) et je ne m'en lasse pas. 
Disque sorti chez Créon Music. 

pochette fraîcheur magnifique (County Mayo, Ireland)

allez je mets tout, c'est trop joli



EV !