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jeudi 26 septembre 2024

Country Club, Le passage secret (2020)

Philippe Lavergne était encore à Lexington en Virginie lorsqu'il a enregistré et sorti ce mini-album Le passage secret, produit et mixé par son camarade Thierry Volver qui l'épaule également à la basse et aux guitares sur certains morceaux, tout comme Patrice Delbano (batterie) que Philippe connait depuis Qu4tre. L'ouverture de ce passage nous plonge directement dans son passé avec Bristol, un morceau écrit en 1987 qui aurait dû figurer sur la première face du second 45t des Freluquets de Perpignan. L'enregistrement a bien eu lieu (à Montpellier au studio Lakanal), il fut même chroniqué par les Inrockuptibles mais le disque ne vit jamais le jour, comprenne qui pourra. Une réédition du premier album La débauche est prévue pour la fin d'année chez le chouette et bien nommé label brestois Too good to be true Records et les deux titres de ce 45t fantôme figureront en bonus sur ce repress. Trop beau pour être vrai. 
Le deuxième titre de cet EP, Envers et contre tout, est également une antiquité datant de Discorama (1992), mais ré-enregistrée en hommage au regretté Patrice Rul disparu l'an dernier (NDLA: 2019) et dont j'ai reproduit avec respect l'excellente ligne de basse, précise Philippe. Toujours intéressantes ces petites notes à propos des morceaux et la plupart ont les leurs.

En parlant d'antiquité, Philippe vient du grec Philippos : "qui aime les chevaux". 
J'ignore s'il les aime mais je peux affirmer que des chevaux, le gars en a sous le capot: Spasm, Vision Flash, Second Vision, Parade, London Frogs, Furythme, les Freluquets, les Chaplinn's, Dominique Dalcan, Qu4tre, Mars, Herzfeld, Aujourd'hui Madame, Country Club, Meyverlin, Freluquets 2024, autant de groupes dans l'ordre chronologique dans lesquels il fut impliqué (comme batteur pour les cinq premiers por favor) !  
Si vous avez lu les différents articles publiés sur ce blog et cliqué sur les liens idoines, vous avez pu constater que le parcours jusqu'à aujourd'hui ressemblait davantage à celui du Grand National de Liverpool (à Aintree pour être précis) qu'à la piste plate de Longchamp. Et si On achève bien les chevaux*, le Lavergne lui on ne l'abat pas. Il trébuche sur une haie ? Il se relève et repart à l'assaut de la suivante. Contre vents et marées il a bien gagné le droit de revenir sur scène, c'est demain au Popfest 2024 et c'est complet ! Et ce n'est peut-être que le début va savoir ! 
Merci d'avance pour cette soirée et grosses pensées à Stoyan, Patrice et Jean-Michel, tous trois disparus mais certainement présents dans les esprits de beaucoup au Hasard Ludique. Mais place à la fête et vive tous les Freluquets !

* film de Sydney Pollack, titre original They shoot horses, don't they? (1969)

 superbe visuel de Restez Vivants! (Christophe Lavergne)


FRELUQUETS 1987
Jean-Michel, Cécile, Philippe, Luc, Rodolphe (photo © Jean-Michel Pagès)

FRELUQUETS 1990
Rodolphe, Denis, Stoyan, Patrice, Philippe (photo © Philippe Garcia)

FRELUQUETS 2024
Denis, Philippe, Marc, Rodolphe, Olivier (photo © Vincent Briffaut)








dimanche 24 mars 2024

Meyverlin, Daily events. CD (2021) + Casanova/Wasted years 7" (2023)

Finissons la semaine en compagnie de Gilles RaMEY, Philippe LaVERgne, Thierry HaLINiak, alias MEYVERLIN. 
Il s'agit du projet de Thierry Haliniak (My Raining Stars) et de Philippe Lavergne (Freluquets, Qu4tre, Herzfeld*, Bassmati, Aujourd'hui Madame, Country Club, Walter & Lavergne), avec des textes de Gilles Ramey (rue de Montmorency, Auteuil Rouge). 
Gilles à Paris, Philippe à Lexington aux US et Thierry à Auxerre. Les trois ne s'étaient jamais rencontrés lorsqu'ils ont monté le groupe ensemble et créé cet album. 
La genèse du groupe et de ce disque est décrite dans l'excellent entretien de Marianne Vergé et David Jégou dans Addict Culture. Un fan de New Order, un de The Jam et un d'Oasis, réunis sous un seul étendard : le plaisir. Gilles et Thierry avaient déjà collaboré ensemble en 2020 avec l'EP Obvious reasons de My Raining Stars. Et si vous avez un peu suivi la publication d'hier, eu la curiosité de vous balader sur les liens proposés, vous avez constaté qu'ils ont remis ça avec The Life we planned. 

Daily events est sorti sur le superbe label brestois d'Emmanuel Foricher, Too Good To Be True au catalogue pop très brillant qui grandit rapidement, et Meyverlin récidivera en juin l'année dernière avec leur participation au Single Club du label avec le 45t Casanova/Wasted years dans une amorce plus électro pour le titre phare avant de revenir aux fondamentaux sur la face B qui me remet vite fait dans ma zone de comfort, Yes ! Une surprise ce single, mais une belle réussite. 
L'album lui nous emmène au pays des guitares cristallines et des mélodies taillées sur mesure qui collent parfaitement aux textes parfois sombres. Principalement Lavergne à la basse, pour changer, mais il pose sa voix parfois aussi, et Haliniak aux guitares et au chant. L'absence de batterie ne se fait pas tellement sentir finalement. Une balade pop des plus agréables avec des pics de jouissance extrême comme le sublime single Archangel et ses petits arrangements merveilleux, Shades qui ne doit surtout jamais rester dans l'ombre, Policy, Homesickness qui me parle aussi forcément, ou dès le premier morceau Nice guy car ces gars m'ont l'air d'être des types tout à fait corrects.

Un deuxième album de Meyverlin est dans les tuyaux et cela commence à frétiller sur leur page FB, donc on reste aux aguets d'autant qu'on nous promet un clip et du changement ! 
Bref, il était grand temps que je présente un peu ce disque que j'ai acheté à sa sortie et qui m'enchante encore aujourd'hui (madame). 

*j'ai un 45t d'Herzfeld d'ailleurs. A venir donc. 


avec obi, à la japonaise

objet très classe, avec feuillets photos/textes





Casanova en parka


le coffret Single Club à construire façon Hic et A, indispensable

jeudi 29 février 2024

V/A, Trainspotting : La Pièce (1997)

Le prochain 29 février sera dans 4 ans donc à jour exceptionnel, publication exceptionnelle. De la techno ! 
- Enfer et putréfaction ! entends-je déjà. 
Jubilatoire et défouloir pour certains, assommoir et vomitoire pour d'autres. 
Il est surtout ici question de mentionner une de mes oeuvres préférées de tous les temps sous toutes ses formes : Trainspotting, d'Irvine Welsh. J'ai vu le film au cinéma, vu une adaptation théâtrale (pas cette pièce-ci, mais une pendant le Festival d'Edimbourg il y a plusieurs années) et dévoré le livre (en écossais évidemment, lire en entendant l'accent qui va bien, un régal). Vu T2 aussi, of course. Rents, Spud, Sick Boy, Begbie, les pieds nickelés écossais. Sans oublier Tommy, Diane, Swanney, Lizzy... Tant de scènes mythiques.
En sortant de la salle des Gobelins en 96 avec mon pote DD on s'était regardé "ah ouais c'est ça l'héro ? On va rester au oinj, hein'". Un vrai choc ce film de Danny Boyle, cultissime. Et dire que je vis sur place depuis 20 piges maintenant, Leith n'a presque plus aucun secret pour moi. 
Le pourquoi comment de cette adaptation un peu plus bas dans les photos. 

En fait, il n'y en a qu'un qui va tout de suite comprendre pourquoi je publie ce disque et pour cause il est dedans ! 
Un habitué du blog, plutôt adepte de la Rickenbacker que des synthés, il avait taquiné le trip hop et l'art des remixes avec Bassmati, j'ai nommé Philippe Lavergne ici en duo avec Jérôme Mestre dans l'écurie... Fjord Fiesta. Je l'avais acheté pour ça, par curiosité. Plutôt bien foutu ce Shout out. 
D'ailleurs j'en profite pour glisser qu'après l'été devrait voir le grand retour des Freluquets sur scène à Paris, avec deux nouveaux membres pour accompagner les originels Rodolphe Vassails (batterie), Denis Colson (guitare), Philippe Lavergne (guitare) : Olivier Blot (ex-Bagatelle, basse) et Marc Poitvin de Via romance au chant, énorme ça ! (Haar brut n'y est pas si étranger, bon ok je m'enflamme un peu). 
En tout cas, je compte bien être de la soirée qui s'annonce magnifique. Croisons les doigts et affaire à suivre. C'est comme pour les raves sauvages, on connaitra la date et le lieu en temps utile. Stay tune !

Parés pour la rave party maintenant ? 
Un peu de diversification sur le blog qui rassemble toute la musique, pour les Haar bruti de tous bords.
Ca va bien se passer, il y a quelques morceaux certes difficilement supportables mais dans l'ensemble c'est plutôt pas si mal. Chacun fera ses comptes. C'est toujours moins pire que le blues ou le métal.
Et à dans 4 ans pour la prochaine !







le pitch


évidemment depuis le temps, j'ai paumé le chouette briquet orange qui venait avec le coffret VHS


mardi 14 novembre 2023

Walter & Lavergne, S/T CD album + 2x singles (2019)

L'information circulait par réseau social interposé. La rumeur d'une collaboration imminente entre Philippe Lavergne et Jarvis Platini. En juin 2019, la rumeur devenait réalité sous la forme d'un premier single. Le titre annonçait du lourd : Morrissey à Magaluf !
Lavergne on le connait sur le blog, c'est même un habitué (Les Freluquets, Qu4tre, Bassmati, Aujourd'hui Madame, Country Club ) mais pas Walter aka Jarvis Platini qui se définit lui-même chonteur, c'est à dire un conteur qui chante. Il monte seul sur scène avec sa bite et son micro et chonte, accapella. Les chonsons sont réalistes, souvent basées sur des faits divers et le résultat est surprenant de crudité. Il a sorti un album en 2015 que vous pouvez écouter en ligne ainsi que d'autres morceaux sur sa page soundcloud au titre cinglant : Sale Hope.
Ce duo de virtuoses a donc décidé de faire équipe grâce à la magie du virtuel. L'un vit à ce moment-là en Virginie, compose avec ses six cordes comme il respire et cherche un chanteur. L'autre qui a l'écriture pour addiction et accumule les textes l'a appris depuis la Côte d'Azur, où il résidait alors.
C'est ainsi que le 1er juin 2019 débarque brusquement... Morrissey. 
Bien profond dans son culte, il bassine du bassin sur la Plage des Français, à Magaluf...

                    

Je vacille de plaisir à l'écoute de ce formidable morceau qui allie grâce et humour. La référence aux Smiths que je vénère depuis mon adolescence me touche aussi droit au coeur. Morrissey & Marr vs. Walter & Lavergne, ce n'est peut-être pas la même division mais sur un match de coupe*, rien n'est acquis d'avance.   

Quelques jours plus tard arrivait l'album tant attendu ! Ce sera mon album de l'année 2019 haut la main. Il a été composé à Lexington (USA) et Nice (France) entre Octobre 2016 et Septembre 2017, via le web. Le projet auto-produit (signé PopLife) est soutenu par Thierry Volver que Philippe connait depuis 1992, et Ivan Breton qui les assisteront dans la réalisation du disque (les crédits à l'intérieur de la jaquette sont dans l'image, plus bas). 
Malgré la distance qui les sépare, Walter & Lavergne travailleront très efficacement malgré la scoumoune habituelle de Philippe ! : un premier album est enregistré mais ne sortira jamais car l'ordinateur du producteur** tombe en carafe et les fichiers seront irrécupérables... De ce fait, ils enregistrent de nouvelles sessions avec Ivan et Thierry et cet album verra le jour. Le savoir faire pop de Lavergne et le talent d'écriture de Walter font feu de tout bois et le résultat crépitera longtemps dans mes enceintes. On sent une complicité parfaite entre Lavergne carré et Platini barré : le travail d'orfèvre pop de Philippe au service de l'impitoyable verve acide et poétique de Jarvis. C'est un feu d'artifice de noeuds de mots et de trouvailles linguistiques qui glorifie les mélodies scintillantes de chaque morceau. 
Robert Smith finit par taper l'incruste et rejoint Mozzer pour l'apothéose dans la version longue irrésistible et monumentale du single, un délire de 7 minutes entre La Bourboule et les Baléares. 
Renaud Sachet avait écrit un super papier à la sortie du disque dans Section 26, lisez-le il en parle cent fois mieux que moi.            
                                            

* ... un match de coupe (de cheveux)... 

... artwork de Restez vivants ! évidemment



En septembre les deux gars repartaient à l'assaut avec un grandiose second single qui scotche dès les premières notes avec un titre pop catchy, imparable, que je qualifierai tout simplement de modèle du genre et qui aurait mérité un éclairage sur toutes les radios qui diffusent de la musique indie, BBC 6 Music compris. Un petit chef d'oeuvre dans son genre. Le second morceau est une langoureuse et jouissive ballade à la sensualité taquine, arrogante et ambigüe. Glorious ! 



fait maison

Dire qu'ils ont encore 65 chansons en stock, toutes finies, et qui n'attendent que le mixage, les arrangements et le mastering ! On pouvait raisonnablement espérer une suite mais on l'attend encore. Tout était trop parfait. Je ne désespère toutefois pas de voir un jour sortir un nouveau Walter & Lavergne, sait-on jamais ? 
J'ai eu la chance d'écouter une série de démos liées à un thème qui m'est particulièrement cher. J'espère qu'elles ne resteront pas à jamais dans le disque dur de ces deux songwriters pas comme les autres. (au moins s'il explose, j'en ai une copie). 

Philippe Lavergne qui est rentré à Paris joue aujourd'hui au sein de Meyverlin dont je reparlerai. Ils préparent leur deuxième album qu'on attend avec impatience. Jarvis Platini désormais également en poste à Paname a un projet en solo avec enregistrement imminent, puis deux autres à venir de nouveau en duos. Wait and see.


** Rodolphe Vassails, ex-Freluquets, Bassmati

mardi 11 avril 2023

Country Club, S/T (2013)

L'album éponyme de Country Club a 10 ans cette année ! L'occasion est trop belle de le publier avec la bénédiction de l'auteur qui n'est autre qu'un des artistes fétiches du blog : Philippe Lavergne !

Country Club, un album tiré à seulement 100 exemplaires qu'il faut ressortir de l'ombre impérativement. En voici la genèse (et merci à lui pour toutes ces infos, souvent paraphrasées) :

Philippe Lavergne a quitté Paris pour raisons familiales et s'est établi aux USA, à Lexington (Virginie) depuis 2006. Il fait toujours partie de l'écurie Susy Records le label péruvien, par le biais d'Aujourd'hui Madame qui est désormais en veille carabinée, et lorsqu'il envisage l'enregistrement d'un nouvel album, il cherche de nouveau à monter un groupe car il ne veut pas d'un projet qui s'appellerait uniquement Philippe Lavergne, nulle envie d'être un artiste solo et le Catalan préfère simplement que l'album soit le fruit d'une collaboration. Après quelques années de labeur, il trouve enfin les moyens de s'équiper en matériel. Son studio est aménagé et il s'attèle donc à la composition du futur album. Les morceaux viennent facilement et assez rapidement alors qu'en France le processus était plus laborieux. Sa situation personnelle l'inspire de toute évidence et il décide de continuer à écrire et chanter en anglais comme le lui avait suggéré Suzy Records: 
- C'est dans la petite pièce au fond de notre garage que j'aménage mon studio et j'y passe des heures en solitaire, jouant fort sans que personne ne vienne se plaindre. Cette solitude me libère en fait et me servira par la suite (Walter & Lavergne, Meyverlin). Comme le garage est quasiment sous notre appartement, je peux y descendre dès que j'en ai envie ou dès que j'ai une idée. M'inspirant des Jam dans la vitesse d'exécution (d'après les notes de pochettes, ils ne passaient que 2 ou 3 jours en studio pour enregistrer leurs singles), j'essaie d'enregistrer une chanson complète par session, en tout cas le plus rapidement possible car en restant dans "le jus", la chanson reste cohérente dans mon esprit. 
Finalement, j'ai une grosse douzaine de morceaux et je cherche juste quelqu'un pour les "mastériser" car je suis plutôt content du résultat."

Philippe contacte son vieux pote Rodolphe (Vassails, ex-Freluquets ex Bassmati) qui lui propose d'améliorer le résultat en faisant réenregistrer certaines parties par des musiciens plus capables que lui (la batterie sur tous les morceaux et la basse sur certains). Tout se fera à distance puisqu'ils sont à Paris:
- Pascal Delbano, le batteur qui l'épaule depuis le projet Mars joue sur tous les morceaux.
- Nicolas Karlinsky enregistre la batterie de Pascal au Studio des Dessous des Berges à Paris, et il joue aussi de la basse sur See you again and Whatever.
- Christophe Loiseau (basse sur Just another miserable...). 
- Nicolas Dubosc (basse sur Sell my soul.)
- Rodolphe Vassails produit, programme, édite, mixe et mastérise l'album au Studio de la Mare à Paris.
Au final, Philippe écrit tous les morceaux, chante, joue les parties de guitares, quelques parties de clavier et de basse au Studio Deluxe, à Lexington.

Pour les puristes, les instruments utilisés par l'auteur sont :
Guitares électriques Fender Stratocaster MIM (blanche), Ventura 335 (rouge), Ovation Preacher
Takamine EN10 (acoustique)
Basse Warmoth Precision
Clavier Yamaha Portasound 280  

Tous les morceaux sont produits par Rodolphe sauf Sell My Soul, co-produit par Rodolphe et Nicolas Dubosc, qui sous le pseudo P-Jack était sur le même label que Bassmati. Il travaillait en studio à l'époque pour Etienne Daho et Françoise Hardy.

(Philippe): J'ai vraiment essayé de créer un album personnel, dont les influences ne seraient pas évidentes de prime abord mais en cherchant bien on retrouve XTC ("Whatever"), Edwyn Collins et Richard Hawley ("Feels like the rain"), Generation X ("Punk! Punk! Punk!" ), les Dogs et Redskins ("Nobody"), The Passmore Sisters ("See you again"), Wah Heat! ("Something").  
"Quand je serai jeune" est la plus vieille chanson du lot car j'essayais d'en faire quelque chose depuis très longtemps, en tout cas depuis 1996 et l'aventure Mars avec Stoyan et Patrice des Freluquets et Pascal (sous le titre "Les Anges") mais je ne trouvais pas de mélodie de chant. Là l'influence, c'est "The Atheist" des Icicle Works.

Un de ses deux frères passait souvent les disques de The Associates chez eux à Perpignan et sans être fan de ce groupe, Philippe aime particulièrement un de leurs morceaux: Club country.
Voir un jour une magnifique Gretsch Country Club en vente en ligne (hors de prix) lui rappelle le morceau et le nom Country Club est adopté "car il n'était pas question de continuer à utiliser le nom "Aujourd'hui Madame" puisque ce n'étaient plus le même projet, plus les mêmes personnes (à part Pascal Delbano, le batteur fidèle), plus le même lieu, plus la même fraîcheur" (Ph.Lavergne).
Philippe trouve un bon deal de fabrication de CD aux USA sur Internet et il les fait fabriquer. 
Satisfait du résultat, Philippe Lavergne les met en vente sur Bandcamp. Et quasiment personne n'en a parlé...
Pour l'anecdote mais peut-être pas si anecdotique, Suzy Records devait au départ sortir le CD mais se contentera d'éditer un single, Whatever/Punk Punk Punk, avant de fermer boutique. Le gars du label lui fera la gueule de ne pas avoir attendu qu'il se remplume pour sortir son album...
Le disque a été édité à 100 exemplaires et seule une trentaine a été vendue !... Suzy Records aurait-il été plus à même de vendre l'album ? Nul ne le saura. 
Toujours est-il qu'il en reste en vente sur le bandcamp de Country Club, pour la modique et minimum somme de même pas 5 euros... L'album est bien sûr en numérique, 1,83 euros minimum !!... et après tout peut-être seul le numérique intéresse la plupart des gens aujourd'hui ?

Peut-être, mais c'est tellement une honte que le sieur Lavergne ait dû se trimballer son carton de cds de 2013 sous le bras lorsqu'il a finalement quitté la Virginie récemment pour rentrer vivre à Paris, que j'ai décidé que de rip il n'y aura point alors qu'au départ Philippe a toujours été complètement OK pour mp3 (320) et FLAC. Trop gentil pour savoir se vendre ?
Donc procurez-vous le CD ou achetez-le directement chez lui via le player ci-dessous! Offrez-le aussi. Franchement, un album d'une telle qualité à ce prix-là... 
(sans compter que sur cette page bandcamp, deux autres albums magnifiques en numérique et à prix libre s'offrent à vous...).

Artwork 100% Lavergne Family 



jeudi 8 décembre 2022

Aujourd'hui Madame, Deluxe EP et El Americano EP (2009)

Dans la famille Lavergne, je voudrais.... Aujourd'hui Madame ! 

Après Les Freluquets, Qu4tre, Mars*, Fjord Fiesta, Bassmati, puis une année sans musique*, l'envie de remonter un groupe est trop forte. Et en 2000, le nouveau projet de Philippe Lavergne prend forme sous le nom de l'émission quotidienne culte des années 70 destinée aux femmes au foyer sur "la deuxième chaine" comme on disait, Aujourd'hui Madame, diffusée avant le feuilleton américain de l'après-midi.

Philippe en décrit la genèse dans l'interview de 2012 de Requiem pour un twister: "J’avais envie de composer et d’écrire à nouveau. Un bassiste, François Jazkarzek, a été trouvé grâce à Internet (...), j’ai rappelé Pascal, de Mars et après un an de recherche, Fabrice Vidal nous a rejoints à la guitare. Je vais essayer de faire court : pour une fois dans ma vie on a trouvé un management, qui s’est avéré catastrophique, et on a enregistré un album qui bien entendu n’a jamais vu le jour, à part 3 titres sur le label Susy Records qui sortira un autre EP un peu plus tard. Aujourd’hui Madame s’est donc arrêté à mon départ pour raisons familiales aux USA en 2006."
Une version alternative de l'album de 2006 en question (tracklist différente) Des hommes modernes, rebaptisée Les hommes savent pourquoi est disponible sur la page bandcamp de Philippe. L'album perdu, "chic alors!", avec une pochette divine.

Ici je vous propose les deux EP sortis en 2009 chez Suzy Records, un label péruvien, sous la forme de CD 3 pouces très très jolis, alors que Philippe se trouve en Virginie, USA. Sept morceaux composés par Philippe Lavergne + une magnifique (magique même) reprise d'Atmosphere de Joy Division (accompagné au chant par Agnès Vair, la copine de l'ancien guitariste de Qu4tre, Pierre Golfier). 
Le groupe est composé de Pascal Delbano (batterie, choeurs, claviers), François Jaskarzec (basse), Fabrice Vidal (guitares) et Philippe Lavergne (chant, guitares)
Les morceaux d'El Americano se trouvent sur l'album mais pas ceux du Deluxe EP dans lequel Philippe joue tout seul, chante quasiment tout en anglais, et qu'il produit lui-même dans son nouveau fief d'alors, Lexington, au studio Deluxe chez les ricains. 

Double dose de chansons pop touchées par la grâce comme d'habitude, "quand on est bon, on est bon" chantait Brassens à une lettre près, mais pourtant selon moi, le meilleur de Lavergne reste à venir...
(to be continued)

* avec Stoyan des Freluquets et Pascal Delbano. Le groupe durera un an en 1997 avec des concerts mais rien de gravé. Ensuite Stoyan tombera d'une fenêtre, accident qui l'immobilisera des semaines à l'hôpital, et surtout Philippe perdra sa mère ce qui lui fera arrêter la musique pendant une année.  


sublime artwork de Restez vivants! du brother Christophe Lavergne
cd 3"

Toujours aussi beau design du frangin (Restez vivants!)
cd 3 inches. (l'impression du texte sur le cd est de mauvaise qualité, donc itou pour celle du scan)


dimanche 11 septembre 2022

Bassmati, Psychogandhi / The Beached Boy 10" (1999)

Deuxième grand bol de Bassmati, toujours en 25cm, toujours deux instrumentaux écrits et produits par Philippe Lavergne et Rodolphe Vassails. Les titres des morceaux, savoureux de références, sont toujours aussi malins !  Psychogandhi pulvérise le record de longueur pour un titre sur le blog: un peu plus de 10 minutes de croisière, un peu moins de 3 avant de décoller mais comme disait Hubert dans La Haine, "L'important c'est l'atterrissage".  Notons que le sample du vibraphone sur ce morceau est de Martin Circus !

J'ai omis de mentionner pour le premier Bassmati que l'artwork est réalisé par Restez vivants! C'est réparé, et maintenant "Bon voyage !". 





mardi 6 septembre 2022

Bassmati, Homesikh Blues / Le mystère Djorkaeff 10" (1999)

Projet électronique / trip hop de Rodolphe Vassails et Philippe Lavergne qui se retrouvent quelques temps après la fin de leur aventure Freluquets et la transition ponctuelle Qu4tre pour Philippe, qui explique tout cela dans ses entretiens avec Requiem pour un twister et Pop News. Le but pour ce dernier est de retrouver le monde de la musique et un certain plaisir après une perte de motivation due à des circonstances de cette vie pas toujours drôlatique... 
Rodolphe s'essayait à la musique électronique dans son coin et Philippe le rejoint. Ensemble ils produiront notamment deux 25cm (10 pouces) dont voici le premier. 
Sortis chez Kung Fu Fighting Recording, label connu ici avec l'EP de Tommy Hools. La Champions League a repris ce soir avec le PSG donc le rapport avec Tommy Hools et ce mystère Djorkaeff de Bassmati tombent à pic. (Le mystère de la 2ème mi-temps aurait été plus approprié en l'occurence après ce match mais bon, on est en 2022 et "le Snake" est à la retraite).
Bassmati, hommage au groupe Bassomatic et au riz "qui est la principale nourriture de Rodolphe le Malgache" dixit Philippe Lavergne dans une des interviews ci-dessus que je vous invite à consulter. 
Quant à Homesikh Blues, le titre me picote légèrement en tant qu'expatrié car ponctuellement je n'y échappe pas... 


couleurs sang et or: Perpignan ? la Catalogne ?