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samedi 1 février 2025

The European Sons, The love of life. mini LP (1991)

Le retour de Rosebud, le retour de Rennes qui fait n'importe quoi en ligue 1* et qui ferait mieux de se reposer sur ses acquis: ses groupes de musique. The European Sons était l'un d'eux et ce groupe a signé un unique album d'une maturité rare en 1991. C'est gratuit mais ça sonne bien. Je ne sais pas si c'est la production, les mélodies, les instruments, la voix mais cet album mort dans l'oeuf était d'une suprême évidence. Lorsque je joue cet album la pièce est immédiatement enveloppée d'une aura, d'un je ne sais quoi comme dirait l'anglais qui veut se la péter et il est absolument incompréhensible que The European Sons n'aient pas percé. Pourtant sortis chez Rosebud, un label connu des aficionados de l'indie pop française. L'amour de la vie, c'était osé comme programme mais ils remplissent le contrat. En 7 chansons, dont From the basement to the twenty-third floor qui est un vrai monument, tout simplement. 7 minutes de Velvet rennais. Du velours, précisément le terme que je cherchais pour décrire ce disque de The European Sons. Un disque que je peux écouter une soirée entière en continuité. Appréciez ces petites perles de musique française, chantée en anglais. Un vrai petit chef d'oeuvre ce mini album. 
The European Sons sur ce disque étaient Nebel, Felix, W.Whitman.

* l'arrivée d'Habib Beye, enfin une bonne idée ?


il suffira d'un cygne...

superbes macarons


lundi 10 juin 2024

Olympia, Le doute EP CD (1996)

La dernière publication d'Olympia sur ces pages date de l'an passé et n'était pas vraiment folichonne, malgré un nom accrocheur et rigolo : Shirley Mac Laine dans le jardin !
Celle de ce lundi n'est pas aussi morne que ce mini-album, je la trouve même très réussie, mais elle ne nous fera pas non plus sauter de joie ou rouler sous les tables. Etant donné hier le double séisme français annoncé et craint, son titre est plus qu'approprié: le doute.
Olympia est un groupe rennais à géométrie variable emmené par le compositeur principal Timothée Zagula mais comme il est précisé à l'intérieur du digipack de cet EP de 1996 paru chez le label rennais Rosebud , le disque aurait été impossible sans Stéphane, Dominique, Vincent, Nico, Alan et quelques ami(e)s. La photo de Philippe Lebruman, comparse de Timothée dans Swam Julian Swam, son groupe précédent (de Cherbourg), ne montre que Stéphane et Timothée donc j'en conclue que ce sont surtout eux deux Olympia sur cet EP. 
Un EP qui commence assez divinement avec le très beau Le bonheur comme la peine ("... je boirai mon chagrin, je vomirai le tien..."), pour s'achever par un morceau caché, histoire de ne pas finir par La petite mort. Entre les deux, des petites balades intimes et agréables... à part le doute dont je ne suis décidément pas fan.


Stéphane et Timothée



jeudi 16 mai 2024

Neil, S/T EP. CD (1996)

Lorsque j'ai acheté ce cd je ne connaissais rien de Neil. Je l'ai chopé parce que la pochette me plaisait, le nom qui venait avec aussi et j'avais lu Rosebud au verso. Il faut dire que Boulinier à St Michel proposait des prix défiant toute concurrence dans ses bacs à merde en cd. Genre 5 pour 10 balles (francs). Donc dans le tas il y avait forcément des mauvaises pioches mais parfois des surprises agréables, comme Neil. 
Hier je n'en savais guère plus sur Neil. J'ai bien demandé à des amis rennais qui étaient baignés dans la pop locale dans les 90s, et même à Philippe Lavergne d'habitude pop-encyclopédique, mais que dalle. Donc si des lecteurs connaissent ce groupe, merci de se signaler en commentaires. Sinon à part contacter Alan Gac l'ancien boss de Rosebud avec qui j'ai pourtant des amis communs sur fb, ce que je n'oserai pas faire, le flou artistique restera.
Le nom des membres du groupe ne m'a mis sur aucune piste crédible donc basta. Mes talents de limier sont vulgaires et je le démontrerai dans une prochaine publication. 

Mais aujourd'hui vendredi j'édite l'article car grâce à Makhno du Rock des Terroirs et ses archives dantesques, j'en sais un peu plus sur Neil ! Groupe pop de Besançon (ouf, on connait au moins la ville) dont l'EP fit l'objet d'une chronique dans le magazine Rock Style au printemps 96, dans l'article à lire plus bas, en photo.  
Et on est d'accord pour dire qu'il se donnent avec sincérité dans ces quatre petits morceaux plutôt sympas. Le chanteur a un peu le même timbre de voix qu' Ian Hodgson de Bradford* groupe que j'adore, ça aide aussi. 
Christophe Michaud (chant, choeurs, percus), Didier Gris (violon, mandoline, bouzouki), Laurent Dutilleul (guitares, choeurs), François Michaud (guitares, choeurs), Renaud Rudloft (basse) et Laurent  Meurillon (batterie). 
On avait Qu4tre, maintenant on a 3trois

touch down ?
remerciements à Neil Young et Neil Armstrong, à l'origine du nom de groupe

boulette du gars en charge du bon à tirer ?

extrait de Rock Style n°15 (mai/juin 1996) - merci Makhno !




* mes Bradford 



dimanche 5 mai 2024

Lighthouse, Fighting EP CD (1995)

Il ne reste plus qu'à conclure cette semaine en beauté et quoi de mieux que la musique des Rennais Lighthouse que l'on connait bien sur Haar brut avec leurs deux premiers albums Alone together et Lighthouse, sans oublier le 45t 
Mohammedi Chafik muscle son jeu avec cet EP sorti en 1995 chez Rosebud et branche l'électricité façon Breeders. Les guitares de Fighting dégoulinent mais proprement. Pop parfaitement maitrisée sur USA, retour à un morceau un peu plus teigneux avec Snapshots et puis l'apothéose : New-York, mon morceau préféré de Lighthouse. 
Ce passage... Tout simple mais intemporel, je l'adore. Mon côté romantique indécrottable sans doute :
- Why don't you love me ? Why don't you stay-ay next to my heart ? (ho ho ho) 
Sublime.

Les morceaux sont enregistrés dans le studio de Vincent Lecouplier (remember Mum's The Word), Balloon Farm, à Rennes. 
La pochette m'échappe un peu mais super EP d'indie pop de Lighthouse dont je vous invite à découvrir le dernier album Not all stories are true (2022) car l'aventure de la fratrie Chafik n'est pas finie. 

un Mickey à moustache





mercredi 28 février 2024

V/A, Une partie de plaisir. Rosebud à l'Etat du Rock 93. CD promo (1993)

CD promo pour les abonnés à la newsletter du label rennais Rosebud, annonçant sa présence et le concert au Rockstore le 25 février 1993, à l'occasion du festival Les Etats du Rock, à Montpellier.
Deux inédits dans ce cd, Secret song de Welcome to Julian (Is it a crime? étant extrait de Never so close) et La leçon de piano de Philippe Katerine. 
Une coquille aussi, puisque le second titre annoncé de Katerine Le bel aimé de Royan n'est autre que Comme Jeannie Longo (qui à l'instar du bel aimé est un des 4 morceaux de moins d'une minute de son premier album Les mariages chinois, et qui figurait aussi dans la compilation des Inrocks de 1991, Contresens).
Les troisièmes larrons sont Swam Julian Swam (ou SwamJulianSwam, c'est comme on veut on s'en fout un peu) avec deux extraits de l'EP Mat, une rareté en ligne que j'avais publiée en 2022 et qui n'avait émue personne, pourtant téléchargée au minimum par quelques 160 pélos.  
N'étant pas inspiré cette semaine, je râcle les fonds de tiroir, la prochaine fois je ne dirai rien et tout le monde n'y verra que du feu. 
Pas grave du tout mes mignons, ce cd me permet de me délecter d'une très jolie playlist colorée sur archives.org. Je ne l'avais jamais dit, mais depuis qu'ils ont mis de la couleur la pochette est devenue un vrai critère de sélection! 





mercredi 17 janvier 2024

Chelsea, Nouvelles du paradis (1994)

Avec la publication de ce troisième album de Chelsea, le rideau se baisse définitivement sur le groupe tourangeau. Sur Haar brut, leurs sept autres disques* depuis mars 2022 :

Cet album est une petite merveille pop tout simplement. L'album de la maturité dit-on généralement avec rien à jeter dans ces 14 morceaux chantés en français et en anglais. Olivier Descroix le batteur quittera ses comparses après ce disque, Emmanuel Tellier (voix, guitares, orgue, piano), Pierre Palmieri (basse, claviers) et Etienne Dutin (guitares, voix).
La sonorité du chant fait penser à Bill Pritchard que j'apprécie énormément et les morceaux sont très beaux pour peu que l'on aime la pop. L'album est produit par le groupe aidé de Stephen Street le producteur des Smiths, Andy Chase, Stéphane Poitevin et Bernard Natier. Les arrangements sont hyper soignés et offrent au groupe une quasi-immortalité. Les chansons ont été enregistrées au cours de l'année 1993 et l'album est sorti chez Rosebud. 
Trente ans plus tard le disque n'a pas pris une ride et s'écoute avec le même délice qu'à sa découverte lors de sa sortie. Le webzine C! Le Cargo! en parle merveilleusement bien. Leur chef d'oeuvre je dirai en toute objectivité même si sentimentalement Tramway de deux ans son aîné reste devant en ce qui me concerne. Les disques sont aussi un pan de vie pour tout un chacun et en 92 je marchais sur l'eau alors que 1994 fut une année très tourmentée pendant laquelle j'ai démâté, à deux doigts de sombrer. Trêve de billevesée, place à l'indie pop classieuse de Chelsea. 
La suite on la connait déjà avec Melville, viendra bientôt le groupe d'après : La Guardia.

*vous noterez - ou pas- que 3-4 photos ont été améliorées.

pochette "smithesque"





  

jeudi 14 décembre 2023

The Drift, Young shoots EP (1992)

Dernier post concernant The Drift dont j'aurai fait un tour complet en ce qui concerne leurs productions perso. Les furieux étudiants angevins avec leurs guitares vrombissantes et leurs rythmes rapides ont prouvé qu'il n'y avait pas que Les Thugs ou Seconde Chambre en Maine et Loire. Par contre ils ont choisi une musique peu reconnue alors en France dans les 90s et ils resteront dans l'ombre jusqu'au bout, alors qu'ils auraient sûrement pu en découdre à visage découvert en Grande-Bretagne par exemple. On ne refera pas l'histoire mais Haar brut leur aura rendu hommage à sa façon. Ils seront quand même passés chez Lenoir et auront eu la reconnaissance des Inrocks. 
EP cd sorti chez Rosebud / Barclay, enregistré à l'Ubu (Rennes). 





Les Inrockuptibles n°35, Mai 1992


vendredi 29 septembre 2023

La Variété, Pour la gloire (1993)

J'avais acheté ce compact disc au faciès et au label. La jaquette colorée, le nom forcément provocateur "La Variété" et Rosebud gage de qualité. Et à cause du titre surtout, qui oscillait comme une jolie petite vague mauve prometteuse. Pour la gloire, forcément ça me faisait penser à Camera Silens, l'espoir était permis. Tout portait à croire que j'allais passer un sacré bon moment. Silens, silence, lors de l'écoute... 
Le cd est resté perché sur son étagère un moment sans bouger. Un jour récent j'ai ressorti les Belges de la poussière (ce qui est totalement faux car je fais le ménage toutes les semaines comme un homme moderne) et sans crier au génie j'y ai trouvé quelque intérêt: la voix, les textes, une certaine douceur, paisible et agréable. 
Ils l'avaient mis sur bandcamp en lecture seule pendant un moment mais récemment c'est devenu payant donc je ne mettrai que les images. Pour la gloire.







lundi 1 mai 2023

Chelsea, Réservé aux clients de l'établissement (1991)

Il me reste deux albums de Chelsea à caser, le premier et le dernier. Voici le premier avec sa pochette de légende, Réservé aux clients de l'établissement, en version LP mais aussi cd. J'ai découvert sur le tard qu'un compact disc existait et même qu'il comprenait un titre de plus que le vinyle, un joli de surcroît ! J'offre donc le rip du cd de cet album qui ne cache même pas ses influences pop telles James dont le leader a même un morceau qui porte son nom (Tim Booth) ou encore Prefab Sprout (mention à Paddy McAloon dans Delighted).  Des mélodies pop au son clair et des textes romantiques qui font mouche en anglais et en français. Chelsea annonçait donc ses intentions dès le début, Emmanuel Tellier (chant, guitares), Etienne Dutin (guitares et choeurs), Olivier Descroix (batterie et percussions) et Pierre Palmieri (basse et choeurs) maitrisent parfaitement l'art de la pop-song sans prétention. 

une sleeve sévèrement burnée
"album réalisé sans drogue", sur la pochette !





jeudi 13 avril 2023

Welcome To Julian, Bob your head EP (1994)

La transition est un peu tirée par les cheveux au niveau du son mais pas tant que ça sous d'autres prismes : Lionel Beuque de Welcome To Julian a en effet participé aux Freluquets et même tourné avec eux. L'EP est aussi enregistré aux Etats-Unis, mais tout a été dit avec leur Surfing on a T-Bone. Donc je ferai court aujourd'hui car mon cerveau est encore terrifié par ces 2h50 de cinéma prévisiblement pathétiques que je viens de passer mais c'était pour faire plaisir à mon fiston (qui a aussi trouvé que c'était une purge, ouf). 
Ceci sera mon dernier skeud de Welcome To Julian, snif.

Narcos


pas terrible au scanner ces rondelles métalliques