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jeudi 15 janvier 2026

Maud Anyways, Echoes of encounters. CD digipack (2025)

Maud Anyways n'a finalement pas trainé pour composer son deuxième album. J'avais passé le premier Impermanent lane (2023) en janvier à l'occasion du pressage vinyle. Echoes of encounters sorti en octobre 2025 chez les Anglais 1991 Recordings nous hisse dans sa soyeuse canopée au sein de laquelle on a vite fait de se blottir. Musique céleste, voix charmante et riffs gracieux, nous sommes en terrain cotonneux conquis. L'album fait coulisser comme une évidence neuf morceaux planants mais chargés d'électricité dont l'écoute atmosphérique est des plus agréables et des plus réconfortantes. Il est délicat ensuite de s'en détacher et de changer d'ambiance.  
La shoegazeuse de Fontainebleau a de nouveau loué les services de son gentil mercenaire de prédilection, le Danois Casper Iskov, qui s'est occupé du mixage, du mastering et a ajouté ses guitares, batterie, percussions et samples.
Maud se charge du reste : voix, basse, guitares principales, synthé. Et c'est beau. 





vendredi 24 janvier 2025

Maud Anyways, Impermanent lane LP (2023)(2025)

Maud Anyways means business comme on dit en anglais. C'est du sérieux. Elle ne cherchait pas forcément à impressionner la galerie seulement voilà : Impermanent lane !
La galerie prend soudainement la lumière en pleine gueule et elle, elle s'amuse. On le perçoit dès les premiers riffs de Love affair qui ferait un single parfaitement imparable avec ses guitares cristallines et son rythme qui t'emmène directement sur la piste de danse. Les mains dans les poches, les yeux rivés sur les chaussures soyons clair. Shoegazing. 
Maud Platiau-Bourret rêve éveillée, la magnifique pochette de l'album avec ses couleurs acidulées le montre clairement et elle le clame haut et fort avec son disque qui est une lancée en apesanteur dans les années 90, façon Slowdive ou Lush, mais pourtant bien actuel. Aidé par un jeune musicien danois multi-instrumentiste rencontré en ligne, Casper Iskov, Impermanent lane s'annonce comme un album qui va souvent tourner sur la platine avec ses airs de classique intemporel. Lisez avec intérêt son entretien avec Marianne Vergé sur Addict Culture dans lequel vous saurez tout ce que la Bellifontaine donne à savoir. 
Je ne connais pas Maud depuis longtemps mais son album est déjà un ami sur lequel je pourrai toujours compter. Il est sorti en numérique sur bandcamp le 28 septembre 2023 et je l'ai découvert après avoir fait connaissance avec elle au cours du Paris Popfest Festival cette année, trop furtivement je le regrette mais elle était alors en discussion avec THE Gilles Ramey, l'auteur des textes de Meyverlin, groupe pour lequel elle a réalisé le clip video de Revelation ! Talentueuse au possible. Le lien avec Meyverlin ne saurait être scellé sans évoquer Thierry Haliniak (My Raining Stars, Meyverlin) qui fait les choeurs sur Shadows above. Une petite famille ces gens-là et ça fait plaisir. 
La version LP est sortie en ce début d'année donc je ne mets pas de photos trop nettes. Il faut l'acheter chez Shore Dive Records, label de Brighton, qui fabrique le disque vinyle à la demande si j'ai bien tout compris. Aussi étonnant qu'intéressant, cela pourrait donner des idées à d'autres.
Something you said arrive à point nommé pour remettre un kick, elle ne veut pas vous lâcher, Maud est une rockeuse en fait. Intend en version EP donne le coup de grâce avec ses monumentales couches de guitares en pleine ascension vers les astres. Je dois monter le son. 
Un vendredi soir de vent violent, (Eowyn, tu t'arrêtes quand tu veux), écouter Maud Anyways ouvre des perspectives. Mais à partir de maintenant c'est Maud Anydays. Quant aux perspectives, sky's the limit Maud, innit ?   



mardi 17 décembre 2024

The Pollen, S/T Maxi 45t (1988)

Premier maxi de The Pollen de Fontainebleau dont j'ai déjà publié plusieurs disques. Les titres de ce maxi sont présents dans le CD de l'album de la même année, Contrast, mais pas dans ma version vinyle que j'ai postée il y a deux ans. Trois morceaux aériens impeccables de plus sortis chez Danceteria en 1988. 


"wow super la rouquine, hey! salut toi, ça va? Viens chez moi..."



mercredi 21 février 2024

The Pollen, River of life EP 12" (1990)

Deuxième extrait de l'album de 1989 Colours and make believe publié l'an passé sur le blog. Ce maxi River of life sera le dernier vrai disque de The Pollen, groupe de Fontainebleau, qui se séparera ensuite. Leur label Danceteria sortira en 92 une compilation de leurs morceaux dont quelques enregistrements live et deux inédits. 
Dans ce 12" on trouve deux remixes signé Ken Thomas, légendaire ingénieur du son et producteur (Wire, Cocteau Twins, Modern English, David Bowie, etc). 
Toujours ces mélodies tourbillonnantes soutenues par la sensibilité rythmique basse/batterie et enveloppées par la voix chaude et puissante de Pejay la chanteuse galloise, qui m'avaient déjà puissamment scotchées avec leur premier mini-lp Contrasts.





lundi 13 février 2023

The Pollen, Colours and make believe (1989)

Fred et Michel se rencontrent pendant un stage à l'ANPE à Fontainebleau et après plusieurs groupes ensemble il se mettent à la recherche d'un ou d'une chanteuse. On leur présente une galloise, Pejay, et à cette formation se greffent Thierry le batteur et un peu plus tard Thierry P à la guitare. J'avais présenté leurs formidables débuts sous la forme d'un mini-lp Contrasts, voici leur premier album. Lorsque Colours and make believe parait, Thierry le guitariste ne fait plus partie du groupe mais il a collaboré à l'album et à la tournée qui suivit.

L'album est enregistré en Angleterre et se présente dans la lignée du mini lp, même si un peu moins électrifié : pop matinée d'un soupçon de coldwave avec des guitares aériennes se chevauchant, une rythmique qui cimente et la belle voix puissante de Pejay. 

La difficulté à concilier le boulot (ils travaillent tous en dehors) et la musique aura raison de The Pollen. Le désintérêt des médias aussi peut-être, car à part dans des fanzines, peu de couverture médiatique suivra ce disque. Pejay et Michel monteront un nouveau groupe, The Park, qui ne sortira qu'un cd (toujours chez Danceteria).  





mercredi 10 août 2022

The Pollen, Contrasts (1988)

Coup de foudre dès les premières notes lorsque j'entends le morceau Killer chez Bernard Lenoir sur France Inter un soir de l'année 1988. Il faudrait vraiment les avoir bouchées ou perverties pour ne pas tomber sous le charme de cette fantastique intro. Et puis comme si cela ne suffisait pas, The Pollen qui est un groupe de Fontainebleau possède dans ses rangs une chanteuse galloise, Pejay, qui avouons-le est plus crédible pour distiller un énième chant en anglais chez un groupe français, d'autant que le timbre puissant de sa voix cristalline est véritablement le moteur du disque, admirablement enveloppé par les guitares aériennes. Un mini-album new-wave qui a été enregistré en 2 temps à Norwich au Raven studio: 3 morceaux d'abord avec Howard Turner avec qui un lien est créé, puis 4 autres quelques semaines plus tard car Adrian Borland, ex-chanteur de The Sound a écouté et aimé la cassette du groupe que lui a fait écouter l'ingénieur du Raven Studio et veut les produire. Le disque sortira chez Danceteria et mérite le détour.
Il y aura un prochain épisode avec ces Bellifontains puisque j'ai d'autres disques d'eux.
 


insert


Chronique des Inrocks, n°13 Octobre/Novembre 88