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mercredi 3 juin 2026

Les Fils de Joie, Nous ne dansons plus la nuit. LP (2023)

Cet album devait sortir en 1986. Les Fils de Joie se sont séparés cette année-là, sans prendre le temps de finir ce qu'ils avaient commencé. (...) Le label Pop Sisters a voulu réécrire l'histoire en 2022. (...) Le choix des 12 titres ne fut pas facile mais ils sont représentatifs de l'esprit des Fils de Joie (texte au verso de la pochette).
A l'annonce du disque j'ai sauté - de joie - naturellement et j'ai acheté le LP immédiatement à sa sortie en février 2023. Je suivais le soundcloud d'Olivier Hébert et La Collective depuis plusieurs années et j'avais enquillé pas mal de ses morceaux donc écouter maintenant sur vinyle ces morceaux des Fils de Joie était le bouquet suprême. Et ils ne déçoivent pas, le talent mélodique de ce groupe était tellement évident. Je me désolais lors de mon article sur le premier 45t autoproduit qu'ils n'avaient pas d'album à leur actif, quelques mois plus tard ils contre-attaquaient, c'est fou. J'avais passé le maxi Tonton Macoute également pour rappel. Ce groupe aurait certainement pu/dû marquer son temps, le destin en a décidé autrement. Le titre Nous ne dansons plus la nuit est un hommage à Ian Curtis. 
Excellent papier à lire, au hasard... chez Section 26. 

Olivier de Joie (guitare, chant), Daniel de Joie (basse, chant), Chris de Joie (claviers), Marc de Joie (saxophone), Alain de Joie (batterie 1978-83), Dorian de Joie (batterie 1983-86). 

classe

pochette ouvrante dépliée


petite affiche avec le disque

vendredi 17 avril 2026

Western Electrique, Hommes de fer 7" (1985)

Premier 45 tours du trio toulousain Western Electrique sorti en 1985 chez WW le label lié aux Studios WW de Patrick Woindrich. Le groupe est alors composé de Philippe Peyrat alias "Phil Zera" (chant, guitare), son frère Jean-Luc "Lukarson" (basse) et Philippe Desroches "Felipe de las Rocas" (batterie). Au menu, deux très bons morceaux secs et bien tendus que je qualifierais post-punk. 
En face B le choix de prononcer Hooligan à la française ("Ouligant") est cocasse, pour la rime sans doute. A la fac (plutôt au pub en fait, au Duc !) j'avais un pote de Liverpool (fan d'Everton FC) qui parlait assez bien la langue de Molière, mais un soir il nous avait fait marrer en sortant tout naturellement le mot hooligan prononcé de la même manière. Mais Ian était scouser donc c'était drôle car il pensait réellement que le mot se prononçait comme ça en Français. Ou bien il avait entendu un jour ce morceau de Western Electrique qui lui avait retourné le cerveau va savoir ! 
Historique complet du groupe trouvable dans les Archives du Rock toulousain. 

jolie pochette énigmatique signée Pierre Durand




lundi 4 août 2025

Surrenders, Stay overnight. Mini-LP (1986)

Deux mini-albums de classe mondiale et deux 45t entre 1985 et 1989 pour la postérité. 
Surrenders fut ce groupe toulousain formé en 84 dont j'avais publié au début de l'année le second mini-LP Release. 
Voici le premier, Stay overnight, sorti en 1986 chez Ideal Records, et déjà produit par Robin Wills (The Barracudas). Les guitares et les arpèges électriques parlent pour eux-mêmes, avec une limpidité défiant n'importe quelle cascade d'eau de source. Le pinnacle étant le sublime Every day, Every night. 
Ils reprennent Love avec bonheur (Bummer in the summer) mais deux ou trois morceaux à eux supplémentaires nous auraient évidemment comblés. Je laisse de la lecture avec deux extraits du magazine Nineteen dont les Charts Radios de juillet 86 placèrent Stay overnight en première position.




Going Loco, supplément Nineteen n°18, Janvier 1986 + Nineteen n°19, Mars 1986


jeudi 3 avril 2025

Cathedrale, S/T 45t (2016)

Premier disque du groupe toulousain Cathedrale (sans accent) paru en mars 2016 avec quatre morceaux que l'on retrouvera quelques mois plus tard dans leur premier album K7 éponyme sorti chez le label... écossais Fuzzkill Records. Ce qui expliquera leur venue en Ecosse puisqu'ils sont venus jouer au minimum une fois, au 13th Note à Glasgow. Honnêtement je n'ai pas le souvenir de les avoir vus à Glasgow, et je ne retrouve pas le billet imprimé (il n'y en a pas tout le temps de nos jours). Je suis persuadé que c'est à Edimbourg que j'ai assisté à leur concert. J'ai acheté ce 45t sur leur stand c'est certain, mais dans quelle petite salle, c'est le mystère (Sneaky Pete's ? Bongo Club ? ...) Je devais être dans un bel état, tiens. En même temps 13th Note me dit aussi vaguement quelque chose... Putain de mémoire de merde.  
Cathedrale n'a pas chômé depuis 2016, leur cinquième album Poison est sorti il y a deux mois ! Je n'ai pas suivi leur carrière plus que ça et quelques passages sur leur bandcamp à chaque sortie m'ont toujours fait dire que ce 45t me suffisait. Enfin, façon de parler, car je ne l'écoute pour ainsi dire jamais. Il se trouve pourtant qu'hier mes yeux se sont portés sur lui par le plus grand des hasards. Crac, j'ai vu qu'il était gratos sur bandcamp, d'où cette publication sans effort. Leur power pop néo garage pourrait séduire certains sans le sou ou juste avides de clics et de megabytes.
Cathedrale est composé ici de Jules Maison (chant, guitar), Félix Paineau (basse), Robin Tubert (guitare) et Maxime Costa (batterie). Le disque a été enregistré par Lo' Spider (Laurent Bruzy) au Swampland Studio à Toulouse et sorti chez Ave The Sound et Rat Pop ! Records. 




mercredi 26 février 2025

The Strikers, Riots in Brixton 7" (1988)

Continuons dans le 45t, restons en 1988, mais migrons un peu plus au sud : à Toulouse, ville dans laquelle ont sévit brièvement The Strikers, que l'on a déjà écoutés sur la compilation An emotional beat in a world of fury (1988) avec le morceau Losing you. 
Tout comme The Mobile Hoovers, "Les Grévistes" de la ville rose étaient emmenés par un Anglais, Neil Harris, éprouvé par les émeutes raciales de Brixton de 1981 dans lesquelles il semble s'être jeté corps et âme. Enfin il a surtout jeté des pavés sur la maréchaussée londonienne si j'en crois l'article plutôt complet d'Abus Dangereux (plus bas) et dans la foulée a fondé un groupe rockabilly The Psychotics. 
Puis vint le temps des vendanges dans le sud-ouest de la France et sa rencontre avec Bernard Rochefort le manager d'un groupe local en instance de split (Rocky Grazziano et ses Puncheurs) qui cherche un chanteur. Neil se joint donc aux frères Guiraudet, Robert "Robot" et Nicolas "Latex" (respectivement basse et batterie), Didier Richefeu (guitare solo, ex-Courrier de Lyon) et Eric Subra alias Ricky "Banlieue" (guitare rythmique, ex-Vespa Bop). Eric est malheureusement décédé le 4 décembre 2024 (cf commentaire de son frère Didier, voir plus bas). Repose en paix Ricky...

The Strikers enregistrent le disque à Londres, profitant des connaissances de Neil Harris dans la capitale anglaise, mais comme pour le skeud publié hier, celui-ci, sorti chez Gymnote Mission (Lyon), ne reflète pas l'énergie voire la sauvagerie tendance psycho qui étaient semble t-il déployées en concert par le groupe (surtout par le chanteur à la forte personnalité). Ces deux morceaux à l'excitation contenue sont pourtant excellents : du rock vraiment emballant même si ok un poil trop sobre pour ces fameuses Riots in Brixton et plus rock garage, plus tendu, pour Pay day mais c'est normal : il est question de fric. 
On l'a compris aux titres, l'ambiance sociale détestable des années thatchériennes au Royaume-Uni est bien palpable dans ces deux faces. Le groupe s'est (peut-être trop) appliqué pour ce premier enregistrement, au détriment de leur fougue naturelle mais franchement le single n'en respire pas moins la classe. 
Outre les gigs, The Strikers projettent ensuite de retourner à Londres enregistrer un mini-lp 5-6 titres mais finalement tous ne pourront pas effectuer le voyage. Le groupe se scindera en deux et cessera d'émettre pour de bon. 
Parmi mes sources cette (décidément) excellente page d'Archives du Rock Toulousain). 

Didier et Ricky devant, le géant anglais derrière avec les frangins Guiraudet


l'insert


Abus Dangereux Face G juin-septembre 1988


samedi 8 février 2025

Dau Al Set, Autonomy / I am (I was) 7" (2008)

Le 45t de Bang! Records du guitariste Serge Fabre date de 2008 mais les morceaux sont évidemment plus vieux que ça, 1985 a priori et je ré-écoute à fond la caisse ce 45t depuis quelques jours. Enfin, juste Autonomy soyons précis, qui est LE morceau de Dau Al Set, groupe de Toulouse. On peut s'autoriser à les qualifier de Buzzcocks (avec Devoto aux manettes) français avec ce morceau qui est ENORMISSIME. Un des meilleurs du rock français ever c'est simple. Notez-le quelque part, démmerdez-vous mais foutez-le vous bien dans le crâne. A écouter avec le mmaximmumm de WATTS. Vos voisins vont même devenir vos amis avec Autonomy c'est obligatoire. Ce morceau va peut-être me calmer après cette défaite irréelle à Twickenham qui sait, rien n'est moins sûr. Je connais la réponse, non. Par conséquent comme il est toujours en vente chez Bang! Records à 5 petits euros je le mets au mminninumm. Bien fait pour notre gueule. C'est la défaite, la lose. J'ai beau avoir plus de 50 ans, je ressens ce résultat comme à mes plus belles années. Il n'y a rien à faire, ça me plombe ma soirée c'est pathétique. (malta est ailleurs ce soir, cela tombe très bien). Il n'y a que la victoire de l'Ecosse demain à Murrayfield contre l'Irlande qui me consolera. 
O flower of Scotland... (frissons)
Pour ce qui est de l'historique de Dau Al Set, vous trouverez tout seul, Haar brut n'est pas une encyclopédie si vous ne l'aviez pas remarqué. Un juke box, plutôt.
PLAY LOUD ! 


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mardi 21 janvier 2025

Surrenders, Release. Mini-LP (1989)

Hier j'ai appris le décès de Jean-Michel Daulon dit "Batteur" et qui par définition officiait derrière les fûts. Il jouait dans le groupe toulousain Surrenders dans les années 80. Ce groupe était composé de Batteur donc, Michel Bonneval (guitare), Laurence Labasor (basse) et François Labaye (guitare). 
Issus du groupe Diam's à Toulouse les deux premiers avaient ensuite rejoint Gamine à Bordeaux et participé dès 1983 aux enregistrements de leur premier mini album et du second 45t. On les retrouve dans la compilation Harley Davidson que j'ai publiée sur le blog. Ce séjour à Bordeaux leur permettra d'entrer dans le viseur de Robin Wills des Barracudas qui a co-produit le mini-album de Gamine (avec son comparse Chris Wilson). Wills produira donc naturellement les disques des Surrenders lorsque Jean-Michel et Michel quitteront Gamine en 1984 pour retourner à Toulouse et former Surrenders avec Laurence avec qui ils ont joué un concert unique dans un bar toulousain, le Regalty, au sein du groupe Action Shakers, constitué pour l'occasion de membres de plusieurs groupes (Gamine, Taxmen, Boom Boom Desperados). François (ex Boom Boom Desperados) étant l'élément final du groupe. 
Il existe un blog qui est dédié au groupe dans lequel vous trouverez leur historique : Surrenders-fanclub. 

Voici le second mini-album de Surrenders, Release unique sortie du label créé pour l'occasion Spank Records, avec des morceaux assez classieux comme Let's start again et Garden of delight. 
Un disque dans la lignée de ce qui se faisait en France dans les années 80: les groupes à guitares fans des Flamin' Groovies, Byrds, etc. A classer avec Kid Pharaon, Boy Scouts, The Chameleon's Day, Les Privés, etc. Typiquement les groupes que l'on trouve dans la compilation Livin' underground, par exemple. 
Jean-Michel a rendu ses baguettes (paix à son âme) mais Surrenders ne mourra jamais. 





lundi 27 mai 2024

The EP, Should we start now ? 2x7" (1997)

Il me faut commencer par avouer que je pensais n'avoir sous la main que cette petite chronique du double 7" de The EP, repérée dans le n°11 de Langue Pendue, Les Années Lithium, de Renaud Sachet. Donc j'ai un peu cherché en ligne et je suis parvenu à retrouver Gsejd Landscape. Il a même sa page bandcamp avec des inédits de The EP et d'autres productions à eux ainsi qu'un site. Je lui ai envoyé un petit message pour avoir des infos sur le groupe et quelques jours plus tard, Gsejd me répond hyper gentiment et m'écrit qu'il a carrément fait une interview dans le fameux Langue Pendue en question... Je l'ai lue lorsque j'ai acheté le mag mais je l'avais complètement zappée d'autant qu'elle est annoncée comme celle de Frédéric Junqua le patronyme de Gsejd. Donc je l'ai distraitement ratée en feuilletant l'ouvrage à la va-vite pour retrouver la petite chronique dont je parlais plus haut... Au temps pour moi.
 
The EP (à l'origine une petite transgression de pré-ados pour Ejaculation Précoce mais qui est tout de suite devenu The EP) a été créé par Fred alias Gsejd Landscape et un cousin de Toulouse Paul Huart aka Mud avec qui il a commencé à jouer et monter le groupe depuis leurs 11-12 ans. Vers la fin des années 80, ils ont finalement intégré les deux frères de Fred, Laurent (Lawrence Calf) et Mathieu (Eric Sunshine) vers la fin des années 1980, parce qu’ils étaient définitivement plus créatifs et talentueux que les gens avec lesquels Fred et Paul avaient joué jusque là.
The EP sont donc un groupe familial, aux trois-quarts de Barbazan-Debat un petit bled à côté de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, et un quart Toulouse pour Paul.
Les influences du groupe viennent en majorité de la pop anglo-saxonne et l'écoute de ce double 45t ne laisse aucun doute. Il laisse des regrets par contre car les morceaux noisy pop sont vraiment excellents et un album devait leur donner une suite, toujours chez Lithium, mais finalement Vincent Chauvier le boss du label en décidera autrement. Peut-être déçu par le côté dilettante du groupe pas du tout enclin à "mourir pour sa musique" comme tente de l'expliquer Fred dans l'entretien, et qui ne fit que 10 concerts maximum au cours de son existence. 
Ces 4 morceaux sont issus de leur démo repérée par Lithium, avec une session de mixage au Lutecia Garden studio chez Jean-François Marvaud (ex-Meek, et qui avait aussi enregistré Clair) lequel a transféré le tout sur DAT, sans réenregistrement. Les pistes ont ensuite été masterisées par Alex Gopher pour sortir ce disque. 
JD Beauvallet les adoubera même dans une petite chronique des Inrocks, été 97. 

Sans suite chez Lithium, le groupe s'est alors mué en Le Père de Trois Tigres, puis en Superweekend au début des années 2000, et en diverses entités depuis. Vous pourrez vous faire une idée du talent indéniable des gars sur leur page bandcamp. 
Bonne écoute !



pochette ouvrante




la chronique de Renaud Sachet dans le Langue Pendue n°11


samedi 20 avril 2024

V/A, It's a French reggae party 2 (1999)

Roots Rock Reggae Ragga Dub Ska. 100% cosmopolite. 
Le volume 1 a éclairé la sombritude de février, le 2 brille de mille feux sous le soleil d'Edimbourg ! Ambiance positive, ça me donne envie de passer du reggae et de la musique de fête. Et aussi de la fermer, donc sans plus attendre, C'est une fête du reggae frenchy 2. 
Compilation très soutenue qui reflétait bien la qualité du reggae dans l'hexagone en cette fin de siècle.
Mes morceaux favoris quand même, ceux de K2R Riddim, 8°6 Crew, Zenzile, Le Maximum Kouette. Improvisators Dub et 38 Dub Band sont numero uno ex aequo. Enormes énormes énormes (c'est l'écho) ces deux instrumentaux : apnée garantie, top classe !