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mardi 2 juin 2026

Les Calamités, À bride abattue LP (1984)

Je ne me suis pas trop cassé la nénette aujourd'hui si je peux m'exprimer ainsi avec l'unique album des Calamités paru en 1984 produit par Lionel Herrmani et sorti chez New Rose. Neuf morceaux dont quatre reprises, ce qui fait beaucoup mais comme je l'écrivais dans un article précédent, les études passaient avant la musique pour le trio Odile Repolt, Caroline Augier et Isabelle Petit donc les compositions originales furent limitées en nombre. On trouve quand même un titre inédit sur le tube, Muguetet pas mal d'archives live ou passages à la tivi. Egalement à lire ou relire l'excellent papier de Renaud Sachet sur Section 26. Voilà, l'album est archi-connu donc je la fais courte. Sans être génial, ce disque qui a connu un beau petit succès critique vaut bien d'être découvert ou redécouvert. Toutes les nuits qui fut leur premier simple et Envers et contre tout (K7 Les Electriques) resteront à jamais mes titres préférés de ces charmantes filles de Beaune, ici en 2022, toujours aussi élégantes.

jolies couleurs qui annoncent une jolie playlist sur Internet Archive, j'aime.




mercredi 28 janvier 2026

Les Calamités, Pas la peine. Maxi 45t (1984)

J'avais publié le premier 45t Toutes les nuits il y a deux ans, voici cette fois Pas la peine le maxi des Calamités enregistré en octobre 84, presqu'un an après leur album A bride abattue (novembre 83) qu'il ne me restera plus qu'à poster prochainement histoire d'en terminer avec mes skeuds du groupe de Beaune.
New Rose leur met un peu la pression pour sortir un nouveau disque après l'album mais Pas la peine et C'est embêtant seront finalement les derniers morceaux originaux des Calamités. Il faut dire qu'entre les concerts et la fac, les filles n'ont plus le temps de composer, de répéter. Les deux morceaux en soutien du maxi sont la reprise en anglais et l'adaptation en français du même titre de The Ad Libs de 1964 (composé par John Taylor et George Davis) : Boy from New York City (Le garçon de New York), chanson qui n'a pour moi aucun intérêt, les deux originaux plutôt sympas la surpassant sans effort. Toujours est-il qu'un deuxième album ne verra donc jamais le jour.  
Ce douze pouces est mis en boite avec Lionel Herrmani au studio Oncle Sam à Paris. Les Dogs Dominique Laboubée (guitares) et Hugues Urvoy de Portzampac (basse) jouent quelques parties sur les morceaux. En échange Les Calamités feront les choeurs sur la face B Down at Lulu's sur le simple Mon coeur bat encore des Rouennais. 
Le livret de la rétrospective Encore! 1983-1987 sortie chez Born Bad en 2022 révèle des tensions avec le photographe Gilles Cappé concernant la pochette de ce 12". Isabelle raconte :
- On nous a maquillées et coiffées comme des hard rockeuses, ça a vite tourné vinaigre avec le photographe qui nous prenait de haut, alors on a tout viré, maquillage, coiffure, on était vraiment furax et ça lui a pris un temps fou pour arriver à faire quelques clichés, on tirait des têtes de cent pieds de long…"





samedi 13 janvier 2024

Les Calamités, Toutes les nuits 7" (1984)

Ah que j'aime ce morceau ! Je me revois très bien entendre Toutes les nuits pour la première fois à la radio sur la bande FM et lancer l'enregistrement après le premier refrain. J'avais toujours une K7 prête à l'emploi dans mon vieux poste Radiola. Ensuite, il ne me restait plus qu'à prier pour le morceau repasse un jour afin de l'avoir en entier. Ce qui arrivera et je me contenterai de cet enregistrement pendant de longues années parce que trouver ce 45t où j'habitais, c'était tintin !
Dans le répertoire des Calamités, deux morceaux sont au-dessus du lot, à des lieues au-dessus même: Toutes les nuits et Envers et contre tout, mais ce dernier je l'ai découvert sur le tard.

Odile Repolt (guitare, chant), Caroline Augier (basse, chant), Isabelle Petit (guitare, chant) et Marcelle Bérard (manager) se connaissent depuis l'âge de 10 ans, elles habitaient le même quartier à Beaune. Elles ont vite découvert que chanter ensemble leur offrait des possibilités d'harmonie et elles se sont aussi vite passionnées pour les Beatles, s'inscrivant même à leur fan-club. Au lycée, la musique devient plus qu'un passe-temps et assez rapidement l'envie leur prend de monter un groupe, d'autant que l'établissement scolaire leur offre l'accès à des instruments et des amplis. Elles composent ensemble et collectivement créent un à un leurs morceaux. Elles donnent leur premier concert en avril 1981 au lycée viticole de Beaune sous le nom de Caribout (avec un t) et progressent petit à petit. C'est Antoine Masy-Perrier (Tony Truand) qui leur suggère le nom Les Calamités lors d'une fête. 
Elles côtoient régulièrement les Snipers et ces rencontres, le milieu musical qu'elles fréquentent les font progresser. Elles participent à la compilation Snapshots en 1983, c'est Fred Belin le batteur des Snipers qui joue avec elles sur le morceau Je suis une calamité qui convainc Patrick Mathé de New Rose de leur faire faire un disque. 
Depuis leurs débuts, les Calamités utiliseront six batteurs et le septième sera le bon : un Anglais de Manchester, Mike Stephens, qui est venu à Beaune par passion pour le vin de Bourgogne (il faisait partie d'un club de dégustation à l'Université de Bradford). Il met une annonce chez le disquaire de Beaune et il sera l'élu. 
Patrick Mathé demande à Lionel Hermani de Mélodie Massacre (Rouen) de produire l'album A bride abattue que je posterai plus tard et ce 45t en est l'extrait. Histoire à suivre avec l'album... 

Source: le livret fourni avec la compil Encore! 1983-1987 parue chez Born Bad en 2022 que je n'ai pas achetée, car pas trop d'intérêt en ce qui me concerne. (Merci à Bbebe pour le pdf qui lui a de l'intérêt, par contre).





vendredi 26 août 2022

Split Marquis de Sade / Les Calamités 7" (2018)

Cherchez pas, ce petit disque essentiel vous ne l'avez pas, vous ne le connaissez pas, vous ne le trouverez nulle part, il n'y en a qu'un seul exemplaire et il est chez moi. Ce merveilleux morceau de Marquis de Sade se trouve à l'origine sur une ré-édition cd de Dantzig Twist ridiculement cher pour un cd et ce fabuleux titre des Calamités issu de la K7 Les Electriques* n'est même pas présent dans la compil du groupe que Born Bad a sorti il y a quelques semaines car apparemment "le morceau n'a pas le son Calamités" (dixit Isabelle Petit). Juste incroyable.  

Qu'à cela ne tienne, de nos jours on peut créer soi-même sa copie vinyle et immortaliser deux titres du rock français qui méritaient mieux qu'une présence sur un repress cd ou une compil K7*. Ma femme et mon fils l'ont fait en 2018 pour la Fête des Pères. Le meilleur de Marquis de Sade + le meilleur des Calamités sur un 45t maison, c'est ici. DIY rules.

* K7 Les Electriques, Style Productions (1982) (j'ai cette k7 en mp3 si ça intéresse)







mardi 23 août 2022

Tango Lüger, 7" (1980)

Unique 45t de Tango Lüger  dont la maquette fut rejetée par Polydor à cause de la voix de Jean-Luc "Lucas Trouble" Taccard qui s'était pourtant appliqué à laisser de côté son naturel déjanté. Mal lui en a pris car la musique avait fait l'unanimité. Le disque sort quand même en 1980 sur FLVM (Faites-Le Vous Même) à 1000 exemplaires en toute confidentialité.

un tango, un lüger




vendredi 22 juillet 2022

Tango Lüger, S/T (1981)

En 1979 à Beaune, le groupe Mechanik's Models d'Eric Falce cherche un chanteur. Dans la région, en Bourgogne, sévit Jean-Luc Taccard, un disc-jockey avec une certaine aura, plus connu sous son pseudo Lucas Trouble (et plus tard avec son studio, le Kaiser). Les deux font la paire car Falce a un magnéto à bandes 4 pistes et Taccard une créativité sans fin. Ce dernier prend rapidement le contrôle du groupe et modifie le nom en Tango Lüger, un blase qui claque ! Il préfère aussi conserver son patronyme de naissance plutôt que son pseudo troublé afin de ne pas mêler ses différentes activités artistiques. Après plusieurs concerts, Tango Lüger devient le groupe phare de la région mais leur 45t qui sort en 1980 restera confidentiel, je le publierai plus tard. Puis vient cet album en 1981 à la pochette d'une beauté absolue de simplicité, qui se fond harmonieusement au teint du blog.  Quant au ton du skeud, il s'agit d'un rock harmonique et fouillé, à la Cure et Joy Division, bien que leurs influences soient différentes. Musique lyrique correspondant parfaitement à une ambiance passée aux parfums flétris, aux demi-teintes envoûtantes, lit-on dans le livre de chez Camion Blanc consacré à Lucas Trouble (livre que je ne possède pas, soit-dit en passant). Disque très intéressant à (re)découvrir avec les années. 

pochette que j'adore, régulièrement à l'honneur encadrée sur mon mur