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samedi 21 mars 2026

Dogs, Different LP (1979)

J'avais envie d'écouter ce disque ce midi à l'apéro et comme le blog ne rechigne jamais à publier un petit classique, j'en ai profité pour le riper. Peu importe si le disque est connu de tous, je m'en fous complètement. 
J'ai été agréablement surpris par le peu d'intervention que j'ai eu à consacrer à cet album dans Audacity. La pochette par contre j'ai dû la retoucher pour présenter une photo agréable car elle a un peu souffert il faut l'avouer depuis le temps. On est davantage dans le G que le VG. 
La première fois que j'ai vu un disque des fameux Rouennais, ce premier album en l'occurence, c'était au lieu-dit Vieux, dans les Monts d'Ambazac en Haute-Vienne au mitan des années 80 chez mon pote Steppi, j'avais quasiment dix ans de retard. C'est lui qui m'a injecté les Dogs dans le ciboulot, tout comme The Jam d'ailleurs. Grâce lui soit rendue car ces deux groupes sont restés depuis à mon chevet.

 Cet album est enregistré dans un petit studio près d'Angers, dans un tout petit village avec un ingénieur du son macho et odieux, féru de variété française dont le modèle d'enregistrement se nomme... Michel Sardou. Finalement à force de batailler ils obtiendront à peu près ce qu'ils souhaitent au niveau du son.
Les Dogs souhaitent aussi un premier album éponyme ce qui ne convient pas au label Phonogram (Philips) qui exige un titre pour son catalogue. Hugues le bassiste portera donc discrètement un badge Different sur sa veste afin de contenter tout le monde. La photo signée Jean-Baptiste Mondino est le reflet de leur attrait pour la musique des sixties et le liseret blanc sur la pochette renvoie aux disques Decca (cf les premiers Rolling Stones par exemple). 
L'album leur permet de passer semi-professionnels, sera tiré entre 5000 et 10 000 exemplaires et plutôt bien accueilli par la critique. 

Mon top 3 : 
Stranger than me
Terminal state
Lonesome hearts






jeudi 11 décembre 2025

V/A, Mon grand frère est un rocker LP (1987)

Compilation pour enfants de 7 à 77 ans est-il précisé sur le recto de la pochette : cool j'ai donc encore beaucoup de marge. Ceci dit cette compilation je ne l'avais acquise que pour une seule raison : la présence d'une nouvelle version de Jeunes seigneurs de La Souris Déglinguée. Je trouvais (et trouve toujours) le morceau original déjà fabuleux dans la compilation New Rose 82 mais cette reprise était tout autant extraordinaire et l'est toujours bien évidemment ! L’enregistrement de cette seconde version* s’est déroulé à Pigalle au studio Parisign**. Leur présence au milieu de fleurons de la scène alternative et du label phare de cette scène, Boucherie Productions, était peut-être de l'opportunisme toujours est-il que pour l'anecdote François Hadji-Lazaro ne leur filera jamais la thune qu'il leur devait (dixit Tai-Luc). C'est du rock'n roll après tout !

Dans cette compilation classique et bien connue, des vétérans comme LSD, les Dogs, les frères Tandy, Chihuahua, O.T.H. et Métal Urbain (plus étonnant) côtoient la "fine" fleur du rock alternatif en plein boum : les Wampas, la Mano Negra, Parabellum, Les Endimanchés et puis les trois groupes du gros François comme on l'appelait affectueusement : Les Garçons Bouchers, Los Carayos et Pigalle. 
Les titres que j'écoute lorsque je fais tourner ce skeud outre Jeunes seigneurs sont Vieux moisi, L'éboueur, et Au pays du touche-pipi, ce qui fait maigre mais les autres morceaux sont vraiment bof selon moi. 
Le taxidermiste est un homme seul est un morceau écrit par Antoine Masy-Perrier qui n'est pas encore Tony Truand et si le groupe est annoncé comme Lady Tony and the Rain Dogs ce sont bien les Dogs qui le jouent***. Il leur est crédité sur le bouquin de Catherine Laboubée. 
Le morceau de Métal Urbain ne ressemble en rien au Métal Urbain que j'aime et est une reprise de Gary Glitter de toute façon. 

* En même temps et au même endroit, La Souris commencera les maquettes de l'album Quartier Libre.
** même studio dans lequel Wunderbach a fait son premier album.
*** Antoine quittera le groupe en mars 92


verso
pochette ouverte
pochette intérieure
Devant - Au fond



jeudi 29 août 2024

Dogs, The legendary lovers demos LP (2024)

J'adore écouter les démos, ces morceaux pas encore polis par des productions pas toujours judicieuses, donc lorsque j'ai découvert le mois dernier cette sortie du label Reminder Records, je n'avais qu'une hâte : écouter la démo de Be my lover qui est un de mes titres préférés des Dogs. Aussitôt repéré aussitôt acheté, l'acquisition rapide fut facilitée par la popularité confidentielle certes, mais réelle, des Dogs chez les disquaires britanniques. 
Le label de Brooklyn remet donc le couvert avec les Normands, après avoir publié The Melodies Massacre years l'année dernière (juin 2023), qui compilait les premières sorties des jeunes Dogs (1977-78) : le 45t Charlie was a good boy et le maxi Go where you want to go, des originaux pas vraiment donnés de nos jours. D'où l'intérêt de ce disque qui était déjà inespéré, sorti entièrement et officiellement sous licence Melodies Massacre, comprenant des notes du fondateur et gourou rouennais Lionel Herrmani. 

En 2024 c'est donc au tour du quatrième album du groupe, Legendary lovers (1983), de se refaire une beauté... mais sans fard ! 
Notons la présence du titre éponyme qui ne figure pas sur l'album original (uniquement en bonus dans des rééditions cd de 1992 et 1994) et que le producteur Vic Maile (Dr Feelgood, Inmates, Motörhead, Groovies...) relégua en face B du single M.A.U.R.E.E.N. selon Robin Wills et Bruno Lecoeur qui signent le texte sur la pochette intérieure. Si j'en crois la lecture de Too much class... de Catherine Laboubée, il s'agit plutôt "d'un stratagème de Dominique, d'après des sources bien informées, qui trouvait que sa coloration musicale n'était pas cohérente avec celle de l'album, et qui avait trouvé plus amusant de l'isoler...".(Hugues confirmera page suivante)
I just can't get you off my mind est inédit si je ne m'abuse, et par contre la démo du morceau Never come back qui fut entièrement écrit et composé en studio manque curieusement à l'appel (celle de la reprise de Gene Vincent Bird doggin' écrite par Kathe Collley aussi, mais cela semble plus logique).  
Excellente initiative cet album. Pour les fans.





en mini-poster et en clin d'oeil, la photo qui a servi de pochette (ratée!) pour "Live at home" (Records Store Day 2024 - Deviation Records)

les 2 Dogs de Reminder Records

vendredi 24 novembre 2023

Dogs, Walking shadows (1980)

Mon album préféré des Dogs, le second, le plus sauvage de leur oeuvre avec toutes guitares dehors et la basse de Hughes mixée un peu en avant comme j'aime. Dominique passe de la Rickenbacker au son plus raide de la Gibson connectée à un ampli Marshall poussé à son maximum. Et Michel fera sensation à la batterie avec ses gants noirs dans le clip d'Algomania à l'occasion du tournage du navet La brune et moi qui a le seul mérite (ok, grand mérite) de rassembler des groupes punk rock de l'époque (Edith Nylon, Les Privés, Marquis de Sade, etc...). Le film n'en est pas moins imbuvable.
Les Dogs enregistrent au printemps 80 au studio DB, un studio tout neuf avec JP Boyer un ingénieur du son réceptif à toutes leurs demandes et pas avare en heures de travail. Même si le résultat les déçoit par rapport à ce qu'ils ont entendu en studio, la sonorité se rapproche de celle des Stooges qui restent leur référence, et cet album sera le moins poli aux deux sens du terme de l'ensemble de leurs disques. Ils donnent tout ce qu'ils ont dans le ventre et ça s'entend.
Leur label Phonogram avec qui ce sera la dernière collaboration insiste pour qu'ils mettent du français dans leurs textes et ils finiront par négocier l'ajout d'un 45t avec Trouble-fête et Cette ville est EN enfer* plutôt que de nuire à la cohérence de l'album et mélanger Shakespeare et Molière. Ce single sera vendu avec les premiers exemplaires de l'album. Je ne l'ai jamais eu (autrement qu'en numérique évidemment).

(Je cite toujours mes sources lorsque cela me semble pertinent - enfin il me semble - donc comme toujours avec les Dogs : Too much class... Dogs l'histoire, le livre de Catherine Laboubée.)


*et non pas Cette ville est UN enfer comme écrit sur la pochette... Une erreur de la maison de disque.





samedi 29 avril 2023

Dogs, 4 of a kind Vol.1 (1998) (2023)

Etrangement je ne l'avais même pas en archive ce disque des Dogs. Quand bien même je l'aurais eu, même en cd puisqu'il n'était sorti que dans ce format, lorsque j'ai découvert que 4 of a kind était repressé en vinyle par le label Deviation Records pour le Record Store Day français aka Disquaire Day de cette année, mon sang n'a fait qu'un tour. 
500 exemplaires qui sont sûrement partis vite. J'ai acheté le mien 22 euros et je vois sur Discogs qu'un connard le met déjà à 44. Connard.
Je décide donc de le poster immédiatement et vous en faire profiter. Ce n'est peut-être pas le meilleur disque de Dominique mais il n'est pas mal du tout après la première écoute. 

La formation autour de Dominique Laboubée dans cet album est constituée de Christian Rosset à la basse qui est un Dog depuis 1989 et A million ways of killing time, pour lequel il a remplacé Hugues parti 6 mois après More more more. A la batterie plus de Mimi depuis Three is a crowd, mais Bruno Lefaivre qui a fait sa première apparition dans le groupe en 88 lors de l'enregistrement de A million ways... au tambourin et à la cymbale rythmique ! Et enfin Laurent Ciron à la guitare, qui rejoint les Dogs dont il était un fan, en 1996 au moment où le jeu à trois commence à montrer ses limites, et qui s'intègre naturellement, libérant du même coup Dominique de toutes les responsabilités sur scène qui finissaient par être un poids pour le frontman rouennais
Enjoy. 

Edit Novembre 2023: Pour info le Volume 2 sort dans quelques jours chez Deviation Records, dispo chez Smap Records. Le mien est dans la boite.



pochette gatefold


Insert

pochette parsemée de petites "tâches" glacées, numérotée (le mien incognito) avec obi signé 

sticker


mercredi 23 novembre 2022

Gilles Tandy, La colère monte (1986)

Après des thérapies de groupe via les Olivensteins, Les Gloires Locales et Les Rythmeurs, Gilles Tandy en hibernation depuis 1983 livre son album solo La colère monte en 86. Enfin, solo il faut le dire vite car à force de voir son frère Eric et les Dogs pratiquement tous les jours, il sort rapidement de la torpeur dans laquelle il se larvait paresseusement. Et autant être dans un groupe à gérer les égos des uns et les goûts des autres ne lui convenait plus du tout, autant avec les Dogs ses amis de toujours, le travail se simplifiait tout seul et chacun restant à sa place, la conception de l'album fut limpide. 

Eric Tandy le frangin lui écrit les textes sur mesure*, les trois Dogs, Dominique Laboubée au mixage, Tony Truand à la guitare, Hubert Urvoy de Portzampac le bassiste, tous deux sous pseudonymes (pour éviter les problèmes de contrat avec Epic), et deux Métal Urbain (!) qui se sont greffés à la bande: Charles Hurbier aux machines et Eric Débris à l'enregistrement du disque. Quid de Gilles Tandy* ? Le chant, son rythme de chant typique (le flow !) qui ne varie pas d'un iota par rapport à ses trois premiers groupes et dont je n'ai jamais été très friand pour écrire franchement. Peut-être le petit bémol de cet album réussi musicalement. Un comble certes, mais on ne se refait pas. Cela ne vous empêchera pas d'écouter, d'apprécier et de télécharger ce bon album.  

Ce sera le dernier disque enregistré par Hubert avec les Dogs avant qu'il ne quitte le groupe. A noter aussi une bonne reprise de Dutronc. 

*Disponibilité à toute heure au crédit de Gilles, quand même.

superbe pochette signée Hervé Di Rosa




dimanche 9 octobre 2022

Dogs, Something magic/Good bye little rich girl 7" (1989)

Jour pour jour il y a 20 ans, Dominique Laboubée éteignait sa lumière pour de bon. Un petit hommage dominical est donc de circonstance avec ce 45t acheté pour la face B Good bye little rich girl un de mes morceaux préférés des Dogs  dont ce n'est pas la meilleure période. Dominique est devenu le dernier membre fondateur du groupe après le départ de Mimi et c'est un coup derrière le casque pour le not most forgotten french boy, fleuron immortel de notre rock français.
Something magic devient un clip ce qui est une première pour les Dogs et le clip tournera sur M6 assez souvent. Sur la pochette Dominique pose une nouvelle fois avec une clope entre les doigts, et il y en a un paquet de photos de lui en train de fumer. Il est mort d'un cancer du poumon donc il faut le répéter: fumer tue. D'ailleurs c'est sûr, demain j'arrête. 




même session photo, extraite du livre "Too much class... Dogs, l'histoire" de Catherine Laboubée


lundi 18 juillet 2022

Stories of the Dogs, Songs for Dominique (2006)

Collection de reprises des Dogs et de Dominique Laboubée compilée à l'occasion de la sortie en 2006 d'un livre de nouvelles inspirées par les morceaux des Dogs: Stories of the Dogs, Histoires pour Dominique22 auteurs rendent hommage aux Dogs. 
Ce petit recueil possède sa B.O. sur un double cd avec plus ou moins de réussite selon les titres et les goûts de chacun. Plutôt plus que moins à mon avis. 
Le morceau que j'écoute toujours en priorité est la cover extraordinaire de Be my lover de Lucas Trouble. L'original figure parmi mes titres préférés des Dogs et putain, quelle reprise! On dit parfois de certaines covers qu'elles sont meilleures que l'original, ce rafraîchissement de Lucas Trouble est de cette veine. Une magnificence incontestable. Quel hommage réussi. Magical, majestic, les superlatifs sont sans fin...

pochette et présentation classieuses comme Dominique

3ème tirage en jaune, bouquin de vacances de cet été sous le cagnard du pays natal

Volume 1 :
Volume 2 :