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mardi 11 novembre 2025

Soap, June. CD (1995)

Une petite perle lo-fi signée Soap dont j'avais publié le split 45t cet été. Il fallait que je me procure le disque qui précède, cet unique album June car je sentais la bonne pioche. Pop bruitiste mais minimaliste à souhait avec des facilités pour parfois passer en mode sportif et même se permettre d'ajouter de la trompette à bon escient. Une écoute vraiment super agréable et relaxante, restée sans suite malheureusement. Soap deviendra Tame le temps d'un simple et puis plus rien. Un de ces groupes qu'on ne finira pas d'écouter surtout par temps froid et pluvieux, capable le temps d'un album d'apporter chaleur et confort. Un de plus car mine de rien on avait une sacrée collection de petites pointures en France sans toujours le savoir et c'est pratiquement un devoir sacerdotal de les relayer dans la joie même trente plus tard, même à l'échelle modeste de ce blog. Il y en a toujours aujourd'hui j'imagine et j'attends le messie (Subzero Fun en est très proche d'ailleurs), mais force est de constater que je ne suis qu'au compte-gouttes ce qui sort en France de nos jours, au niveau indie pop s'entend. J'ai eu toutefois le bonheur de pouvoir écouter des démos et des projets hyper excitants, j'espère qu'ils iront au bout parce que c'est du tout bon. 

Soap sont Didier Gal (guitares, voix, ventilo), Michel Marc (basse, voix, orgue), Pierre Lebozec (batterie, bouteille), Patrick Hautot (guitares, choeurs, ventilo aussi). Michel Roux ajoutera ses cuivres (et c'est beau), Fred son clavier et Axel une double-basse.  
A noter : la jaquette indique que pour leur écrire il fallait envoyer le courrier à une adresse à Rochefort. Groupe basé à Rochefort et Bordeaux donc je suppose. L'album a été enregistré au Studio Pôle Nord à Blois par Fred Norguet et est sorti chez Total Heaven. 

pochette toute mignonne 







vendredi 29 août 2025

The Popular Music Series. Volume 5, Juniper / Anouk + 2 Drive Blind split 7" (1996)

Le petit dernier de ce "split single club" et la fin du festival de pochettes car Total Heaven en avait prévu cinq, comme indiqué sur le flyer en fin de page. 
Ce volume 5, le plus calme de tous, est probablement mon préféré : trois morceaux accoustiques et un énorme remix trip hop. 
Commençons par Juniper, groupe de Poitiers qui a la particularité de compter dans ses rangs une chanteuse norvégienne, ce qui n'est pas commun. Makhno a eu la brillante idée de présenter leur excellent album Subterfuge sorti en 2000 qui contient une nouvelle version de Self-defense le morceau de ce 45t (qui une fois n'est pas coutume tourne en 33 tours). Self-defense avec une nouvelle orthographe aussi : defense avec un "s", à l'américaine, et non un "c" comme sur le split, à l'anglaise. Mais le plus important n'est pas tant l'orthographe que le remix qui suit la version accoustique. J'adore cette variante trip hop, réalisée par Olivier de Kama Records, un label basé à Poitiers. Ne vous méprenez pas d'ailleurs, les craquements qu'on entend au début (et tout le long finalement) du morceau sont le fait du remix et non d'une vilaine rayure sur le disque, qui est en parfait état. Une écoute au casque fera toute la différence. Je conseille. 
Sur l'autre face, Anouk Auzier, vivant alors à Lézignan dans l'Aude, qui en 1996 est une chanteuse adolescente de 15 ans. Elle a la chance d'avoir une soeur bassiste qui vient de rejoindre le groupe Drive Blind, de Montpellier d'où le "+ 2 Drive Blind" sous-entendu sur la pochette par la petite voiture, leur logo (voir le livret dans la compilation, Never get plugged... encore elle décidément, avec la première apparition d'Anouk en bonus track). La seconde voix sur les morceaux d'Anouk est donc probablement celle de Karine Auzier, ce serait logique. Le guitariste doit être Rémi Saboul ou Pierre Viguier. 
Les deux soeurs, sous l'alias Auzier, ont du son à écouter sur leurs pages bandcamp et soundcloud. Allez jeter une oreille, perso j'aime bien. Les albums de Drive Blind ont été repressés en vinyle par le label montpelliérain Head Records. Rose n'Roll fut encore un autre groupe, composé des filles Auzier + Rémi et Pascal Drive Blind. 

Pour finir, le dernier morceau d'Anouk... il faut évoquer son titre plus que mystérieux !
Il est janolse# sur le macaron du disque (j'ai mis un # car la dernière lettre est en gloubi boulga) d'où le n'importe quoi qui suit : il s'appelle janolsea pour discogs, janolsem dans la discographie d'Euthanasie et Jasrolsen sur le site de Total Heaven !!! 
Franchement... 
Mon point de vue : il est clair qu'Anouk dans sa chanson s'adresse à une personne qui lui est cher, son dernier souffle est pour Jan si je ne m'abuse, j'opte donc pour un nom complet en titre, un amour de vacances danois par exemple, un petit blondin aux yeux clairs, c'est lui : Jan Olsen. 
CQFD.
Anouk, si tu me lis... 
(ho hé, on peut rêver, c'est pas interdit !)



les coloris sont bien finis... et les volumes aussi. 

Abus Dangereux, Face 50 - février 1997 (chronique complète)

Earquake n°51, mars avril 1997 

Merci Total Heaven


 

THE END










jeudi 28 août 2025

The Popular Music Series. Volume 4, The Vegetable Men / Supercute split 7" (1996)

Quitte à continuer et coller des étiquettes sur ces volumes, aujourd'hui je tamponnerai le numéro quatre du sceau du grunge : The Vegetable Men de Fontenay-le-Vicomte en Vendée et Supercute de Saintes, la ville du label Total Heaven avant son déménagement à Bordeaux. 
Les Hommes Légumes ont dû tourner dans pas mal de concerts locaux en un peu plus d'un an mais ne signeront que ce 45t (qui tourne en 33). Et encore, un disque à titre posthume comme semble l'indiquer les petits articles plus bas du zine Kalimero de... Fontenay-le-Vicomte, décidément the place to be dans les années 90 ! Vous lirez ça avec attention j'en suis sûr.  
Dans le premier titre Give me, Supermignon surfe joliment sur le modèle en vogue de l'époque en provenance de Seattle avant que le chanteur ne craque complètement et laisser aller sa voix stridente déboucher le plus de tympans possibles sur le second morceau. 
Supercute est aussi présent sur la compilation Never get plugged (Subtitled another way to cook) qui regroupait les poulains de l'écurie Total Heaven, s'il fallait le rappeler. 



plus d'insert, fini la couleur : retour au tout-venant

Kalimero n°9 mars 1997, de part et d'autre

Abus Dangereux Face 50 février mars 97 (même article -complet- demain...)


mercredi 27 août 2025

The Popular Music Series. Volume 3, Dirty Hands / Soap split 7" (1996)

Forcément vous me voyez venir désormais cette semaine, il n'y a plus de surprise : troisième volume du "club single" de Total Heaven avec dans ce split Dirty Hands d'Angers et Soap (possiblement de Bordeaux mais pas sûr du tout pour être honnête, les informations sur ce groupe étant quasi inexistantes dans mes sources habituelles*. Discogs évoque bien le trompettiste Michel Roux, justement originaire de la ville, qui a joué dans plusieurs groupes bordelais dont Straw Dogs, Robert & Mitchum (dans le premier EP que je n'ai pas encore évoqué), Les Have-Nots dont je reparlerai et ASPO notamment. SOAP... ASPO... une coïncidence ? Oui, car le style musical - le ska - n'a plus rien à voir, et pas de trompette dans ce morceau de Soap). Soap deviendra Tame et avec Tame on en saura peut-être plus, qui sait. Affaire à suivre, mais si un(e) lecteur(trice) a des infos elles seront évidemment les bienvenues. (Bingo, confirmation dans les commentaires)

Dirty Hands quant à eux furent formés par des ex-Noodles, Gilles Moret (guitare, chant) et Dominique Pasquini (guitare) rejoints par une section rythmique composée de Patrice Cottenceau (batterie, ex-Seconde Chambre) et le bassiste Alain Lardeux dit Boochon. Le groupe splittera en 1994. Or ce split date de 96, toutefois une petite chronique de ce disque dans l'Abus Dangereux Face 48 octobre-novembre 1996 (voir plus bas) cite une nouvelle section rythmique pour ce titre, donc on peut estimer qu'il y eut un bref retour de Dirty Hands, post-1994.

Deux très bons morceaux pop rock qui tournent en 45t. Excellente écoute. 


mais oui Régis, épouse-la !

"bleu électrique"

pas d'insert dans ce volume donc deux chroniques de zines pour l'illustrer : Abus Dangereux Face 48 donc, et Earquake n°51 de mars-avril 1997 (à droite)

*parfois je ferais mieux de vérifier mes skeuds plutôt que l'interweb. (extrait du livret de mon exemplaire de "Bordeaux Rock 1988-1998"). 

Une très bonne façon de rappeler que ce blog est complètement AMATEUR



mardi 26 août 2025

The Popular Music Series. Volume 2, Guzzlers / Weak split 7" (1996)

Après un premier volume noise, Total Heaven enchaina son "club single" avec un second split orienté punk rock garage en mettant à contribution deux trios de La Rochelle : Guzzlers et Weak. Quatre morceaux évoluant davantage dans ma division et donc plus ma camelote que le premier split de la série. 
Contrairement à la rondelle verte, cette galette rose tourne en 45t et ça correspond bien à la vitesse des ces quatre morceaux un peu crades sur les bords mais percutants au possible. 
Notez que les deux rafales des Guzzlers, enregistrées au Studio Pôle Nord de Blois, ne sont pas dans l'ordre prescrit mais sont inversées, donc attention aux balles perdues ! 



infos de base sur l'insert

skeud rose fuchsia du plus bel effet


lundi 25 août 2025

The Popular Music Series. Volume 1, Mary's Child / Anah split 7" (1995)

Attention aux chastes oreilles avec ce premier volume de The Popular Music Series du label de Saintes Total Heaven. On a affaire à de la noisy pop un tantinet énervée, voire juste du bruit. 
Tout d'abord les Bordelais Mary's Child, déjà passés par ici dans les compilations Never get plugged (Subtitled another way to cook) de la même année que ce split et Fair 97. Dans ce simple qui tourne en 33 tours ils signent deux titres même si seul le premier morceau, Cosmocats, est mentionné sur la pochette. Le petit insert nous apprend que le second, Debbie, est un extrait de leur passage aux Francofolies de La Rochelle 95. On a un peu de mal à reconnaitre le titre qui semblerait être le même que celui de la compil Never get plugged... Un détail, en vrai. Les deux morceaux restent éloignés du génial Génialoïde.
Puis lorsque vous pensiez avoir fait le plus dur, le groupe tulliste Anah déboule sur l'autre face avec ses 7 minutes et demie d'alternance entre calme et hurlements hystériques. Le chanteur a l'air de bien souffrir le martyre et d'ailleurs afin d'éviter que sa douleur ne se propage en moi, je n'écoute quasiment jamais cette face... Il y en a sûrement qui y trouveront leur compte et c'est bien ainsi.  



joli ptit skeud vert

insert


vendredi 8 décembre 2023

Frànçois & The Atlas Mountains, Brother EP 7" (2007)

Originaire de Saintes en Charente-Maritime, Frànçois Marry part s’installer à 20 ans en Angleterre à Bristol en 2003, afin de bosser en tant qu'assistant de Français à la Bristol Cathedral School.
En quelques semaines il noue des liens avec la scène musicale locale, notamment les groupes Movietone et Crescent par le biais d'une annonce et d'un dessin qu'il avait collés sur une vitrine et qui les citait comme influences. La semaine suivante, il partait à Brighton pour jouer de la trompette avec eux ! 
Movietone est ensuite signé par Geographic alors label du groupe légendaire écossais The Pastels ce qui permet à Frànçois de se lier avec Stephen Pastels (Stephen McRobbie dans la vraie vie) et plus généralement à l'Ecosse puisqu'il écrit une chanson Byres Road , une célèbre rue de Glasgow et qu'en 2004 il part en tournée jouer de la trompette avec Camera Obscura, un de mes groupes pop scottish favoris ! (Son 3ème lp Plaine inondable sortira en cd chez le label de King Creosote, originaire du "Royaume" de Fife, au nord d'Edimbourg, et dignitaire de la scène musicale indépendante au-delà du Mur d'Hadrien depuis la fin des nineties. Sûrement pas une coincidence).

Frànçois sort son premier album Les Anciennes Falaises (enregistré chez lui et paru en CDr sur le label de Bristol Stitch Stitch). Puis finalement en 2005 Frànçois rassemble des amis musiciens qui deviennent alors The Atlas Mountains. Ils enregistrent ensemble l'album The people to forget qui paraît chez Stitch Stitch en février 2006.
Les années 2006 et 2007 sont marquées par une tournée en Angleterre et à travers toute l’Europe en compagnie de groupes tels qu’Electrelane, Adrian Orange, et toujours Camera Obscura.
Composant des morceaux et façonnant leur son de concert en concert, ils décident d'enregistrer l'album Brother mais ils le laissent inachevé... 
Frànçois tente une explication dans les Inrockuptibles : "la musique était un but et un moyen. C’est havre de paix et de ressourcement, je règle mes comptes mais c’est surtout un moment où tu peux te fasciner pour la beauté, la beauté de la forêt en l’occurrence. C’est un exercice que je m’efforce de suivre quand ça ne va pas : simplement ouvrir les yeux, et trouver ces choses qui sont belles et qui t’entourent. J’ai déjà traversé ça plus jeune, des périodes très violentes. J’ai eu une crise assez dure, comme tout le monde peut en traverser, en enregistrant un album qui s’appelle Brother: on avait de bonnes prises, de bonnes chansons, mais je n’ai pas réussi à le terminer complètement. "

Le label espagnol Lejos Discos (qui ne semble plus exister) en a fait ce très beau double EP coloré (blanc et gris marbré) dans lequel on vagabonde paisiblement au coeur de conversations intimes mêlant français et anglais. Les chansons déroulent sans effort, coulent de source, limpides, claires et mélancoliques à souhait. 
Le titre sublime (que j'adore en tout cas et que je pourrais écouter en boucle une éternité...) Women wearing coats apparait avec une version différente dans le dernier album de 2021, Banane bleue que j'ai acheté récemment (photo plus bas) et que malta aime beaucoup écouter d'ailleurs. 
Avec un titre comme Brother, je ne pouvais qu'aimer. 

Après 6 albums, 5 ans à Bristol, retour en France, vie à Bruxelles, Frànçois a signé l'année dernière un side-project à Saintes avec les jeunes de Lysistrata. Le projet s'appelle Park. Qu'en sera t-il des Atlas Mountains dorénavant ?
Après avoir passé plus d'une décennie à chanter une indie pop légère et rêveuse avec son groupe franco-britannique à composition variable, (au dos de la pochette de Brother, The Atlas Mountains sont Rosalind, Rose Clark, Mathew Cheney, Tom Bugs, Georges McKenzie, Matt Jones ; Invités : la batterie de Lee Thomson + le chant de Marland Starkie), il dit désormais revenir aux sources. 
J'ai tenté de le contacter il doit y avoir 1 an maintenant via FB pour lui demander l'autorisation de publier ce disque, mais le message est resté sans réponse et le disque, s'il reste écoutable sur le Bandcamp de Lejos Discos, n'est plus à la vente. "Qui ne dit mot consent" ? "Les absents ont toujours tort" ?... Blourg! Ce disque est merveilleux, avec les craquements vous êtes comme qui dirait chez moi, je fonce. Merci Frànçois.


artwork par Frànçois 
pochette ouvrante

inserts





Banane bleue (2021)