samedi 12 septembre 2026

Heimatlos, De Vlag. Split LP/Kromozom 4 (1987)(RE 2013)

heimatlos est un adjectif allemand, donc pas de majuscule, qui signifie apatride. Le nom sera orthographié différemment à la guise du disque ou l'article de presse concerné : Heimat-los/Heimat los/Heimat Los/Heimatlos. Ce qui reste invariable est la furiosité de leur son, la vitesse d'exécution des notes et l'intensité des éructations. Le groupe joue du punk hardcore voyez-vous. Il se forme en 1983 en banlieue parisienne et se compose de Norbert alias K-Z au chant, François dit SpeedYperit à la guitare, Serge "Sergio Loco" à la batterie, et Jean-Claude "Blitz" à la basse, et quel jeu de basse il a le zozo !  La pochette intérieure de ce split 33t avec leurs potes Kromozom 4 est très riche d'informations sur les deux groupes et je ne vais pas m'amuser à répéter voire synthétiser dans cet article les écrits de Philippe Roizès, fondateur du label Réseau Alternatif qui, faute d'avoir suffisamment de fonds, co-produit ce disque en 1987 avec le fameux label hardcore Jungle Hop International. Bref, bonne lecture aux plus motivés qui ne le regretteront pas et découvriront un nombre incalculable d'anecdotes.

Mon exemplaire est la réédition de 2013 d'Euthanasie Records. Je n'avais pas vraiment ressenti l'urgence de posséder l'original à l'époque mais il y a des disques qu'il faut avoir par principe ou par respect de l'histoire du punk et celui ci en est un. Ce repress m'allait parfaitement. 
Publier un disque ici me permet toujours de le réécouter et de replonger dans les abîmes de mes bacs à skeuds car il est vrai que je ne l'écoute pas bézefpas plus que le split 45t des deux groupes de 1986 d'ailleurs. J'avais écrit en 2022 pour Schlag! que je développerai un peu sur le groupe, voilà qui est fait mais quatre ans plus tard.... ce qui signifie donc bien que j'écoute quand même avec parcimonie Heimatlos et Kromozom 4. Il se pourrait que ces deux autres galettes que j'avais acheté quand même au cas où, suivent dans les semaines à venir. 

En face A de ce split c'est donc du sérieux, les morceaux commencent souvent par un punk un peu lent et mélodique puis une mouche les pique et ça part en tornade ce qui est parfois un peu dommage à mon avis. Leurs influences allaient bien au-delà des traditionnelles Îles Britanniques (SLF, Buzzcocks, etc..), elles s'étendaient depuis l'autre côté de l'Atlantique (Dead Kennedys, Discharge, 7 Seconds, etc...) en passant par la Scandinavie (Asta Kask, Rattus, etc...) ou la Belgique (Zyklome A, Capital Scum), leur liste de groupes punk hardcore énervés de prédilection est très longue et très internationale. Heimatlos fut l'un des précurseurs du hardcore en France mais pas que. Le chant en français, anglais, allemand, suédois, espagnol, finnois et même russe fit d'Heimatlos une figure mondiale du genre. Il arrêtera de sévir en 1988, trois de ces membres formeront ensuite le groupe Tear Of A Doll sur lequel je n'ai jamais accroché, il faudrait que je ré-essaie et tant que j'y suis.
A noter que Last train to Tucson est interprété par Blitz le bassiste, en yaourt, seul à la guitare sèche. 
 
Face B à suivre bien entendu... Double dose sur Haar brut aujourd'hui yay, quelle chance, hein !?

de vlag = le drapeau en néerlandais
pavé de saine lecture


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