Le son je m'y suis certes habitué depuis les années 80, les morceaux que j'adore comme Payé armé, Tout ce fric, Johnny sois mauvais, je les ai découverts et aimés tels quels - je les aime toujours - mais ils auraient pu avoir une autre gueule avec une production digne de ce nom. Les textes désabusés et dépressifs de Joe Hell qui sont en tous points remarquables, les belles mélodies torturées de Pat Kebra, auraient pû être sublimés. Ok, ça reste du punk rock, et finalement le son contribue peut-être à la noirceur radicale de l'album mais quand même... c'est dommage. Les Garage Sessions sonnent tellement mieux mais je ne les ai qu'en numérique.
Le titre de l'opus n'est pas choisi pas hasard, ils en ont réellement Plein Les Couilles... Ras le citron de se presser leur propre jus jusqu'à la dernière goutte et qu'au final le groupe ne leur rapporte pas de thune, d'essuyer moults refus de la part de maisons de disques, de subir des dates annulées etc.
- Avec "P.L.C.", dit Pat, nous avions réussi à enfin déposer nos vieux morceaux qui avaient déjà 4/5 ans. Contrairement aux Anglais qui enregistraient un album par an, nous on avait mis plusieurs années et on trainait ce répertoire comme un boulet. Du coup on ne se renouvelait pas ! C’est pour ça que l’album s’appelle "Plein les couilles", on était épuisé par ces titres… Il faut dire et le redire : personne ne voulait de nous !!"
En outre il n'y a que Pat, semble t-il, à prendre son bébé Oberkampf à coeur car les autres, sitôt les concerts - qui commencent à venir après ce disque - terminés, ne pensent qu'à sortir faire la fête et ils sont crevés le lendemain. On peut raisonnablement penser que cela contribuera à provoquer la fin du groupe à la longue. Oberkampf a d'ailleurs changé de batteur dans P.L.C. : Moko a été viré et Ballat, "plus rigoureux", a pris sa place.
Ce skeud reste pourtant un classique du rock français et Oberkampf l'un de ses fleurons des années 80 alors ne boudons pas notre plaisir et réinjectons-nous ses onze titres sans attendre. Enfin... dix pour ma part, car même aujourd'hui je ne peux toujours pas écouter avec plaisir cette reprise apocalyptique dans tous les sens du terme de Requiem pour con qui est le dernier morceau du disque.
Le plus drôle est que cette chanson trouve le moyen de ne jamais s'achever : con, con, con, con, con, con, con, con, con, .... Le fameux sillon sans fin, le locked groove en anglais ! C'est bien fait pour ma gueule et Oberkampf ne manque pas de me le répéter ad vitam eternam. C'est le karma.
prêt à vider son sac
pochette ouverte








j'ai toujours bien aimé Oberkampf.pour le son pour être sincère,je ne me souviens pas avoir eu des interrogations .peut être la voix un peu lointaine et résonante.purée c'est pas la première fois que tu nous parle du sillon sans fin.je sais pas si un jour j'en entendrais un.et ma platine est encore en état sinon la prochaine sera une manuelle peut être.
RépondreSupprimerExact zax ! (pas facile à prononcer ça dis donc). J'ai mentionné le phénomène mais incapable de me rappeler de l'article (j'ai eu la flemme de chercher en gros). Je me souviens seulement que c'est Dominique que tu connais aussi (autre pseudo sur kt mais que je tairai ici) qui avait expliqué le phénomène dans un commentaire.
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