Le disque marque les retrouvailles entre deux amis de 35 ans : Thierry Haliniak et Didier Frahier, qui formèrent ensemble le groupe Nothing To Be Done au début des années 90 à Lyon. Thierry se dévoile un peu plus dans ce bel entretien avec Jason Barnard de The Strange Brew. Une lecture très intéressante (in English).
Didier, alias E-grand, avait déjà aidé à l'enregistrement du tout premier album de My Raining Stars en 2008, From St Saviour to Quickwell. Pour Toy Club Thierry a écrit et composé les morceaux, (certains comme Fine datent des années 90), en a proposé des versions dénudées à Didier afin qu'il les arrange et les mixe à son goût avec ses propres guitares, en en respectant la structure. L'Auxerrois a ensuite loué une nouvelle fois les services de Casper Iskov pour ajouter basse et batterie, puis il s'est fait plaisir en engageant l'un de ses artistes préférés (à un tarif raisonnable dit-il), Mark Gardener de Ride, le fameux groupe d'Oxford, afin qu'il s'occupe de la masteristation de l'album !
Le résultat est brillant, l'album est une nouvelle réussite qui reflète avec sincérité l'amour que portent ces musiciens de talent à l'indie pop britannique. My Raining Stars a le don de la mélodie et un ton attachant si irrésistible. Le disque contribue grandement à ma bande-son de cet été pour le meilleur et pour le pire.
Il est sorti le 10 juillet (250 copies) chez le label Too Good To Be True (d'Emmanuel Foricher que j'ai eu la surprise et le plaisir de revoir au Glas-Goes Pop festival à Glasgow il y a deux semaines !), encore en collaboration avec les Américains Shelflife, puisque la liaison Brest-Portland fonctionne plutôt pas mal entre les deux maisons de disques.
Comme le temps file, commence même à nous rattraper (j'écris nous car je suis dans le même bateau semble t-il, - force à toi Thierry -), il n'a plus de temps à perdre. Vu qu'il compose régulièrement depuis trente ans, l'ami Haliniak a un stock conséquent de démos en gestation donc on espère une nouvelle livraison et pourquoi un album pop-électro de My Raining Stars comme il l'évoque dans l'entretien chez The Strange Brew ? On l'a vu brillamment à l'oeuvre dans l'album des garçons sur la piste de danse, Meyverlin, donc tout est possible et on a déjà l'eau à la bouche.
Mais ne brûlons pas les étapes et apprécions d'abord cet album Toy Club, dont le titre rend rommage à cette boite lyonnaise qui a abrité la rencontre entre Thierry et Didier et qui fut l'antre de prédilection de l'Icaunais au cours de ses années dans la cité des Gones. Le clip video du premier single Fine réalisé par Maud Anyways témoigne de cette époque charnière de la vie de Thierry au cours de laquelle il est même monté sur scène figurez-vous, alors qu'il répète aujourd'hui à qui veut l'entendre que cela ne l'intéresse plus.
Too bad, il fallait être au Toy Club.
les deux gars
Article dans L'Yonne Républicaine (piqué chez Thierry Haliniak)
Fine
tant qu'à faire, un petit bonus sur ma chaine tutube pour les curieux :
Nothing To Be Done (extraits de la compil K7 "Des Gens Simples" (1994) d'Ora Pro Nobis)




sympa, un bon chanteur, de belles guitares mais un peu trop linéaire à mon goût. Manque de relief. Ness
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