dimanche 15 décembre 2024

Saint Le Gouëfflec vs Frère Bernstein & the holy pioupioufuckers, Christian Rock Fièvre LP (2015)

Dimanche c'est le jour du Seigneur, et Noël approche aussi : assurément le bon moment de concilier Bible et Rock'n'Roll avec cette formidable homélie que constitue Christian Rock Fièvre, l'oeuvre des géniaux trublions bretons Arnaud Le Gouëfflec, Jorge Bernstein & the pioupioufuckers (Peter Woodwind, Mr Free, Mr K) plus Rotor Jambreks qui enregistre, mixe mais participe aussi à la grand-messe. 
Il me semble que cet album est le plus grand succès du label Super Apes, à leur grand étonnement. Rien de surprenant à mon avis tant la communion s'opère comme un charme au cours de ces dix prières rockambolesques. Rejoignez-nous, les grenouilles de leur bénitier, c'est largement plus fun que de réciter un Notre-Père tous les soirs avant de s'endormir. 

quelle pochette ha ha !
oh oui, prions pour qu'il y en ait d'autres 

joli disque blanc

vendredi 13 décembre 2024

Victoria Abril, Luna negra CD single (1999)

Sorti en 1999 chez Tôt ou tard, une subdivision de Warner, ce single de Victoria Abril. Je disgresse avec de l'espagnol mais pas tant que ça, la Victoria est un peu française. J'avais craqué pour ce titre, sa petite guitare et ce texte mélancolique qui ne m'avait pas laissé de marbre. Le charme de la voix grave espagnole d'Abril n'y est pas étranger. Irrésistible Luna negra.
Il n'a pas eu un grand succès commercial ce disque, de mémoire. 
Who cares, il est là. Aqui.
  
charmante pochette


el Papá j'imagine 


jeudi 12 décembre 2024

Bad Losers, S/T LP (1986)

Mon unique disque de Glam rock (enfin au moins influencé par). Ah non c'est vrai j'ai aussi un Slade (le troisième album, Slayed?) que j'avais trouvé pour 1 sou dans une charity shop. C'était l'occasion de tester enfin ce groupe souvent prisé des skinheads pour des raisons qui m'échappent, mais après écoute je l'ai vite rangé pour ne plus le ressortir. Enfin si, une fois pour y re-goûter on ne sait jamais, puis ce fut un adieu définitif. Aucun intérêt. Ce n'était peut-être pas l'album à écouter en premier mais je m'en fous, je suis passé à autre chose. 
Bad Losers par contre, c'est du haut niveau. Ce disque fourmille de perlouzes. Je l'avais chopé en ligne il y a un moment et transféré illico sur mon Ipod mais impossible de me rappeler sur quel blog je l'avais trouvé, c'est chiant j'aime bien citer mes sources. Lorsque je l'ai vu cet été chez Arbouse Store un disquaire nîmois je n'ai pas hésité très longtemps vu que le reste j'avais déjà ou ne m'intéressait pas et que j'avais envie de ressortir avec un skeud, et je ne le regrette pas. Vraiment un excellent album. 
Pour tout savoir sur ces Toulonnais émigrés à la capitale, lisez l'interview de Buzz on Web, Bad Losers: un concentré de rock'nroll. Outre leur histoire, on y apprend que l'album a été réédité en CD en 2021 par le label Twisted Soul Records amélioré de 7 titres, inédits et live, et que le même label a sorti l'EP 4t Southern style enregistré à Londres en 1988 et resté dans l'oubli. 
Sur cet album également enregistré in London, toujours par Dave Goodman (sonorisateur des Sex Pistols), Bad Losers sont Kenny "Feelgood" Silver (chant), Thierry "Mr. T. Jones" Gotti, Sylvain "Lord Pearl" (basse), Marc "Sonny Slowdown" (batterie) et Jean-Paul "Ndiago Pop" Correa (guitare) que l'on connait bien ici puisqu'il était le gratteux des Electrodes !

Note: Jusqu'au rétablissement d'Internet Archive je ne mettrai plus que du mp3 pour les albums car c'est la 3ème fois qu'un upload ne va pas au bout. Ensuite je suis dans l'incapacité de supprimer le fichier de ma page Archives et ça me dérange, ça salit la page hehe. Donc niet, stop. J'ajouterai les flac un autre jour.  
EDIT: pendant la nuit mon upload s'est finalement créé (mp3+flac) ! Je ne cherche pas à comprendre, c'est la magie de Noël. Mais cela ne change rien aux lignes du dessus car maintenant je me retrouve avec un doublon et c'est tout aussi moche sur ma page d'Archives.






mercredi 11 décembre 2024

Orchestre Rouge, More passion fodder LP (1983)

Cet album j'y tiens, c'est celui qui m'a fait découvrir Théo Hakola. Je l'avais trouvé à la discothèque de prêt de Limoges Beaubreuil qui était une mine de bons disques de rock, punk, et de BD aussi (mon intérêt pour Hugo Pratt est également né dans cet établissement). Chez Orchestre Rouge tout est parti du coup de foudre provoqué par Where family happens et son intro de basse métallique prodigieuse enchainée ensuite par les guitares saturées et un gros son parsemé de petites cordes claires délicieuses à l'écoute. Surtout les quatre à la 1'47, je jouis. Un de mes titres préférés de toute la disco Orchestre Rouge/ Passion Fodder avec la saveur particulière de celui qui fut le premier. J'avais donc enregistré précieusement le 33t sur K7 mais dès que j'ai pu trouver le disque je l'ai acheté. 
J'ai déjà évoqué plusieurs fois sur le blog cet univers d'Hakola donc je ne vais pas faire de la redite mais plutôt savourer une nouvelle fois ces titres qui passent de la violence à la mélancolie en un instant et quasiment toujours à connotation politique. Un disque que j'affectionne particulièrement. La chronique de Rock Art de juillet 1983 est parfaite (voir plus bas) .

la première d'une longue série de Ricardo Mosner (faut aimer quand même...)



Rock Art - Juillet 1983


mardi 10 décembre 2024

Dada's Noise, Corps et âme CD (1995)

Dada's Noise est un groupe de Nantes (La Parentière, St Sébastien-sur-Loire) qui a évolué entre 1986 et 1997. Dans le bouquin de Laurent Charliot La fabuleuse histoire du rock nantais (merci Makhno), la bio du groupe le définit alors comme "l'alliage du froid, du désordre et de la technologie". De la cold wave quoi ! Mais pas n'importe laquelle: une cold wave unique avec saxophone, ce qui casse un peu les codes classiques de ce genre musical souvent intense mais austère. Bon, n'allez pas croire que le sax de Fix (François-Xavier) va réchauffer l'atmosphère de 20 degrés, non. Il joue même parfois une partition apportant une touche expérimentale qu'il convient aussi d'apposer à Dada's Noise. Mais elle se fond dans les morceaux, aidée en cela par Yves Gaudin dont le ton sied parfaitement à ce style de réjouissances, autant par sa voix grave que ses textes sincères et sans fioriture qui portent un album au nom sans équivoque : Corps et âme.
On passe ainsi de l'amour pour les filles de joie (Viva la muerte) à l'émoi intime devant le corps masculin de Saint Sébastien. Dada's Noise nous gratifie aussi d'une reprise dans ce disque et ce n'est pas un hasard s'il s'agit de Disorder de Joy Division. Le morceau, en version française s'il vous plait, est un petit bijou. 
Yves, ou YG plutôt, est toujours en activité (voir sa page FB) et se présente ainsi sur son blog : artiste complexe, mais décomplexé, qui ne se conforme pas à un anticonformisme de bon ton. Richard Coudrais lui a consacré un beau papier en 2015 sur son blog musique Sonorités.
L'album s'achève en apothéose avec un excellent morceau ultra rapide voire punk même: Soleil de nuit. Le disque est sorti chez Prikosnovénie, label de musiques sensibles de Clisson (Nantes) et constitue un must qui devrait séduire les fans non-hardcore de cold et d'industriel. 
Dada's Noise dans Corps et âme est: Yves Gaudin (chant, guitare), Christophe Leparoux (basse), Laurent Longepe (batterie, percussions), Stéphane Nanot (guitares), François-Xavier Cottrel (saxophone alto). 
Avec en invités Fred (Chaplain, de Prikosnovénie) au synthé et deux membres d'un autre groupe nantais (Cherche-Lune) : Claire, qui place sa superbe voix sur Viva la muerte, et Pierrick, son hautbois sur Saint Sébastien.







dimanche 8 décembre 2024

Vera Clouzot, S/T CD (1996)

J'avais passé le second album de Vera Clouzot en début d'année, The moon when the cherries are ripe de 1998. Aujourd'hui voici le premier, éponyme, sorti deux ans plus tôt. L'absence de batterie ne se fait pas sentir, elle est compensée par une myriade d'instruments dont certains assez méconnus (métallophone, mandoloncelle, dulcimer), mais aussi contrebasse, violon, trompette, etc. Le trio lillois Pierre, Nicolas et Richard est donc bien accompagné et comme pour l'autre disque c'est la mélancolie et l'acoustique qui donnent le la. C'est de rigueur en automne. 
Vera Clouzot est un groupe intimiste qui joue de la musique folk, expérimentale, un peu à part dans la scène lilloise. Ils se disaient sans étiquette et bien incapables de se définir eux-mêmes. Ils montèrent une association L'Oreille relative qui leur servit de structure de support au groupe et ils parvinrent aussi à jouer en concert à Londres, Paris, Rouen, Rennes ou Nice. 
Dans ce disque on connait déjà Betty et Same as yesterday qui figurent également dans la compilation Acoustique des Belles Promesses du label XIII Bis Records.  
Au final cet album dispose d'une production parfaite et d'arrangements qui mettent bien en valeur chaque instrument et apporte un peu de lumière dans ces journées de fin d'année bien raccourcies et bien sombres au nord de l'Europe. Vous me voyez venir, ... un disque du dimanche. La voilà l'étiquette à coller sur les albums de Vera Clouzot. 




extraits du livret