vendredi 1 mai 2026

The No-Things, Here come... ! LP (2016)

Je n'y crois pas que ce disque a déjà dix ans, purée. J'étais allé au concert du lancement de l'album la Launching party au Franklin Rock'n'Roll Club sur Leith Links à Edimbourg, on s'était bien éclaté et j'étais reparti avec le vinyle qui venait de sortir sous le bras. Le CD était dispo un peu plus tôt, fin 2015, mais avec une telle pochette c'est vraiment le LP que j'attendais d'acheter.   
The No-Things fondé à Edimbourg circa 2015 s'articule autour de Laurent Mombel (chant, harmonica, percussions), Alexander Bunch (guitare), Scott Shaw (basse) et Calvin Burt (batterie). Le quatuor est expérimenté, chacun a roulé sa bosse dans d'autres groupes surtout Cal qui tape sur les fûts depuis les années 80 et en parlant de tourner, le groupe n'a pas vraiment arrêté avec notamment et dans le désordre des dates à Edimbourg bien entendu mais aussi Glasgow forcément, Montreuil (La Comedia Michelet) c'est déjà plus niche, Bristol, Londres, Hastings, Margate (Hipsville A Gogo), Cologne (la ville de leur label), Amsterdam, et j'en passe. Les mecs ont même été diffusés au cours du show de Vic Galloway sur BBC Radio Scotland. The No-Things ont aussi connu de très bons retours dans la presse (même Rock&Folk les a chroniqués, voir plus bas) et c'est amplement justifié car voici un excellent album de rock garage avec vraiment des supers morceaux tels l'entrainant en diable J'veux être riche, ou Diamond ring, Stickin' around ou encore Birds flyin' outta my head, qui filent la patate. Le disque a été produit par le label allemand Soundflat Records et on peut encore en trouver sur leur site. Merci à Laurent de m'autoriser à publier cet article, hé oui Haar brut bosse le 1er mai. 
The No-Things sortiront ensuite un 45 tours en 2019 déjà chroniqué en ces lieux. 
Rien depuis pour le groupe mais Alex vient de sortir un album cette année avec un nouveau groupe : The Screamin' Kick.

chouette pochette !

l'ordre affiché des morceaux ne correspond pas à la tracklist de la rondelle au pressage !



Fanzine CAFZIK n°72...

... et Rock&Folk, Février 2017 (photos prises sur la page FB du groupe)




le player d'Internet Archive est réduit à sa plus simple expresion mais j'ai cru comprendre qu'il y a de la maintenance en cours chez eux. Si vous préférez la playlist affichée, vous savez quoi faire.


mardi 28 avril 2026

Les Blousons, Biknits 10" (2019)

Le 10 pouces Biknits par Les Blousons, excellent skud pour s'exciter avant un match capital de Coupe d'Europe comme ce soir (et je ne parle pas de celui de Bourg en Bresse en Eurocoupe à qui je souhaite de vaincre aussi évidemment !)
Les Blousons, de Brest, m'ont l'air d'être un bon quatuor de oufs et délivrent un rockab' déjanté joué à toute allure qui tombe à pic pour diluer un peu la nervosité ambiante. Le côté obscur du disque est qu'il n'y a aucune info sur le groupe et rien de plus sur la page des deux labels qui ont co-produit le disque, les amis de Super Apes et les Brestois Offoron Records. Bon, en cherchant un peu a posteriori, on arrive à trouver quand même, notamment cet entretien de feu Paskal Larsen dans Abus Dangereux dans lequel on apprend qui sont Les Blousons : Coco (contrebasse), JR (guitare), Sébastien (chant, clavier), et Vincent (batterie). Photos visibles sur leur page perso
Les retours sur ce disque de 2019 furent enthousiastes et il n'y en a plus qu'un en stock a priori, c'est dire. Excellent mini-album, excellent prétexte pour s'oublier pendant à peu près 25 minutes. 

photo issue d'un vieux... Paris Match ! ça tombe bien...



dimanche 26 avril 2026

Gypsophile, Songs of a thousand nights. CD 3" (1998)

Moins de tintamarre, il est temps de laisser couler le dimanche soir tranquillement. Ce format CD trois pouces est toujours aussi mignon et les chansons de Guillaume Belhomme alias Gypsophile toujours aussi belles et délicates. Ceci était son premier album paru en 1998 chez Radio Khartoum le label de Berkeley en Californie. Un rêve pour les insomniaques : plutôt que de compter les moutons, passez-vous les comptines précieuses de GypsophileSongs of a thousand nights, tout est dans le titre, il n'y a pas de hasard. Personnellement, j'en raffole de nuit comme de jour lorsque l'occasion s'y prête, d'ailleurs ce mini-album est la cinquième apparition du Rennais sur Haar brut, ce qui aurait un peu tendance à montrer que je fais une fixette et c'est le cas. 
Du punk vigoureux à la pop intimiste il n'y a qu'un pas, en toute décomplexion et avec amour. Douce soirée sur Haar brut.   


jaquette cartonnée dépliée


samedi 25 avril 2026

Les Thugs, Live Paris 1999. CD (2020)

Pour rester dans les concerts, le dernier des Thugs à Paris j'y étais d'où mon excitation lorsque Nineteen Something a sorti l'enregistrement de Tesh en CD en 2020. Le tout dernier gig des Angevins sera neuf jours plus tard à la Roche-Sur-Yon. Avec mon pote DD et sa cox orange pâle surbaissée avec moteur Porsche, qui avait une gueule terrible et un sound system qui allait bien, mais que je n'ai jamais réussi à conduire au contraire de malta qui nous a ramenés sans problème au volant du bolide après une soirée arrosée à un meeting Cox au Cap-Ferret (j'y connais rien en bagnole mais les cox/combis etc c'est cool à regarder). 
Bref on y était à l'Elysée Montmartre et c'était spectaculaire. On n'a pas mis longtemps avant d'aller plonger dans la fosse et nous joindre au tumulte. Qu'est-ce qu'on était bien raides ce soir-là (je parle pour moi) et qu'est-ce qu'on a bougé ! Le disque m'a permis de boucher des trous. 

Ce CD de 76 minutes pour 21 titres n’est pas l’intégralité du concert, il manque deux titres du set ainsi que le premier rappel, hélas endommagés sur l’enregistrement d’origine. Malgré tout, Live Paris 1999 est un magnifique best of de la carrière des Thugs (1999, c’est l’année où le groupe raccroche, il donnera son ultime concert quelques jours plus tard, le 18 décembre 1999, à La Roche-Sur-Yon, comme l’indique cet article du journal Libération), enchaînant des morceaux de diverses périodes et différents albums. (Frank Frejnik).

Il va de soit que je n'ai aucune idée des deux titres qui manquent. Aucun souvenir de la première partie non plus d'ailleurs.
Je n'ai pas beaucoup d'albums live qu'ils soient vinyle ou cd, je ne suis pas très adepte du genre je ne sais pas pourquoi. Les groupes que j'adore ok je peux en acheter, les concerts auxquels j'ai assisté évidemment, mais voilà j'en ai peu. Un concert tu le vis, tu ne l'écoutes pas dans ton canapé. Je fais le beau mais celui-là en tout cas je suis bien content de l'avoir et la bière ne vole pas partout, c'est quelques gorgées de gagnées. Trinken bier ist wichtig* (Volxsturm, groupe punk oi! allemand) et écouter les Thugs, vital. Amen.

*boire de la bière est important





le sésame

vendredi 24 avril 2026

Lion's Law, Watch 'em die EP 7" (2013)

Watch 'em die est le troisième disque de Lion's Law, groupe de oi! parisien créé en 2012 et composé dans ce disque de Victor "Wattie" Lapprend (chant), Thomas "Tomoï" Viallefond le batteur légendaire de Komintern Sect, Louis Chatenay (guitare) et Pipa (basse). La composition du groupe sera à géométrie variable au fil de leurs disques et depuis 2012 ils ont une discographie longue comme le bras ! 






Une discographie longue comme le bras disais-je et aussi une myriade de concerts et de tournées à l'actif de Lion's Law notamment cette année, jugez plutôt : après leur incroyable virée en Asie du Sud-Est, leur Brothers Tour en Europe, ils faisaient trois dates en Grande-Bretagne dont Glasgow vendredi dernier. C'était donc l'occase d'aller les voir car ça m'intéressait de savoir à quoi tournaient les gaziers pour être aussi déchainés. Maintenant je sais tout mais j'dirai rien !
J'avais donné rendez-vous à Laurent (Les BOF!, The No-Things) à la gare d'Edimbourg, Waverley station et c'était parti pour Glasgow Queens street, direction l'Ivory Blacks qu'aucun de nous deux ne connaissait d'ailleurs alors que c'est en fait juste en face du disquaire Missing Records ! Fallait le deviner.

rassemblement de neusk à côté d'un styliste capillaire glaswégien, ça ne s'invente pas


Arrivés dans la salle, on se prend évidemment une binouze et on va jeter un oeil sur le merchandising des quatre groupes de la soirée : The Clench, Criminal Damage, Razortooth et Lion's Law, la tête d'affiche. On repère rapidement Tomoï au téléphone...  


Et puis Wattie déboule, il nous repère (surtout le "look français" de Laurent, je le cite lol, moi il m'a pris pour un Scot, ce qui m'a assez plu je le reconnais). Bref on se présente, le Marseillais et le Parisien, Laurent fait péter ses connaissances du milieu de la oi! marseillaise et Wattie nous emmène en coulisses nous présenter un pote qui n'est autre que Christophe B ... le chef des Commandos Ultra 84 de l'OM, incroyable. Dans la loge (spartiate) je reconnais Olivier "Vovott" Votelet ex-Komintern Sect et à notre gauche dans son coin, nous tournant le dos, un type costaud rasé crâne tatoué toile d'araignée dont on devine qu'il n'a pas vingt ans non plus se chauffe les bras et les cuisses avec des altères, ignorant royalement le tintouin que font les Frenchies derrière lui. Bref on discute, les deux Marseillais causent du bled et de références qui m'échappent mais c'est cool Thomas nous rejoint ! Vraiment une joie d'être avec le batteur de Komintern, d'autant que Wattie et lui sont vraiment des types hyper sympas. Ils nous racontent des anecdotes de tournées on échange des petits selfies on se marre et enfin on remonte en salle car le gig vient de démarrer avec les Hispano-Polonais de Glasgow, The Clench. 

Tomoï la légende et Wattie entre nous deux mais inutile de montrer ma chetron sur Haar brut (on aperçoit ma main c'est suffisant hehe). Je changerai les tofs peut-être un jour.

The Clench c'est du brutal, la salle se remplit lentement, tatouages à volonté, crânes zéra partout et une majorité de mecs de nos âges, voire plus pour certains. La nouvelle génération est là aussi mais les vieux sont en force. Laurent étant une "vedette" de la scène reconnait plusieurs keums et c'est toujours bien utile. Je retrouve à ma grande surprise une ancienne collègue (une Ecossaise francophone) qui en fait est une bird. C'est cool car on ne s'était pas vu depuis quelques années. Bref tout le monde est content. 
Arrivent Criminal Damage ensuite et là je reconnais le mec de la loge. C'est Steve Potts le chanteur de ce groupe de Brighton fondé en 1982, une sommité dans le microcosme oi! du pays on dirait. Il fait rapidement tomber la chemise et force est de constater que le papy skinhead est en forme olympique et que c'est le dernier à qui j'irais chercher des noises, il déménage et donne des coups de pieds dans le vide toutes les trente secondes en braillant de sa voix gutturale. Au niveau zik, c'est un peu mieux, on sent l'expérience du groupe mais ça reste primitif. 
Razortooth, deuxième groupe local de la soirée, prend la suite en trio et c'est nettement mieux, plus rapide, plus mélodique, le chant est enfin presque normal, pas trop forcé sur la voix surtout. Le batteur est en fait l'organisateur du concert, le mec de Two's Up Promotions. 
Mais bon en réalité on attend tous Lion's Law qui déboule enfin avec une intro bien sentie et une entrée théâtrale du chanteur. En place en pôle position on est bons et c'est parti pour une cure de jouvence car soudain les rangs se sont méchamment ressérrés et ça décanille de partout. Un imprudent se fait dégommer son phone mais le coupable à tête chauve se jette pratiquement au sol pour lui trouver le portable au milieu des Doc Martens ! Viril mais super esprit, ça fait plaisir et ça rassure toujours étant donné la virulence des impacts. J'aimerais bien pour rigoler essayer de bouger le mastodonte à ma droite mais je me ravise lorsqu'un petit plastic gangster d'une vingtaine d'années s'y colle et rebondit quasiment sur le géant pour se retrouver tout penaud au sol, pour la seconde fois de la soirée. Pas de soucis on le relève. Deux petites nanas pas du tout lookées skin et plutôt menues se la donnent carrrément à fond au milieu des gaillards, impressionnantes les filles ! Elles feront valser le jeune une nouvelle fois mais il en redemandera toute la soirée le bougre.  



J'avoue qu'à part Lafayette je ne (re)connais aucun titre, j'ai beau avoir quatre albums je ne les écoute pas très souvent et donc je suis un peu à l'ouest au niveau des morceaux. Peu importe car franchement c'est de la balle, on s'éclate comme des jeunes, Laurent est déchaîné et on se fait bouger de droite à gauche mais on le rend bien, on n'a rien perdu en fait ! 
Je reconnais soudain un titre, miracle ! Normal c'est une reprise et improbable celle-là (en fait elle est sur le dernier album que j'attends d'un jour à l'autre) : une chanson que j'adore : I ran d' A Flock of Seagulls, groupe new wave des années 80 !!! Et la reprise est énorme, il faut que je fasse une video pendant une accalmie, je ne peux pas passer à côté, c'est obligatoire ! Ils me colleront ce morceau dans la tête pendant une semaine. 

I ran

Il a vraiment de la présence ce Victor il n'y a pas à dire, il fait le show au micro et les birds (mûres) du premier rang sont ravies. Il salue au micro en français la présence du Marseillais et du Parisien que nous sommes dans la salle, et on salue les copains en retour et personne n'a rien compris évidemment. 


Le cessez-le-feu était prévu à 22h et il est 23h passées lorsque le set s'achève. On reprend nos esprits et on va claquer les bises, les poignées de main, à Thomas, Victor, Christophe et les autres parce qu'il faut vraiment les féliciter pour cette super soirée oi! et surtout il faut qu'on décanille car on ne dort pas comme eux dans l'Ibis d'à côté : le dernier train pour le Burgh est dans 30 minutes et si l'after fait hyper envie ben... non on va rentrer finalement. Mais c'était bien top, merci Lion's Law !

affiche piquée devant les chiottes, comme d'hab'





 

  















mercredi 22 avril 2026

Les BOF! , Train de vie / Elle me rend fou 7" (2012)

Second 45 tours vinyle du groupe franco-écossais d'Edimbourg Les BOF! sorti en auto-production en 2012 émanant du studio Ravencraig d'Andy McPake le lead guitariste du groupe. Les autres membres sont Laurent Mombel (chant, harmonica, tambourin), Ross Fairbairn (batterie) et Colin Morris (basse).
Train de vie est une chouette adaptation punkifiée d'un original de Tiny Bradshaw de 1951 The train kept A-rollin', à moins que ce ne soit plutôt une reprise de la reprise déjà vitaminée de 1968 par Scotty McKay Quintet ! Toujours est-il qu'il déménage pas mal en Français ce morceau modernisé façon 21ème siècle. La face B est également une adaptation, celle de She's so fine de The Easybeat (1965). Single très énergique avec divagations fuzz à gogo qui devrait ravir les amateurs. A noter que tous les ronds centraux des disques ont été inversés au pressage. 
 
Avec Laurent, nous sommes allés ensemble voir le groupe oi! parisien Lion's Law qui passait à Glasgow vendredi dernier, on a donc eu le temps de discuter dans le train mais rien de neuf à déclarer au niveau des BOF! depuis leur excellent dernier album Voilà! (2019) : chacun est plutôt bien occupé de son côté et donc pour le moment c'est le hiatus. 
Quant au gig de Lion's Law qui était bien féroce et toutes griffes dehors, j'y reviendrai.  

à l'ancienne, pas de pochette pour ce 45 tours