Du propre constat de Guillaume Bassard, ils ont mis longtemps pour le faire, Radio .TP. le dernier album de Doggy datait de 2021. Il est vrai que les membres du groupe sont un peu éparpillés, du Limousin à la Haute-Garonne et ce n'est pas toujours simple de se retrouver et jouer ensemble.
En outre, ils ont aussi galéré à essayer de trouver un label et faute d'y parvenir ils ont finalement opté pour la petite structure locale et mythique, en gestation depuis presque douze ans : Anorak Records !
Il fallait y penser même si cela tombe sous le sens finalement, mais surtout cela commençait à urger. Il fallait que le monde entier puisse enfin profiter de ce jour parfait et de cette bouffée d'air frais insufflée par les neuf beaux morceaux de l'album.
Il y a plusieurs mois, j'ai eu la joie et le privilège de découvrir en exclusivité secrète Les propriétaires de la ville et l'ode à cette bonne ville de Limoges, dans laquelle il est question de son déclin et de son dynamisme d'antan, m'avait bien fait saliver car elle annonçait fièrement et clairement le retour au premier plan de Doggy et la couleur de son album. Je trépignais donc de pouvoir enfin passer ce disque sur le blog car il m'avait enchanté instantanément.
Les quatre musiciens sont au sommet de leur art, maitres de leur pop à guitare classieuse, saupoudrée de claviers, ou de petite trompette qui va bien et qui claironne toujours au bon moment.
Les quatre musiciens sont au sommet de leur art, maitres de leur pop à guitare classieuse, saupoudrée de claviers, ou de petite trompette qui va bien et qui claironne toujours au bon moment.
Les textes de Guillaume sont plus touchants et mystérieux que jamais, mêlant gravité des décisions à simplicité du quotidien avec Le mauvais homme par exemple, suivi sans hormones et sans transition par le déjà classique Pavé de bleu clair et de beige qui prend ses petits airs de foire et de Pale Fountains, et ne peut laisser insensible. Le texte n'est pas sans rappeler La Crypte de l'empereur David de Radio .TP. Le code couleur toujours aussi solide est respecté et tout se terminera dans l'incandescence d'un brasier une nouvelle fois.
Je ne peux pas évoquer la notion de classique sans mentionner L'herbe qu'on coupe, dont le texte un peu amer contraste avec la gaîté naturelle des guitares carillonnantes. Guillaume en profite pour lancer un petit clin d'oeil à son cher basket-ball au début du morceau, mais comme pour les protagonistes de la chanson le panier à trois points est manqué. Qu'à cela ne tienne, "on remettra la chanson" comme il est justement écrit dans le pétillant Juste parce que, et on allumera les barbecues avec de la bonne viande durable, limousine il va de soit, autour de la nouvelle piscine creusée pour un ultime mini festival Pop et Merguez avec toute la communauté d'Anorak, on peut rêver !
La discographie de Doggy est à retrouver sur sa page bandcamp qui a enfin ouvert ses portes en septembre dernier. J'ai ainsi logiquement depuis mis à jour toutes les playlists de Doggy sur Haar brut au profit du player natif.
Agréable écoute de cette dernière pépite de Doggy, à la production impeccable et à la pop lumineuse !
Le concept rétro de la pochette (signé Pierre Garot) est également en harmonie et offre un écrin digne de ce petit bijou de musique française. Musiques et visuels toujours haut de gamme chez Doggy. Il serait largement temps que la reconnaissance plane à même altitude, histoire qu'ils puissent ajouter au moins un ou deux plots de départ à cette piscine.
les titres sur un recto de pochette, c'est toujours classe je trouve.
superbe digipack avec textes sur feuillet











































