mercredi 7 février 2024

V/A, New Rose 82 LP (1982)

La compilation New Rose de 1982, celle qui contient deux des meilleurs titres (emblématiques) de La Souris Déglinguée, Rock'nroll vengeance et surtout le fabuleux Jeunes seigneurs, qui était prévu pour le premier album et qui finalement n'y figurera pas ! New Rose se le gardera comme inédit sur cette compilation. Le morceau revivra en 1987 lorsqu'une nouvelle version - extraordinaire - verra le jour dans la compil de Boucherie Productions, Mon grand frère est un rocker, que j'extirperai de mes bacs et publierai certainement un jour prochain
Des inédits (à l'époque) il y en a dans ce disque comme Ambiance répétitive de Charles de Goal, Les colonels de Bogota et Les collines de la potence de Warum JoeGypsy Woman des sacro-Saints australiens de feu Chris Bailey ainsi que Call it mine. Le dernier morceau inédit étant celui de Willie Loco Alexander Close enough. A noter la reprise par les Troggs de Peggy Sue, reprise écrite a priori par Jerry Allison (The Crickets) et Norman Petty mais aussi attribué à Charles Hardin Holey aka Buddy Holly (The Crickets). 
D'autres standards figurent sur cet album et non des moindres, celui du Gun Club Sex beat qui n'est plus à présenter, de même que le génial Little pretty things des Troggs. Et que dire de l'incontournable Datcha, le morceau qui m'a fait découvrir et aimer Warum Joe. Un pur morceau d'anthologie. 
Charles de Goal essaie valeureusement de se hisser au niveau des deux autres français avec un brio certain, mais ce sera une médaille de bronze pour eux. Leur heure de gloire sera pour plus tard. 

Une face française, une face anglophone sur cette compilation, prétexte du blog pour passer l'espace d'un disque à l'internationale.
Ce skeud je l'avais enregistré sur K7 mi-80's suite à un emprunt à la formidable discothèque de prêt de Beaubreuil à Limoges et je l'ai ensuite acheté sur Ebay début 2000. Les labels du disques étaient complètement foutus car le disque appartenait à une certaine Radio Soleil (?) et l'un des mecs de la radio avait rafistolé les rondelles puisque le label de la face A a été incorrectement attribué à la face B du disque et vice-versa. (voir plus bas). J'ai été obligé de rafistoler à mon tour. Et le vendeur qui ne l'avait pas précisé m'avait remboursé intégralement suite à ma plainte, donc je ne m'en tirais pas trop mal. 

Enfin, je ne peux publier ce classique sans évoquer la mémoire de Buddy Holly mort en 1959 (22 ans...), de Patrick Mathé le fondateur de New Rose décédé en 2018 à 69 ans, Chris Bailey en 2022 (65 ans), et finalement, tristement, Tai-Luc en décembre dernier 2023, j'en pleure encore (65 ans).
On ne vous oubliera jamais les gars, la preuve.   


le fameux rectangle blanc à droite... la coquille !

insert publicitaire


pour les profanes, la pochette est découpée et le rose provient de la pochette intérieure

mardi 6 février 2024

P38, M.U.C - LP (2000)

Unique album des Marseillais P38 qui se définissent eux-mêmes comme The Prouvenço street punk sound. J'avais passé leur premier 45t de 1998 Tous unis titre qu'ils ont boosté sur cet album de 500 copies vinyle en l'an 2000 sorti chez Autonomy Records (à Bras, dans le 83) mais aussi sorti en version CD avec la même pochette, plus jolie car en couleur cette fois, chez Disagree Records (label phocéen de Stéphane Bécamel dit "Momo" le batteur du groupe et un incontournable de la scène punk hardcore locale). Le vinyle sera repressé en 2001 par le label Helen of Oi! qui reprendra la pochette couleur. 
En tout avec les trois versions, l'album aura son succès et s'écoulera à 2500 exemplaires ! Il a été enregistré en mai 2000 au All Studio par Christian Carvin au Puy-Sainte-Réparade.
Douze morceaux énergiques de oi!, ou streetpunk donc, qui dépotent à tout va et nous laissent sans répit.
Douze ? Non, 12... +1 ! 
Car il y a la présence d'un... treizième titre, non référencé sur la pochette ni même sur leur page web qui est un peu moisie maintenant, bref nulle part, pas même dans les téléchargements en ligne que j'ai pû trouver.
Il s'agit d'une super reprise du mythique Forces de l'ordre des Warrior Kids, chantée "avé l'assent" comme dans l'original. Qui chante ? Mystère. Rémi le chanteur habituel de P38 (ex-R.A.S) ? Il prétendrait alors avoir un accent marseillais, sans forcer la voix avec laquelle il a coutume de chanter. Bref on ne le reconnait pas. Peut-être Momo puisqu'il passera au chant en 2001 lorsque Rémi quittera le groupe en compagnie du bassiste Négade pour monter Sales Bâtards Fuckin' Crew ? Peut-être Thierry le chanteur d'origine des Warrior Kids ? Le mystère reste entier. 
C'était peut-être aussi une coquille du label ? Beaucoup de "peut-être"... 
Le morceau caché est en général réservé aux cds donc lorsque j'ai joué le disque pour la première fois, quelle belle surprise de toute façon ! 
Sur l'album, P38 est composé de Rémi (chant), Kevin et Pascal (guitares), Négade (basse), Momo (batterie). 
J'avais trouvé l'album chez Born Bad lorsqu'ils étaient rue Keller à Paris. 
Bref, voici P38 avec Massalia United Crew (M.U.C) !


n°366/500



pochette poster !


la pochette couleur du cd et du repress vinyle

dimanche 4 février 2024

Odessa, S/T CD (2013)

La coldwave, un genre qui va toujours bien les jours sombres comme fut ce dimanche gris et pluvieux. 
Odessa je les avais présenté avec le 45t de 2013 sorti chez Brouillard Définitif. Trois ans plus tôt le label coldwave avait réalisé leur anthologie ici présente, et aussi sold out que le 7". 
Les trois premiers morceaux de cette collection se trouvaient sur leur unique EP 7" de 1984, Attente, qui est relativement prisé de nos jours. Ambiance pesante que j'adore certes à doses homéopathiques et selon l'humeur du moment, mais qui revient et reviendra toujours dans mes enceintes, à un moment ou à un autre. 
L'histoire du groupe se trouve dans le dépliant donc inutile pour moi de brasser de l'air et cumuler les lignes d'écriture pour la gloriole, d'autant que les lignes de basse suffisent à elles-mêmes. Superbe production qui prouve s'il le fallait encore que la coldwave française était d'un top niveau. 






samedi 3 février 2024

Sub Kids, Vinyl songs 1983-88. CD (2013)

En 1976 Grande Synthe dans la périphérie de Dunkerque voit la naissance des Spiders autour des frères Rocher, Fred "Rok" et Denis "Scum". Deux ans plus tard le groupe splitte et Fred (guitare, chant) fonde les Suburban Kids avec deux de ses amis François Hyart (Steve Matchbox) à la basse et Mathieu Converty à la batterie. En 1981 Fred part à l'armée et son frère Scum qui lui en est revenu, s'empare du groupe dont le nom sera finalement raccourci en Sub Kids. Freddy "Bubu" Dustbin prendra le chant un temps avant de finalement se tourner vers la batterie, plus dans son tempérament. Scum deviendra alors la voix des Sub Kids. En 1982, un deuxième batteur qui n'est autre que le frère de Bubu, Steph, s'ajoute au groupe, qui est donc composé des deux frères Rocher aux guitares et au chant, des deux frères Buret à la batterie, et de Steve Matchbox à la basse. Leurs influences vont du Clash aux Stranglers en passant par The Damned, The Saints, The Undertones et Dr Feelgood. 
Ils racontent leur vie de jeunes punks dans le Nord de la France. Les textes sont écrit par Scum et Fred est à l'origine de toutes les mélodies thèmes et arrangements de toutes les compos, même si c'est Scum qui décide de tout. 

Cette publication sera pour les complétistes car j'ai déjà posté toute leur discographie sur le blog.
Ce cd est un pirate du label russe Pirate Love Records. Quoique pirate, il faut le dire vite en ce qui concerne cette édition car le mec du label a pris contact avec Fred Rocher pour lui demander de sortir ce cd pirate des Sub Kids. Ce qui n'en fait plus vraiment un pirate puisque Fred a donné son accord. A l'origine, ce disque est un cd-r fait en autoproduction par Fred, Vinyl Songs, mais le Russe l’a fait plus sérieusement, pressage, livret avec paroles. 
Et l'intérêt du cd réside dans ce livret avec les textes surtout, mais ausi des photos inédites et un petit historique. Donc lorsque je l'ai vu chez Detour Records, un disquaire anglais, je n'ai pas hésité très longtemps.









vendredi 2 février 2024

Saint-Just et les Sauvages, S/T 45t (1982)

Retour sur les Troyens Saint-Just et les Sauvages (orthographié différemment) qui étaient passés par le blog le mois dernier avec leur mini album Hooka hey!. Avant ce maxi ils avaient auto-produit un 45t trois titres que voici. Un single furieux qui justifie pleinement le patronyme du groupe, notamment la face B Face cachée qui est d'une froide violence au niveau des paroles servies sur une musique cousine pas si éloignée d'I wanna be your dog des Stooges. Une sacrée ballade de psychopathe. 
La face A (c'est imprimé dans le vinyle n'en déplaise à Discogs) est plus légère, prétexte à deux morceaux beaucoup plus délirants: Psycho punk danse d'abord, puis un second, notifié nulle part ni sur le disque, ni sur la pochette ni sur les inserts, qui ne dure même pas une minute et qui se termine par éjaculation ! Du psychopunk amazonien pur jus tel qu'ils définissaient eux-mêmes leur musique. Dommage qu'il n'y ait eu que deux disques avec un tel potentiel. 
EDIT: Un nouveau titre est présent dans le nouveau Thésaurus - le vol.7 -, qui vient de paraitre (9 février 2024), ce qui permet d'avoir pas mal d'infos et de photos à propos du groupe. Yay ! Merci Claude Picard.

don de Saint makhno :-)

inserts

chant et batterie
basse et guitare
A + B =

jeudi 1 février 2024

Junior Cony, Peace monger. CD (2006)

Je ne crois pas que j'aurai beaucoup de succès avec ce disque et ce genre surtout, le dub reggae et franchement je m'en tape, sans manquer de respect à quiconque. Cette musique m'apaise complètement et je vous vois venir. Vraiment, avec artifice végétal ou sans, avec rhum agricole ou pas, la sérénité est de mise lorsque je mets Junior Cony dans le lecteur cd. 
C'est mon pote DD qui m'avait fait connaître l'album que j'avais d'ailleurs publié, Inna roots tradition, et j'avais sans hésiter acheté le suivant, Peace monger, en 2006. Dix-huit ans plus tard il est en boucle depuis deux jours. Ambiance intérieure tamisée et douce, ambiance extérieure survoltée avec ces tempêtes de vent qui arrivent, partent et reviennent inlassablement secouer gentiment l'Ecosse comme quasiment tous les ans à cette époque, l'air de dire "dans quelques années ça va vraiment secouer, garçon, comme dans les tropiques", le contexte est parfait. 
Junior "Jean-Michel Rossignol" Cony est un vieux de la vieille du courant alternatif (Ludwig von 88, Bérurier Noir, Sergent Garcia, etc) et il finit par se spécialiser dans le dub avec son premier album solo cité plus haut, sorti chez Crash Disques/Pias aka Play it again Sam. 
Peace monger le second est quasi aussi fort que le premier. Le voyage est quasi immédiat, un univers parallèle mais pas ancien celui-là (private joke), un univers de paix et de sérénité.  
Là je donnerais cher pour retourner à Gentilly (RER Laplace) et reprendre nos discussions à la con de jeunes loups, avec DD et les autres autour de la table basse, les Lucky souples, le matos qui tourne, ti-punch de rigueur, du reggae, du punk, ou sous les îles au soleil, moi tendu comme un puceau à chaque fois que mon tour venait, puis moins forcément, l'ouest étant ma destination inéluctable dans ces soirées... 
Le dub, le reggae, toute une (petite) époque, non révolue car c'est toujours de la balle, baby! 
Namibia pour mon vieux pote de Windhoek, Ellis, (qui m'a fait découvrir des facettes insoupçonnées d'Alpha Blondy ! je n'étais pas fan du tout), my brother from a different mother, comme il dit toujours. Love you, mate.


Winnetou dans la place