mercredi 26 février 2025

The Strikers, Riots in Brixton 7" (1988)

Continuons dans le 45t, restons en 1988, mais migrons un peu plus au sud : à Toulouse, ville dans laquelle ont sévit brièvement The Strikers, que l'on a déjà écoutés sur la compilation An emotional beat in a world of fury (1988) avec le morceau Losing you. 
Tout comme The Mobile Hoovers"Les Grévistes" de la ville rose étaient emmenés par un Anglais, Neil Harris, éprouvé par les émeutes raciales de Brixton de 1981 dans lesquelles il semble s'être jeté corps et âme. Enfin il a surtout jeté des pavés sur la maréchaussée londonienne si j'en crois l'article plutôt complet d'Abus Dangereux (plus bas) et dans la foulée a fondé un groupe rockabilly The Psychotics. 
Puis vint le temps des vendanges dans le sud-ouest de la France et sa rencontre avec Bernard Rochefort le manager d'un groupe local en instance de split (Rocky Grazziano et ses Puncheurs) qui cherche un chanteur. Neil se joint donc aux frères Guiraudet, Robert "Robot" et Nicolas "Latex" (respectivement basse et batterie), Didier Richefeu (guitare solo, ex-Courrier de Lyon) et Eric Subra alias Ricky "Banlieue" (guitare rythmique, ex-Vespa Bop). En effectuant mes recherches j'ai tristement découvert qu'Eric est décédé il y a presqu'un an, en avril 2024 (Repose en paix Ricky)...

The Strikers enregistrent le disque à Londres, profitant des connaissances de Neil Harris dans la capitale anglaise, mais comme pour le skeud publié hier, celui-ci, sorti chez Gymnote Mission (Lyon), ne reflète pas l'énergie voire la sauvagerie tendance psycho qui étaient semble t-il déployées en concert par le groupe (surtout par le chanteur à la forte personnalité). Ces deux morceaux à l'excitation contenue sont pourtant excellents : du rock vraiment emballant même si ok un poil trop sobre pour ces fameuses Riots in Brixton et plus rock garage, plus tendu, pour Pay day mais c'est normal : il est question de fric. 
On l'a compris aux titres, l'ambiance sociale détestable des années thatchériennes au Royaume-Uni est bien palpable dans ces deux faces. Le groupe s'est (peut-être trop) appliqué pour ce premier enregistrement, au détriment de leur fougue naturelle mais franchement le single n'en respire pas moins la classe. 
Outre les gigs, The Strikers projettent ensuite de retourner à Londres enregistrer un mini-lp 5-6 titres mais finalement tous ne pourront pas effectuer le voyage. Le groupe se scindera en deux et cessera d'émettre pour de bon. 

Didier et Ricky devant, le géant anglais derrière avec les frangins Guiraudet


l'insert


Abus Dangereux Face G juin-septembre 1988

2 commentaires:

  1. Excellent ces Strikers. Un avant gout des Psychotics avec le titre Pay Day très rockabilly. Belle découverte comme d'habitude. Makhno (doublement retraité)

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    1. il va falloir que j'organise un pot de départ puisque tu n'as rien fait. Mon coeur balance entre pot-au-feu, pot-pourri ou pot d'échappement

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