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mardi 15 mars 2022

Mumbly, Being Ernest. CD (1998)

Groupe indie pop français, fondé en octobre 1992, qui veut sonner comme Felt.
Voici comment se définit Mumbly sur sa page bandcamp, page sur laquelle vous trouverez ce que je vous propose aujourd'hui. Faites comme moi, achetez les disques, et avec l'ami Michaël Korchia il y a de quoi faire : après Mumbly se succèderont Watoo Watoo, Photon, Vacance, et Feutre l'année dernière.

"Sonner comme Felt" c'est osé mais Being Ernest s'y colle parfaitement. Et entre nous si j'aime beaucoup le son de Felt, la voix de Lawrence (Hayward) m'est beaucoup moins agréable que celles d'Aurore Bacmann et de Pierre Boucher de Crèvecoeur, les deux autres membres de Mumbly et principales voix des chansons. 
Pour cet album, les maquettes des morceaux réalisées sur le 8 pistes de Michaël sont envoyées au label pop allemand Marsh Marigold qui dit banco. Les pistes qui sont de bonne qualité sont transférées sur le 16 pistes de Clemens Kinder l'ingénieur du son du label qui fait le trajet de Hambourg à Pantin où habite Michaël afin de compléter les sons avec un meilleur matériel et effectuer le mixage. Kinder passera donc 10 jours chez MK pour finir l'enregistrement de l'album. Au bout d'une semaine de travail intensif, la noirceur de ses ongles sera pour Clemens le signal : c'est le moment de prendre sa première douche... Pour Michaël c'est la délivrance, il peut enfin respirer ! 

Suivra la sortie "triomphale" d'un très bel album fait de chansons pop douces et légères auxquelles participent également le premier chanteur de Mumbly, Luc Barjot (à la guitare sur Whirlpool of pride et The empty room) et la future ex-femme de Mickaël Korchia, Pascale Ben Baruch (future Watoo Watoo) au chant sur Demain. Notons aussi la reprise sobre mais réussie de Marilou sous la neige de Gainsbourg.

Being Ernest est une ode à Ernie & Bert de Sesame Street (1, rue Sésame en français). Les vieux se souviennent sûrement.


à noter la reprise Marilou sous la neige de Serge Gainsbourg

dimanche 11 février 2024

Mumbly, Mumblybule EP CD (2016)

Seconde et ultime parution de Mumbly après Being Ernest. Mumbly, groupe pop fondé à Paris au début des années 90 par Michaël Korchia et Luc Barjot (premier chanteur, figurant à la guitare sur Being Ernest). Après divers changements de personnel, le groupe se stabilise autour de Michaël (basse, claviers, programmations, percussions) avec l'arrivée d'Aurore Bacmann (guitares, chant) et Pierre Boucher de Crèvecoeur (guitares, chant). Tous trois amènent leurs morceaux sous divers influences (musicales!) : MK est un fan absolu de Felt, Aurore a été profondément influencée par le chant et l'écriture d'Amelia Fletcher de Heavenly, tandis que Pierre était fan des Smiths et de Britpop. 

Après la sortie du premier album, Mumbly a commencé à enregistrer de nouvelles chansons, mais la vie perturbe les projets : Michaël déménage à Bordeaux, Aurore à Iéna, et les répétitions sont par la force des choses rendues difficiles. Comme internet n'est pas encore au menu, les enregistrements ont donc sommeillé dans les ordinateurs de Michaël jusqu'en septembre 2013, date à laquelle il a décidé de mettre la touche finale à ce mini-album, sorti chez Dufflecoat Records.  
L’une des chansons est une reprise du groupe indiepop australien The Cat’s Miaow, à la base un horrible Third floor transformé en un très joli Troisième étage : une chenille devenue papillon par la magie de Mumbly en quelque sorte. La reprise aurait dû figurer sur une compilation hommage qui n’a jamais vu le jour.
Le téléchargement est à prix libre, donc gratuit (ah j'aime mieux ça! souffle le lecteur lambda, soulagé) et il ne reste que 2 cd au prix démentiel de 4 euros. 

magnifique pochette comme souvent avec Michaël Korchia


jeudi 13 février 2025

Mumbly, Démos 92-93. CD (2025)

La semaine dernière à l'occasion de la sortie de la réédition de La débauche des Freluquets, j'évoquais les plaisirs simples procurés par l'écoute de démos. Figurez-vous que l'été dernier j'ai eu le privilège d'en recevoir 10 d'un coup : des démos de Mumbly datant de 1992-93. Je ne peux imaginer avoir été l'unique beta testeur et je n'ai par bonheur pas été le seul élu non plus à déclarer ma flamme pour ces démos puisqu'aujourd'hui elles font figure de nouveautés dans les bacs (virtuels) de 2025 ! 

Les deux disques existants du groupe, alors composé d'Aurore Bacmann, Pierre Boucher de Crêvecoeur et l'auteur généreux de ce cadeau Michaël Korchia, ont été présentés sur ces pages il y a quelques temps : Being Ernest (1998) et Mumblybule (2013). Ce sera l'occasion d'y jeter une nouvelle oreille, surtout en ce qui concerne Being Ernest puisque trois morceaux de ce Démos 92-93 avaient été retravaillés sur cet album de 98 : Gold mine, Ernest, et Pink moon. 
Car si Being Ernest est leur premier album en 1998, Mumbly a été fondé bien avant, en 1991, par Michaël Korchia et Luc Barjot qui vont recruter le batteur Olivier Bickart. C'est donc dans l'univers du trio d'origine que ce disque de démos va nous plonger avec sa musique sans artifice enregistrée sur un 4-pistes K7 Fostex. Comme il s'agit d'une entrée de gamme, la mission était quasi impossible de remixer numériquement des enregistrements si cheap à la base et les bonifier idéalement. L'écoute et la découverte de ces petits diamants non polis n'en demeurent pas moins hyper excitantes. 

L'univers musical du groupe tourne à l'époque autour du Velvet Underground, Buzzcocks, The Feelies, Ride, Pale Saints ou Kid Pharaon, pour ne citer qu'eux. Du beau monde. C'est donc naturellement que le disque débute et s'achève par deux reprises : She's my best friend du Velvet parfaitement exécutée, et Livin' underground de Kid Pharaon & The Lonely Ones dont Luc était fan, qui m'a carrément laissé sur le cul lorsque je l'ai entendu pour la première fois au mois d'Août ! Je sais qu'il y a ici des supporters de Thierry Duvigneau et ce n'est pas souvent qu'on entend des covers d'un de ses morceaux. Alors profitez-en parce que they nailed it ! s'exclamerait-on en anglais. Mumbly signe une reprise géniale. 
Gold mine (ici le clip video) est un morceau largement inspiré par Felt, et on en retrouvera une version réenregistrée non seulement dans l'album Being Ernest mais aussi complètement transformée dans Curiosités ? de Watoo Watoo dont je parlerai sûrement cette année. Chez Ernest, titre également "feltien", c'est étrange, la ligne de texte "...when I listen to his voice, I know it's the right choice...", me fait immanquablement penser à celle de Karen de The Go-Betweens, "...she always makes the right choice..." ! 
En regardant quelques photos que diffuse parfois Michaël sur ses réseaux sociaux ou en écoutant ses musiques pop plus récentes on l'imagine plutôt propre sur lui, même jeune... Le son un peu crado et saturé à la Jesus & Mary Chain de The Midnight song offre une image plus rebelle du personnage. 
On retrouve aussi ce côté punk dans mon morceau de prédilection, I belong to the past enregistré en répétition avec un overdub de guitare, et qui peut facilement me mettre en transe à heure tardive ("c'était ma tentative de sonner Buzzcocks (pas certain d'avoir réussi mais c'était un morceau hyper amusant à jouer" confiait MK). Instrumental qui suit est tout aussi remarquable et prolonge agréablement l'effort pop punk.

Behind the strange mirror of hate "rappelle les rythmes fous des Feelies" dit le kit de presse, pas faux, et Pink moon poursuit dans des guitares noisy pop saturées qui seront également présentes dans Saint James Park, qui je devine n'est pas une ode à Newcastle United FC. Mais c'est pourtant ce club du nord de l'Angleterre qui me vient à l'esprit à l'évocation de ce nom. Peu importe, les supporters anglais adorent détourner les chansons à leur avantage et comme j'ai quelques potes Geordies, ça leur fera plaisir d'écouter ça. Et va savoir, peut-être deviendra t-il un hymne dans les tribunes ? (prononcé correctement cette fois : "Saint Djaimzize Park", hehe )
Pour finir, Mumbly est un trio sur le papier mais il faut compter sur l'apport des choeurs tout au long de l'album, qui finalisent parfaitement les morceaux : ceux de Fabienne (qui fut aussi brièvement guitariste du groupe) et de Pascale Ben Baruch (hé oui, la future Watoo Watoo était déjà là en 92). 
  
La sortie officielle de cette autoproduction sous l'étiquette toujours rigolote Les Disques Maladroits est prévue dans deux jours, le 15 février, sur toutes les plateformes. 
Un disque de fan à ranger soigneusement dans la niche du nostalgique. Ce n'est sûrement pas un hasard qu'I belong to the past a mes faveurs sur cet album. 
Je lance une bouteille à la mer : prochaine étape, Christine ? 

pochette superbe, toujours. 


vendredi 4 novembre 2022

Photon, RA4682 (2016)

Le nom du groupe vient d'un vieil appareil photo bon marché que possède Michaël Korchia, car outre le fait de créer groupe sur groupe au fil de ses rencontres (Mumbly, Watoo Watoo, Photon, Vacance, Feutre) Michaël est aussi passionné de photo et d'appareils vintage. 
Comme il le dit, Photon est son projet new-wave. Il est de nouveau associé à Pascale son ancienne complice de Watoo Watoo et surtout son ex-femme. Divorcés désormais, ils continuent tout de même à jouer de la musique ensemble, c'est beau. Le Caennais Yannick Rault complète le trio, il avait déjà participé à Une si longue attente , rappelez-vous (ou pas). MK a rencontré Yannick sur un forum dédié aux synthés analogiques. Il a découvert Watoo Watoo et cela lui a plu immédiatement, car il fait preuve d’un goût très sûr (rires).  Il a proposé à Pascale de chanter sur un titre qui’il venait de composer. Cela s’est tellement bien passé que nous avons décidé de continuer à jouer ensemble, de fonder un groupe.*
Le résultat, signé par le premier label français (breton, en fait) de Michaël, Beko, est concluant. Le label ayant cessé toute activité entretemps, des cds de plus seront pressés par Michaël sous la bannière des Disques Maladroits. 
Dès le premier morceau, les guitares annoncent la couleur et au final un album hyper agréable à écouter. Dive et L'univers étrange sont assez hypnotiques, Demain rappelle la coldwave d'hier et l'intro de basse de November est énorme. Rendez-vous sur leur page bandcamp pour se récupérer ce très joli cd, l'album numérique haute qualité, et le t-shirt! Et toujours un grand merci à MK pour le consentement. "Je préfère que des gens écoutent "illégalement" que pas du tout ". Amen.

* Source Buzzonweb : https://www.buzzonweb.com/2017/02/michael-korchia-de-watoo-watoo-a-photon

design très classe "as usual"



T-shirt très seyant à 7 euros, je recommande. Oranje Holland 1974-78, le top.

mercredi 27 avril 2022

Watoo Watoo, Un peu de moi (1997)

Watoo Watoo nait à Paris lorsque Michaël Korchia décide d'enfin donner vie aux compositions qu'il a en stock et qui tardaient à voir le jour avec Mumbly, son groupe d'alors. Il est en couple avec Pascale et comme il trouve sa voix intéressante, elle sera la chanteuse de Watoo Watoo. MK enregistre à la maison ce premier album d'indie pop à l'instrumentation minimaliste façon Young Marble Giants, constitué de morceaux écrits entre 1994 et 97. A noter toutefois la présence d'une reprise: L'appareil à sous de Gainsbourg (en collaboration avec Guillaume de Gypsophile, groupe que je présenterai plus tard).

Le son proposé ici est une édition qui n'a jamais été mise en vente, une édition en vinyle avec les grésillements et craquements d'usage. Car comme disait John Peel qui préférait le vinyle au cd: "Life has surface noise". Le label américain Blackbean and Placenta Tape Club voulait sortir le disque dans ce format, puis il y a eu un problème technique et à la place ce projet s'est mué en 1000 cd... vendus en 6 mois, sans aucune promotion! 

Michaël possédait quelques exemplaires de ce vinyl, oubliés dans un carton au fond de sa cave à Bordeaux (probablement au milieu des grands crus) et d'un geste princier m'en a très gentiment fait cadeau d'un !! Le disque est mono-face dans sa pochette neutre, plutôt test pressing, et on ne doit pas être bézef à l'avoir. N'ayant aucun talent artistique, j'ai confectionné une sorte de pochette qui me va très bien pour le moment et fera l'affaire pour le blog. Il faut avouer que le design original minimaliste "façon post-it" n'a rien à voir avec ce que seront les pochettes sublimissimes des albums suivants très soignés de Watoo Watoo. Ces albums, d'un autre acabit, sont tous dispos sur le bandcamp du groupe, et si vous cherchez un minimum, vous découvrirez qu'Un peu de moi est gratuit au téléchargement (name your price!) donc pour le son nickel c'est là-bas que ça se passe et à votre bon coeur... Profitez-en pour découvrir le reste des albums de WW et acquérir ces cds aux pochettes grandioses signées du photographe Korchia. Je les ai tous et si j'en poste à l'avenir ils seront rippés en mp3 uniquement et de moindre qualité. Normal. 

jolie quand même cette pochette ;-)

LP rarissime

cd original avec WW gravé au centre, peinturluré finement à la main par l'artiste...


vendredi 2 octobre 2026

Feutre, Les grands ensembles CD (2026)

Retour de Feutre, cinq ans après Nos rencontres (2021) avec ce second album, Les Grands Ensembles, sorti il y a quelques jours sur le label Les Disques Maladroits dont je reparlerai un autre jour. 
Paradoxalement les premiers membres du groupe bordelais ne le sont plus (ensemble) : Michaël Korchia le fondateur bassiste et multi-instrumentiste qui signe toutes les musiques s'est entouré d'une nouvelle voix, Elsa Leroyer, et d'un nouveau guitariste, Jérôme Excoffier, qui mettent leur talent au service de cette indiepop nourrie aux sucs de la pop baroque des sixties et des seventies. Ainsi, derrière ces Grands ensembles, une nouvelle histoire collective s’invente avec le même goût pour les mélodies précieuses et les arrangements lumineux.
La belle pochette donne d'emblée le ton, baignée dans ces orangés rétro et chaleureux qui réveillent en moi le souvenir... du papier peint chez mes grands-parents maternels, rue de Fécamp (Paris 12ème) ! Son immeuble kitsch aux allures d’orgue monumental me rappelle les briques de cette résidence, de ce grand ensemble. A chacun le sien, MK c'était Sarcelles. Dès la prise en main du disque donc et avant même que la musique ne s'échappe de l'album, un air familier et agréable se dégage. 
L'indocile ne déçoit pas et ouvre royalement la voie à une musique pop à guitares, élégante, riche d'arrangements modernes qui va nous accompagner tout au long de cet album. Mais c'est sur du funk que le coït suprême aura lieu, en compagnie du couple Elsa et Adam, le morceau le plus sexy de l'album avec son texte coquin, son groove irrésistible et sa chaleur moite qui confirme que Feutre sait décidément jouer de la belle pop de chambre. 
Le reste de l'album oscille gracieusement entre pop scintillante qui semble tout droit sortie de l'univers de Felt (le nom Feutre est un clin d'oeil au groupe de Lawrence, je le rappelle) et musique populaire rétro-futuriste nichée quelque part entre les mélodies arrondies et les machines rêveuses de Stereolab. Notons aussi la belle réactualisation en français de Gold mine, un titre phare de Mumbly l'un des premiers groupe de Michaël, repris dans cet album façon western.
Feutre joue donc sur du velours, ce qui n’a rien d’une surprise tant Michaël revendique le concept depuis longtemps. Mais si la formule est familière, le plaisir demeure assurément intact. J'avais écrit précédemment que Nos rencontres me paraissait être le meilleur disque de Michaël Korchia, c'était sans compter Les grands ensembles. 

superbe


dimanche 5 janvier 2025

Watoo Watoo, Modern Express CD (2018)

Modern Express est le cinquième et ultime album de Watoo Watoo, sorti chez le label de Portland, Oregon Jigsaw Records en 2018. Michaël et Pascale ne sont plus en couple depuis un moment mais cela ne les empêche pas de signer ensemble ce qui est à mon avis leur meilleur album. C'est à la limite dommage que la pochette ne soit pas leur plus belle. La photo est prise devant le musée de la Stasi à Berlin, c'est classe quand même. 
Les mélodies indie pop de cet album sont fines et élégantes comme à l'habitude. Michaël joue de sa basse vite et juste tandis que Pascale chante avec aisance aussi bien en français qu'en anglais. Sa voix, sans effort, apporte la lumière et la chaleur qui nous manquent en ce dimanche froid, pluvieux et neigeux. 
Les morceaux sont signés Michaël à l'exception de La brume dont Pascale signe le texte et ... le morceau caché qui est une reprise d'un groupe anglais très connu dont je tairai le nom. Il suffira d'acheter le cd à 5 euros pour le découvrir. Il n'en reste que 4 a priori. 

L'actualité de Michaël Korchia n'est plus Watoo Watoo mais Mumbly en ce début d'année ! Le Bordelais va sortir un album Démos 92-93 le mois prochain en principe et je peux déjà annoncer qu'il sera à saisir d'urgence parce que j'ai eu droit l'été dernier à ces morceaux "indiepop, noisy pop, punky velvetiens" et je suis méga fan. Merci MK pour la primeur. J'ai hâte d'en faire une chronique. 
A quand un projet similaire mais avec Christine, le groupe précédent de Michaël période Sarcelles ? Peut-être un jour qui sait. Là encore, j'ai eu droit à leur écoute (pas plus tard qu'hier soir!) et c'est du lourd dans le style indie. Je me suis fait une cure Korchia cet après-midi en attendant sagement le big game Liverpool-MU. Il officiait en tant que bassiste uniquement et n'a signé aucune des compos donc ce sera peut-être plus difficilement réalisable. Mais je dois dire que c'est vraiment génial quand on me file généreusement des démos inédites sorties des tiroirs et qui ne verront pour la plupart pas le jour ce qui est souvent frustrant vu la qualité intrinsèque des chansons en général. Immense merci à tous, ils se reconnaitront s'ils lisent ces lignes.





dimanche 15 juin 2025

Watoo Watoo, Curiosités? CD (2001)

Un nouveau cd de Watoo Watoo sur Haar brut. Enfin, nouveau pas du tout puisqu'il date de janvier 2001, sorti sur un label californien Blackbean And Placenta Tape Club. Toujours ces labels étrangers qui distribuent des groupes français, cherchez l'erreur. 
Je poursuis donc le passage en revue de la discographie de Pascale et Michaël, il n'en reste plus beaucoup à faire explorer. Curiosités? regroupe des "chansons rares et étranges" comme le dit la page bandcamp, "reprises, etc." Etc c'est vite dit car à mon goût il s'agit ici d'un des meilleurs disques de Watoo Watoo même s'il paye moins de mine que les autres, au niveau visuel s'entend.
Tuesday's secrets est une reprise de Felt le péché mignon de Michaël, Gold mine de Mumbly, Raccrochez c'est une horreur de Gainsbourg évidemment, I'm not always stupid de The Wedding Present, mais les originaux de WW ont nettement ma préférence, notamment la doublette Mistery blues dans laquelle Michaël joue les virtuoses de la basse nerveuse avec une classe certaine.   
1000 copies vendue en un an. Une petite douceur dominicale.



effets spéciaux involontaires mais je valide :-)