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mardi 15 mars 2022

Mumbly, Being Ernest. CD (1998)

Groupe indie pop français, fondé en octobre 1992, qui veut sonner comme Felt.
Voici comment se définit Mumbly sur sa page bandcamp, page sur laquelle vous trouverez ce que je vous propose aujourd'hui. Faites comme moi, achetez les disques, et avec l'ami Michaël Korchia il y a de quoi faire : après Mumbly se succèderont Watoo Watoo, Photon, Vacance, et Feutre l'année dernière.

"Sonner comme Felt" c'est osé mais Being Ernest s'y colle parfaitement. Et entre nous si j'aime beaucoup le son de Felt, la voix de Lawrence (Hayward) m'est beaucoup moins agréable que celles d'Aurore Bacmann et de Pierre Boucher de Crèvecoeur, les deux autres membres de Mumbly et principales voix des chansons. 
Pour cet album, les maquettes des morceaux réalisées sur le 8 pistes de Michaël sont envoyées au label pop allemand Marsh Marigold qui dit banco. Les pistes qui sont de bonne qualité sont transférées sur le 16 pistes de Clemens Kinder l'ingénieur du son du label qui fait le trajet de Hambourg à Pantin où habite Michaël afin de compléter les sons avec un meilleur matériel et effectuer le mixage. Kinder passera donc 10 jours chez MK pour finir l'enregistrement de l'album. Au bout d'une semaine de travail intensif, la noirceur de ses ongles sera pour Clemens le signal : c'est le moment de prendre sa première douche... Pour Michaël c'est la délivrance, il peut enfin respirer ! 

Suivra la sortie "triomphale" d'un très bel album fait de chansons pop douces et légères auxquelles participent également le premier chanteur de Mumbly, Luc Barjot (à la guitare sur Whirlpool of pride et The empty room) et la future ex-femme de Mickaël Korchia, Pascale Ben Baruch (future Watoo Watoo) au chant sur Demain. Notons aussi la reprise sobre mais réussie de Marilou sous la neige de Gainsbourg.

Being Ernest est une ode à Ernie & Bert de Sesame Street (1, rue Sésame en français). Les vieux se souviennent sûrement.


à noter la reprise Marilou sous la neige de Serge Gainsbourg

mercredi 20 mars 2024

Feutre, Nos rencontres. CD (2021)

Feutre par Feutre: 
Un groupe bordelais faussement insouciant, indolemment mélodique, aux influences pop et variées ?
Fin 2019, Feutre s’est formé autour du bassiste et compositeur Michaël Korchia (qui sévit dans Vacance et a joué dans le duo indiepop Watoo Watoo) et de Virginie Raynaud,
chanteuse et parolière, à la formation jazz (qui officie aussi dans le Quartet Jazz De Ville).
Après avoir mis en boite une dizaine de morceaux, le groupe s’est enrichi de Olivier Dubarry (guitare et orgue) et de Pierre Cazal (guitare).
Feutre propose sur cet album dix morceaux, s’inspirant de la pop des 60s aux 80s et de probablement plein d’autres choses.
On peut y retrouver un soupçon de Bowie, une basse sortie d’un Gainsbourg 70s ou un orgue faisant écho à Stereolab… Le tout survolé par le chant très jazzy et mezzo-soprano de Virginie.
Et pour info, le nom de Feutre fait une petite référence au groupe anglais pop 80s Felt.

Le meilleur album de Michaël Korchia selon moi. Limité à 100 copies chez le label espagnol Kocliko Records, quelques exemplaires sont aussi dispos directement chez Feutre
Il compose tous les morceaux et passe une annonce pour trouver la personne en mesure de poser à la fois textes et voix. Ce sera Virginie Raynaud. Le résultat est superbe, tout en délicatesse. Un petit disque pop très classe : mélodies et textes hyper agréables, voix juste, guitares, programmations et claviers parfaits. 
Mon top 3 :
1- Là qui me fait automatiquement dodeliner le corps béatement. Le hit de cet album.
2- Te fuir qui donne la part belle à la jolie guitare solo de Yannick Rault (présent déjà dans Photon)
3- Acte 1 et sa ligne de basse à la Gainsbourg et... encore Yannick à la gratte.
Ces deux derniers morceaux sont des titres qui avaient été composés avant même l'existence de Feutre, pour un groupe éphémère qui n'a pas officiellement vu le jour, Mélicoton, sur lesquels Yannick avait placé ses cordes et elles ont été conservées par Michaël. Excellente idée.   




extrait du livret


J'en profite pour signaler que le 12 avril à Bordeaux, Michaël accueillera chez lui le grand Peter Astor dont je suis fan depuis les années 80 (The Loft, The Weather Prophets, Peter Astor & The Holy Road, Pete Astor). Si vous êtes dans le coin ne manquez pas ce concert intimiste qui devrait valoir le déplacement. On ne s'y verra pas car ça tombe mal, le 12 je serai en villégiature à Copenhague... Ce n'est que partie remise. Votre hôte ouvrira le bal sous la bannière Watoo Watoo. Pascale n'étant pas dispo non plus ce soir-là, le micro sera à qui pourra assurer. Auditions littéralement en cours, à vous de voir. N'hésitez pas à contacter Michaël si vous le sentez. Je suis tenté, une voix masculine sur Watoo Watoo pourrait être pas mal, mais non je ne serai décidément pas là le 12.

vendredi 4 novembre 2022

Photon, RA4682 (2016)

Le nom du groupe vient d'un vieil appareil photo bon marché que possède Michaël Korchia, car outre le fait de créer groupe sur groupe au fil de ses rencontres (Mumbly, Watoo Watoo, Photon, Vacance, Feutre) Michaël est aussi passionné de photo et d'appareils vintage. 
Comme il le dit, Photon est son projet new-wave. Il est de nouveau associé à Pascale son ancienne complice de Watoo Watoo et surtout son ex-femme. Divorcés désormais, ils continuent tout de même à jouer de la musique ensemble, c'est beau. Le Caennais Yannick Rault complète le trio, il avait déjà participé à Une si longue attente , rappelez-vous (ou pas). MK a rencontré Yannick sur un forum dédié aux synthés analogiques. Il a découvert Watoo Watoo et cela lui a plu immédiatement, car il fait preuve d’un goût très sûr (rires).  Il a proposé à Pascale de chanter sur un titre qui’il venait de composer. Cela s’est tellement bien passé que nous avons décidé de continuer à jouer ensemble, de fonder un groupe.*
Le résultat, signé par le premier label français (breton, en fait) de Michaël, Beko, est concluant. Le label ayant cessé toute activité entretemps, des cds de plus seront pressés par Michaël sous la bannière des Disques Maladroits. 
Dès le premier morceau, les guitares annoncent la couleur et au final un album hyper agréable à écouter. Dive et L'univers étrange sont assez hypnotiques, Demain rappelle la coldwave d'hier et l'intro de basse de November est énorme. Rendez-vous sur leur page bandcamp pour se récupérer ce très joli cd, l'album numérique haute qualité, et le t-shirt! Et toujours un grand merci à MK pour le consentement. "Je préfère que des gens écoutent "illégalement" que pas du tout ". Amen.

* Source Buzzonweb : https://www.buzzonweb.com/2017/02/michael-korchia-de-watoo-watoo-a-photon

design très classe "as usual"



T-shirt très seyant à 7 euros, je recommande. Oranje Holland 1974-78, le top.

mercredi 27 avril 2022

Watoo Watoo, Un peu de moi (1997)

Watoo Watoo nait à Paris lorsque Michaël Korchia décide d'enfin donner vie aux compositions qu'il a en stock et qui tardaient à voir le jour avec Mumbly, son groupe d'alors. Il est en couple avec Pascale et comme il trouve sa voix intéressante, elle sera la chanteuse de Watoo Watoo. MK enregistre à la maison ce premier album d'indie pop à l'instrumentation minimaliste façon Young Marble Giants, constitué de morceaux écrits entre 1994 et 97. A noter toutefois la présence d'une reprise: L'appareil à sous de Gainsbourg (en collaboration avec Guillaume de Gypsophile, groupe que je présenterai plus tard).

Le son proposé ici est une édition qui n'a jamais été mise en vente, une édition en vinyle avec les grésillements et craquements d'usage. Car comme disait John Peel qui préférait le vinyle au cd: "Life has surface noise". Le label américain Blackbean and Placenta Tape Club voulait sortir le disque dans ce format, puis il y a eu un problème technique et à la place ce projet s'est mué en 1000 cd... vendus en 6 mois, sans aucune promotion! 

Michaël possédait quelques exemplaires de ce vinyl, oubliés dans un carton au fond de sa cave à Bordeaux (probablement au milieu des grands crus) et d'un geste princier m'en a très gentiment fait cadeau d'un !! Le disque est mono-face dans sa pochette neutre, plutôt test pressing, et on ne doit pas être bézef à l'avoir. N'ayant aucun talent artistique, j'ai confectionné une sorte de pochette qui me va très bien pour le moment et fera l'affaire pour le blog. Il faut avouer que le design original minimaliste "façon post-it" n'a rien à voir avec ce que seront les pochettes sublimissimes des albums suivants très soignés de Watoo Watoo. Ces albums, d'un autre acabit, sont tous dispos sur le bandcamp du groupe, et si vous cherchez un minimum, vous découvrirez qu'Un peu de moi est gratuit au téléchargement (name your price!) donc pour le son nickel c'est là-bas que ça se passe et à votre bon coeur... Profitez-en pour découvrir le reste des albums de WW et acquérir ces cds aux pochettes grandioses signées du photographe Korchia. Je les ai tous et si j'en poste à l'avenir ils seront rippés en mp3 uniquement et de moindre qualité. Normal. 

jolie quand même cette pochette ;-)

LP rarissime

cd original avec WW gravé au centre, peinturluré finement à la main par l'artiste...


jeudi 13 février 2025

Mumbly, Démos 92-93. CD (2025)

La semaine dernière à l'occasion de la sortie de la réédition de La débauche des Freluquets, j'évoquais les plaisirs simples procurés par l'écoute de démos. Figurez-vous que l'été dernier j'ai eu le privilège d'en recevoir 10 d'un coup : des démos de Mumbly datant de 1992-93. Je ne peux imaginer avoir été l'unique beta testeur et je n'ai par bonheur pas été le seul élu non plus à déclarer ma flamme pour ces démos puisqu'aujourd'hui elles font figure de nouveautés dans les bacs (virtuels) de 2025 ! 

Les deux disques existants du groupe, alors composé d'Aurore Bacmann, Pierre Boucher de Crêvecoeur et l'auteur généreux de ce cadeau Michaël Korchia, ont été présentés sur ces pages il y a quelques temps : Being Ernest (1998) et Mumblybule (2013). Ce sera l'occasion d'y jeter une nouvelle oreille, surtout en ce qui concerne Being Ernest puisque trois morceaux de ce Démos 92-93 avaient été retravaillés sur cet album de 98 : Gold mineErnest, et Pink moon
Car si Being Ernest est leur premier album en 1998, Mumbly a été fondé bien avant, en 1991, par Michaël Korchia et Luc Barjot qui vont recruter le batteur Olivier Bickart. C'est donc dans l'univers du trio d'origine que ce disque de démos va nous plonger avec sa musique sans artifice enregistrée sur un 4-pistes K7 Fostex. Comme il s'agit d'une entrée de gamme, la mission était quasi impossible de remixer numériquement des enregistrements si cheap à la base et les bonifier idéalement. L'écoute et la découverte de ces petits diamants non polis n'en demeurent pas moins hyper excitantes. 

L'univers musical du groupe tourne à l'époque autour du Velvet Underground, Buzzcocks, The Feelies, Ride, Pale Saints ou Kid Pharaon, pour ne citer qu'eux. Du beau monde. C'est donc naturellement que le disque débute et s'achève par deux reprises : She's my best friend du Velvet parfaitement exécutée, et Livin' underground de Kid Pharaon & The Lonely Ones dont Luc était fan, qui m'a carrément laissé sur le cul lorsque je l'ai entendu pour la première fois au mois d'Août ! Je sais qu'il y a ici des supporters de Thierry Duvigneau et ce n'est pas souvent qu'on entend des covers d'un de ses morceaux. Alors profitez-en parce que they nailed it ! s'exclamerait-on en anglais. Mumbly signe une reprise géniale. 
Gold mine (ici le clip video) est un morceau largement inspiré par Felt, et on en retrouvera une version réenregistrée non seulement dans l'album Being Ernest mais aussi complètement transformée dans Curiosités ? de Watoo Watoo dont je parlerai sûrement cette année. Chez Ernest, titre également "feltien", c'est étrange, la ligne de texte "...when I listen to his voice, I know it's the right choice...", me fait immanquablement penser à celle de Karen de The Go-Betweens, "...she always makes the right choice..." ! 
En regardant quelques photos que diffuse parfois Michaël sur ses réseaux sociaux ou en écoutant ses musiques pop plus récentes on l'imagine plutôt propre sur lui, même jeune... Le son un peu crado et saturé à la Jesus & Mary Chain de The Midnight song offre une image plus rebelle du personnage. 
On retrouve aussi ce côté punk dans mon morceau de prédilection, I belong to the past enregistré en répétition avec un overdub de guitare, et qui peut facilement me mettre en transe à heure tardive ("c'était ma tentative de sonner Buzzcocks (pas certain d'avoir réussi mais c'était un morceau hyper amusant à jouer" confiait MK). Instrumental qui suit est tout aussi remarquable et prolonge agréablement l'effort pop punk.

Behind the strange mirror of hate "rappelle les rythmes fous des Feelies" dit le kit de presse, pas faux, et Pink moon poursuit dans des guitares noisy pop saturées qui seront également présentes dans Saint James Park, qui je devine n'est pas une ode à Newcastle United FC. Mais c'est pourtant ce club du nord de l'Angleterre qui me vient à l'esprit à l'évocation de ce nom. Peu importe, les supporters anglais adorent détourner les chansons à leur avantage et comme j'ai quelques potes Geordies, ça leur fera plaisir d'écouter ça. Et va savoir, peut-être deviendra t-il un hymne dans les tribunes ? (prononcé correctement cette fois : "Saint Djaimzize Park", hehe )
Pour finir, Mumbly est un trio sur le papier mais il faut compter sur l'apport des choeurs tout au long de l'album, qui finalisent parfaitement les morceaux : ceux de Fabienne (qui fut aussi brièvement guitariste du groupe) et de Pascale Ben Baruch (hé oui, la future Watoo Watoo était déjà là en 92). 
  
La sortie officielle de cette autoproduction sous l'étiquette toujours rigolote Les Disques Maladroits est prévue dans deux jours, le 15 février, sur toutes les plateformes. 
Un disque de fan à ranger soigneusement dans la niche du nostalgique. Ce n'est sûrement pas un hasard qu'I belong to the past a mes faveurs sur cet album. 
Je lance une bouteille à la mer : prochaine étape, Christine ? 

pochette superbe, toujours. 


dimanche 5 janvier 2025

Watoo Watoo, Modern Express CD (2018)

Modern Express est le cinquième et ultime album de Watoo Watoo, sorti chez le label de Portland, Oregon Jigsaw Records en 2018. Michaël et Pascale ne sont plus en couple depuis un moment mais cela ne les empêche pas de signer ensemble ce qui est à mon avis leur meilleur album. C'est à la limite dommage que la pochette ne soit pas leur plus belle. La photo est prise devant le musée de la Stasi à Berlin, c'est classe quand même. 
Les mélodies indie pop de cet album sont fines et élégantes comme à l'habitude. Michaël joue de sa basse vite et juste tandis que Pascale chante avec aisance aussi bien en français qu'en anglais. Sa voix, sans effort, apporte la lumière et la chaleur qui nous manquent en ce dimanche froid, pluvieux et neigeux. 
Les morceaux sont signés Michaël à l'exception de La brume dont Pascale signe le texte et ... le morceau caché qui est une reprise d'un groupe anglais très connu dont je tairai le nom. Il suffira d'acheter le cd à 5 euros pour le découvrir. Il n'en reste que 4 a priori. 

L'actualité de Michaël Korchia n'est plus Watoo Watoo mais Mumbly en ce début d'année ! Le Bordelais va sortir un album Démos 92-93 le mois prochain en principe et je peux déjà annoncer qu'il sera à saisir d'urgence parce que j'ai eu droit l'été dernier à ces morceaux "indiepop, noisy pop, punky velvetiens" et je suis méga fan. Merci MK pour la primeur. J'ai hâte d'en faire une chronique. 
A quand un projet similaire mais avec Christine, le groupe précédent de Michaël période Sarcelles ? Peut-être un jour qui sait. Là encore, j'ai eu droit à leur écoute (pas plus tard qu'hier soir!) et c'est du lourd dans le style indie. Je me suis fait une cure Korchia cet après-midi en attendant sagement le big game Liverpool-MU. Il officiait en tant que bassiste uniquement et n'a signé aucune des compos donc ce sera peut-être plus difficilement réalisable. Mais je dois dire que c'est vraiment génial quand on me file généreusement des démos inédites sorties des tiroirs et qui ne verront pour la plupart pas le jour ce qui est souvent frustrant vu la qualité intrinsèque des chansons en général. Immense merci à tous, ils se reconnaitront s'ils lisent ces lignes.





dimanche 11 février 2024

Mumbly, Mumblybule EP CD (2016)

Seconde et ultime parution de Mumbly après Being ErnestMumbly, groupe pop fondé à Paris au début des années 90 par Michaël Korchia et Luc Barjot (premier chanteur, figurant à la guitare sur Being Ernest). Après divers changements de personnel, le groupe se stabilise autour de Michaël (basse, claviers, programmations, percussions) avec l'arrivée d'Aurore Bacmann (guitares, chant) et Pierre Boucher de Crèvecoeur (guitares, chant). Tous trois amènent leurs morceaux sous divers influences (musicales!) : MK est un fan absolu de Felt, Aurore a été profondément influencée par le chant et l'écriture d'Amelia Fletcher de Heavenly, tandis que Pierre était fan des Smiths et de Britpop

Après la sortie du premier album, Mumbly a commencé à enregistrer de nouvelles chansons, mais la vie perturbe les projets : Michaël déménage à Bordeaux, Aurore à Iéna, et les répétitions sont par la force des choses rendues difficiles. Comme internet n'est pas encore au menu, les enregistrements ont donc sommeillé dans les ordinateurs de Michaël jusqu'en septembre 2013, date à laquelle il a décidé de mettre la touche finale à ce mini-album, sorti chez Dufflecoat Records.  
L’une des chansons est une reprise du groupe indiepop australien The Cat’s Miaow, à la base un horrible Third floor transformé en un très joli Troisième étage : une chenille devenue papillon par la magie de Mumbly en quelque sorte. La reprise aurait dû figurer sur une compilation hommage qui n’a jamais vu le jour.
Le téléchargement est à prix libre, donc gratuit (ah j'aime mieux ça! souffle le lecteur lambda, soulagé) et il ne reste que 2 cd au prix démentiel de 4 euros. 

magnifique pochette comme souvent avec Michaël Korchia


mardi 13 décembre 2022

Gypsophile, De loin, les choses... (2001)

Fondé par Guillaume Belhomme, Gypsophile est par excellence le groupe à écouter lorsque les températures sont en dessous de zéro comme aujourd'hui, à l'abri chez soi ou dans la froideur blanche des merveilleux Pentlands qui surplombent la ville d'Edimbourg, c'est selon. C'est Michaël Korchia qui m'a parlé de Gypsophile que je ne connaissais pas. Il en est remercié dans les crédits et j'en profite pour les lui renouveler en mon nom cette fois. Dans ce disque Guillaume est accompagné de Colin Barbier (saxophone), Olivier Blot (basse), Lucas Barbier (piano) et Marine Livernette (voix).
Cet album est d'une très grande beauté et je ne pouvais le garder pour moi seul. Sorti chez Radio Khartoum. Faut pas être déprimé par contre, je préviens. 



le scan en haut n'est pas coupé, il est ainsi sur le cd. Encore un coup de ces saloperies de gares



là par contre, c'est l'effet miroir du scan. C'était ça ou voir ma gueule en reflet...


samedi 23 novembre 2024

Les Freluquets, Le Hasard Ludique. Clips video. (2024)

Tiens pour varier, trois petites videos filmées au concert des Freluquets au Hasard Ludique le 27 septembre dernier. Une soirée magique au cours de laquelle j'ai pu discuter avec les vedettes du jour, Philippe Lavergne, Marc Poitvin, Denis Colson et Olivier Blot. J'ai seulement manqué Rodolphe Vassails, "le plus cool d'entre eux" dixit Philippe. La prochaine fois. 
Lorsque je me suis pointé au Hasard Ludique, l'auteur des textes de Meyverlin Gilles Ramey arrivait aussi à la porte en charmante compagnie et nous nous sommes trouvés comme de vieux potes alors que nous ne nous étions jamais rencontrés dans la vraie vie. Un tour rapide au bar et ensuite nous avons retrouvé les Freluquets assis autour d'une table. Un vrai bonheur de serrer la louche de Philippe qui m'a reconnu et s'est levé immédiatement pour me saluer et taper la discute. Juste après avoir claqué la bise à Alan Gac de Rosebud quand même. Du beau monde pop s'était déplacé pour Les Freluquets. Et de fil en aiguille j'ai échangé avec les uns et les autres, notamment Marc qui m'a même présenté sa famille. William le fiston de Philippe assurait la boutique et j'en profitais pour acheter un t-shirt et récupérer l'insert (cadeau!) que Philippe avait fait faire pour l'occasion puisqu'il lui restait des LP de La débauche, le premier album, la raison d'être de cette reformation et de ce concert pendant le Paris Popfest 2024, à l'organisation impeccable. L'album (en cd remasterisé avec bonus) devrait être disponible en décembre chez Too Good To Be True. Bientôt donc, miam miam.

Avant de venir, j'éprouvais une légère crainte de ne pouvoir passer du temps avec ces chics types mais elle fut dissipée en deux secondes. Avec Gilles on a même failli rater le début du concert. Nous sommes entrés dans la salle juste à temps pour entendre Philippe au micro me dédier et par la même occasion à l'Ecosse aussi Chanson du Nord, qui figure sur le second album des Freluquets ! Aux anges, j'étais. Je lui avais demandé dès le début de l'année s'ils comptaient jouer ce morceau qui est un de mes préférés et il me l'avait assuré. Le Perpignanais est de parole et je n'en doutais point. Le concert fut absolument parfait : un public de briscard(e)s acquis à la cause des Freluquets et un set joué avec sérieux et application. Ils étaient là pour se remettre sur la carte et bon sang qu'ils ont assuré. On avait peine à croire qu'il y avait en fait deux nouvelles recrues qui ont dû apprendre le répertoire du groupe ces dernières semaines, Marc au chant et Olivier à la basse. Leur talent et leur personnalité surtout ont fait l'unanimité au sein de cette bande de vieux jeunes sympathiques. 
Avant de venir, je craignais aussi que le destin qui a souvent joué des tours à Philippe et Marc au cours de leur carrière musicale ne s'emballe soudainement du fait de leur association nouvelle, et qu'au dernier moment le concert soit annulé pour une connerie, une grippe, un accident de cuisine ou que sais-je encore, mais heureusement rien de tout ça. Le concert de l'année a bien eu lieu et les originaux Lavergne-Colson-Vassails ont joué comme jamais. 
Et dans la foulée Les Freluquets ont rejoué ensuite au Truskel le 26 octobre en toute gratuité avec Volutes et avec le même succès. 
Ils remettent le couvert toujours au Truskel (Paris 2ème) vendredi prochain, le 29 novembre! Gratos une nouvelle fois et en première partie de Paul Félix (ex-Gamine) ! Soyez présents et arrivez tôt, la salle est petite.  

L'après concert fut de la même veine, j'ai finalement peu vu les autres groupes du soir mais comme un vrai fan je n'étais venu d'Edimbourg que pour Les Freluquets. J'ai discuté avec d'autres supporters, et rencontré Maud Anyways dont je recommande chaudement l'écoute de son album Impermanent Lane ou Michaël Korchia venu de Bordeaux, un habitué du blog, et Emmanuel Foricher du label brestois Too Good To Be True doté d'un goût vestimentaire certain puisque nous étions tous deux vêtus d'un même Baracuta bleu foncé, la formule 1 du Harrington, le mien un peu usé car ma deuxième peau en concert. 
Avec le sentiment présomptueux de désormais faire un peu partie de la famille je m'en fus dans les rues de Paris dans la nuit noire, titubant comme de juste mais assez expérimenté pour retrouver mon chemin dans ce Paris du Nord que je ne connaissais pas vraiment et ne pas me présenter comme une proie facile. A l'ancienne, et surtout heureux de cette soirée très spéciale, riche de rêves et de débauche.  
Un nouvel album des Freluquets me parait tout à fait envisageable à présent et serait même au contraire une suite logique ? Wait & see. Pour suivre l'actualité du groupe, c'est ici

EDIT: le gig complet sur la chaine YT de Philippe !

Le samedi matin je me tapais la traversée de Paris à pieds, de Château Rouge (18è) à Michel-Bizot dans le 12ème avec une étape chez HandandArms pour toper 2-3 trucs que j'avais vu la veille et discuter avec Yves le boss... qui était aussi au concert des Freluquets la veille (mais que je n'ai pas capté) ! 
Une bonne marche diagonale nord-sud de quelques heures sous un temps matinal splendide. A l'ancienne, encore et toujours. Paris ! Paris ! Il ne me restait plus qu'à pécho 2 litres de Ricard et 1 litre de rhum blanc agricole à l'aéroport à prix raisonnable, le seul bénéfice du Brexit, et j'étais bon pour rentrer au bercail dans le Lothian. 








Le Hasard Ludique, super endroit (Paris 18ème) 




l'insert 2.0 avec textes et une intervention de JD Beauvallet ! (et une photo à moi, yes : mes disques des Freluquets sur ma table. Pas peu fier le malto.)
le sésame sur cette table désormais illustre


prochain gig, vendredi 29 !