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vendredi 22 mai 2026

Via romance, Comme à la maison (1993)

Retour sur Via romance et focus cette fois sur la maquette de l'album Comme à la maison qui date de 1993 mais dont on a eu connaissance que trente ans plus tard. 
Forts de leur contrat avec la major Island Records France et malgré les effets néfastes de la fusion entre Island et Barclay, (le nouveau président Pascal Nègre n'aime pas leur disque au titre décidément prémonitoire, Génocide ambiant)ajouté aux critiques injustement mitigées sur l'album, les Nîmois pensent remettre le couvert en enregistrant leurs nouveaux morceaux. Ils surfent encore sur leur nuage (cannabiscoté) et ont bien raison d'en profiter car ils sont à mille lieues de penser qu'on entendra à nouveau parler d'eux que seulement trente ans plus tard et encore, sur une toile virtuelle et un petit blog obscur sans autre prétention que celle d'avoir la science infuse et la croyance d'écouter la meilleure musique qui soit, tous genres confondus. Les titres de cet album lui donnent pourtant raison une nouvelle fois : ils sont merveilleusement foutus et méritent reconnaissance, l'espoir d'avoir une place près des lumières de la ville et même si c'est Birmingham, et même si c'est trente ans plus tard. Deux bateaux ivres, Ça n'aurait pas d'importance, Rocco lover, figurent dans mon panthéon musical déjà rempli ras la gueule mais comme c'est un puits sans fond il y a toujours de la place pour les pépites. 
Et si Via romance c'est fini, le magnifique Marc Poitvin lui n'en a pas terminé car il fourmille de projets comme en atteste sa page bandcamp et je rappelle aussi qu'il est le chanteur des Freluquets 2.0. Le groupe va entrer en studio début juin pour enregistrer leur troisième album et j'ai eu la chance d'écouter quelques démos du duo Poitvin/Lavergne... Un seul mot : Excitation.

kitsch romanesque


DIY et moins romanesque : je ne m'intéresse qu'au physique

jeudi 12 mars 2026

Thierry Volver & Wuzz-Fuzz, Le Garçon Couleur de Chanson. CD (2002)

La première fois que j'ai lu le nom Thierry Volver c'était en 2014 lorsque j'ai acheté l'album de Country Club, il était crédité dans les remerciements. Mais j'ai surtout retenu son nom avec l'album de Walter & Lavergne car il en signait la production, le mixage et le mastering. Il s'avère même que sa collaboration avec Philippe Lavergne remonte à 1992 et la formation naissante de Qu4tre, puisque suite à une annonce l'ancien Freluquets recrute le jeune guitariste Thierry Volver qui pourtant quittera le groupe après le premier concert au Rex Club suite à un désaccord... vestimentaire ! (l'extrait) Ils resteront bons amis je viens de le démontrer, et comme je ne veux froisser ni personne ni vêtement, ni surtout raviver des souvenirs aussi savoureux soient-ils, je resterai dans le flou artistique (comme Pierre Richard Je sais tout mais je dirai rien).  
En parlant de tissu, le premier groupe de Thierry se nommait Les Chiffons mais en fin de compte il  préfère être un artiste solo et baptiser ce groupe Wuzz-Fuzz, nom inspiré par une oeuvre de Philip K. Dick. Ils ont enregistré quatre albums : Histoire HallucinatoireLe Garçon Couleur de Chanson, Fuzz up Fuzz Down (album instrumental) et Luzerne (concept album non publié à ce jour). 
Les trois premiers sont parus chez Musique & Music, une boite de "musique de stock", c'est à dire une société qui vend de la musique pour de l'illustration sonore, pubs, documentaires, films etc... Par conséquent certaines de ses chansons ont servi au Japon, Taïwan, ou ailleurs encore car les trafics avec ce genre de commerce ne sont pas toujours clairs. 
Thierry se définit musicalement comme un cocktail fortuit d'Elvis Costello, Supergrass, Alain Souchon, Jacques Dutronc et Michel Polnareff ! Ce qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt de majors (CBS, Sony, BMG, Universal) mais malgré avoir eu des contrats en main, rien n'a jamais véritablement abouti.
- Si j'avais été Anglais je pense que j'aurai eu une autre vie, la France et la pop au sens anglo-saxon du terme, ça fait deux ! 
Le morceau Rêve d'Angleterre ne dit pas autre chose et c'est évidemment celui qui m'a attiré en premier puisqu'adolescent moi aussi je lorgnais vers l'autre côté de la Manche. Il me semble que cette variété de pop songs est parfaitement reflétée au cours de ce bel album ici présent dont Thierry a un peu modifié la tracklist sur Bandcamp par rapport au cd que je possède. L'auto-proclamé "petit dictateur" (mais hyper sympathique, je précise) a toujours le disque disponible (8 euros, c'est donné), il suffit de le contacter sur sa page pour en faire l'acquisition. 
Thierry a également sorti un 45 tours sur le label marseillais Les Disques Tchoc, Thierry Volver chante en Français et il a un bon petit paquet d'autres morceaux en gestation. Certains sont sortis plus ou moins récemment et comme le gars est sans arrêt en ébullition, même (surtout d'ailleurs) pendant son sommeil, son tout dernier projet est un groupe de rock indé, Volutes, au sein duquel il peut se lâcher à la guitare ! Excellent groupe, je recommande chaudement.
Thierry Volver & Wuzz-Fuzz sont Thierry Volver (guitare, voix, claviers, musiques et textes), Pierre Olivier (basse), Stéphane Thenevin (claviers), et Bruno Saunier (batterie) qui a joué avec Gamine dans Dream boy. Il est malheureusement décédé...

Merci à Thierry pour nos échanges et les informations qu'il a eu la gentillesse de me fournir lorsque je l'ai contacté afin de finaliser la rédaction de cet article. Un garçon tout en couleurs, assurément. 
Bonne écoute !





samedi 1 mars 2025

Lake Soul feat. Mathilde, Autour de toi Maxi 45t promo (2000)

Quelque chose se passe... autour de toi, autour de toi, autour de toi
Quelque chose se passe... autour de toi, autour de toi, autour de toi
Quelque chose se passe... autour de toi, autour de toi, autour de toi
Quelque chose se passe... autour de toi, autour de toi, autour de toi
Quelque chose se passe

Alexandre Aspisi, Michel Masurel sont Lake Soul.
Mathilde Mallen est Mathide.
Morceau dément, découvert dans la compilation Nova Tunes 02, et ses déclinaisons en boucle jusqu'à plus soif autour de oit.
Le monde part encore plus en vrille, quelque chose se passe !... 
Ecoute, ferme les yeux, bouge la tête, et fais le point, ... le vide ça marche aussi.

"autoir de toi", le British n'en a jamais rien à battre du français, on le sait


mon écriture by the way. Prends-la en photo malheureux elle vaudra des sous un jour

ce qu'il se passe ce soir c'est le troisième concert des Freluquets. C'est au Truskel, à Paname.




dimanche 23 février 2025

Gypsophile, Les profils des dômes CD (2004)

Une fois n'est pas coutume une douceur dominicale et une fois encore ce sont nos amis rennais parisiens de Gypsophile qui s'y collent avec leur cinquième album Les profils des dômes, troisième parution sur Haar brut. Il s'agit là d'une copie promo faite à l'arrache semble t-il puisque tout est un peu de traviole sur cet emballage. Mais comme me l'indiquait Olivier Blot (Ray Star Kelly, Bagatelle, Freluquets) le bassiste de trois albums de Gypsophile :
- les profils des dômes c’est vraiment du home made. Nous l’avons enregistré chez Colin le saxophone. On avait profité des premiers logiciels comme Garage Band pour le faire nous même. L’ambiance était comme un groupe de free jazz. On avait la trame mais on a un peu improvisé."
Le résultat est intimiste, calme, et contraste avec le vent ici qui souffle comme un taré, à en déraciner les arbres !  Heureusement qu'il n'y a pas de rugby à Murrayfield aujourd'hui...

Le disque apaisant par excellence, l'abri parfait contre la tempête bâti par Guillaume Belhomme (textes, musique, guitares, voix) auquel Olivier Blot (basse), Colin Barbier (saxophone), Marine Livernette (voix) et Petr Grisli (piano, flûtes) ont chacun(e) ajouté leur sobre mais essentielle pierre. Je m'y sens toujours bien après une bonne bourrasque, histoire de continuer à jacter météorologie. Les hôtes qui, à table, remplissent comme des métronomes ton verre à chaque fois qu'il est vide, ça me plait toujours. 

Cet album est la première production de leur propre label Lenka Lente. 
Les profils des dômes rassurent, les profils des dômes sont là. (Les voûtes immenses (sous)).

Bon, s'agit pas d's'endormir non plus, on joue les Italiens tout à l'heure !...














jeudi 13 février 2025

Mumbly, Démos 92-93. CD (2025)

La semaine dernière à l'occasion de la sortie de la réédition de La débauche des Freluquets, j'évoquais les plaisirs simples procurés par l'écoute de démos. Figurez-vous que l'été dernier j'ai eu le privilège d'en recevoir 10 d'un coup : des démos de Mumbly datant de 1992-93. Je ne peux imaginer avoir été l'unique beta testeur et je n'ai par bonheur pas été le seul élu non plus à déclarer ma flamme pour ces démos puisqu'aujourd'hui elles font figure de nouveautés dans les bacs (virtuels) de 2025 ! 

Les deux disques existants du groupe, alors composé d'Aurore Bacmann, Pierre Boucher de Crêvecoeur et l'auteur généreux de ce cadeau Michaël Korchia, ont été présentés sur ces pages il y a quelques temps : Being Ernest (1998) et Mumblybule (2013). Ce sera l'occasion d'y jeter une nouvelle oreille, surtout en ce qui concerne Being Ernest puisque trois morceaux de ce Démos 92-93 avaient été retravaillés sur cet album de 98 : Gold mineErnest, et Pink moon
Car si Being Ernest est leur premier album en 1998, Mumbly a été fondé bien avant, en 1991, par Michaël Korchia et Luc Barjot qui vont recruter le batteur Olivier Bickart. C'est donc dans l'univers du trio d'origine que ce disque de démos va nous plonger avec sa musique sans artifice enregistrée sur un 4-pistes K7 Fostex. Comme il s'agit d'une entrée de gamme, la mission était quasi impossible de remixer numériquement des enregistrements si cheap à la base et les bonifier idéalement. L'écoute et la découverte de ces petits diamants non polis n'en demeurent pas moins hyper excitantes. 

L'univers musical du groupe tourne à l'époque autour du Velvet Underground, Buzzcocks, The Feelies, Ride, Pale Saints ou Kid Pharaon, pour ne citer qu'eux. Du beau monde. C'est donc naturellement que le disque débute et s'achève par deux reprises : She's my best friend du Velvet parfaitement exécutée, et Livin' underground de Kid Pharaon & The Lonely Ones dont Luc était fan, qui m'a carrément laissé sur le cul lorsque je l'ai entendu pour la première fois au mois d'Août ! Je sais qu'il y a ici des supporters de Thierry Duvigneau et ce n'est pas souvent qu'on entend des covers d'un de ses morceaux. Alors profitez-en parce que they nailed it ! s'exclamerait-on en anglais. Mumbly signe une reprise géniale. 
Gold mine (ici le clip video) est un morceau largement inspiré par Felt, et on en retrouvera une version réenregistrée non seulement dans l'album Being Ernest mais aussi complètement transformée dans Curiosités ? de Watoo Watoo dont je parlerai sûrement cette année. Chez Ernest, titre également "feltien", c'est étrange, la ligne de texte "...when I listen to his voice, I know it's the right choice...", me fait immanquablement penser à celle de Karen de The Go-Betweens, "...she always makes the right choice..." ! 
En regardant quelques photos que diffuse parfois Michaël sur ses réseaux sociaux ou en écoutant ses musiques pop plus récentes on l'imagine plutôt propre sur lui, même jeune... Le son un peu crado et saturé à la Jesus & Mary Chain de The Midnight song offre une image plus rebelle du personnage. 
On retrouve aussi ce côté punk dans mon morceau de prédilection, I belong to the past enregistré en répétition avec un overdub de guitare, et qui peut facilement me mettre en transe à heure tardive ("c'était ma tentative de sonner Buzzcocks (pas certain d'avoir réussi mais c'était un morceau hyper amusant à jouer" confiait MK). Instrumental qui suit est tout aussi remarquable et prolonge agréablement l'effort pop punk.

Behind the strange mirror of hate "rappelle les rythmes fous des Feelies" dit le kit de presse, pas faux, et Pink moon poursuit dans des guitares noisy pop saturées qui seront également présentes dans Saint James Park, qui je devine n'est pas une ode à Newcastle United FC. Mais c'est pourtant ce club du nord de l'Angleterre qui me vient à l'esprit à l'évocation de ce nom. Peu importe, les supporters anglais adorent détourner les chansons à leur avantage et comme j'ai quelques potes Geordies, ça leur fera plaisir d'écouter ça. Et va savoir, peut-être deviendra t-il un hymne dans les tribunes ? (prononcé correctement cette fois : "Saint Djaimzize Park", hehe )
Pour finir, Mumbly est un trio sur le papier mais il faut compter sur l'apport des choeurs tout au long de l'album, qui finalisent parfaitement les morceaux : ceux de Fabienne (qui fut aussi brièvement guitariste du groupe) et de Pascale Ben Baruch (hé oui, la future Watoo Watoo était déjà là en 92). 
  
La sortie officielle de cette autoproduction sous l'étiquette toujours rigolote Les Disques Maladroits est prévue dans deux jours, le 15 février, sur toutes les plateformes. 
Un disque de fan à ranger soigneusement dans la niche du nostalgique. Ce n'est sûrement pas un hasard qu'I belong to the past a mes faveurs sur cet album. 
Je lance une bouteille à la mer : prochaine étape, Christine ? 

pochette superbe, toujours. 


samedi 8 février 2025

The Gentle Spring, Looking back at the world LP (2025) + 7" (2023)

J'ai découvert The Gentle Spring en 2023 avec la sortie de leur premier single chez le label brestois Too Good To Be True, encore lui. Je l'avais trouvé extrêmement charmant, notamment la très belle face B Paris window, un hit en puissance. Le groupe basé à Paris était alors constitué de l'expérimenté musicien anglais Michael Hiscock, membre fondateur des légendaires The Field Mice, chouchous du non moins légendaire label de Bristol Sarah Records, et la claviériste française Emilie Guillaumot, qui participe également et brillamment au chant dans la langue de Shakespeare.
Le duo s'est ensuite adjoint les services d'un troisième larron, le guitariste Jérémie Orsel, qui m'a fait forte impression hier soir au concert qu'ils donnaient au Leith Depot à Edimbourg. Ils achèvent demain à Glasgow leur petite tournée britannique. Avec malta nous avons pas mal conversé avec Emilie avant le show, c'est toujours top de discuter avec des artistes aussi humbles que sympathiques. Je les avais vus au Paris Pop Fest en septembre mais j'avoue que ce soir-là je n'avais eu d'yeux que pour les dieux Freluquets
 
Le désormais trio franco-anglais vient de sortir leur premier album Looking back at the world, chez conjointement Too Good To Be True pour la France et le label anglais d'Amelia Fletcher et Rob Pursey (Heavenly, Marine Research, Talula Gosh, etc... et aujourd'hui The Catenary Wires qui faisaient la 1ère partie au Leith Depot), Skep Wax, pour le UK. Et quel album. Madre mia. Je vais manquer de superlatifs pour décrire la beauté de ce disque. Déjà il présente bien avec sa magnifique pochette, ses 2 pochettes intérieures s'il vous plait afin de ne pas abîmer celle, glacée, avec la photo du groupe. Et surtout ses morceaux impeccables, une pop délicate non seulement maitrisée mais vraiment magnifiée. Je pense immédiatement à les classer avec des groupes comme The Apartments ou The Go-Betweens, c'est dire le niveau. Qu'il va être doux ce printemps avec The Gentle Spring, mais aussi l'été, l'automne, l'hiver, et ce pour le reste de la vie. Une douceur flamboyante à faire tourner et écouter pour la nuit des temps. Un classique immédiat. 

sublime pochette

un album qui devrait plaire à Michel de Z & Zoé...

le B.A.-ba de la pop récitée avec un grand C, comme Classe.

The Fall vs.The Gentle Spring, le choc des saisons at the Leith Depot, Edinburgh 07.02.2025


le 45t de 2023






lundi 3 février 2025

Freluquets, La débauche. CD (2025)

Une première sur le blog : un disque publié une seconde fois. Et pour cause, La débauche, le premier album des Freluquets (1990) a été remasterisé et pressé en cd par le chouette label brestois d'Emmanuel Foricher, Too Good To Be True. Le disque vient juste de sortir. Alors on ne va pas se priver d'une nouvelle plongée dans l'univers d'un groupe français qui avait une longueur d'avance sur ses pairs de l'indie pop nationale. Et le constat aujourd'hui est qu'il est toujours aussi moderne. L'album qui a 35 ans n'a pas pris une ride et la réédition offre une belle opportunité de redécouvrir un disque-témoin d'une époque où la pop à guitares cherchait à se frayer un chemin en France, dans la langue de Molière qui plus est, Love story mis à part. Un petit bijou d'album que je m'étais hâté de précommander. 
Too Good To Be True a ajouté six morceaux supplémentaires à l'album original afin de le rendre encore plus séduisant, une idée de Philippe Lavergne. Quatre démos dont ils disposaient à Paris, faisant partie de sessions de la même année (1989) et les deux morceaux de 1987 qui étaient destinés au second 45t du groupe lorsqu'il était encore perpignanais, Bristol et Bataille, avec la voix de Luc Miquel le chanteur d'origine. Les bandes avaient été détruites accidentellement par une radio avant que le single ne soit pressé... Coup de bol, Philippe les a retrouvées sur une cassette planquée chez son ami Jérôme à Charenton. 
Les Freluquets d'aujourd'hui jouent Bristol à chaque concert et je pense qu'il est même devenu un "crowd favourite". Le groupe performera à nouveau au Truskel (Paris 2ème) le 1er mars, allez vous en rendre compte par vous-même (une date qui sera aussi l'occasion de fêter l'anniversaire de Marc Poitvin le nouveau chanteur des Freluquets !) Concert gratuit, qu'on se le dise. 

En ce qui concerne les démos, j'ai toujours adoré en écouter. Elles me font autant rêver que les versions finalisées car elles offrent l'illusion d'entrer dans l'intimité du groupe et c'est exactement ce que propose le cd. Je connais si bien la tracklist de cet album que l'écoute de ces maquettes revient presque à découvrir de nouveaux titres. Le son dans son jus est tout à fait correct, le label brestois a fait du bon boulot. Du sable dans mes chaussures est un peu particulier parce qu'il ne plaisait pas à Stoyan et de fait ne figurera pas sur l'album. Qu'à cela ne tienne, Philippe gardera son morceau pour lui et le placera dans Discorama, l'album qui suivra (Stoyan restant à quai).
Bref, une édition limitée (250 copies seulement) à acquérir d'urgence avec livret comprenant photos et textes, ainsi qu'une préface élogieuse de JD Beauvallet. 
La pochette modernisée est signée Restez vivants! et je loue la présence de la carte postale qui reprend le style de la couverture de 1990. Bravissimo pour la vista de Too Good To Be True dont les productions sont toujours extrêmement soignées. 
Enfin, les Freluquets dédient cet album à leurs disparus : Stoyan Crisan le chanteur, Patrice Rul et Jean-Michel Monserrat les deux bassistes. 


le Grand Chelem de la débauche


prochain gig des Freluquets avec ici le futur "birthday boy"

mardi 31 décembre 2024

Gamine, Voilà les anges LP (1988)

En son temps Gamine ouvrit la voie à la pop à guitares française, redressant d'un coup un niveau pitoyable face aux intouchables Britons, et rivalisant presque avec les merdes synthétiques commerciales qui pullulaient dans le top 50 et avaient les faveurs d'un public autochtone inculte, à la fin des années 80. Un exploit.
Passé de pilier régional à demi d'ouverture international en signant chez Barclay et en s'étant stabilisé depuis plus d'un an avec la même formation à quatre (les deux chefs Paco Rodriguez -guitares, harmonica- et Paul-Vincent "Félix" Visconti -chant, guitare, piano, synthé- plus Jean-Claude Bourchenin -batterie- et Guillaume Bacou -basse-), Gamine sera touché par la grâce avec cet album Voilà les anges qui reste encore une référence de la pop classieuse hexagonale pour beaucoup d'entre nous.
On me l'a demandé deux fois cette année donc pour conclure 2024 je m'exécute. Le menu vous le connaissez à l'avance : plateau de guitares cristallines, mélodies aériennes et voix gorgée d'émotions. 
Mon morceau préféré : Les gens sont si bizarres

Après 30 ans d’absence, Paul Félix a quitté sa retraite cette année et devrait sortir un album en 2025. Un EP 4t est disponible depuis mai dernier chez le label Bordeaux Rock et en écoute sur les plateformes de streaming. Il a joué récemment au Truskel à Paris (avec les Freluquets en 1ère partie) et tout le monde semblait enchanté par la prestation. 






dimanche 24 novembre 2024

Skittle Alley, Love is an action CD (2015)

Un disque que je voulais depuis neuf ans. CD rapidement épuisé, longtemps introuvable sur le net et puis maintenant sur Discogs quelques exemplaires sont en vente mais acheter hors du UK sur Discogs implique maintenant la TVA, sans parler des frais de ports parfois lunaires. Bref, comme écrit hier, je discutais avec Yves Plouhinec de HandsandArms le lendemain du concert des Freluquets et j'ai soudainement un flash dans mon esprit fragilisé par une bonne marche et une forme peu olympique je lui demande s'il a du Skittle Alley à tout hasard. Paf, il part me sortir 3 cds de Fanou dont le fameux Love is an action ! Je n'étais plus à 40 euros près et dans l'euphorie lattente, j'ai tout pris en plus du premier Wampas pour lequel je m'étais arrêté à la base. S'il y avait bien un disquaire à Paris chez qui tenter le coup c'était lui. 
Stéphane Pomédio (chant, guitare) une nouvelle fois sur Haar brut avec cette beauté d'album de pop limougeaude, accompagné comme toujours de ses complices Guillaume Bassard (guitare, clavier, chant), Pierre Escarguel (basse) et Stéphane Balanche (batterie). Les textes sont signés Richard Earls, mis à part Secret écrit par Gary Sansom. Explications de textes en anglais sur le blog de Fanou/Skittle Alley
Le label barcelonais Discos de Kirlian a sorti seulement 100 copies de cet album, 50 en bleu et 50 en orange. Vous apprécierez Secret le hit imparable de Love is an action. Une petite perle intemporelle. 

la version bleue

Fanou

samedi 23 novembre 2024

Les Freluquets, Le Hasard Ludique. Clips video. (2024)

Tiens pour varier, trois petites videos filmées au concert des Freluquets au Hasard Ludique le 27 septembre dernier. Une soirée magique au cours de laquelle j'ai pu discuter avec les vedettes du jour, Philippe Lavergne, Marc Poitvin, Denis Colson et Olivier Blot. J'ai seulement manqué Rodolphe Vassails, "le plus cool d'entre eux" dixit Philippe. La prochaine fois. 
Lorsque je me suis pointé au Hasard Ludique, l'auteur des textes de Meyverlin Gilles Ramey arrivait aussi à la porte en charmante compagnie et nous nous sommes trouvés comme de vieux potes alors que nous ne nous étions jamais rencontrés dans la vraie vie. Un tour rapide au bar et ensuite nous avons retrouvé les Freluquets assis autour d'une table. Un vrai bonheur de serrer la louche de Philippe qui m'a reconnu et s'est levé immédiatement pour me saluer et taper la discute. Juste après avoir claqué la bise à Alan Gac de Rosebud quand même. Du beau monde pop s'était déplacé pour Les Freluquets. Et de fil en aiguille j'ai échangé avec les uns et les autres, notamment Marc qui m'a même présenté sa famille. William le fiston de Philippe assurait la boutique et j'en profitais pour acheter un t-shirt et récupérer l'insert (cadeau!) que Philippe avait fait faire pour l'occasion puisqu'il lui restait des LP de La débauche, le premier album, la raison d'être de cette reformation et de ce concert pendant le Paris Popfest 2024, à l'organisation impeccable. L'album (en cd remasterisé avec bonus) devrait être disponible en décembre chez Too Good To Be True. Bientôt donc, miam miam.

Avant de venir, j'éprouvais une légère crainte de ne pouvoir passer du temps avec ces chics types mais elle fut dissipée en deux secondes. Avec Gilles on a même failli rater le début du concert. Nous sommes entrés dans la salle juste à temps pour entendre Philippe au micro me dédier et par la même occasion à l'Ecosse aussi Chanson du Nord, qui figure sur le second album des Freluquets ! Aux anges, j'étais. Je lui avais demandé dès le début de l'année s'ils comptaient jouer ce morceau qui est un de mes préférés et il me l'avait assuré. Le Perpignanais est de parole et je n'en doutais point. Le concert fut absolument parfait : un public de briscard(e)s acquis à la cause des Freluquets et un set joué avec sérieux et application. Ils étaient là pour se remettre sur la carte et bon sang qu'ils ont assuré. On avait peine à croire qu'il y avait en fait deux nouvelles recrues qui ont dû apprendre le répertoire du groupe ces dernières semaines, Marc au chant et Olivier à la basse. Leur talent et leur personnalité surtout ont fait l'unanimité au sein de cette bande de vieux jeunes sympathiques. 
Avant de venir, je craignais aussi que le destin qui a souvent joué des tours à Philippe et Marc au cours de leur carrière musicale ne s'emballe soudainement du fait de leur association nouvelle, et qu'au dernier moment le concert soit annulé pour une connerie, une grippe, un accident de cuisine ou que sais-je encore, mais heureusement rien de tout ça. Le concert de l'année a bien eu lieu et les originaux Lavergne-Colson-Vassails ont joué comme jamais. 
Et dans la foulée Les Freluquets ont rejoué ensuite au Truskel le 26 octobre en toute gratuité avec Volutes et avec le même succès. 
Ils remettent le couvert toujours au Truskel (Paris 2ème) vendredi prochain, le 29 novembre! Gratos une nouvelle fois et en première partie de Paul Félix (ex-Gamine) ! Soyez présents et arrivez tôt, la salle est petite.  

L'après concert fut de la même veine, j'ai finalement peu vu les autres groupes du soir mais comme un vrai fan je n'étais venu d'Edimbourg que pour Les Freluquets. J'ai discuté avec d'autres supporters, et rencontré Maud Anyways dont je recommande chaudement l'écoute de son album Impermanent Lane ou Michaël Korchia venu de Bordeaux, un habitué du blog, et Emmanuel Foricher du label brestois Too Good To Be True doté d'un goût vestimentaire certain puisque nous étions tous deux vêtus d'un même Baracuta bleu foncé, la formule 1 du Harrington, le mien un peu usé car ma deuxième peau en concert. 
Avec le sentiment présomptueux de désormais faire un peu partie de la famille je m'en fus dans les rues de Paris dans la nuit noire, titubant comme de juste mais assez expérimenté pour retrouver mon chemin dans ce Paris du Nord que je ne connaissais pas vraiment et ne pas me présenter comme une proie facile. A l'ancienne, et surtout heureux de cette soirée très spéciale, riche de rêves et de débauche.  
Un nouvel album des Freluquets me parait tout à fait envisageable à présent et serait même au contraire une suite logique ? Wait & see. Pour suivre l'actualité du groupe, c'est ici

EDIT: le gig complet sur la chaine YT de Philippe !

Le samedi matin je me tapais la traversée de Paris à pieds, de Château Rouge (18è) à Michel-Bizot dans le 12ème avec une étape chez HandandArms pour toper 2-3 trucs que j'avais vu la veille et discuter avec Yves le boss... qui était aussi au concert des Freluquets la veille (mais que je n'ai pas capté) ! 
Une bonne marche diagonale nord-sud de quelques heures sous un temps matinal splendide. A l'ancienne, encore et toujours. Paris ! Paris ! Il ne me restait plus qu'à pécho 2 litres de Ricard et 1 litre de rhum blanc agricole à l'aéroport à prix raisonnable, le seul bénéfice du Brexit, et j'étais bon pour rentrer au bercail dans le Lothian. 








Le Hasard Ludique, super endroit (Paris 18ème) 




l'insert 2.0 avec textes et une intervention de JD Beauvallet ! (et une photo à moi, yes : mes disques des Freluquets sur ma table. Pas peu fier le malto.)
le sésame sur cette table désormais illustre


prochain gig, vendredi 29 !