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samedi 23 novembre 2024

Les Freluquets, Le Hasard Ludique. Clips video. (2024)

Tiens pour varier, trois petites videos filmées au concert des Freluquets au Hasard Ludique le 27 septembre dernier. Une soirée magique au cours de laquelle j'ai pu discuter avec les vedettes du jour, Philippe Lavergne, Marc Poitvin, Denis Colson et Olivier Blot. J'ai seulement manqué Rodolphe Vassails, "le plus cool d'entre eux" dixit Philippe. La prochaine fois. 
Lorsque je me suis pointé au Hasard Ludique, l'auteur des textes de Meyverlin Gilles Ramey arrivait aussi à la porte en charmante compagnie et nous nous sommes trouvés comme de vieux potes alors que nous ne nous étions jamais rencontrés dans la vraie vie. Un tour rapide au bar et ensuite nous avons retrouvé les Freluquets assis autour d'une table. Un vrai bonheur de serrer la louche de Philippe qui m'a reconnu et s'est levé immédiatement pour me saluer et taper la discute. Juste après avoir claqué la bise à Alan Gac de Rosebud quand même. Du beau monde pop s'était déplacé pour Les Freluquets. Et de fil en aiguille j'ai échangé avec les uns et les autres, notamment Marc qui m'a même présenté sa famille. William le fiston de Philippe assurait la boutique et j'en profitais pour acheter un t-shirt et récupérer l'insert (cadeau!) que Philippe avait fait faire pour l'occasion puisqu'il lui restait des LP de La débauche, le premier album, la raison d'être de cette reformation et de ce concert pendant le Paris Popfest 2024, à l'organisation impeccable. L'album (en cd remasterisé avec bonus) devrait être disponible en décembre chez Too Good To Be True. Bientôt donc, miam miam.

Avant de venir, j'éprouvais une légère crainte de ne pouvoir passer du temps avec ces chics types mais elle fut dissipée en deux secondes. Avec Gilles on a même failli rater le début du concert. Nous sommes entrés dans la salle juste à temps pour entendre Philippe au micro me dédier et par la même occasion à l'Ecosse aussi Chanson du Nord, qui figure sur le second album des Freluquets ! Aux anges, j'étais. Je lui avais demandé dès le début de l'année s'ils comptaient jouer ce morceau qui est un de mes préférés et il me l'avait assuré. Le Perpignanais est de parole et je n'en doutais point. Le concert fut absolument parfait : un public de briscard(e)s acquis à la cause des Freluquets et un set joué avec sérieux et application. Ils étaient là pour se remettre sur la carte et bon sang qu'ils ont assuré. On avait peine à croire qu'il y avait en fait deux nouvelles recrues qui ont dû apprendre le répertoire du groupe ces dernières semaines, Marc au chant et Olivier à la basse. Leur talent et leur personnalité surtout ont fait l'unanimité au sein de cette bande de vieux jeunes sympathiques. 
Avant de venir, je craignais aussi que le destin qui a souvent joué des tours à Philippe et Marc au cours de leur carrière musicale ne s'emballe soudainement du fait de leur association nouvelle, et qu'au dernier moment le concert soit annulé pour une connerie, une grippe, un accident de cuisine ou que sais-je encore, mais heureusement rien de tout ça. Le concert de l'année a bien eu lieu et les originaux Lavergne-Colson-Vassails ont joué comme jamais. 
Et dans la foulée Les Freluquets ont rejoué ensuite au Truskel le 26 octobre en toute gratuité avec Volutes et avec le même succès. 
Ils remettent le couvert toujours au Truskel (Paris 2ème) vendredi prochain, le 29 novembre! Gratos une nouvelle fois et en première partie de Paul Félix (ex-Gamine) ! Soyez présents et arrivez tôt, la salle est petite.  

L'après concert fut de la même veine, j'ai finalement peu vu les autres groupes du soir mais comme un vrai fan je n'étais venu d'Edimbourg que pour Les Freluquets. J'ai discuté avec d'autres supporters, et rencontré Maud Anyways dont je recommande chaudement l'écoute de son album Impermanent Lane ou Michaël Korchia venu de Bordeaux, un habitué du blog, et Emmanuel Foricher du label brestois Too Good To Be True doté d'un goût vestimentaire certain puisque nous étions tous deux vêtus d'un même Baracuta bleu foncé, la formule 1 du Harrington, le mien un peu usé car ma deuxième peau en concert. 
Avec le sentiment présomptueux de désormais faire un peu partie de la famille je m'en fus dans les rues de Paris dans la nuit noire, titubant comme de juste mais assez expérimenté pour retrouver mon chemin dans ce Paris du Nord que je ne connaissais pas vraiment et ne pas me présenter comme une proie facile. A l'ancienne, et surtout heureux de cette soirée très spéciale, riche de rêves et de débauche.  
Un nouvel album des Freluquets me parait tout à fait envisageable à présent et serait même au contraire une suite logique ? Wait & see. Pour suivre l'actualité du groupe, c'est ici

EDIT: le gig complet sur la chaine YT de Philippe !

Le samedi matin je me tapais la traversée de Paris à pieds, de Château Rouge (18è) à Michel-Bizot dans le 12ème avec une étape chez HandandArms pour toper 2-3 trucs que j'avais vu la veille et discuter avec Yves le boss... qui était aussi au concert des Freluquets la veille (mais que je n'ai pas capté) ! 
Une bonne marche diagonale nord-sud de quelques heures sous un temps matinal splendide. A l'ancienne, encore et toujours. Paris ! Paris ! Il ne me restait plus qu'à pécho 2 litres de Ricard et 1 litre de rhum blanc agricole à l'aéroport à prix raisonnable, le seul bénéfice du Brexit, et j'étais bon pour rentrer au bercail dans le Lothian. 








Le Hasard Ludique, super endroit (Paris 18ème) 




l'insert 2.0 avec textes et une intervention de JD Beauvallet ! (et une photo à moi, yes : mes disques des Freluquets sur ma table. Pas peu fier le malto.)
le sésame sur cette table désormais illustre


prochain gig, vendredi 29 ! 














jeudi 26 septembre 2024

Country Club, Le passage secret (2020)

Philippe Lavergne était encore à Lexington en Virginie lorsqu'il a enregistré et sorti ce mini-album Le passage secret, produit et mixé par son camarade Thierry Volver qui l'épaule également à la basse et aux guitares sur certains morceaux, tout comme Patrice Delbano (batterie) que Philippe connait depuis Qu4tre. L'ouverture de ce passage nous plonge directement dans son passé avec Bristol, un morceau écrit en 1987 qui aurait dû figurer sur la première face du second 45t des Freluquets de Perpignan. L'enregistrement a bien eu lieu (à Montpellier au studio Lakanal), il fut même chroniqué par les Inrockuptibles mais le disque ne vit jamais le jour, comprenne qui pourra. Une réédition du premier album La débauche est prévue pour la fin d'année chez le chouette et bien nommé label brestois Too good to be true Records et les deux titres de ce 45t fantôme figureront en bonus sur ce repress. Trop beau pour être vrai. 
Le deuxième titre de cet EP, Envers et contre tout, est également une antiquité datant de Discorama (1992), mais ré-enregistrée en hommage au regretté Patrice Rul disparu l'an dernier (NDLA: 2019) et dont j'ai reproduit avec respect l'excellente ligne de basse, précise PhilippeToujours intéressantes ces petites notes à propos des morceaux et la plupart ont les leurs.

En parlant d'antiquité, Philippe vient du grec Philippos : "qui aime les chevaux". 
J'ignore s'il les aime mais je peux affirmer que des chevaux, le gars en a sous le capot: Spasm, Vision Flash, Second Vision, Parade, London Frogs, Furythme, les Freluquets, les Chaplinn's, Dominique DalcanQu4tre, Mars, Herzfeld, Aujourd'hui Madame, Country Club, Meyverlin, Freluquets 2024, autant de groupes dans l'ordre chronologique dans lesquels il fut impliqué (comme batteur pour les cinq premiers por favor) !  
Si vous avez lu les différents articles publiés sur ce blog et cliqué sur les liens idoines, vous avez pu constater que le parcours jusqu'à aujourd'hui ressemblait davantage à celui du Grand National de Liverpool (à Aintree pour être précis) qu'à la piste plate de Longchamp. Et si On achève bien les chevaux*, le Lavergne lui on ne l'abat pas. Il trébuche sur une haie ? Il se relève et repart à l'assaut de la suivante. Contre vents et marées il a bien gagné le droit de revenir sur scène, c'est demain au Popfest 2024 et c'est complet ! Et ce n'est peut-être que le début va savoir ! 
Merci d'avance pour cette soirée et grosses pensées à Stoyan, Patrice et Jean-Michel, tous trois disparus mais certainement présents dans les esprits de beaucoup au Hasard Ludique. Mais place à la fête et vive tous les Freluquets !

* film de Sydney Pollack, titre original They shoot horses, don't they? (1969)

 superbe visuel de Restez Vivants! (Christophe Lavergne)


FRELUQUETS 1987
Jean-Michel, Cécile, Philippe, Luc, Rodolphe (photo © Jean-Michel Pagès)

FRELUQUETS 1990
Rodolphe, Denis, Stoyan, Patrice, Philippe (photo © Philippe Garcia)

FRELUQUETS 2024
Denis, Philippe, Marc, Rodolphe, Olivier (photo © Vincent Briffaut)








lundi 3 février 2025

Freluquets, La débauche. CD (2025)

Une première sur le blog : un disque publié une seconde fois. Et pour cause, La débauche, le premier album des Freluquets (1990) a été remasterisé et pressé en cd par le chouette label brestois d'Emmanuel Foricher, Too Good To Be True. Le disque vient juste de sortir. Alors on ne va pas se priver d'une nouvelle plongée dans l'univers d'un groupe français qui avait une longueur d'avance sur ses pairs de l'indie pop nationale. Et le constat aujourd'hui est qu'il est toujours aussi moderne. L'album qui a 35 ans n'a pas pris une ride et la réédition offre une belle opportunité de redécouvrir un disque-témoin d'une époque où la pop à guitares cherchait à se frayer un chemin en France, dans la langue de Molière qui plus est, Love story mis à part. Un petit bijou d'album que je m'étais hâté de précommander. 
Too Good To Be True a ajouté six morceaux supplémentaires à l'album original afin de le rendre encore plus séduisant, une idée de Philippe Lavergne. Quatre démos dont ils disposaient à Paris, faisant partie de sessions de la même année (1989) et les deux morceaux de 1987 qui étaient destinés au second 45t du groupe lorsqu'il était encore perpignanais, Bristol et Bataille, avec la voix de Luc Miquel le chanteur d'origine. Les bandes avaient été détruites accidentellement par une radio avant que le single ne soit pressé... Coup de bol, Philippe les a retrouvées sur une cassette planquée chez son ami Jérôme à Charenton. 
Les Freluquets d'aujourd'hui jouent Bristol à chaque concert et je pense qu'il est même devenu un "crowd favourite". Le groupe performera à nouveau au Truskel (Paris 2ème) le 1er mars, allez vous en rendre compte par vous-même (une date qui sera aussi l'occasion de fêter l'anniversaire de Marc Poitvin le nouveau chanteur des Freluquets !) Concert gratuit, qu'on se le dise. 

En ce qui concerne les démos, j'ai toujours adoré en écouter. Elles me font autant rêver que les versions finalisées car elles offrent l'illusion d'entrer dans l'intimité du groupe et c'est exactement ce que propose le cd. Je connais si bien la tracklist de cet album que l'écoute de ces maquettes revient presque à découvrir de nouveaux titres. Le son dans son jus est tout à fait correct, le label brestois a fait du bon boulot. Du sable dans mes chaussures est un peu particulier parce qu'il ne plaisait pas à Stoyan et de fait ne figurera pas sur l'album. Qu'à cela ne tienne, Philippe gardera son morceau pour lui et le placera dans Discorama, l'album qui suivra (Stoyan restant à quai).
Bref, une édition limitée (250 copies seulement) à acquérir d'urgence avec livret comprenant photos et textes, ainsi qu'une préface élogieuse de JD Beauvallet. 
La pochette modernisée est signée Restez vivants! et je loue la présence de la carte postale qui reprend le style de la couverture de 1990. Bravissimo pour la vista de Too Good To Be True dont les productions sont toujours extrêmement soignées. 
Enfin, les Freluquets dédient cet album à leurs disparus : Stoyan Crisan le chanteur, Patrice Rul et Jean-Michel Monserrat les deux bassistes. 


le Grand Chelem de la débauche


prochain gig des Freluquets avec ici le futur "birthday boy"

mardi 24 septembre 2024

Denis Colson, Inédits (1991) + Michel Vaillant (2015)

Cette semaine j'effectue un cirage de pompes en règle des Freluquets 2024 que j'aurai le plaisir de voir pour la première fois sur scène ce vendredi au Hasard Ludique à Paname. Dans la tradition des travelling fans je franchirai donc le Mur d'Hadrien et la Manche pour faire le déplacement dans le sud comme le (pas si) vieux supporter que je suis. 
Après Olivier Blot et Marc Poitvin les nouveaux Freluquets, place aujourd'hui à Denis Colson qui rejoint la seconde formation du groupe fin 80, époque parisienne, recruté pour étoffer leur son de sa lead guitar. Le guitariste qui adolescent a notamment joué avec Olivier Durand d'Autour de Lucie ne s'en contentera pas puisqu'il est carrément auteur et co-auteur de plusieurs morceaux des Freluquets. Sur le premier album La débauche il signe L'esprit du temps et co-signe avec Stoyan Crisan* le chanteur (qui a tristement perdu la vie en 2004) le merveilleux Les portes et également Si. Sur le second opus Discorama, il partage les crédits d'Un souhait avec Philippe Lavergne et le bassiste Patrice Rul (malheureusement décédé en 2019), Le Silence avec Lionel Beuque (une aide précieuse venue de Welcome to Julian), et Du fond du coeur avec Beuque et Lavergne. 
Denis n'a semble t-il jamais vraiment cessé de jouer et est en ligne sur différents supports comme sa page Bandcamp et sa chaine Youtube dans laquelle il revisite Si en expliquant que "cette version instrumentale propose de nouveaux arrangements arpégés sur le couplet. La version figurant sur le premier album des Freluquets nous a toujours laissés insatisfaits du fait du manque de temps en studio. 
Comme par un fait exprès, la corde de sol a des soucis de justesse sur cette prise plutôt sympa au demeurant". On l'écoute aussi s'entrainer pour le concert sur La débauche. Puis ici.
Il possède également un compte soundcloud que j'ai découvert il y a trois ans et mieux: quelle belle surprise d'écouter trois de ses morceaux inédits chantés par Stoyan ! Trois morceaux enregistrés pendant l'été 1991 dont Denis signe toutes les parties musicales.

* Stoyan, qui s'appelait Guy Pinero à l'état-civil avait choisi de mettre en avant son 2ème prénom et le patronyme roumain de sa mère. 

le bolide de Michel Vaillant


Une version personnelle de La débauche





samedi 26 mars 2022

Freluquets, Discorama (1992)

C'est l'anniversaire de Philippe Lavergne aujourd'hui, donc l'occase idéale pour poster le deuxième et dernier album des Freluquets. Un album d'une discothèque idéale malgré la mise à la porte du chanteur Stoyan C dont j'aimais beaucoup le chant. L'enregistrement n'a pas non plus été simple et c'est aussi la fin du support de Rosebud : lisez plutôt l'entretien réalisé avec Philippe par ce magnifique label qu'est Requiem Pour Un Twister
Happy birthday pal ! Merci pour la musique et surtout pour Chanson du Nord entré à la postérité de ma de ma discographie dès la première écoute. 
Pourtant au départ, j'avais été un peu perturbé par l'absence de la voix du premier album, La débauche, sorti deux ans plus tôt. Les explications je n'en prendrai connaissance que deux décennies plus tard au hasard de l'entretien cité plus haut. 
Cet album je l'ai trouvé également chez Boulinier boulevard St Michel en 1993, dans les bacs à 10 francs, j'en ignorais complètement l'existence mais lorsque j'ai regardé les crédits, pas de doute il s'agissait bien des mêmes Freluquets. Mon sang n'avait fait qu'un tour. Imagerie autour du football en plus. Les morceaux m'ont accroché immédiatement et la voix de Philippe, puisque c'est lui qui a pris le chant, s'est fondue dans le moule rapidement, cohérente et naturelle. Les compositions sont mixtes : Lavergne bien entendu mais aussi Denis Colson le guitariste, Patrice Rul le bassiste tristement décédé en 2019 et l'invité Lionel Beuque de Welcome To Julian
La barre était placée déjà très haute avec La débauche, mais malgré toutes les embûches, Discorama a relevé le défi avec brio et même hissé le niveau d'un cran. Je pense qu'il s'agit de mon album préféré des Freluquets. Pourtant tout le monde ne fut pas du même avis, l'album est passé inaperçu... 
Douce et fragile, la conscience tranquille.

Design du frangin Christophe comme d'habitude

Bobby Campbell (Liverpool FC 1952-1960)
Albert Stubbins (Liverpool FC 1946-1953) 

la lumière... l'ennemi de la tranche de la jaquette... C'est paradoxal mais les disques devraient siéger dans l'ombre.


jeudi 3 mars 2022

Freluquets, La débauche (1990)

Quelques années après leur excellent 1er simple le groupe Les Freluquets se scinde : Rodolphe Vassails quitte Perpignan pour Paris, suivi un peu plus tard de Philippe Lavergne. A Lutèce, ils recrutent Guy Pinero alias Stoyan Crisan au chant, Denis Colson à la guitare et Patrice Rul à la basse. Ils sont signés par le label Rosebud et enregistrent leur 1er album. L'article défini devant le nom du groupe disparait, peut-être afin de marquer la transition Catalogne/Ile-de-France* et le titre phare La débauche passe souvent chez Bernard Lenoir "L'Inrockuptible" sur France-Inter. Les critiques sont excellentes et le groupe enchaine les concerts. La scène pop indé française semble décoller, le succès à portée de textes et de mélodies sincères. Tous les membres du groupe participent à l'écriture des morceaux et l'on remarquera dans les crédits qu'ils ont tous leur(s) morceau(x) dans l'album. Les ingrédients sont donc réunis pour passer à la postérité.
Je les découvre seulement un an plus tard dans la compil Contresens (1991) et je tombe ensuite miraculeusement sur le CD des Freluquets chez Boulinier boulevard St Michel à Paris, à un prix dérisoire dans les bacs soldés des occases. Un sacrilège mais qui fait bien mon affaire, vu que ma fiche de paie à Gibert Jeune ne me permet pas beaucoup d'excès. L'album ne me quittera plus, et le morceau Les Portes deviendra un morceau culte de ma discothèque**. Appropriation absolue du texte de Stoyan, des amours perdues, un classique de la vie. Je récupérerai le LP quelques années plus tard à ma plus grande joie. Ne manque que la K7, qui contient un bonus instrumental de L'oubli. Je publie ici le rip de mon LP + les 2 bonus du CD, un instrumental de Love story (piste 10) et une version alternative de L'oubli (piste 11). (design Christophe Lavergne).
* supputation de ma part
** avec Chanson du Nord sur leur 2ème album Discorama (l'occasion d'un prochain billet comme on dit dans la blogosphère)

le LP

le CD

le f qui rappelle bougrement celui des légendaires Pale Fountains


la K7 (pas à moi, photos Discogs)

Les Inrocks n°24 Juillet-Août 1990, article + chronique dithyrambique de Stéphane Deschamps, à juste titre


mercredi 25 septembre 2024

V/A, Social (Bodies) CD (1999)

Compilation électro du label Kung Fu Fighting Records, sortie en 1999 avec des pointures en 1, 2, 3, 9 et 10. Je ne les nommerai pas pour rester sous le manteau mais le morceau d'A.S. qui est un de mes groupes écossais favoris est une petite beauté. Le sujet n'est évidemment pas là ; de ce très beau lot j'en ai volontairement omis un. Si vous êtes des habitués d'Haar brut, Kung Fu Fighting Recording doit dans votre for intérieur "sonner une cloche" (pour reprendre littéralement une expression de la langue de Shakespeare) et comme c'est la semaine : bingo, Bassmati ! Et qui dit Bassmati dit... Rodolphe Vassails le batteur des... Freluquets. 

On le sait, c'est Rodolphe le batteur qui a décidé le premier de quitter Perpignan pour Paris, le reste du gang se cotisait pour lui payer les allers-retours en avion lorsqu'un concert se présentait à eux dans le sud de la France. Et ça grinçait un peu... jusqu'à l'implosion et le tour de Philippe Lavergne de décoller pour la capitale. 
Ils reformeront alors les Freluquets jusqu'à la fin en 1992 et le split de la seconde mouture après l'échec complètement immérité de Discorama.
Rodolphe jouera ensuite avec Dominique Dalcan (Philippe aussi) pendant quelques mois, officiera également dans le groupe Ollano sur le premier album (1996). Ollano était le groupe d'Helena Noguerra*. Rodolphe, influencé par la mouvance électro est ensuite rejoint par Philippe vers 1998 pour former Bassmati. Ils sortiront ensemble deux 10 pouces que j'ai déjà publiés et joueront les DJ à succès notamment en Allemagne avant que leurs chemins ne se séparent à nouveau. Rodolphe sera aussi batteur pour James Blunt et Kamaro avec un passage (en playback) dans l'émission Hit Machine sur M6. 
Si travailler en studio n'est pas son métier, Rodolphe fait du son dès qu'il en a le loisir et plutôt bien : il répondra encore une fois à l'appel de Philippe pour produire son projet Country Club en 2013 comme je l'ai évoqué il y a un an sur le blog. Il produit, programme, édite, mixe et mastérise l'album au Studio de la Mare à Paris.
Mais ce n'est pas tout, on le retrouve plus récemment à la co-production du single Casanova (2023) de Meyverlin ainsi qu'à celle du dernier album Therefore (2024) pour lequel il programme les parties de batterie et ajouter des claviers. Un membre à part entière du groupe sur cet excellent album.
La batterie m'a toujours fasciné et savoir jouer de cet instrument m'aurait bien plu. J'ai finalement opté pour les fûts certes, mais de bière. C'est plus simple. 

* Helena Noguerra que j'ai croisée cet été dans un restaurant d'Avignon tiens, La cour d'honneur. Elle était avec son beau qui n'est autre que... Fabien Galthié ! On s'est salué avec le Fabien, mais vu le contexte catastrophique de la tournée des Bleus en Argentine, je n'ai pas insisté... 





un Vassails, deux vassaux... (photo © Freluquets 2024)



J'aurai donc un oeil attentif sur la batterie au Popfest vendredi soir.